APE Saint-Mandrier
  • Accueil
    • Actualité
    • Image du jour
    • Risque incendie
    • 40 ans
    • Procida
    • Gardiens de la rade
    • Liens utiles
  • Cadre de vie / Santé
  • Marchons vers l'école
    • Inscription
    • Circuits et horaires
  • Nos actions
    • Fliche-Bergis
    • Pétition terres agricoles
    • Urbanisme
    • Atteintes à l'environnement
    • Nos courriers
  • Patrimoine
    • Plages Posidonies
    • Milieu marin
    • Milieu terrestre
  • Météo locale
  • Soutenez l'APE !
    • Adhérez !
    • Faites un don !
    • Assemblées générales
    • Boutique
    • Nous contacter
    • Connexion
  • Facebook

12 mars 2026 : Deux alliées du jardinier !

zMésanges 02605555

Sur cette photographie, deux jolies visiteuses se partagent une boule de graines : la mésange charbonnière, reconnaissable à sa tête noire, ses joues blanches, son dos vert olive et son ventre jaune vif, et la mésange huppée, avec sa crête élégante et son plumage plus discret, marron-gris et beige.

Ces deux espèces, très présentes dans nos jardins, sont de redoutables prédatrices naturelles des chenilles. En les accueillant et les protégeant vous favorisez leur présence sur la presqu’ile et contribuez ainsi à réguler naturellement les populations d’insectes nuisibles.

Un bel exemple de biodiversité utile à observer toute l’année !

11 février 2026

 z01 Cap nègre 20200831 z02 Cap nègre 20200877

Quand le soleil se lève sur le Cap Nègre, il offre un spectacle éphémère. Les premiers rayons, rasants et chauds, viennent caresser la surface de l'eau et illuminer l'île du Grand-Rouveau et les barques de pêcheurs qui gagnent le large. Dans cette lumière du petit matin, un instant de sérénité parfaite avant que le monde ne s'éveille vraiment.

z03 Mirabeau et veliplanchiste 20200890 z04 20200892

Quand le Mistral souffle fort sur la rade, la mer reprend ses droits. C’est l'heure des confrontations. D’un côté, le labeur et la résistance : le « Mirabeau » affronte la houle de face, brisant les vagues avec puissance. De l’autre, le jeu et la glisse : le véliplanchiste profite de ces conditions musclées, en symbiose totale avec le vent. Deux façons de vivre la mer quand elle se déchaîne.

1 février 2026 : Voiles au vent et Lune des Neiges : la presqu’île entre mer et ciel

Ce matin, la Farfalle’s Cup, organisée par le SN Mouissèques, a offert un magnifique spectacle sur l’horizon. Sous un bon petit vent et des vagues raisonnables, ce qui n’est pas si fréquent ces derniers temps, les voiliers engagés ont déployé leurs couleurs et animé l’horizon de la presqu’île. Depuis la côte comme depuis la mer, les silhouettes des bateaux ont dessiné un ballet vivant, ponctué d’éclats de voiles et de reflets changeants.

00 Farfalles's Cup zFarfalle's cup Voiliers 20200192 zFarfalle's cup Voiliers 20200206

zFarfalle's cup Voiliers 20200228 zFarfalle's cup Voiliers 20200222 zFarfalle's cup Voiliers 20200249

Une soirée sous le signe de la Lune des Neiges

En fin de journée, c’est un tout autre spectacle qui a pris le relais : celui de la pleine lune, dans un ciel parfaitement dégagé. Elle atteindra son apogée à 23h09 (heure de Paris), déployant sa lumière argentée sur les paysages enneigés de France et offrant à la presqu’île une atmosphère presque irréelle.

zPleine lune des Neiges 20200363 zPleine lune Semaphore 20200345

Un phénomène astronomique rare cette année

D’un point de vue astronomique, cette pleine lune présente une particularité intéressante : contrairement à la plupart des années où elle se situe dans la constellation du Lion, elle brillera exceptionnellement dans la constellation du Cancer, à proximité du célèbre amas ouvert de la Crèche (Messier 44).

