Ce qui devait arriver arriva. Le 28 février 2026, la Préfecture du var diffusait une alerte concernant l'explosion de la population de chenilles processionnaires du pin. Pour les Mandréens, cette année encore le constat est sans appel : les jardins, les parcs et les abords des écoles les massifs boisés sont massivement envahis.
Pour l’APE, ce n’est malheureusement pas une surprise, mais la confirmation d’une crise que nous annonçons et documentons depuis des années.
De "l'écolo-bobo" à la réalité sanitaire
Souvenez-vous, en 2024, l'APE publiait une série d'articles préconisant le piégeage mécanique massif (éco-pièges ceinturant les troncs). La réponse du maire sur Facebook avait été comme à son habitude irrespectueuse, nous qualifiant d'« écolo-bobos » il préconisait les traitements microbiologiques de bactéries Bacillus thuringiensis (en abrégé Bt), qui n’ont pas empêcher l’explosion de chenilles de cette année.
C’est un rendez-vous que la nature nous donne chaque année, et 2026 ne fait pas exception. Depuis hier, les rivages de notre presqu’île se parent d’une ligne de teinte violette : les vélelles (Velella velella) sont arrivées en nombre.
Un voilier miniature poussé par le vent
Ne vous y trompez pas : malgré les apparences, la vélelle n'est pas une méduse au sens strict, même si elle appartient à la famille des cnidaires. C'est un organisme colonial.
Groupes de Vélelles échoués sur la plage de la Coudoulière entre les galets et parfois en mélange avec des feuilles mortes de Posidonie (Photographie du 1er mars 2026 à 16h00) comme en 2018, 2024 et 2025 à la même époque.
Chaque individu possède une petite membrane rigide et transparente en forme de triangle dressé sur un disque cartilagineux : une véritable voile naturelle. Vivant à la surface de l’eau, ces "petits voiliers" ne choisissent pas leur destination. Ce sont les vents du large, et particulièrement le vent d’Est ces derniers jours, qui les poussent inévitablement vers nos plages.
Faut-il s’en inquiéter ?
Absolument pas ! Contrairement à leurs cousines les méduses (comme la Pelagia noctiluca qui pique les baigneurs imprudents), les vélelles sont inoffensives pour l’humain. Leurs cellules urticantes sont trop faibles pour traverser notre peau.
Cependant, comme pour tout organisme marin échoué, nous vous recommandons :
- De ne pas vous toucher les yeux ou la bouche après une manipulation (par simple précaution d'hygiène).
- De respecter ce cycle naturel : ces échouages massifs, bien qu'impressionnants et parfois odorants en séchant, font partie intégrante de l'écosystème marin et nourrissent de nombreux micro-organismes.
Une sentinelle de la biodiversité
Observer ces milliers de taches bleues et violettes à la limite des vagues sur le rivage est une chance de contempler la vie du grand large de près. C’est un rappel de la connexion intime entre notre littoral et la haute mer.
Le saviez-vous ? La couleur bleu intense de la vélelle lui sert de protection contre les rayons UV du soleil et de camouflage face aux prédateurs aériens.
Ce matin à Mar Vivo, l’ambiance n’était pas seulement aux cœurs et aux fleurs.
Dès l’aube et sous la pluie, un goéland matinal jouait les sentinelles, observant d’un œil expert les vagues générées par une puissante houle de Sud / Sud-Ouest levée durant la nuit.
Pour les passionnés de glisse, les conditions avaient tout d’une invitation : de belles vagues, de l’énergie, un décor tumultueux. Mais à l’approche du rivage, la poésie marine laissait place à une réalité plus rugueuse. Les vagues sont venues frapper et lécher avec insistance les murs de soutènement jusqu’à la plage des Sablettes, rappelant la force intacte des éléments.
Et notre cher petit bistroquet « L’Effet Mer » ouvert à la belle saison a dû encaisser quelques assauts particulièrement enthousiastes… Espérons que son « écoutille » a tenu bon ! Son nom résonne d’ailleurs comme une métaphore : en bord de mer, rien n’est jamais totalement immuable. À l’échelle des temps, l’occupation du littoral demeure, elle aussi, profondément éphémère.
Entre beauté, puissance et rappel des équilibres naturels, cette Saint-Valentin agitée nous offre une leçon simple : admirer la mer, oui — mais ne jamais sous-estimer sa mémoire et sa force.
