10 mars 2026 : Qualité de l’air et brûlage de déchets verts : une fumée qui coûte des vies
Une réglementation indispensable pour protéger la santé de tous
Depuis de nombreuses années, l’APE milite aux côtés de France Nature Environnement pour que la réglementation interdisant le brûlage des déchets verts soit respectée à Saint-Mandrier-sur-Mer.
Nous menons régulièrement des campagnes d’information afin de sensibiliser les habitants de la commune aux risques sanitaires liés à cette pratique encore trop répandue.
Exemples de panaches provoqués par le brulage de végétaux qui peuvent contaminer fortement leur environnement immédiat (Photographies prises dans le Var en mars 2026).
En effet, lors du brûlage de végétaux à l’air libre, de grandes quantités de particules fines (PM2,5) associées à de nombreuses substances toxiques sont émises. Ces polluants sont particulièrement nocifs pour la santé : ils pénètrent profondément dans les voies respiratoires et sont dangereux à la fois pour les personnes qui réalisent ces brûlages et pour celles qui vivent à proximité.
Selon Santé publique France, la pollution de l’air en particulier aux particules fines est responsable d’environ 40 000 décès prématurés chaque année en France.
Des mesures citoyennes de la qualité de l’air
Afin de mieux comprendre l’exposition réelle de la population à ces polluants, l’APE participe à des campagnes de mesure de la qualité de l’air avec des capteurs citoyens. Ces dispositifs viennent compléter les mesures réalisées par les stations fixes de l’organisme régional AtmoSud dont la presqu’ile est dépourvue.
L’objectif est simple : augmenter la densité des points de mesure afin d’obtenir une vision plus précise des concentrations de particules fines sur notre territoire et d’en identifier les sources, quel qu’elles soient, pour les réduire.
Des attaques infondées… puis un revirement
Notre engagement n’a malheureusement pas toujours été bien accueilli. En effet, cette démarche citoyenne nous a pourtant valu des propos pour le moins surprenants de la part du maire, M. Vincent, qui en 2024 nous a accusé sur son site Facebook et dans un courrier de faire du « flicage » et d’ignorance de la loi.
Afin de rétablir les faits, l’APE avait alors saisi l’organisme de surveillance de l’air AtmoSud ainsi que la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, en leur transmettant un courrier détaillé.
Une réglementation désormais très claire
Ironie du sort, un an plus tard, en juin dernier, un arrêté municipal signé par ce même M. Vincent est venu interdire les brûlages sur la commune. Une décision que nous saluons, car elle va dans le sens de la protection de la santé publique.
Mais la règle départementale est aujourd’hui encore plus explicite : depuis le 2 novembre 2025, un arrêté préfectoral interdit le brûlage des déchets verts toute l’année sur l’ensemble du département du Var.
Seules quelques situations très spécifiques peuvent faire l’objet d’une autorisation :
- déchets végétaux issus d’exploitations agricoles (tailles de vignes ou d’arbres fruitiers) et d’exploitation forestière
- travaux liés à la prévention des incendies et des opérations relevant des Obligations Légales de Débroussaillement (OLD)
Dans des cas précis, seul le préfet peut accorder une dérogation, via un formulaire entièrement dématérialisé disponible sur le site de la préfecture.
Une pratique qui persiste encore
Malgré ce cadre réglementaire très clair, nous avons constaté plusieurs brûlages en début d’hiver sur la commune.
Ces pratiques sont pourtant interdites dans la majorité des situations et contribuent directement à dégrader la qualité de l’air que nous respirons tous.
Respecter la loi pour protéger la santé de tous
Le respect de cette réglementation n’est pas une contrainte administrative inutile : c’est un geste essentiel pour préserver la qualité de l’air et protéger la santé publique.
Chacun peut agir simplement en privilégiant des solutions alternatives comme le compostage, le broyage ou la collecte en déchèterie.
Respecter l’interdiction de brûlage des déchets verts, c’est contribuer concrètement à préserver la qualité de l’air et à protéger la santé de toutes les Mandréennes et de tous les Mandréens.
9 mars 2026 : Grâce a l’action de la métropole TPM la qualité de l’air s’est améliorée en Europe. Vous ne le croirez pas, nous non plus !
Dans le bulletin municipal de décembre dernier, puis dans une publication sur son site en ligne en janvier 2026, le maire sortant, M. Vincent, s’est félicité de l’amélioration de la qualité de l’air sur le territoire de la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM). Selon lui, cette évolution serait le résultat direct de « notre stratégie sur les transports, l’isolation des bâtiments et les moyens de chauffage ».
L’affirmation est catégorique. Elle est aussi très contestable. Sur les sujets d’urbanisme et d’environnement, M. Vincent affectionne les déclarations définitives. Elles s’accompagnent régulièrement d’attaques personnelles, notamment contre le président de l’APE, dont il semble visiblement jalouser l’expertise et les connaissances sur ces questions.
Mais revenons aux faits.
Oui, la qualité de l’air s’améliore… mais partout en Europe
Oui, la qualité de l’air s’est améliorée ces dernières années. Personne ne le conteste. Mais il convient d’emblée de tempérer l’autosatisfaction affichée par M. Vincent : cette amélioration n’est pas spécifique à notre métropole. Elle est observée dans toute l’Europe.