Cet amas d’étoiles, visible à l’œil nu dans de bonnes conditions, formera un écrin scintillant autour du disque lunaire. La Lune se trouvera alors à environ 373 000 km de la Terre, une distance moyenne qui n’en fait ni une Superlune ni une Microlune, mais qui garantit une luminosité suffisante pour projeter des ombres nettes sur les paysages.

Une tradition venue d’ailleurs

Le nom de Lune des Neiges trouve ses origines dans les traditions amérindiennes d’Amérique du Nord. Février y est historiquement le mois des chutes de neige les plus abondantes. Certaines tribus l’appelaient aussi Lune de la Faim, en référence aux difficultés de chasse et à la rareté des ressources en plein cœur de l’hiver.

Une journée complète : sport, nature et contemplation

Entre la régate colorée du matin et la pleine lune majestueuse du soir, la presqu’île a offert aujourd’hui un condensé de ce qui fait sa beauté : le mouvement, la lumière, la nature, et ce lien si particulier entre mer et ciel.

Un moment parfait pour rappeler combien notre environnement est précieux, et combien il mérite d’être observé, protégé et célébré.

Newsletter FNE

logofne

  1. Accueil

26 avril 2026 : Tchernobyl, 40 ans après

L'impact radiologique sur la région méditerranéenne et la rade de Toulon

Un accident aux retombées continentales

Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986, à 1h23, l'explosion du réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl libère une quantité de radioactivité sans précédent dans l'histoire du nucléaire civil. Les rejets totaux sont estimés entre 1 et 2 × 10¹⁸ becquerels — un niveau tel que les retombées, largement dispersées par les vents, dépassent les niveaux de contamination ambiante anthropique dans de nombreuses parties du monde. Parmi les nucléides les plus préoccupants du point de vue biomédical, les rejets s'élèvent à 8,1 PBq pour le strontium 90 (⁹⁰Sr), 270 PBq pour l'iode 131 (¹³¹I) et 37 PBq pour le césium 137 (¹³⁷Cs).

Plus de la moitié du ¹³⁷Cs émis est emportée vers d'autres pays européens, contaminant au moins quatorze d'entre eux à des niveaux supérieurs à 37 kBq/m², seuil retenu pour définir une zone contaminée en Europe. Des quantités moindres, mais substantielles, de radioactivité sont mesurées sur l'ensemble du continent, de la Scandinavie à la Méditerranée, et jusqu'en Asie.

fig1

Évolution temporelle du 137Cs (moyenne mensuelle des mêmes stations du territoire français en µBq/m3) dans les échantillons d'aérosols en France de 1959 à 1998 (source : CALMET D. et al. 1998. Assessment of algeciras fallout distribution over the southern part of France. IAEA-SM-354/283P)

En France, le passage du nuage radioactif suscite des controverses qui restent dans les mémoires. En réalité, à partir du soir du 30 avril 1986, le nuage survole le territoire français jusqu'au 5 mai. Dès le 1er mai, son passage est détecté dans le sud du pays.

La Station Marine de Toulon et le programme RADMED

En 1984, j'ai pris la direction de la Station Marine de Toulon (SMT) du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA), implantée sur le site Ifremer de La Seyne-sur-Mer, avec pour mission de développer le programme RADMED, pour RADioactivité en MÉDiterranée.

L'objectif de ce programme est d'étudier les processus de dispersion des radioéléments naturels et anthropiques en mer Méditerranée, à travers des expérimentations en laboratoire et des mesures de terrain. Les radionucléides concernés sont principalement ceux issus des retombées des essais d'armes nucléaires atmosphériques réalisés dans l'hémisphère nord entre 1955 et 1979. Dès 1984, des prélèvements annuels des différentes composantes de l'environnement — eaux de mer, sédiments, algues, moules — sont effectués dans le bassin nord-occidental, en utilisant les moyens à la mer du CNRS et de la Marine nationale. Cette base de données, constituée avant l'accident, se révèlera déterminante : elle permettra une comparaison rigoureuse de l'état radiologique « avant » et « après » Tchernobyl.