Joyeuse Saint-Valentin à tous les amoureux… des vagues, de la mer, ou simplement de la vie
Les images capturées aujourd'hui sont impressionnantes : des déferlantes massives viennent frapper la grande digue de la rade, nos plages et enrochements et redessiner le littoral. Mais d’où vient cette fureur et quel est ce phénomène qui nous secoue ?
Sous l’effet du Mistral, les eaux de la petite rade débordent dans la grande rade, avec à la clef leur remplacement par des eaux plus propres du large !
Pourquoi « Nils » ?
La tempête que nous traversons actuellement est la 14ème de la saison 2025-2026. Elle a été baptisée Nils par le groupe de coordination européen Eumetnet (regroupant Météo-France et ses partenaires espagnols et portugais). Donner un nom à un tel événement n'est pas qu'une tradition : cela permet de mieux communiquer sur les risques et de sensibiliser la population à la dangerosité des vents violents et de la subversion marine. Nils restera dans nos mémoires par la puissance de ses rafales et la hauteur de sa houle.
Nils est née d’une profonde dépression atlantique, alimentée par un contraste marqué entre l’air doux venu du sud et une masse d’air polaire descendue vers l’Europe. Les vents violents, parfois dépassant les 100 km/h, soulèvent des vagues impressionnantes, venues s’écraser sur la grande digue de Toulon et les rivages de notre littoral.
Des vagues en furie, un spectacle à la fois fascinant et inquiétant Les photos des vagues déferlant sur la côte de la presqu’île illustrent la puissance de Nils : des murs d’eau blanche, des embruns projetés à plusieurs mètres de hauteur, et des rochers submergés par la houle. Ces images rappellent la fragilité des littoraux face aux colères de la mer, mais aussi la beauté sauvage de ces instants où la nature reprend ses droits.
Les plages de Cavalas, de la Coudoulière, Sainte-Asile et des Sablettes offraient un spectacle qui a attiré de nombreux promeneurs.
Si le spectacle est fascinant, il nous rappelle la vulnérabilité de notre littoral. Le passage de Nils souligne l'importance de préserver nos barrières naturelles et de limiter l’artificialisation des sols en bord de mer. Chaque vague qui frappe la roche, submerge les plages artificielles de sable nous rappelle que la nature reste la seule maîtresse de la presqu'île et qu’il faudra s’adapter…
Note de sécurité : On rappelle à tous de rester à distance de sécurité du rivage. Une "vague scélérate" peut survenir à tout moment, même après le pic de la tempête.
La loi Duplomb est une réforme agricole française portée par les sénateurs Laurent Duplomb (Les Républicains) et Franck Menonville (UDI), présentée comme une réponse à la crise agricole de l’hiver 2024. Son objectif déclaré est de « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur » en simplifiant certaines règles et en adaptant des normes jugées trop contraignantes pour les agriculteurs. Certes.
La loi contient donc plusieurs dispositions annoncées comme destinées à alléger les contraintes réglementaires pesant sur l’agriculture. Parmi elles, la plus controversée est la réintroduction, à titre dérogatoire et sous conditions, de pesticides de la famille des néonicotinoïdes, notamment l’acétamipride, qui avait été interdit en France en raison de ses effets toxiques sur la santé et la biodiversité.
Ou en est-on ? Petite revue chronologique pour vous aider à y voir plus clair
- La proposition de loi dite « loi Duplomb 1 » (n° 108 rectifié (2024-2025)) a été déposée au Sénat le 1er novembre 2024 par Laurent Duplomb (LR) et Franck Menonville (UDI) et plusieurs de leurs collègues. Elle été adoptée en première lecture au Sénat le 27 janvier 2025.,
- Après plusieurs rebondissements législatifs, le texte a été validé par le Sénat en première lecture le 2 juillet 2025, avec 232 voix pour et 102 contre, marquant un soutien significatif de la chambre haute.
- Un compromis a été trouvé en commission mixte paritaire (CMP) fin juin 2025 entre députés et sénateurs sur la version finale du texte.
- Cette version a ensuite été adoptée définitivement par le Parlement. Lors du vote final à l’Assemblée nationale le 8 juillet 2025, elle a été approuvée par 316 voix contre 223 et promulguée le 11 août 2025 sous le n° 2025-794.
