8 juillet 2026 : Sortie en apnée, la vie foisonnante d'un petit tombant
Aujourd'hui, une eau calme à 24°C est propice à des plongées en apnée jusqu'à une dizaine de mètres de profondeur.
Une belle journée pour aller à la rencontre du petit peuple qui habite nos fonds rocheux. En descendant le long des petits tombants, c'est toute une mosaïque d'espèces qui s'offre à l'objectif, un concentré de la biodiversité méditerranéenne, à quelques mètres seulement de la surface.
Une boule de corail au pied du tombant
Au bas du tombant, une belle colonie de corail en boule (Cladocora cespitosa) trône bien en place sur la roche. Nous la suivons depuis des années et nous vous l’avions déjà présentée en 2024. Les polypes, aujourd'hui rétractés, laissent deviner le fin réseau des squelettes des polypes qui structurent la colonie. Cette espèce, bâtisseuse de véritables patchs récifaux en Méditerranée, est un excellent indicateur de la bonne santé du milieu. Sa croissance est extrêmement lente, ce qui en fait une espèce particulièrement sensible aux perturbations et au réchauffement de l'eau.
Cette observation prend d'autant plus de sens que Cladocora caespitosa bénéficie désormais d'un statut de protection officiel : elle figure sur la liste des invertébrés marins protégés sur l'ensemble du territoire national depuis l'arrêté du 8 juillet 2025. Elle est par ailleurs inscrite depuis 2015 sur la Liste Rouge de l'UICN sous le statut « En Danger » (EN), et bénéficie d'une protection au titre du Protocole relatif aux zones et à la vie sauvage spécialement protégées de la Convention de Barcelone. Endémique de Méditerranée et capable de vivre plusieurs siècles, cette espèce est aujourd'hui en déclin rapide sous l'effet cumulé du réchauffement des eaux et des pressions humaines, ce qui rend chaque colonie observée en bon état d'autant plus précieuse, et invite à la plus grande vigilance lors de nos sorties (pas de contact, pas de mouillage sur les colonies, signalement des observations aux réseaux naturalistes).
Un feu d'artifice de plumets
Non loin de là, plusieurs vers tubicoles (Pomatoceros triqueter*) déploient leur panache branchial bien ouvert, comme autant de petits feux d'artifice figés sur la roche. Ce polychète tubicole, très commun sur nos côtes, filtre l'eau à la recherche de particules nutritives grâce à ses branchies en couronne, un festival de couleurs et de formes pour qui prend le temps de s'approcher doucement. En effet, au moindre mouvement brusque, ils disparaissent instantanément dans leur tube calcaire avant de réapparaître quelques instants plus tard.
Un nudibranche haut en couleur, et sa ponte
Toujours à l'affût sur les gorgones et autres cnidaires dont il se nourrit, un nudibranche (Cratena peregrina) a été photographié tout près de sa ponte. Avec ses cérates orangées à pointe bleutée, cet aeolidien compte parmi les plus photogéniques de nos eaux. La ponte, en ruban spiralé caractéristique, témoigne d'une activité reproductrice bien installée en cette saison.
Une rencontre curieuse
Un serran chevrette (Serranus cabrilla) n'a pas hésité à venir observer l'apnéiste d'un peu trop près, la curiosité est manifestement partagée entre le photographe et son sujet !
Du bleu électrique et un beau labre timide
Un petit groupe de castagnoles juvéniles (Chromis chromis), d'un bleu électrique éclatant caractéristique des jeunes individus, virevoltait à proximité immédiate des roches. Un peu plus loin, un labre merle (Labrus merula) arborant un bel ourlet coloré sur sa nageoire caudale tentait, non sans discrétion, de se dissimuler dans les algues environnantes.
Un banc de mulets à la sortie de plage
Pour clore la sortie, un petit banc de mulets évoluait tranquillement dans à peine 50 cm d'eau, en zone d’entrée-sortie de plage, un rappel que la vie marine commence dès les tout premiers centimètres d'eau, souvent sous nos yeux sans que l'on y prête attention. La tache jaune d'or bien visible sur l'opercule, nettement visible sur les clichés, permet d'identifier ces individus comme des mulets dorés (Chelon auratus), l'une des espèces de mugilidés les plus communes sur notre littoral, souvent observée en petits bancs dans les eaux peu profondes proches du rivage.