L'équipe de la SMT est alors composée, outre moi-même, de Gilles G., biologiste, de Jean-Michel F., sédimentologue, de Jean-Pierre, métrologiste, et d'Antoine P., responsable de la logistique en mer. Michel S. y prépare par ailleurs sa thèse sur le tritium, sujet qui n'est pas anodin, car les activités en tritium mesurées dans les sédiments très fins de la rade de Toulon peuvent y être jusqu'à cent fois plus élevées qu'ailleurs sur le littoral méditerranéen.

Pour mener ces travaux, la SMT dispose d'équipements de spectrométrie gamma que Jean-Pierre maintient à un haut niveau de performance métrologique. Le laboratoire participe aux essais interlaboratoires organisés par le laboratoire de l'AIEA basé à Monaco, ce qui garantit la comparabilité internationale de nos mesures.

Il faut préciser que la SMT n'est pas chargée de la surveillance réglementaire de la radioactivité. Cette mission incombe à l'époque au Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants (SCPRI), rattaché au ministère de la Santé, qui assure notamment les contrôles sur les denrées alimentaires, portant essentiellement sur le ¹³⁷Cs et le ⁹⁰Sr. Le Centre National d'Études Vétérinaires et Alimentaires (CNEVA) du ministère de l'Agriculture et la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) exercent des missions complémentaires de contrôle réglementaire.

La détection immédiate des retombées : le 1er mai 1986 à La Seyne

Le 28 avril, je reçois un appel de collègues suédois avec lesquels je collabore sur la normalisation des mesures de radioactivité. Leur récit est saisissant : un nuage radioactif a traversé la Suède en déclenchant les alarmes de plusieurs installations nucléaires du pays. Croyant dans un premier temps à un incident interne, les équipes ont évacué les bâtiments avant de comprendre que la contamination provenait de l'extérieur. Le calcul des rétrotrajectoires des masses d'air sur les 48 heures précédentes a permis de localiser la source en Ukraine. Ce même jour, l'accident est révélé par la presse internationale, et confirmé le lendemain par l'agence Tass.

Le nuage s'est d'abord déplacé vers le nord-ouest de l'Europe, épargnant la France qui se trouvait sous l'influence d'un anticyclone. En l'absence d'information officielle pour le territoire français, je prends la décision de préparer l'équipe à une éventuelle arrivée du nuage sur notre région. Nous calfeutrons les fenêtres et les accès du laboratoire de mesure et effectuons des mesures régulières à l'extérieur à l'aide de détecteurs portables, en attendant une éventuelle contamination. Jean-Pierre procède à l'étalonnage des équipements pour des mesures directes sur échantillons bruts.

IRSN Video Panache Tchernobyl

Le 1er mai au matin, Jean-Pierre m'appelle : le nuage est arrivé. Il a détecté une augmentation significative de la radioactivité ambiante au niveau du sol avec l'un de nos détecteurs portables qu’il a amené chez lui. Je lui confirme qu'il en est de même de mon côté, à Saint-Mandrier.

Nous nous retrouvons rapidement à la station pour réaliser les premières mesures : dépôts sur le parking de l'Ifremer, et échantillons de mousses et de sol prélevés à Saint-Mandrier. En quelques minutes, les pics caractéristiques des rejets accidentels d'une installation nucléaire apparaissent sur l'écran du spectromètre : isotopes radioactifs du ruthénium (¹⁰³Ru, ¹⁰⁶Ru), de l'argent (¹¹⁰ᵐAg), de l'antimoine (¹²⁵Sb), de l'iode (¹³¹I), du césium (¹³⁴Cs, ¹³⁷Cs), du cérium (¹⁴¹Ce, ¹⁴⁴Ce)... La signature isotopique est sans ambiguïté.

Le lundi suivant, nous recevons un fax nous informant que notre laboratoire est désigné pour recevoir des échantillons à analyser, avec les consignes de transmission des résultats au SCPRI. Le téléphone ne cessera plus de sonner dans les jours qui suivent.

