13 août 2026. Chronique d’un carré de menthe : la vie en miniature
Ce matin, la nature mandréenne nous a offert un spectacle grandiose… dans un espace grand comme un mouchoir de poche. Un simple carré de menthe en fleur s’est transformé en scène de théâtre, où se pressent des artistes aux costumes les plus éclatants, la nature a un sacré sens du costume.
Quel ballet ! Des guêpes, des abeilles et des mouches se disputent les micro corolles parfumées. On croirait voir défiler une famille de cow-boys maladroits : des bandes jaunes sur l’abdomen, des taches dorées sur le thorax, parfois même sur la tête. Avouons-le, certains de ces hyménoptères ont l’air tout droit sortis d’une planche de Lucky Luke, les frères Dalton en version miniature, mais nettement moins menaçants et infiniment plus travailleurs.
Parmi ces petits bandits rayés, on reconnaît des pointures de la famille des Vespidae, comme les élégants Eumenes dubius et Ancistrocerus gazella bien nommé ou encore le sableux Cerceris arenaria, qui creuse des galeries comme un chercheur d’or. Plus massifs, la Megachile sp et les Scoliidae, la Scolie hirsute (Scolia hirta) et la coquette Colpa, jouent les gros bras avec leur livrée tachetée.
Mais la mode n’est pas qu’au jaune ! Certains préfèrent l’orange flamboyant, à l’image de l’Ammophile hérissée (Podalonia hirsuta), tandis que d’autres arborent un rouge si vif qu’on jurerait voir le nez de Rantanplan, ce cher toutou de la bande dessinée. C’est le cas du diptère Cylindromyia brassicaria, un tachinide qui semble porter un costume de gala.
Il y a aussi les classiques : la mouche Calliphora vicina en robe grise chinée rayée comme celle d’un bagnard, et la mystérieuse Isodontia mexicana à la « taille de guêpe » extrême, toute de noir vêtue, comme un samouraï en quête de quiétude.
Et que dire des papillons ? Les petits Leptotes pirithous et Lycaena phlaeas virevoltent comme des confettis, tandis que le Myrtil (Maniola jurtina) se pavane, plus lent, comme un dandy prenant son temps.
Mais tout paradis a ses prédateurs. Tapie dans les pétales, la Thomise variable (Misumena vatia) attend patiemment qu’un convive s’attarde un peu trop. Et les frelons asiatiques, en sentinelles, surveillent ce festin d’un air gourmand. Ils sont abasourdis et finissent comme repas des fournis.
Et pendant que le photographe, immortalisant les habitants de ce micro-monde, restait immobile et contemplatif, le souffle coupé par tant de merveilles... d'autres invités beaucoup moins poétiques en ont profité pour faire leur propre festin !
Merci aux moustiques locaux d'avoir rappelé à nos chevilles que la photographie naturaliste est un art d'abnégation et de don de soi !
La biodiversité n’est donc jamais très loin. Il suffit parfois de laisser fleurir un carré de menthe… et de prendre le temps de regarder.
12 août 2026. L’éclipse a rassemblé petits et grands sous le ciel d’été
Ce mercredi 12 août, la Lune avait rendez-vous avec le Soleil… et les Mandréens étaient aussi au rendez-vous !
Comme prévu, l’éclipse solaire partielle a offert en fin de journée un spectacle particulièrement remarquable.
12 août 2026. une journée exceptionnelle pour lever les yeux au ciel, LOOK UP !
La journée et la nuit qui suivra vont réunir plusieurs phénomènes astronomiques remarquables : une parade de planètes au petit matin, une éclipse du Soleil en fin de journée, puis le maximum des Perséides dans la nuit.
11 août 2026 : Une sirène d'alerte pour commencer la soirée : quand le signal d'alerte devient une animation festive
Lors des soirées dansantes estivales Mousse et Tagada, l’organisateur a choisi d'ouvrir les soirées en faisant retentir la sirène d'alerte que les habitants entendent habituellement à midi chaque premier mercredi du mois.
Cette sirène n'est pourtant pas un simple effet sonore. Elle fait partie du dispositif d'alerte des populations et doit permettre, lorsqu'elle retentit en dehors des essais programmés, de signaler une situation nécessitant une réaction de la population.
10 août 2026. Gambusie : l’allié anti-moustiques devenu fléau écologique
Petit poisson discret et étonnamment résistant, la gambusie (Gambusia affinis et Gambusia holbrooki) a longtemps été présentée comme la solution miracle contre les moustiques dans les bassins de jardin du sud de la France. Aujourd’hui, elle compte parmi les espèces les plus redoutées par les écologues.
Nagasaki, 9 août 1945 : 81 ans après, une mémoire qui résonne aussi à Toulon
Le 9 août 1945, à 11 h 02, une bombe atomique explosait au-dessus de Nagasaki. Quatre-vingt-une années plus tard, la commémoration de cette catastrophe ne doit pas seulement nous ramener à l’histoire. Elle doit aussi nous rappeler ce que signifie, pour une population civile, vivre à proximité d’une infrastructure stratégique susceptible de devenir une cible en période de conflit.
8 août 2026. Sous la canicule, la vie continue : petites scènes de résilience à Saint-Mandrier
Ces derniers jours, en dehors des cigales difficile de croiser beaucoup d'insectes ou d'arachnides dans nos jardins et sur nos sentiers : la chaleur écrasante les pousse à se faire discrets, à l'abri de l'ombre ou de la fraîcheur relative du petit matin et du soir. Mais quelques observations récentes, faites sur la presqu'île, montrent que la nature ne renonce pas — elle s'adapte.
- 7 août 2026. Joutes provençales : améliorer la qualité des eaux du port, c'est protéger les jouteurs
- 3 août 2026: Mise à jour du rapport sur la contamination des rus de la plage de Cavalas
- 30 juillet 2026 : Cavalas : pollution chronique, « il est urgent d’attendre » ou quand la mairie attaque le lanceur d’alerte plutôt que le pollueur
- 30 juillet 2026 : Canicules marines en Méditerranée, une menace silencieuse pour la conchyliculture et la biodiversité
- 17 juillet 2026 : Réensablements à la chaîne ou quand l’omerta remplace l’étude d’impact
- 30 juin 2026 : Herbier de Posidonie à Sainte-Asile, le déclin confirmé par nos observations de terrain de juin 2026
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