Evolutions des principaux polluants dans l’atmosphère en Europe de 20025 à 2023 (à gauche) et en France de 2000 à 2024 (à droite).
Les raisons sont connues et largement documentées par les organismes scientifiques européens. Le rapport « 2014-2024: A decade of air quality improvements in Europe » publié par le programme Copernicus Atmosphere Monitoring Service montre que la baisse des concentrations de nombreux polluants est une tendance générale sur le continent. Mieux, le rapport Europe’s Environment 2025 report de l’Agence européenne pour l’environnement souligne que tous les polluants atmosphériques, dont les émissions sont réglementées, ont enregistré des tendances à la baisse significatives depuis 2005 !
Elle résulte avant tout des politiques publiques européennes de réduction des émissions polluantes et des progrès technologiques, notamment dans les transports et l’industrie.
Autrement dit, contrairement à ce que laisse entendre M. Vincent, ce ne sont pas les décisions de la métropole TPM qui ont amélioré la qualité de l’air en Europe.
Des résultats locaux loin d’être exemplaires
Lorsque l’on compare les chiffres, la réalité est même beaucoup moins flatteuse pour la métropole.
Depuis 2014 :
- les émissions de SO₂ ont diminué de 85 % en Europe, mais seulement de 17 % à TPM
- celles de NOx ont baissé de 53 % en Europe, contre 35 % à TPM
- les COVNM ont reculé de 35 % en Europe, mais seulement de 7 % sur notre territoire
- les PM2,5 ont diminué de 38 % en Europe, contre 24 % à TPM
- l’NH₃ a baissé de 17 % en Europe, contre 5 % à TPM
Ces chiffres parlent d’eux-mêmes : les progrès observés localement ne sont ni exceptionnels ni particulièrement rapides. Ils s’inscrivent simplement dans une tendance générale observée partout en Europe.
Le progrès technologique, principal moteur de l’amélioration
Dans l’article de Var-Matin du 29 janvier 2026 « Du mieux pour la qualité de l’air, jusqu’à quand ? » que M. Vincent cite sur son site Facebook, en le tronquant judicieusement du texte expliquant les causes, pour appuyer sa démonstration, les spécialistes d’AtmoSud donnent d’ailleurs une explication très claire.
Facebook de G. Vincent du 4 février 2026 et photo du panache du Pascal Lota de la Corsica Ferries battant pavillon italien entrant dans la petite rade de Toulon ce 5 mars 2025 à 7h50.
M. Damien Piga, directeur de l’innovation à AtmoSud, rappelle que l’amélioration de la qualité de l’air est avant tout liée au progrès technologique, notamment dans l’automobile. Lorsque les particuliers renouvellent leur véhicule, les nouveaux modèles respectent des normes environnementales plus strictes et émettent moins de polluants. Autrement dit, l’amélioration observée est d’abord liée au renouvellement du parc automobile et aux normes européennes, bien plus qu’à une stratégie locale particulière.
Un point que M. Vincent se garde bien de rappeler.
Respecter les limites réglementaires ne signifie pas forcèment protéger la santé
Autre affirmation trompeuse quant à notre santé : M. Vincent souligne que les stations de mesure d’AtmoSud ne dépassent pas les valeurs réglementaires.
C’est exact.
Mais ces valeurs réglementaires européennes restent bien supérieures aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, publiées en 2021. Comme nous vous l’annoncions à l’époque, ces recommandations sont aujourd’hui la référence scientifique médicales pour protéger la santé. Autrement dit, respecter la réglementation ne signifie pas que l’air est sans danger pour la santé de la population exposée à ces pollutions.
Les mesures réalisées à Saint-Mandrier sont préoccupantes
Les données objet de l’analyse personnelle de M. Vincent sont celles de la ville de Toulon. Regardons les données recueillies par la station temporaire installée à Saint-Mandrier entre août et octobre 2021. Les résultats montrent que les concentrations de particules fines PM2,5 dépassent très fréquemment les niveaux recommandés par l’OMS, et la moyenne sur cette période est de 9,7 µg/m3, soit le double de la valeur annuelle recommandée par l’OMS (5 µg/m3).
Or ces particules sont précisément celles qui présentent les impacts sanitaires les plus importants sur notre santé !
Les mesures de dioxyde d’azote révèlent également des pics significatifs et nombre de valeurs dépassant les valeurs recommandées par l’OMS.
Localisation de la station temporaire à Saint-Mandrier en 2021.
Evolutions exprimées en µg/m3 des particules fines de tailles inférieures à 0,5 µm (graphe de gauche) et du dioxyde d’azote NO2 (Graphe de droite) mesurés à la station Atmosud installée temporairement à Saint-Mandrier Village du 2 aout au 6 octobre 2021 avec des enregistrements toutes les 15 minutes et une interruption des données entre le 10 septembre et le 13 septembre. Les niveaux recommandés annuels et journaliers par l’OMS-2021 sont indiquées par deux lignes en rouge sur chaque graphe.
Ces résultats renforcent une des demandes que l’APE formule depuis des années : l’installation d’une station permanente de mesure de la qualité de l’air à Saint-Mandrier, incluant un détecteur du débit de dose ambiant (radioactivité) afin d’identifier précisément les sources de pollution locales.