Pour les contrôles réglementaires, les mesures portent sur les échantillons sous leur forme fraîche et non transformée. Les seuils d'intervention retenus concernent les isotopes ¹³⁴Cs et ¹³⁷Cs, dont la radioactivité cumulée maximale ne doit pas dépasser 370 becquerels par kilogramme pour le lait et 600 Bq/kg pour tous les autres produits alimentaires.

À cette période, la préfecture me demande également de contrôler diverses installations, dont des wagons en provenance de Pologne transportant des chevaux destinés à l'abattoir de La Seyne-sur-Mer. Les wagons présentent effectivement des niveaux de radioactivité significativement plus élevés qu'en France. Et je repars de là avec une conviction chevillée au corps : l'état d'agitation des chevaux, leur stress visible dans leur regard à la sortie des wagons, me laisse persuadé qu'ils avaient parfaitement compris ce qui les attendait...

Pour nos études scientifiques proprement dites, l'ensemble des radionucléides détectables seront bien entendu mesurés dans la durée, sur des échantillons variés, eaux de mer, sédiments, algues, posidonies, moules afin de reconstituer le devenir de la contamination dans les différents compartiments de l'écosystème marin méditerranéen.

L'étude de référence 1985–1988 : eau, sédiments et organismes marins

La contribution majeure de notre petite équipe à la compréhension scientifique des retombées de Tchernobyl en Méditerranée est publiée sous la forme d’une synthèse en 1992 sous le titre : "Impact des retombées de l'accident de Tchernobyl sur la distribution des radionucléides anthropogènes du bassin méditerranéen nord-occidental — Eau de mer, sédiments et organismes marins 1985–1988" (Calmet D., Charmasson S., Fernandez J.M., Gontier G.  CEA Cadarache / CEN Saclay).

fig2

La distribution spatiale du 137Cs (première ligne) et de 110mAg (deuxième ligne) dans les feuilles adultes de Posidonia oceanica échantillonnées en juillet 1987 (date en troisième ligne) le long des côtes continentales françaises et corses. Les données sont exprimées en Bq kg de poids sec à la date d'échantillonnage ; DL, en dessous de la limite de détection.

En avril et mai 1986, les retombées atmosphériques augmentent le stock méditerranéen de ¹³⁷Cs. D'autres radionucléides sont également mesurés : ¹⁰³Ru, ¹⁰⁶Ru, ¹¹⁰ᵐAg, ¹²⁵Sb, ¹⁴¹Ce et ¹⁴⁴Ce. Leurs concentrations décroissent toutefois très rapidement, retrouvant avant la fin de l'année 1986 des niveaux proches des valeurs de fond antérieures à l'accident.

Cette étude sur quatre années constitue un travail de radioécologie marine sans équivalent pour le bassin méditerranéen occidental. Elle couvre l'ensemble de la chaîne trophique et physique : colonne d'eau, sédiments et organismes marins, dont les herbiers de Posidonia oceanica qui se révèlent d'excellents intégrateurs de la contamination côtière.

Les retombées terrestres dans la région méditerranéenne et le Var

Parallèlement aux études marines, les retombées sur les écosystèmes terrestres de la région sont caractérisées. Les études radioécologiques sont concentrées dans les zones ayant reçu les précipitations les plus importantes lors du passage du nuage : le bassin du Haut-Var, le bassin de la Moselle et la Corse.

fig3

Distribution verticale centimétrique de la surface en profondeur des concentrations en 137cs (Bq.kg-1 sec) dans des sédiments prélevés le long du littoral corse. Des augmentations notables en 137Cs sont mesurés dans les couches les plus superficielles de sédiments lors des campagnes de 1986 et 1987 par rapport à celle de septembre 1985.

En zone méditerranéenne, les denrées les plus sensibles aux retombées sont le lait de chèvre et le lait de brebis. Leur contamination a pu atteindre 10 000 becquerels par litre en ¹³¹I et 500 Bq/l en ¹³⁷Cs au cours de la première quinzaine de mai 1986 — des valeurs élevées, qui décroissent cependant rapidement, notamment sous l'effet de la courte période radioactive de l'iode 131 (8 jours).