- Après l’adoption du texte, le Conseil constitutionnel en date du 7 août 2025 a partiellement censuré l’article 2 de la loi, celui qui aurait réautorisé l’usage de ces substances interdites, au motif qu’il ne garantissait pas suffisamment le droit à vivre dans un environnement sain, principe fondamental protégé par la Charte de l’environnement.
- En réponse à cette censure, fin janvier de cette année, le même Laurent Duplomb a déposé une nouvelle proposition de loi (Duplomb 2) visant à réautoriser deux insecticides, l’acétamipride et le flupyradifurone. Ce nouveau texte, dans la continuité de la loi Duplomb 1, cherche à tenir compte des remarques du Conseil tout en réintroduisant ces substances au bénéfice de certaines filières agricoles.
- Le 29 janvier 2026, le Sénat s’est prononcé sur cette nouvelle proposition de loi par scrutin public n°178 en séance du et l’a approuvée.
- Hier, 11 février 2026, le débat parlementaire sur la loi Duplomb 1 à l’Assemblée nationale, organisé après la pétition record de plus de deux millions de signatures, est resté sans vote. Des discussions sans intérêt puisque comme l’a rappelé la présidente Yaël Braun-Pivet en ouverture que ce débat ne pouvait « en aucun cas revenir sur la loi votée ».
- Aujourd’hui, un nouveau débat a lieu au parlement pour protéger les aires de captage d'eau des pesticides…
Position du Conseil national de l’ordre des médecins
Le Conseil a pris une position publique et inhabituelle contre la loi Duplomb 1, affirmant que « le doute n’est pas raisonnable lorsqu’il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs ». Dans un communiqué publié fin juillet 2025, l’Ordre des médecins souligne que les alertes scientifiques sur les risques pour la santé (troubles neuro-développementaux, cancers pédiatriques, maladies chroniques) ne peuvent être ignorées.
Il déplore l’écart entre les connaissances scientifiques disponibles et les décisions réglementaires, et appelle à l’application effective du principe de précaution.
Le Conseil affirme que, sur le plan médical, le doute n’est pas raisonnable lorsqu’il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs.
Mobilisation citoyenne
La loi Duplomb a suscité une forte mobilisation citoyenne, notamment à travers une pétition en ligne demandant son abrogation. Cette première pétition toujours disponible sur le site de l’Assemblée nationale a recueilli plus de 2 millions de signatures, bien au-delà du seuil de 500 000 requis pour que le Parlement organise un débat en séance publique.
Nouvelle pétition déposée le 2 février 2026 sur le site de l’Assemblée nationale : Intitulée « Non, c’est non, Monsieur Duplomb ! », elle s’oppose à la nouvelle proposition de loi et, à ce jour, a déjà dépassé les 175 000 signatures. Les signataires demandent aux députés de rejeter fermement le texte, pour la santé, les abeilles et le droit à un environnement sain.
Alors si vous aussi vous ne consentez pas à ce que notre santé soit mise en balance avec des intérêts productivistes à court terme, si vous ne consentez pas à l'empoisonnement silencieux de nos sols et de notre eau, si vous considérez que réintroduire une substance bannie, c’est forcer les Français à accepter un risque environnemental et sanitaire qu’ils ont déjà explicitement rejeté massivement, que vous considérez que quand vous dites "non" aux pesticides, "non" signifie "non", signez la pétition :
Chaque année, sa floraison est bien plus qu'un simple signe du printemps : c'est le symbole vivant de notre détermination.
La floraison de l’amandier de Fliche n’est pas seulement un spectacle : elle est une promesse, la trace vivante d’un engagement constant pour le respect du vivant et la préservation de notre cadre de vie.
Cet amandier, que vous voyez aujourd'hui paré de ses plus beaux pétales, revient de loin. Il trône fièrement sur ce terrain de la propriété Fliche que l'urbanisation aurait dû engloutir sans l'action acharnée de votre association.
Un rappel nécessaire : Le maire actuel avait délivré des permis de construire qui auraient condamné ce site et ses arbres. Grâce aux recours juridiques portés par l’APE, ces permis ont été annulés par les tribunaux.