Des sources de pollution locales encore largement ignorées
M. Vincent critique également les photographies montrant les panaches de fumée de certains navires dans la rade.
Pourtant, l’impact des activités maritimes a déjà été étudié et modélisé, notamment concernant les émissions de dioxyde de soufre. Selon les conditions de vent, ces pollutions peuvent se déplacer et affecter des zones situées à distance des quais. Les données horaires de certaines stations Atmosud situées près des ferries montrent d’ailleurs régulièrement des niveaux élevés de particules fines.
Visualisation des données en différents polluants mesurés par la station Atmosud Toulon-TCA située sur le quai du port commercial de Toulon (Prise d’écran le 9 mars 2026 à 18h45). Le tableau montre que les concentrations en particules fines PM2,5 ont atteint une valeur maximale de 89 µg/m3 lors des dernières 48 heures (AirPACA).
Faire semblant de ne pas voir ces réalités n’aide en rien à améliorer la situation.
Malheureusement cette évolution à la baisse n’est pas aussi significative pour l’ozone.
Ainsi l'Europe a connu un épisode de pollution atmosphérique d’ozone important à la mi-juin 2025, avec des concentrations d'ozone élevées dépassant les seuils réglementaires dans nombre de pays. Cette situation persista durant le week-end en raison de conditions météorologiques favorables : soleil, chaleur et stabilité. Situation qui concerna notre région.
Les concentrations d'ozone ont commencé à augmenter dans le bassin méditerranéen le 9 juin 2025 et ont progressé significativement jour après jour dans la quasi-totalité des pays européens et en particulier en région PACA. Seule la Scandinavie a été épargnée.
L'animation ci-dessus illustre l'évolution horaire des concentrations d'ozone le 9 juin 2025, avec des niveaux faibles la nuit en l'absence de soleil et une augmentation rapide durant la journée. Les pays méditerranéens et l'Europe centrale sont les zones les plus exposées, où la combinaison des sources d'émission et des températures élevées crée des conditions optimales pour la production d'ozone.
La qualité de l’air est désormais un enjeu politique local
Comme le rappelle également Damien Piga dans l’article de Var-Matin, la question de la qualité de l’air devient aujourd’hui un enjeu de plus en plus local. La présence de la voiture dans les centres urbains, le développement des transports en commun, les mobilités douces, les zones piétonnes ou les pistes cyclables sécurisées sont autant de leviers d’action concrets.
L’autosatisfaction du vice-président chargé de la Protection de l’environnement, développement durable, transition écologique et énergétique tient lieu de politique environnementale… Pourtant ce sont autant de sujets qui devraient naturellement être au cœur des débats métropolitains et municipaux, des actions toujours absentes du programme du candidat Vincent.
Plutôt que de se satisfaire d’améliorations qui sont en réalité observées dans toute l’Europe, il serait peut-être temps d’ouvrir ce débat sérieusement.
Car si la qualité de l’air s’améliore, elle reste encore loin des niveaux réellement protecteurs pour la santé. Et sur ce point, beaucoup reste à faire localement pour que l’air soit vraiment respirable sans impacter notre santé. Il est urgent d’agir, et c’est possible !
7 mars 2026: Assemblée générale de l'association
L’APE a tenu son assemblée générale annuelle
L’Assemblée générale ordinaire de l’APE s’est tenue ce samedi 7 mars au Village, de 17h à 20h, en présence de nombreux membres et sympathisants venus participer aux échanges.
La salle était comble pour ce rendez-vous annuel important de la vie de l’association.
Après la présentation du rapport moral et d’activité et du rapport financier pour l’année 2025, les adhérents ont voté à la majorité absolue le quitus au Conseil d’administration.
Une année 2025 riche en actions
Cette assemblée générale a permis de revenir sur les nombreuses actions menées par l’association au cours de l’année 2025 en faveur :
- de la protection de la santé des habitantes et habitants de la presqu’île,
- de la préservation de l’environnement,
- et en particulier de la défense du littoral et du cadre de vie.
Ces actions ont pris plusieurs formes :
- activités de sensibilisation sur le terrain,
- organisation de conférences et de réunions publiques,
- participation aux commissions communales et départementales,
- suivi attentif des dossiers environnementaux concernant la presqu’île.
Les nombreux thèmes abordés ont suscité des discussions nourries entre les participants, déjà tournés vers les actions à mener en 2026.
La question des pollutions reste une préoccupation majeure
L’évolution des pollutions microbiologiques et chimiques de l’eau et de l’air demeure une source d’inquiétude pour la santé des habitantes et habitants.
Le satisfecit que s’accordent certains responsables politiques apparaît de moins en moins crédible au regard des contaminations persistantes qui perdurent d’année en année.
Les contaminations microbiologiques des eaux de baignade, des eaux du ruisseau de Cavalas et de celles du port observées l’été dernier rappellent, s’il en était besoin, l’urgence de supprimer les sources de pollution déjà identifiées.
La protection de la santé publique exige des actions concrètes et durables.
Urbanisation : une vigilance constante
L’évolution de l’urbanisation de la presqu’île reste également une préoccupation majeure pour préserver la qualité de vie et les équilibres environnementaux.