La Méditerranée comme bassin récepteur : le rôle de la mer Noire et du Rhône

Pour la Méditerranée, la principale contribution de Tchernobyl résulte des échanges d'eaux avec la mer Noire, qui a joué le rôle de réservoir radioactif. Les dépôts atmosphériques directs et les apports fluviaux sont d'importance secondaire.

fig4

Evolution spatiale horizontale (31 août 1986) et verticale à différentes dates du 137Cs (Bq.l-1) dans l'eau de mer filtrée (< 0,45 µm) dans l’estuaire du Rhône. L'encart (a) montre l'évolution au cours du tempe du rapport 137Cs/134Cs à la station RH05, ramené à la date de l’accident de Tchernobyl. Croix: site d'échantillonnage.

Le Rhône constitue néanmoins un vecteur de contamination littorale durable. Le ¹³⁷Cs qu'il apporte en Méditerranée, particulièrement visible à l'ouest de son embouchure, provient du lessivage progressif des sols contaminés par les retombées de Tchernobyl et des anciens essais nucléaires. Hors influence du Rhône, les niveaux les plus élevés de ¹³⁷Cs dans les sédiments côtiers sont mesurés dans la partie sud-orientale de la Corse, région où les retombées de l'accident ont été parmi les plus importantes du territoire français.

Le cas particulier de la rade de Toulon

La rade de Toulon présente une situation radioécologique singulière, qui dépasse la seule problématique de Tchernobyl. C'est un milieu presque clos, où les courants sont faibles et les échanges avec la mer libre limités. Ses sédiments très fins favorisent la fixation et l'accumulation des radionucléides : ¹³⁷Cs issu du drainage des sols contaminés par les retombées de Tchernobyl, isotopes du plutonium hérités des essais nucléaires atmosphériques, et tritium dont l'origine ancienne reste à ce jour incompletement élucidée, mais qui peut atteindre dans les sédiments des concentrations cent fois supérieures à ce que l'on mesure ailleurs sur le littoral méditerranéen.

fig5

Radionucléides détectés dans un échantillon d'algues Ulva sp. prélevé le 06 mai 1986 à Toulon (tableau) et évolution au cours du temps des concentrations en 103Ru et 137Cs (Bq.kg 1 sec) sur des prélèvements réalisés pendant 1 an (graphes).

La conjonction de ces différentes sources de contamination anthropique — retombées des essais nucléaires des années 1950–1980, dépôts de Tchernobyl, activités portuaires et militaires historiques — fait de la rade de Toulon un observatoire radioécologique de premier ordre, dont la surveillance doit être maintenue sur le long terme.

Bilan scientifique

Quarante ans après l'accident, les résultats de ces travaux conservent toute leur pertinence. Trois points fondamentaux en ressortent :

  1. Les retombées de Tchernobyl sont mesurables mais sans danger sanitaire démontré dans les eaux méditerranéennes de surface, aux niveaux de contamination observés sur notre littoral ;
  2. Le ¹³⁷Cs s'est révélé un traceur hydrodynamique d'une grande valeur scientifique, permettant de cartographier la dispersion des masses d'eau en Méditerranée nord-occidentale, notamment le panache du Rhône dans le golfe du Lion ;
  3. La rade de Toulon, milieu semi-fermé aux sédiments fins, constitue un cas particulier de concentration des radionucléides artificiels, nécessitant une surveillance spécifique et durable.

Ces travaux rappellent, quarante ans après, que les conséquences d'un accident nucléaire majeur s'inscrivent dans le temps long, celui de l'environnement marin, qui garde en mémoire, dans l'épaisseur de ses sédiments, les traces des événements que l'histoire humaine a parfois voulu oublier.