Une sortie qui confirme, une fois de plus, la richesse et la diversité des habitats côtiers de la presqu’ile, un patrimoine naturel qu'il nous appartient collectivement de préserver.
6 juillet 2026 : Sous le clapot, plongée au cœur de la biodiversité
La mer était agitée ce matin. Le clapot faisait danser la surface, déformant la lumière et compliquant chaque prise de vue.
5 juillet 2026 : Entre la beauté des petits fonds et les questions de protection
Aujourd'hui, une sortie sous-marine en apnée au-dessus des rochers de Cavalas-Grave nous a offert deux visages bien différents de notre littoral méditerranéen.
La beauté discrète des fonds rocheux
À 2 mètres de profondeur, nos photos ont capturé une colonie d'hydraire plumeux du genre Aglaophenia, un animal, cousin des méduses et des coraux, souvent confondu avec une algue. Chaque minuscule logette scintillante le long de ses rameaux abrite un polype urticant, utilisé pour capturer le plancton dont se nourrit la colonie. Un rappel que nos rochers méditerranéens abritent une petite faune fixée d'une richesse insoupçonnée, trop souvent invisible à l'œil nu.
4 juillet 2026 : La saupe, habituée discrète de notre herbier de Posidonie
Parmi les espèces régulièrement observées au-dessus de l'herbier de Posidonie de notre littoral, la saupe (Sarpa salpa) occupe une place particulière : c'est l'un des rares poissons méditerranéens à se nourrir directement des feuilles de Posidonie.
2 juillet 2026 : Rade de Toulon, un panache noir, des habitants, une navette maritime, des tables conchylicoles en première ligne.
Alors que les températures sont caniculaires et que les épisodes de pollution à l'ozone se multiplient sur notre littoral méditerranéen, le Pascal Lota de la Corsica Ferry et battant pavillon italien a quitté aujourd'hui la petite rade de Toulon en émettant un important panache de fumée noire, visible derrière les tables conchylicoles de la baie du Lazaret où ces photographies et vidéos ont été réalisées à 19h00.
30 juin 2026 : Herbier de Posidonie à Sainte-Asile, le déclin confirmé par nos observations de terrain de juin 2026
Lors de la réunion de quartier de Pin Rolland qui s'est tenue le 20 juin 2026, il a été affirmé que les études commanditées par la métropole ne montraient aucun impact des recharges en sable sur l'herbier de Posidonie. Un réexamen du rapport de référence sur le sujet, ainsi que nos observations de terrain les plus récentes, invitent à nuancer sérieusement ce constat.
28 juin 2026 : Retour sur notre traditionnel pique-nique de fin d'année à la Coudoulière
Malgré les fortes chaleurs annoncées, nous avions choisi de maintenir notre traditionnel pique-nique d’été, confiants dans les prévisions qui annonçaient une légère brise marine. Pari réussi ! Cette brise, bien présente en fin d’après-midi, a rendu la température plus agréable et nous a permis de profiter pleinement de ce beau moment de convivialité.
26 juin 2026 : « Nettoyage » ou simple régalage ? Les faits avant tout
Depuis plusieurs mois, le « nettoyage » de la plage de Sainte-Asile est régulièrement évoqué dans le débat public. Le sujet est même devenu un thème récurrent des échanges locaux, au point d’être présenté comme un enjeu important lors des dernières élections municipales.
23 juin 2026 : Regarder les gorgones. Une immersion fascinante dans les forêts animales de la Méditerranée
Jusqu'à la fin de l'été, le Fort Balaguier à La Seyne-sur-Mer accueille l'exposition « Regarder les gorgones », une invitation à découvrir l'un des trésors les plus méconnus de la Méditerranée : les gorgones, ces étonnants animaux coloniaux qui dressent leurs silhouettes en éventail sur les tombants rocheux et les récifs coralligènes.
9 juin 2026 : Pétition pour le nettoyage de la plage de Sainte-Asile. Ce que dit la pétition, Ce que disent les faits
Une "pétition pour le nettoyage et réensablement de la plage saint asile" circule actuellement dans les quartiers du Pin Rolland et du Marégau . Elle vient également d'être mise en ligne. Avant de la signer, nous invitons chacun à examiner les faits.
Page 1 sur 2