L’assemblée générale a notamment été l’occasion de faire le point sur le dossier de la propriété Fliche.
Contrairement aux affirmations diffusées récemment sur les réseaux sociaux par le maire et son adjoint à l’urbanisme, les recours contre le projet ne sont pas clos.
L’APE a en effet réitéré auprès du tribunal administratif son recours contentieux contre les travaux actuellement engagés, qui dénaturent selon elle ce site sensible.
Si le Tribunal administratif de Toulon ne devait pas donner raison à l’association, l’APE se réserve la possibilité de poursuivre la procédure en appel.
L’association tient à rappeler qu’elle n’est pas opposée à la rénovation du bâtiment Fliche.
Elle défend en revanche un projet respectant pleinement la loi Littoral et l’emprise des constructions existantes.
En observant les travaux en cours, chacun peut encore distinguer les anciennes bâtisses telles que l’APE souhaite qu’elles demeurent, sans les extensions prévues dans le projet municipal.
Les participants ont également évoqué la zone d’interdiction envisagée autour du futur bâtiment, destinée à réserver l’espace à un centre aéré, ainsi que l’enclos actuellement installé et qui barre l’accès vers la parcelle du Conservatoire du littoral.
Une association déterminée
Les attaques personnelles régulièrement formulées par le maire ont également été évoquées au cours de l’assemblée.
Les participants ont pu constater qu’elles n’entamaient en rien la détermination du Conseil d’administration.
Comme l’a rappelé l’un des intervenants :
« Défendre l’intérêt général et le respect des lois expose parfois aux critiques. Mais cela ne fait que renforcer notre conviction d’agir pour le bien commun. »
Continuer à agir ensemble
Cette assemblée générale s’est conclue dans une atmosphère conviviale et constructive.
Les échanges ont confirmé l’importance d’une association vigilante et engagée, attentive à la protection de l’environnement, du littoral et de la santé des habitants de la presqu’île.
Les membres du Conseil d’administration remercient chaleureusement toutes celles et ceux qui participent à la vie de l’association et soutiennent ses actions.
Prenez bien soin de vous.
Amitiés associatives,
Les membres du Conseil d’Administration de l’APE
5 mars 2026 : Tempête Regina, le sud en première ligne ce 5 mars 2026
Ce jeudi 5 mars, la tempête Regina a balayé le sud de la France et placé une nouvelle fois le littoral méditerranéen en première ligne.
Moins violente que la tempête Nils, mais suffisamment active pour secouer la grande rade, Regina a brossé la digue, levé une mer courte et nerveuse, et rappelé combien notre façade maritime reste vulnérable aux coups de vent hivernaux.
Une tempête tardive mais bien installée dans la saison
Baptisée le 1er mars, Regina est déjà la 17ᵉ tempête de la saison hivernale européenne 2025‑2026, une saison particulièrement active sur l’ouest du continent. Cette fois, c’est le golfe du Lion qui s’est retrouvé en ligne directe, avec un vent soutenu et des rafales parfois impressionnantes.
Ces valeurs, combinées à des sols encore gorgés d’eau après les épisodes pluvieux de février, ont fragilisé de nombreux arbres et rendu les déplacements délicats, en particulier près du littoral.
Une mer très agitée dans la grande rade
Dans la rade de Toulon, la mer s’est fortement creusée sous l’effet du vent d’est. La digue a été régulièrement balayée par les vagues. Rien de comparable aux tempêtes les plus sévères, mais suffisamment pour rappeler que les épisodes venteux tardifs ne sont pas rares en Méditerranée, et qu’ils peuvent survenir même après une période de calme relatif.
Un phénomène à suivre dans un contexte de dérèglement climatique
Si Regina n’a pas provoqué de dégâts majeurs, elle s’inscrit dans une série de tempêtes rapprochées qui interrogent sur l’évolution des régimes de vent en Méditerranée. La multiplication des épisodes venteux, leur intensité variable et leur caractère tardif dans la saison sont autant de signaux que les scientifiques observent de près.
3 mars 2026 : Chenilles processionnaires. Pourquoi les « écolo-bobos » de l’APE avaient raison ou 30 ans d'inaction, de pulvérisations inefficaces et des promesses de campagne
Ce qui devait arriver arriva. Le 28 février 2026, la Préfecture du var diffusait une alerte concernant l'explosion de la population de chenilles processionnaires du pin. Pour les Mandréens, cette année encore le constat est sans appel : les jardins, les parcs et les abords des écoles les massifs boisés sont massivement envahis.
Pour l’APE, ce n’est malheureusement pas une surprise, mais la confirmation d’une crise que nous annonçons et documentons depuis des années.
De "l'écolo-bobo" à la réalité sanitaire
Souvenez-vous, en 2024, l'APE publiait une série d'articles préconisant le piégeage mécanique massif (éco-pièges ceinturant les troncs). La réponse du maire sur Facebook avait été comme à son habitude irrespectueuse, nous qualifiant d'« écolo-bobos » il préconisait les traitements microbiologiques de bactéries Bacillus thuringiensis (en abrégé Bt), qui n’ont pas empêcher l’explosion de chenilles de cette année.