Dominique Calmet, avril 2026

Principales références
  • CALMET D., DABURON M.L. and WILLEMOT J.M., 1985. Evolution de la radioactivité artificielle du littoral nord-occidental méditerranéen et évaluation des conséquences sanitaires. Rev. Int. Océanogr. Médicale, LXXVII-LXXVIII, 60-71.
  • CHARMASSON S., CALMET D. and DABURON M.L., 1986. Etude des niveaux de radionucléides artificiels chez Mytilus sp. prélevée sur le littoral du Delta du Rhône (Méditerranée nord-occidentale). Rap. Comm. Int. Mer Médit., 30, 2.
  • CALMET D., FERNANDEZ J.M., MAUNIER P., BARON Y. — Spatial and Temporal Variations in the Levels of Cesium in the North Western Mediterranean Seawater (1985–1986) — CEA/IPSN, Station Marine de Toulon, La Seyne-sur-Mer.
  • CALMET D, FERNANDEZ JM, 1987 - Processus sédimentaires et niveaux d'activité du 137Cs dans les sédiments de Méditerranée nord-occidentale. Les radionucléides, un outil océanographique, Congrès SFEN, Cherbourg, 2-5 juin 1987.
  • FERNANDEZ JM, CALMET D, Badie C, BARON Y, 1987 - Processus sédimentaires et niveaux de 137Cs dans les sédiments du golfe du Lion. Coll. Intern. Océanol., Perpignan, 22-26 juin 1987, p28
  • CALMET D, FERNANDEZ JM, BARON Y., MAUNIER P, 1987 - Evolution spatio-temporelle des niveaux de 137Cs dans les eaux et les matières en suspension du bassin méditerranéen nord-occidental (1985-1986). Les radionucléides, un outil océanographique, Congrès SFEN, Cherbourg, 2-5 juin 1987, 217.
  • CALMET D, FERNANDEZ JM, 1987 - Processus sédimentaires et niveaux d'activité du 137Cs dans les sédiments de Méditerranée nord-occidentale. Les radionucléides, un outil océanographique. Elsevier Applied Science, pp. 217-226.
  • CALMET D., FERNANDEZ J.M., MAUNIER P. and BARON Y., 1987. Evolution spatio-temporelle des niveaux de 137Cs dans les eaux et les matières en suspension du bassin méditerranéen nord occidental, Colloque International d'Océanologie, Ecosystèmes de Marges Continentales, Perpignan, 23-36.06.1987, CIESM Editeur, 45.
  • FERNANDEZ J.M., CALMET D., BADIE C. and BARON Y., 1987. Processus sédimentaires et niveaux du 137Cs dans les sédiments du Golf du Lion, Colloque International d'Océanologie, Ecosystèmes de Marges Continentales, Perpignan, 23-36.06.1987, CIESM Editeur, 28.
  • CALMET D., BOUDOURESQUE C.F. and MEINESZ A., 1988. Mémorization of nuclear atmospheric tests by rhizomes and scales of the Mediterranean seagrass Posidonia oceanica. Aquatic Botany, 30, 279-294.
  • CALMET D., S. CHARMASSON, G. GONTIER and DABURON M.L., 1988. The Impact of Chernobyl Fallout on Mytilus sp. Collected from the French Coast. IVème Symposium International de Radioécologie de Cadarache: Impact des Accidents d'Origine Nucléaire sur l'Environnement, 14-18 Mars 1988, C18-C31.
  • DELMAS J., GRAUBY A., CALMET D., CAPUT C., DESCAMPS B., GUEGUENIAT P., MAUBERT H., OTTAVI L., 1988. Impact et dynamique de la radioactivité provenant de Tchernobyl dans trois bassins versants. IVèmes Symposium International de Radioécologie de Cadarache: Impact des Accidents d'Origine Nucléaire sur l'Environnement, 14-18 Mars 1988, C18-C31.
  • CALMET D. and FERNANDEZ J.M., 1988. Processus sédimentaire et niveaux d'activité du 137Cs dans les sédiments de Méditerranée nord-Occidentale. Proceeding of an International Symposium:" Radionuclides: A Tool for Oceanography" 1-5 June 1987, Cherbourg. Guary J.C., Guegueniat P. and Pentreath R.J. editors, Elsevier Applied Science London-New-york, 438.
  • CALMET D., FERNANDEZ J.M., MAUNIER P. and BARON Y., 1988. Spatial and Temporal Variations in the Levels of Cesium in the North Western Mediterranean Seawater (1985-1986). Proceeding of an International Symposium:" Radionuclides: A Tool for Oceanography" 1-5 June 1987, Cherbourg. Guary J.C., Guegueniat P. and Pentreath R.J. editors, Elsevier Applied Science London-New-york, 217-226.
  • CALMET D., GRAUBY A., 1988. Distributions spatio-temporelles des radioéléments anthropogénes du bassin Mediterranéen Nord-Occidental. Bilan 1985-1987. International Conference on Environmental Radioactivity in the Mediterranean Sea. Barcelona, 10-13 May 1988, Sociedad Nuclear Española Edit., 543-570.
  • CALMET D., FERNANDEZ J.M., GONTIER G., CHARMASSON S. et BARON Y., 1988. Distributions spatio-temporelles des radioéléments issus des retombées de l'accident nucléaire de Tchernobyl au sein des différents compartiments du Bassin Méditerranéen Nord-Occidental, Rapp. Comm. int. Mer Médit., 31, 2, 310.
  • CALMET D, FERNANDEZ JM, 1990 - Caesium distribution in northwest mediterrnean seawater, suspended particles and sediments. Continental Shelf Research 10 (9-11), pp.895-913.
  • CALMET D., CHARMASSON, GONTIER G., MENESZ A. and BOUDOURESQUE J.F. 1991. Chernobyl Radionuclides in the Mediterranean Seagrass Posidonia oceanica, 1986-1987, Journ. of Environ. Radioactivity 13,.157-173.
  • CALMET D, CHARMASSON S, FERNANDEZ JM, GONTIER G, 1992 - Impact des retombées de l'accident de Tchernobyl sur la distribution des radionucléides anthropogènes du bassin méditerranéen nord-occidental (eau, sédiments, organismes marins) entre 1985 et 1988. Rapport CEA-R-5584, p.90.