Le voir fleurir aujourd'hui est notre plus belle récompense. C'est la preuve que se battre pour préserver l'identité de Saint-Mandrier et son patrimoine naturel porte ses fruits (et ses fleurs !).
Merci à tous nos membres et soutiens de rendre ces victoires possibles.
Alors, si vous partagez nos valeurs et notre volonté de protéger durablement la presqu’île jusque devant les tribunaux,
Soutenez-nous : JE FAIS UN DON
Ensemble, nous pouvons encore faire bouger les lignes.
Entre désinformation électorale et réalité du terrain, faisons le point sur l’artificialisation de la presqu’île de Saint-Mandrier.
D’après Michel Marin, responsable communal de l’urbanisme, « il serait faux de parler de bétonnage intensif de la presqu’île, car les surfaces agricoles et naturelles ne sont pas menacées » (Le Mandréen, mars 2023). Une affirmation qui, hélas, ne résiste pas à l’épreuve des faits.
Comparaison édifiante sur la dernière mandature : Les photos aériennes de 2020 et de 2025 montrent clairement l’urbanisation croissante de certaines zones, en particulier à l’entrée du village. Pourtant, en cette période électorale, la liste sortante n’hésite pas à répéter ce mensonge à qui veut l’entendre, sur les sites internet comme dans les tracts glissés dans vos boîtes aux lettres.
Un exercice de désinformation bien rodé : On vous explique même que le maire aurait retiré les permis de construire qu’il avait initialement lui-même signés sur des zones qu’il avait lui-même classées en urbanisables dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU) voté à l’unanimité en 2017 par sa propre liste.
Prenons l’exemple des parcelles des serres Garonne, déclassées d’un zonage agricole en réserve foncière 2AU (Urbanisable) dans le PLU-2017.
Ainsi, par exemple, ils n’hésitent pas à écrire sur la carte de leur tract que les serres Garrone seraient « En zone non classée constructible » (sic). Mais alors, pourquoi ce zonage en 2 AU ? Pourquoi la zone 2AU où sont ces serres apparait-elle à l’Article DG 2 du règlement du PLU dans la section 1/ les zones urbaines et à urbaniser, sous la dénomination « - la zone d'urbanisation future 2AU de long terme de Vert Bois ». Si ce n’est pas pour la bétonner, à quoi sert de créer un « secteurs d'urbanisation future » si ce n’est pour urbaniser ?
Et lorsqu’elle le sera, si ce n’est pas la faute de l’APE (ou de son président), alors ce sera la faute à Duflot, bien sûr, au préfet, à l’Etat ! Cette stratégie interroge : jusqu’à quel point pense‑t‑on que les habitants accepteront ces explications ? …
La réalité en images qui parlent mieux que 1000 mots : Les clichés que M. Vincent n’aime pas évidemment, parlent d’eux-mêmes. Entre 2020 et 2026, les espaces naturels et agricoles ont bel et bien reculé face à l’urbanisation. Le Zéro Artificialisation Nette (ZAN) semble bien loin des préoccupations de nos édiles.
Conclusion :
À quelques semaines des élections municipales, la désinformation bat son plein. Mais les faits sont têtus : l’artificialisation avance, et les promesses de transparence s’effritent.
À ce stade, il ne s’agit plus d’erreur, ni de maladresse : c’est une stratégie.
Une stratégie connue sur notre presqu’ile qui consiste à bétonner d’abord, à nier ensuite, puis à réécrire l’histoire à l’approche des élections.
Les documents d’urbanisme ont été votés. Les permis ont été signés. Les sols ont été artificialisés.
Et aujourd’hui, ceux qui ont organisé cette transformation de la presqu’île tentent de se présenter en remparts contre ce qu’ils ont eux-mêmes provoqué.
Cette opération de confusion permanente vise une chose : éviter le débat démocratique sur les choix d’aménagement, leurs conséquences environnementales, sanitaires et financières, et la responsabilité politique de ceux qui les ont portés.
À l’APE, nous refusons cette amnésie organisée.
Nous continuerons à rappeler que l’artificialisation n’est pas un slogan, mais un choix politique de la liste en place.
À vous de juger qui ment, qui manipule et d’en tirer les conséquences pour votre qualité de vie à venir sur la presqu’île.
Alors, si vous partagez nos valeurs et notre volonté de protéger durablement la presqu’île,
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