Pendant que nous proposions des solutions de terrain plus respectueuse de la biodiversité, la municipalité s'est entêtée encore récemment à privilégier ces traitements en février alors que pour être efficace ce traitement microbiologique doit être réalisé au cours de l’automne au stade L1 des larves. Certains doutent d’ailleurs que ces pulvérisations aient même eu lieu…
Les chenilles processionnaires sont en grand nombre dans leur « nid de soie » dans les branches des pins et à terre lorsqu’elles s’enfouissent dans le sol pour se débuter leur phase nymphale qui correspond à la transformation des chenilles en chrysalides qui donneront les adultes ailés, les papillons. Le cycle de la processionnaire du pin (source : agir-ese)
Des articles scientifiques documentent l’effet toxique des pulvérisations de Bt var. kurstaki non seulement pour les espèces ciblées (comme chenilles processionnaires, pyrales et chenilles ravageuses) mais aussi pour nombre d’autres lépidoptères non visés mais au contact des plantes traitées, avec des effets persistants mesurés jusqu’à 30 jours après application.
Ces traitements peuvent donc avoir un impact sur la biodiversité des insectes de la presqu’île avec une raréfaction, voire la disparition de certaines espèces de papillons, entre autres source de nourriture des oiseaux.
Si le maire qualifie fièrement ces produits de « bio » sur son site, l'efficacité, elle, à l’évidence n’est pas à la hauteur annoncée. Ce traitement, complexe à administrer au bon stade larvaire et sensible aux aléas climatiques, s'est avéré totalement inadapté à l'ampleur du problème sur notre presqu'île. De plus, l’utilisation à long terme de Bt peut conduire les espèces ciblées à développer une résistance aux toxines du Bt.
L’échec flagrant dans nos espaces publics
L'exemple du parc Marc Baron est symptomatique. Malgré les traitements microbiologiques répétés et coûteux vantés par M. Vincent, les chenilles y pullulent. Pourquoi ? Parce qu’on ne gère pas une invasion avec des traitements par pulvérisation qui n'atteignent jamais l'ensemble de la canopée, alors qu’une solution simple et mécanique existe.
Le piégeage que nous recommandions consiste en une collerette qui ceinture le tronc :
- Redoutable d'efficacité : Elle intercepte 100 % des chenilles lorsqu'elles descendent pour s'enterrer.
- Sain : Aucun produit chimique ou microbiologique n'est dispersé dans l'air que respirent nos enfants dans les parcs.
- Durable : C'est une barrière physique infranchissable qui protège réellement les passants et les animaux.
Certains d’entre nous ont adopté à leur frais le piégeage des chenilles sur les troncs des pins de leur jardin ou de ceux du parc de leur résidence.
Santé publique : agir enfin !
Les poils urticants des chenilles contiennent une protéine toxique, la thaumétopoéine, provoquant des réactions allergiques graves et des nécroses. Ici encore, ce n'est plus une question de "climat" ou de "couleur politique", c'est une question de sécurité pour les Mandréens.
En refusant d'anticiper et en préférant l'invective à la méthode scientifique de piégeage, la municipalité actuelle a laissé le problème s'installer. L’alerte préfectorale de cette année doit servir d'électrochoc.
L'APE demande une nouvelle fois l'abandon de la stratégie inefficace des pulvérisations au profit de l'installation systématique d'éco-pièges sur tous les pins du domaine public, en priorité au parc Marc Baron et aux abords des établissements scolaires.
La protection des Mandréens mérite mieux que des moqueries : elle exige de l'humilité et des solutions qui fonctionnent.
Dernière nouvelle : élections municipales obligent, le candidat Vincent dans son programme promet de s’occuper de « ces nuisibles ». Après 30 ans d’inaction, les promesses n’engagent évidemment que ceux qui les croient…
Pour en savoir plus :
2 mars 2026 : Baie du Lazaret, levée de l’interdiction. Une interdiction record qui confirme nos craintes et toujours pas de transparence
La préfecture du Var a annoncé par un communiqué de presse sur Facebook (!) la levée de l’arrêté temporaire du 6 janvier 2026 d’interdiction temporaire de la pêche, du ramassage, du transport, de la purification, de l’expédition, du stockage, de la distribution, de la commercialisation et de la mise à la consommation humaine des coquillages issus de la zone du Lazaret. Le collecte, la vente et la consommation des coquillages, moules et huitres, issus de cette zone sont à nouveau autorisés à compter de ce lundi 2 mars 2026.
Selon le communiqué, les analyses réalisées « depuis un mois » montrent une décroissance des concentrations en norovirus, qui seraient désormais en dessous des seuils de quantification, dans un contexte de moindre pression sur les réseaux d’assainissement et de baisse des précipitations après les épisodes pluvieux de février.
Une interdiction record… annoncée de manière minimale
Cette réouverture met fin à une période d’interdiction exceptionnellement longue pour la baie du Lazaret, débutée le 6 janvier à la suite d’une contamination des coquillages par les norovirus et prolongée après la confirmation de cette contamination lors des prélèvements de fin janvier. Il s’agit de la plus longue fermeture connue de ce secteur pour ce motif, ce que l’APE redoutait depuis plusieurs années au regard des épisodes répétés de pollution microbiologique dans cette baie.