19 avril 2026 : Le gesse d'Espagne (Lathyrus clymenium), une élégante discrète du printemps méditerranéen

Une plante que l'on croise sans toujours la reconnaître

Avec ses petites fleurs bicolores aux teintes allant du rose vif au pourpre profond, le gesse d'Espagne est l'une de ces plantes sauvages qui méritent que l'on s'arrête. Présente sur la presqu'île de Saint-Mandrier comme dans l'ensemble du pourtour méditerranéen occidental, Lathyrus clymenium appartient à la grande famille des Fabacées, celle des pois, des fèves et des vesces, et partage avec elles ce caractère grimpant et cette fleur en forme de papillon caractéristique, que les botanistes appellent fleur papilionacée.

z01 Lathyrus clymenium 02608296R z02 Lathyrus clymenium 02608435

Elle fleurit en ce moment même sur nos collines, dans les friches, les garrigues ouvertes et les lisières de pinèdes. Nos photos en témoignent.

Portrait botanique

Lire la suite...

17 avril 2026 : Pollution atmosphérique en rade de Toulon, les photos parlent d'elles-mêmes

Ce que nos photos montrent

Les photographies publiées ici ont été prises récemment depuis la presqu'île de Saint-Mandrier. Elles montrent des panaches de fumée noire ou grise s'échappant des cheminées de ferries. Pas besoin de long discours : ces images témoignent d'une réalité que certains responsables politiques, prompts à se féliciter de progrès qui restent à démontrer, semblent avoir décidé de ne plus voir.

Le Pascal Lota et leurs contemporains : une pollution bien réelle

Les ferries de Corsica Ferries ont longtemps été pointés du doigt pour leur utilisation de fioul lourd à haute teneur en soufre, carburant bon marché mais extrêmement polluant, notamment lors des manœuvres portuaires.

z01 Pascal Lota 20260305 7h50 02605177

  • Pollution aérienne
  • Ferries
  • Rade de Toulon
  • APE83430
  • Santé publique
  • Corsica ferries
  • Pascal Lota

Lire la suite...

