23 juin 2026 : Regarder les gorgones. Une immersion fascinante dans les forêts animales de la Méditerranée
Jusqu'à la fin de l'été, le Fort Balaguier à La Seyne-sur-Mer accueille l'exposition « Regarder les gorgones », une invitation à découvrir l'un des trésors les plus méconnus de la Méditerranée : les gorgones, ces étonnants animaux coloniaux qui dressent leurs silhouettes en éventail sur les tombants rocheux et les récifs coralligènes.
Loin d'être de simples éléments du décor sous-marin, les gorgones sont de véritables architectes de la biodiversité. Elles offrent refuge et nourriture à de nombreuses espèces de poissons et d'invertébrés et participent à la richesse écologique des fonds méditerranéens. Fragiles, elles sont également de précieux indicateurs de la qualité du milieu marin et subissent de plein fouet les effets du réchauffement climatique, des pollutions et des dégradations physiques des habitats.
L'exposition « Regarder les gorgones » invite le public à découvrir la beauté et la biologie de ces animaux emblématiques des fonds méditerranéens. Des supports richement illustrés permettent de comprendre que les gorgones ne sont pas des plantes, mais des colonies de milliers de petits polypes. Les créations artistiques de l'exposition évoquent le mythe de Méduse et des Gorgones de la mythologie grecque. Un dialogue original entre légende, art et science qui invite le public à porter un regard nouveau sur ces étonnants animaux des fonds méditerranéens.
L'exposition présente de magnifiques photographies et des supports pédagogiques qui permettent au visiteur de changer son regard sur ces organismes souvent confondus avec des plantes. En réalité, une gorgone est une colonie constituée de milliers de petits animaux appelés polypes, cousins des méduses et des coraux, qui filtrent en permanence le plancton apporté par les courants marins.
Les œuvres artistiques présentées dans l'exposition ne se contentent pas d'illustrer la beauté des gorgones ; elles puisent également leur inspiration dans la mythologie grecque et notamment dans le mythe de Méduse. Cette figure légendaire, dont la chevelure était composée de serpents et dont le regard pétrifiait quiconque la croisait, a donné son nom aux « Gorgones », créatures mythologiques fascinantes et redoutées de l'Antiquité. Ce parallèle entre imaginaire et science invite le visiteur à découvrir comment un récit vieux de plusieurs millénaires continue d'influencer notre manière de représenter le monde marin. En confrontant les légendes aux connaissances biologiques actuelles, l'exposition montre que derrière les mythes se cachent souvent des sources d'émerveillement et de curiosité pour la nature.
Sensibiliser les plus jeunes à la richesse de la Méditerranée
L'APE se réjouit tout particulièrement de l'accueil réservé aux élèves des écoles de La Seyne-sur-Mer. Les enfants de dix classes de CE2, CM1 et CM2 ont ainsi pu visiter l'exposition et participer à une présentation consacrée à la biologie des gorgones et à leur environnement naturel.
Dominique Calmet explique aux élèves de CE2, CM1 et CM2 le fonctionnement d'une gorgone et son rôle essentiel dans les écosystèmes marins méditerranéens.
À travers des photographies sous-marines, des échantillons, des schémas anatomiques et des modèles pédagogiques en trois dimensions, Dominique Calmet a expliqué aux enfants que les gorgones ne sont pas des végétaux mais bien des animaux coloniaux appartenant à la grande famille des cnidaires, tout comme les méduses.
Les élèves ont manifesté une curiosité remarquable, multipliant les questions sur le fonctionnement des polypes, leur alimentation, leur croissance et les menaces qui pèsent aujourd'hui sur ces véritables « forêts animales » de la Méditerranée. Beaucoup ont découvert avec étonnement qu'un simple éventail de gorgone abrite en réalité des milliers de minuscules organismes vivant en parfaite coopération.
Cette rencontre illustre parfaitement l'importance de l'éducation à l'environnement : mieux comprendre la biodiversité marine, c'est déjà commencer à la protéger.
Préserver un patrimoine naturel exceptionnel
Dans une Méditerranée soumise à des pressions croissantes – réchauffement des eaux, pollution, mouillages destructeurs ou encore espèces invasives – les gorgones constituent un patrimoine naturel d'une valeur inestimable.
Les faire découvrir au grand public et aux jeunes générations, c'est rappeler que notre littoral ne se résume pas à ses plages. Sous la surface se déploie un monde d'une extraordinaire complexité biologique, dont chaque espèce joue un rôle essentiel dans l'équilibre des écosystèmes.
L'Association pour la Protection de l'Environnement salue cette initiative culturelle et scientifique qui contribue à rapprocher les citoyens de leur patrimoine marin et encourage chacun à visiter cette exposition pour porter un regard nouveau sur ces étonnants animaux que sont les gorgones.
On protège mieux ce que l'on connaît. En éveillant la curiosité des plus jeunes pour les gorgones et, plus largement, pour la biodiversité marine méditerranéenne, cette exposition contribue à former les futurs citoyens qui auront la responsabilité de préserver un patrimoine naturel aussi fragile qu'exceptionnel.