Depuis longtemps, l’association alerte sur la vulnérabilité du site : réseau d’assainissement sous tension en cas de fortes pluies, rejets cumulés du bassin versant, ruissellements importants lors des épisodes méditerranéens, et proximité immédiate d’usages multiples (conchyliculture, baignade, plaisance). La durée inédite de l’interdiction de ce début d’année 2026 confirme que la baie du Lazaret reste un point faible récurrent concernant les pollutions bactériologiques du littoral toulonnais.
Des données toujours indisponibles pour le public
Si le communiqué évoque une « cinétique favorable de décroissance des norovirus », l’absence d’accès du public aux résultats détaillés des analyses reste problématique. Les citoyens, les consommateurs et les associations ne disposent ni des valeurs chiffrées, ni de la fréquence des prélèvements, ni des tendances sur ces derniers 18 mois des indicateurs de contaminations microbiologiques (bactérie Escherichia coli entre autres), alors que ces informations sont essentielles pour comprendre réellement l’état sanitaire du milieu.
Quelle est la raison qui fait que les données de surveillance bactériologique ne sont plus disponibles en toute transparence ?
Aucune réponse à nos courriers adressés au préfet et à l’Ifremer.
De la même manière, les références aux réseaux d’assainissement et aux épisodes météorologiques restent très générales : aucune information précise n’est donnée sur les incidents passés, les éventuels travaux d’entretien réalisés, les plans de mise en conformité ou les engagements futurs pour limiter le risque de nouvelles contaminations.
On sait seulement que, sur une période récente, « aucun incident » n’aurait été constaté et que les pluies ont diminué, ce qui ne préjuge en rien des prochains épisodes intenses.
Ce que demande l’APE
Face à cette situation, l’APE et FNE renouvellent plusieurs demandes constantes :
- La publication régulière dès leur obtention des résultats d’analyses (norovirus, bactéries, paramètres de qualité d’eau), sous forme de séries temporelles compréhensibles pour le grand public.
- La mise à disposition d’un bilan pluriannuel des épisodes de fermeture (dates, durées, causes identifiées) pour objectiver le caractère désormais chronique des pollutions de la baie du Lazaret.
- Une transparence accrue sur l’état des réseaux d’eaux usées et pluviales, les incidents enregistrés et les travaux programmés, notamment autour de la rade et des quartiers riverains de la baie.
- L’inscription de la baie du Lazaret comme zone prioritaire de réduction des pollutions microbiologiques par la métropole, avec un calendrier d’actions et un suivi partagé avec les associations et les professionnels.
Une vigilance qui reste de mise
La réouverture de la baie est évidemment une bonne nouvelle pour les conchyliculteurs et les acteurs économiques, durement touchés par cette longue interruption d’activité, comme pour les consommateurs attachés aux produits de la rade. Mais elle ne doit pas faire oublier la fragilité structurelle du site.
L’APE continuera donc à suivre de près la qualité des eaux de la baie du Lazaret et les décisions des autorités, et à informer les habitants dès que de nouvelles données seront rendues publiques. La meilleure protection des activités économiques locales passe par une amélioration réelle, durable et vérifiable de l’état sanitaire du milieu, et non par la seule alternance de périodes d’interdiction et de réouverture, décidées sur la base de données auxquelles le public n’a toujours pas accès.
17 février 2026 : Quand le jaune illumine la presqu’île malgré la grisaille
Entre deux apparitions fugaces du soleil et sous une couverture nuageuse persistante, quelques touches de jaune lumineux attirent le regard et méritent que l’on s’y attarde.
Dans les jardins de la presqu’île, certaines floraisons hivernales jouent les premiers rôles. C’est le cas du séneçon à feuilles de pétasite (Roldana petasitis, anciennement Senecio petasites), une plante originaire d’Amérique centrale, du Mexique et des Caraïbes. Peu fréquent dans le Var, ce séneçon se distingue par ses généreuses panicules de petites fleurs jaunes qui égayent, en sous-bois, les massifs de novembre à mars.
Derrière son allure exotique et décorative, la plante présente toutefois une capacité d’expansion notable. Vigoureuse, elle pousse rapidement et peut, dans certains contextes, concurrencer la végétation locale en l’ombrageant ou en l’étouffant. Sa silhouette arrondie et buissonnante, portée par des tiges rougeâtres ramifiées, s’accompagne de grandes feuilles persistantes, vertes et duveteuses, aux formes presque circulaires. Une esthétique séduisante, mais qui invite à la vigilance dans les milieux naturels.
Les nombreuses fleurs jaunes attirent volontiers les insectes pollinisateurs, tandis que les fruits – de petits akènes plumeux rappelant ceux du pissenlit – assurent la dissémination des graines au gré du vent. Autre particularité : cette espèce tolère relativement bien la pollution atmosphérique et la salinité, ce qui explique sa présence dans les jardins littoraux.
Une floraison spectaculaire : la grande solandre
Autre vedette des ambiances protégées de la presqu’île : la grande solandre (Solandra maxima), parfois appelée liane trompette. Originaire des régions tropicales d’Amérique, cette plante grimpante impressionne par ses immenses fleurs jaunes en forme de trompette, aussi élégantes que parfumées.
