6 mai 2026 : Des géants à foils, les Ultim en entraînement au large de Saint-Mandrier
Trois des plus grands trimarans de course au monde ont élu domicile à La Seyne pour quelques jours. Entre exhibitions et réglages secrets, un spectacle rare s'offre depuis nos côtes.
La mer était calme, argentée sous le soleil, à peine ridée d'un souffle de vent, et pourtant, au large de la presqu'île, trois silhouettes démesurées filaient à des vitesses impossibles. Les Ultim sont là. Ces trimarans de 32 mètres, les plus rapides voiliers de course au monde, ont rejoint La Seyne-sur-Mer début mai pour un regroupement exceptionnel : à la fois exhibition, entraînement partagé et mise au point technique avant la grande échéance de l'automne.
Trimarans Ultim en entraînement au large de la presqu'île de Saint-Mandrier. La mer calme et la lumière rasante du matin offrent un cadre exceptionnel aux réglages des foils.
Ce rendez-vous méditerranéen n'est pas anodin. Il intervient après le report de l'Odyssée Ultim, course en équipage initialement prévue au départ d'Antibes fin avril, et constitue pour les équipes une occasion précieuse de naviguer ensemble, de comparer les performances et d'affiner leurs réglages dans des conditions de Méditerranée, un plan d'eau très différent de leurs habituelles eaux bretonnes. Pour les riverains de la rade et les habitants de la presqu'île, c'est une chance inouïe : observer depuis la côte ou depuis un bateau ces machines volantes qui, dans quelques mois, s'élanceront de Saint-Malo pour traverser l'Atlantique en solitaire.
Trois monstres de carbone et de fibre
Actual Ultim 4 (à gauche) Skipper : Anthony Marchand, SVR Lazartigue (au centre) Skipper : Tom Laperche, Co-skipper : Franck Cammas, BP Solo Sailor (Maxi Banque Populaire XI) Skipper : Armel Le Cléac'h (à droite).
Ces trois trimarans appartiennent à la classe Ultim, la catégorie reine de la course au large. Des plateformes entièrement construites en carbone, équipées de foils, ces appendices en forme d'aile qui permettent au bateau de se soulever littéralement hors de l'eau, capables d'atteindre des vitesses supérieures à 40 nœuds, soit plus de 70 km/h sur l'eau. Quand ils passent au large de Saint-Mandrier sous voile, la sensation est saisissante : les embruns projetés à plusieurs mètres, la légèreté apparente d'un engin de 32 mètres qui semble défier les lois de la physique.
Le large de la rade de Toulon comme terrain d'entraînement : un Ultim en pleine pointe de vitesse, foils déployés, au large de la presqu'île.
Cap sur la Route du Rhum, départ le 1er novembre
Ces journées méditerranéennes ont un objectif précis : préparer la Route du Rhum — Destination Guadeloupe 2026, dont le départ sera donné le 1er novembre depuis Saint-Malo. Six Ultim y sont inscrits, dont les trois présents à La Seyne. Pour SVR Lazartigue et Banque Populaire, ce convoyage depuis la Bretagne jusqu'en Méditerranée était lui-même un premier duel informel, l'occasion de jauger les nouvelles paires de foils embarquées pour cette saison.
La Route du Rhum est l'une des courses à la voile les plus mythiques du monde : plus de 3 500 milles nautiques en solitaire, de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre, sans escale ni assistance. Dans la classe Ultim, les meilleurs skippers bouclent la traversée en moins de six jours. L'enjeu sportif est immense — et la préparation en conditions réelles, dans un cadre aussi protégé que notre rade, est un luxe que les équipes savent apprécier.
La silhouette effilée d'un Ultim se découpe sur la mer argentée, avec la presqu'île de Saint-Mandrier en toile de fond, un tableau que peu de riverains ont la chance d'observer aussi près même si l’importante silhouette des porte-containers est souvent visibles ici le MSC Celestinomaresca. La magie du spectacle est cependant quelque peu gâchée par l'imposante silhouette du porte-conteneurs MSC Celestino Maresca visible sur l’horizon, qui rappelle que la Méditerranée est aussi l'une des grandes voies du commerce maritime mondial.
Pour l'APE, qui observe et documente depuis des années la vie de la rade sous tous ses aspects, environnementaux, patrimoniaux, humains, la présence de ces trimarans est un rappel de ce que notre presqu'île offre de plus précieux : un emplacement géographique d'exception, entre ciel et mer, où l'histoire de la navigation continue de s'écrire sous nos yeux.