14 Avril 2026 : L'Arctic Metagaz, un méthanier fantôme au cœur d'une crise méditerranéenne

Le MT Arctic Metagaz est un méthanier russe de 277 mètres de longueur pour 43 mètres de largeur, d'un tonnage brut d'environ 93 844 tonnes et d'une capacité de cargaison de 138 000 m³ de GNL. Construit en Corée du Sud en 2003 par le chantier naval Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering, il a connu plusieurs noms au fil de sa carrière : Berge Everett, GDF Suez Everett, Everest Energy, avant d'être rebaptisé Arctic Metagaz en 2025.

Dans la nuit du 2 au 3 mars 2026, le navire est victime d'explosions en Méditerranée, alors qu'il navigue au large de la Libye. L'Autorité libyenne des ports et du transport maritime parle d'« explosions soudaines » d'origine inconnue, suivies d'un « énorme incendie ». Les 30 marins russes parviennent à se réfugier dans un canot de sauvetage et sont secourus par un pétrolier.

Lire la suite...

12 avril 2026 : Printemps sur la presqu'île, les premiers grands rendez-vous de la nature

Les premières journées vraiment chaudes sont là. Le soleil s'attarde, l'air s'adoucit, et la nature, fidèle à ses rythmes millénaires, reprend ses droits avec une énergie communicative. Ces derniers jours, nos observateurs ont eu la chance de saisir trois scènes remarquables, témoins de la vitalité du vivant dans notre région.

L'essaim : quand les abeilles font halte chez nous

  • Samsonnet
  • Choucas
  • Abeilles

Lire la suite...

8 avril 2026 : Japon, l'ivresse du hanami, quand les cerisiers embrasent Tokyo

Chaque année, au Japon, un phénomène aussi attendu que les bulletins météo mobilise tout un peuple : la floraison des cerisiers, le sakura. Pendant quelques jours à peine, rarement plus d'une semaine dans toute leur splendeur, les Prunus transforment parcs, berges et allées en nuages roses et blancs d'une beauté presque irréelle.

z01 WhatsApp Image 2026 04 03 at 00.28.03

  • Sakura
  • Japon
  • Cerisiers

Lire la suite...

7 avril 2026 : Le coin des Passionnés de photographie, Bruno Barbey, « Visions sur le monde 1964 - 2020 »

À voir en ce moment, à la Villa Tamaris, centre d’art de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, l’exposition du reporter photographe Bruno Barbey, intitulée « Visions sur le monde 1964 - 2020 ».

z01 02606470

Lire la suite...

2 avril 2026 : Exercice nucléaire en rade de Toulon : un scénario de rejet radioactif

Dans le cadre des exercices nationaux de sécurité nucléaire, différents scénarios sont simulés afin de tester la réactivité des autorités et l’efficacité des dispositifs de protection des populations.

z01 Sous marin 02606210

Parmi eux, un scénario particulièrement sensible concerne un accident sur le réacteur d’un sous-marin nucléaire à quai dans le port militaire de Toulon, accompagné d’un rejet de gaz radioactifs dans l’atmosphère. Un cas d’école qui permet de mieux comprendre les risques… et de connaître les bons réflexes à adopter.

Lire la suite...

Depuis 1983, notre association est chaque jour sur le terrain pour gagner de précieuses victoires pour l’environnement, pour la presqu’ile. Notre indépendance est le gage de notre liberté de parole et d'action, en tous lieux et en toutes circonstances. Garantissez notre indépendance et gagnez les victoires de demain avec nous ! Adhérez et Faites un don !

Association pour la Protection de l'Environnement et l'Amélioration du cadre de vie de la Presqu'île de Saint-Mandrier
Journal Officiel du 15 juin 1983 - Agrément préfectoral du 28 juin 1989
Site www.ape83430.fr hébergé par la société OVH - 2 rue Kellermann - 59100 Roubaix - France