Sous nos latitudes, elle ne peut prospérer qu’à l’abri du gel, dans des jardins favorisés ou en culture protégée. Son feuillage persistant et son développement spectaculaire, ses lianes peuvent atteindre jusqu’à plusieurs mètres, en font une plante ornementale remarquable.
Mais la solandre exige des précautions : toutes ses parties sont toxiques, en raison de la présence d’alcaloïdes tropaniques (atropine, scopolamine…). Une caractéristique qu’elle partage avec d’autres membres de la famille des Solanacées, comme le datura. Connue depuis longtemps pour ses propriétés médicinales, la plante était déjà utilisée dans certaines traditions précolombiennes.
Son nom rend hommage au naturaliste suédois Daniel Carl Solander (1736-1782), élève de Linné et compagnon de James Cook qui l’a décrite lors de son premier voyage autour du monde. Une discrète passerelle entre botanique, histoire et exploration.
Un éclair jaune venu des rivières
Le jaune ne s’invite pas seulement dans les jardins. Il se manifeste aussi, plus furtivement, dans le plumage élégant de la Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea), observée en cette saison sur la presqu’île.
Ce gracieux passereau, familier des cours d’eau, se reconnaît à sa longue queue sans cesse oscillante et à ses nuances jaunes délicates. Rapide et vive, elle trottine le long des berges à la recherche d’insectes et de petits invertébrés. Dans notre secteur, elle peut être aperçue à proximités des mares temporaires, ici une jeune femelle a été photographiée sur le rideau de sécurité d’une piscine…
Migratrice partielle, l’espèce fréquente volontiers les régions méditerranéennes en hiver.
Protégée sur l’ensemble du territoire français, la Bergeronnette des ruisseaux rappelle combien la biodiversité locale dépend de la qualité et de la préservation des milieux naturels.
Même en plein hiver, la nature trouve toujours le moyen d’offrir ses touches de lumière. Ces éclats de jaune, parfois discrets, parfois spectaculaires, rappellent la richesse et la fragilité du vivant qui nous entoure.
16 février 2026 : Urbanisation de la presqu’île : jusqu’à l’absurde ?
Période électorale aidant, la rénovation urbaine et l’urbanisation sont de retour, enveloppées d’un discours rassurant et bien rodé. Construire était et serait une nécessité. Construire davantage, une évidence. Construire toujours plus, presque une vertu.
À écouter certains bien connus pour leurs programmes électoraux ânonnés depuis trente ans, il s’agirait même d’un impératif économique et social. Peu importe que les espaces naturels se réduisent, que les sols s’imperméabilisent, que le littoral perde progressivement ce qui fait sa valeur et son attractivité. Ce serait, nous disent-ils, le prix du progrès.
Le mécanisme est désormais familier. La science, l’écologie est volontiers invoquée lorsqu’elle conforte les orientations choisies. Mais lorsqu’elle alerte sur les conséquences délétères de l’artificialisation des sols, la surfréquentation, la dégradation des écosystèmes, la pression sur les ressources ou les infrastructures, elle devient soudain « discutable », « anxiogène », voire « excessive », pour ne pas dire plus et rester poli.
La presqu’ile de Saint-Mandrier vue du ciel. Les terrains à vocation agricole dominent le paysage dans les années 50 puis les constructions grignotent les terres agricoles à partir de la fin des années 60 (Source IGN).
Sur la presqu’île de Saint-Mandrier-sur-Mer, ces contradictions prennent une dimension particulièrement visible.
On continue de justifier de nouveaux programmes immobiliers au nom du logement, alors même qu’une réalité dérangeante s’impose : le nombre de résidences secondaires y dépasse désormais celui des résidences principales. Autrement dit, on construit encore, de plus en plus depuis 5 ans, mais de moins en moins pour loger en permanence et durablement des habitants.
Dans le même temps, la rotation des biens explose. Le marché immobilier s’emballe, les ventes et reventes s’enchaînent à un rythme soutenu, transformant progressivement le logement en produit financier plus qu’en lieu de vie. Cette dynamique alimente une pression foncière croissante, renchérit les prix et complique l’accès au logement pour les ménages locaux.
Mais les conséquences ne sont pas seulement sociales ou économiques.
En 70 ans, les terrains agricoles qui dominaient l’espace civil de la presqu’ile, en particulier dans le secteur de Pin Rolland dépourvu pratiquement de toute habitation en 1955, ont été massivement urbanisés par des maisons individuelles et des immeubles. Dans le même temps, la totalité du littoral du côté de la petite rade a été entièrement artificialisé (Source IGN).
La presqu’île est un territoire contraint, aux capacités physiques limitées. Les réseaux pluviaux et d’assainissement, anciens, vétustes et sous-dimensionnés des années 70, peinent déjà à absorber les charges actuelles. Chaque nouvelle construction accroît mécaniquement les volumes à traiter, les risques de saturation, les incidents et les coûts futurs pour la collectivité.
Les voiries, elles, ne peuvent être indéfiniment élargies. L’espace manque, les contraintes géographiques sont évidentes. Pourtant, la densification se poursuit, générant davantage de circulation, de tensions sur le stationnement, de nuisances et de vulnérabilités en cas d’événements exceptionnels.