2 mai 2026 : Une cascade d’or au jardin, le rosier liane en pleine lumière
Le rosier liane Rosa Banksiae est une véritable merveille printanière qui ne passe jamais inaperçue dans nos jardins. Dès le mois de mai, il se couvre d’une profusion de petites fleurs jaune pâle, délicates et lumineuses, qui se renouvellent jusqu’en juillet. Leur parfum, léger et subtil, accompagne agréablement les journées ensoleillées sans jamais être envahissant.
1er mai 2026 : un brin de bonheur à partager
Le 1er mai marque l’arrivée des beaux jours… et des petits bonheurs simples.
30 avril 2026 : Vent d'est sur la rade, goélands, véliplanchistes et fantômes de la Coupe de l'America
Il a suffi d'un vent d'est pour que la rade s’agite. Ce matin, la surface paisible depuis quelques jours s'est hérissée de petites vagues, les goélands ont quitté leurs postes et la presqu'île a retrouvé ce visage qu'elle réserve aux jours de brise franche. L’occasion de ramener quelques images de la rade.
27 avril 2026 : Inde : quand avril brûle comme jamais
Pendant que la presqu'île profite de ses premiers beaux jours de printemps, à des milliers de kilomètres d'ici, l'Inde suffoque. Et pas comme d'habitude.
19 des 20 villes les plus chaudes du monde : toutes en Inde
Depuis la mi-avril 2026, une vague de chaleur d'une précocité et d'une intensité exceptionnelles frappe le sous-continent indien. Le thermomètre affiche 43°C à New Delhi, et ce n'est qu'un début. Selon l'IQAir, 19 des 20 villes les plus chaudes de la planète se trouvent actuellement en Inde. Bhagalpur (Bihar), Talcher (Odisha), Asansol (Bengale-Occidental) ... des noms peu connus mais des chiffres qui parlent d'eux-mêmes : 42, 43, parfois plus de 44°C, en plein mois d'avril.
19 avril 2026 : Le gesse d'Espagne (Lathyrus clymenium), une élégante discrète du printemps méditerranéen
Une plante que l'on croise sans toujours la reconnaître
Avec ses petites fleurs bicolores aux teintes allant du rose vif au pourpre profond, le gesse d'Espagne est l'une de ces plantes sauvages qui méritent que l'on s'arrête. Présente sur la presqu'île de Saint-Mandrier comme dans l'ensemble du pourtour méditerranéen occidental, Lathyrus clymenium appartient à la grande famille des Fabacées, celle des pois, des fèves et des vesces, et partage avec elles ce caractère grimpant et cette fleur en forme de papillon caractéristique, que les botanistes appellent fleur papilionacée.
17 avril 2026 : Pollution atmosphérique en rade de Toulon, les photos parlent d'elles-mêmes
Ce que nos photos montrent
Les photographies publiées ici ont été prises récemment depuis la presqu'île de Saint-Mandrier. Elles montrent des panaches de fumée noire ou grise s'échappant des cheminées de ferries. Pas besoin de long discours : ces images témoignent d'une réalité que certains responsables politiques, prompts à se féliciter de progrès qui restent à démontrer, semblent avoir décidé de ne plus voir.
Le Pascal Lota et leurs contemporains : une pollution bien réelle
14 Avril 2026 : L'Arctic Metagaz, un méthanier fantôme au cœur d'une crise méditerranéenne
Le MT Arctic Metagaz est un méthanier russe de 277 mètres de longueur pour 43 mètres de largeur, d'un tonnage brut d'environ 93 844 tonnes et d'une capacité de cargaison de 138 000 m³ de GNL. Construit en Corée du Sud en 2003 par le chantier naval Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering, il a connu plusieurs noms au fil de sa carrière : Berge Everett, GDF Suez Everett, Everest Energy, avant d'être rebaptisé Arctic Metagaz en 2025.
Dans la nuit du 2 au 3 mars 2026, le navire est victime d'explosions en Méditerranée, alors qu'il navigue au large de la Libye. L'Autorité libyenne des ports et du transport maritime parle d'« explosions soudaines » d'origine inconnue, suivies d'un « énorme incendie ». Les 30 marins russes parviennent à se réfugier dans un canot de sauvetage et sont secourus par un pétrolier.
7 avril 2026 : Le coin des Passionnés de photographie, Bruno Barbey, « Visions sur le monde 1964 - 2020 »
À voir en ce moment, à la Villa Tamaris, centre d’art de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, l’exposition du reporter photographe Bruno Barbey, intitulée « Visions sur le monde 1964 - 2020 ».