22 juin 2026 : Alerte à l’ozone dans le Var. Pourquoi les efforts demandés aux citoyens ne s’appliqueraient-ils pas aussi aux navires les plus polluants ?
Alors que le préfet du Var a déclenché une procédure d’alerte en raison d’un épisode de pollution à l’ozone, les automobilistes sont invités à réduire leur vitesse et chacun est appelé à limiter les émissions de polluants atmosphériques.
Ces recommandations sont légitimes. Elles visent à diminuer les émissions des précurseurs de l’ozone, notamment les oxydes d’azote (NOₓ), qui réagissent sous l’effet du rayonnement solaire pour former cet ozone troposphérique nocif pour la santé humaine et les écosystèmes.
20 juin 2026 : Canicule, n’oublions pas nos alliées sous-marines !
Les températures grimpent, les nuits deviennent étouffantes et les épisodes de canicule se succèdent désormais avec une inquiétante normalité. Cette nouvelle vague de chaleur nous rappelle avec force que le changement climatique n’est plus une menace lointaine : il est déjà là.
Face à cette urgence, nous avons tendance à tourner notre regard vers les forêts terrestres. Pourtant, sous la surface de la Méditerranée, d’immenses prairies sous-marines travaillent silencieusement pour le climat : les herbiers de Posidonies.
19 juin 2026 : Une seconde chance pour la posidonie, immersion au cœur du projet PRIME de restauration des herbiers
Le 17 juin 2026, nous avons eu le privilège de découvrir sur le terrain les travaux de restauration des herbiers de posidonie menés par l'association NaturDive dans le cadre du projet PRIME (Posidonia Restoration Initiative for a Resilient Mediterranean Ecosystem).
18 juin 2026 : Face aux agressions humaines, la résilience de la nature a ses limites
« Vieille terre, rongée par les âges, rabotée de pluies et de tempêtes, épuisée de végétation, mais prête, indéfiniment, à produire ce qu'il faut pour que se succèdent les vivants ! »
Charles de Gaulle, Mémoires de guerre (Tome 1, L'Appel)
Lorsque le général de Gaulle écrivait ces lignes, il contemplait la permanence de nos paysages, cette formidable capacité de la terre à panser ses propres plaies. Depuis des millénaires, la nature essuie les colères du ciel : les tempêtes érodent nos côtes, les sécheresses fatiguent les sols, les hivers gèlent les bourgeons. Pourtant, chaque printemps, la vie reprend ses droits. Les graines germent à nouveau, les écosystèmes se rééquilibrent et la Terre, résiliente, continue inlassablement de nourrir « les vivants ».
17 juin 2026 : Éclats de soleil
Il suffit parfois d'un rayon de lumière traversant le feuillage pour transformer une simple promenade en véritable spectacle. Là où l'ombre domine encore, quelques fleurs semblent soudain s'embraser et capter toute l'énergie du soleil.
15 juin 2026 : Projet MOANA, une journée de restitution pour la protection de nos petits fonds côtiers
Aujourd’hui s'est déroulée une journée de restitution particulièrement marquante pour l'avenir de notre littoral. C’est à bord d’un catamaran mis à disposition par la société AMC Cape Grace, au cœur de la rade de Marseille, que se sont réunis experts, représentants associatifs et élus afin de dresser le bilan du projet MOANA et de présenter les résultats des études menées au cours des deux dernières années. Porté par France Nature Environnement (FNE) grâce à la mobilisation citoyenne de la soirée télévisée « Les Super-Powers de l’Océan », ce programme a financé quatre études majeures menées au cours des deux dernières années sur les "petits fonds côtiers".
14 juin 2026 : Rapport moral et nouvelle présidence, France Nature Environnement confirme sa ligne et son ambition
À l'occasion de son Assemblée générale, France Nature Environnement (FNE) a élu Nicolas Richard à la présidence de la fédération, succédant à Antoine Gatet, dont le rapport moral 2025 rappelle le bilan de trois années d'engagement au service de la protection de la nature et de l'intérêt général.
11 juin 2026 : La nature est un spectacle permanent… pour qui prend le temps de regarder
Il n'est pas nécessaire de parcourir les forêts tropicales ou les grands espaces sauvages pour s'émerveiller devant la nature. Parfois, quelques pas dans un jardin, une promenade attentive ou simplement quelques minutes d'observation suffisent pour découvrir un monde d'une richesse insoupçonnée.
Les photographies réalisées aujourd'hui en témoignent une fois encore.
9 juin 2026 : Pétition pour le nettoyage de la plage de Sainte-Asile. Ce que dit la pétition, Ce que disent les faits
Une "pétition pour le nettoyage et réensablement de la plage saint asile" circule actuellement dans les quartiers du Pin Rolland et du Marégau . Elle vient également d'être mise en ligne. Avant de la signer, nous invitons chacun à examiner les faits.
- 8 juin 2026 : Pollution atmosphérique en rade de Toulon, l'urgence sanitaire doit guider les choix publics
- 5 juin 2026 : Échappée culturelle à Draguignan. Un voyage entre terre, mer et élégance !
- 4 juin 2026 : Fumées grises, jaunasse et promesses vertes, dans la rade de Toulon, Corsica Ferries continue de nous enfumer (aux frais du contribuable)
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