À ces pressions s’ajoutent des effets environnementaux bien connus : aggravation des îlots de chaleur, ruissellements accrus, fragilisation des sols, banalisation par le béton des paysages, recul du vivant.
Et malgré cela, le récit reste inchangé : il faudrait construire pour répondre aux besoins.
La question essentielle demeure pourtant largement évitée : quels besoins, et pour quel territoire ?
Car multiplier les opérations immobilières dans un espace littoral limité, déjà fortement urbanisé et majoritairement occupé par des résidences secondaires ne relève plus d’une politique du logement. Cela relève d’un modèle politique de développement archaïque dont les impacts écologiques, sanitaires, sociaux et financiers sont de plus en plus visibles.
Parier sur la capacité du futur à réparer ce que le présent dégrade n’a rien de visionnaire. C’est, au mieux, un acte de foi.
Au pire, une fuite en avant.
Et dans l’immédiat, une opération souvent très rentable pour certains.
Depuis des années, l’APE est engagée contre l’urbanisation excessive de la presqu’ile, contre la bétonisation de Saint-Mandrier et pour des projets alternatifs de rénovation urbaine.
Si vous partagez notre volonté de protéger durablement la presqu’île,
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15 février 2026 : Les banquettes de posidonie, rempart biologique contre les vagues
Alors que l’érosion côtière progresse partout dans le monde et menace une part considérable des plages telles que nous les connaissons, certains rivages bénéficient encore d’une protection aussi discrète qu’efficace. C’est le cas de la plage de Sainte-Asile à Saint-Mandrier, où la nature offre un bouclier écologique, gratuit et remarquablement performant.
Cette protection porte un nom : Posidonia oceanica. Endémique de la Méditerranée, cette plante sous-marine, et non une algue, forme de vastes herbiers jouant un rôle essentiel dans l’équilibre du littoral. Véritables ingénieures des écosystèmes marins, les posidonies produisent de l’oxygène, abritent une biodiversité exceptionnelle, stabilisent les fonds et atténuent l’énergie des vagues.
Chaque année dès l’automne les banquettes de Posidonie forme une barrière biologique qui protège la plage de Sainte-Asile de l’érosion.
Sur le rivage, leur action se prolonge grâce aux fameuses banquettes de posidonie. Issues de l’échouage naturel des feuilles mortes, ces accumulations végétales constituent une défense côtière de premier ordre. Elles amortissent la houle, limitent l’érosion, favorisent l’engraissement des plages et participent à la stabilisation des sédiments. Elles contribuent également à la dynamique écologique du haut de plage en soutenant la végétalisation et de nombreux organismes vivants.
Les banquettes de Posidonie de la plage de Sainte-Asile sont le dernier rempart contre les assauts des vagues qui atteignent le mur du restaurant Spectacle garanti !
Les images et vidéos captées hier par l’APE à Sainte-Asile illustrent parfaitement ce phénomène : lors des épisodes de forte houle, les vagues perdent leur énergie au contact des banquettes. Ce rempart naturel protège concrètement le trait de côte et les aménagements en arrière-plage comme le restaurant. Le spectacle est saisissant, mais surtout riche d’enseignements.
À défaut d’être reconnues comme un atout majeur pour la résilience du littoral, les banquettes de posidonie sont parfois perçues comme une gêne esthétique ou une « saleté » à nettoyer, éliminer. Certaines collectivités, dont la notre, continuent ainsi de privilégier des pratiques de retrait mécanique coûteuses, écologiquement discutables et, surtout, contre-productives face aux enjeux d’érosion.
La situation locale n’échappe pas à ce débat. À Sainte-Asile, seule plage de la commune à en accueillir régulièrement, l’APE alerte depuis des années : les banquettes ne sont pas un déchet, mais un atout majeur pour la résilience du littoral. Les enlever systématiquement affaiblit la défense naturelle de la plage.
L’APE alerte inlassablement sur la nécessité d’adopter des modes de gestion plus durables et conformes aux connaissances scientifiques. Les banquettes ne sont pas un déchet : elles sont un élément fonctionnel de la plage. Les retirer systématiquement revient à affaiblir la capacité naturelle du littoral à se défendre.
Des alternatives existent pourtant : gestion saisonnière, maintien en place, déplacement raisonné, information du public. Ces approches permettent de concilier usages touristiques, préservation des écosystèmes et protection du trait de côte.
Protéger les banquettes, c’est protéger nos plages
Les banquettes de Posidonie sont un patrimoine naturel, un service écosystémique gratuit, et un rempart essentiel contre l’érosion.
À Sainte-Asile comme ailleurs, la mer nous rappelle une réalité simple : la meilleure défense contre l’érosion est souvent déjà là, façonnée patiemment par la nature. Encore faut-il choisir de la comprendre… et de la respecter.
Enlever les banquettes, c’est affaiblir la plage. Les préserver, c’est préparer l’avenir.
L’APE continuera à informer, documenter et défendre ces protections naturelles qui font la richesse du littoral de notre presqu’ile.
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![Pollution de l’air des progrès pour notre santé nécessaires et possibles [Infographie] 1](/images/2026/260309%20Qualité%20air/Pollution%20de%20l’air%20des%20progrès%20pour%20notre%20santé%20nécessaires%20et%20possibles%20[Infographie]_1.jpg)





