2 avril 2026 : Exercice nucléaire en rade de Toulon : un scénario de rejet radioactif
Dans le cadre des exercices nationaux de sécurité nucléaire, différents scénarios sont simulés afin de tester la réactivité des autorités et l’efficacité des dispositifs de protection des populations.
Parmi eux, un scénario particulièrement sensible concerne un accident sur le réacteur d’un sous-marin nucléaire à quai dans le port militaire de Toulon, accompagné d’un rejet de gaz radioactifs dans l’atmosphère. Un cas d’école qui permet de mieux comprendre les risques… et de connaître les bons réflexes à adopter.
Un accident simulé : défaillance du réacteur et rejet de gaz
Dans ce scénario, une défaillance technique majeure affecte le réacteur du sous-marin : perte de refroidissement, échauffement du combustible, puis dégradation partielle du cœur.
Cette situation conduit à la concentration de gaz radioactifs à l’intérieur du circuit, notamment des iodes radioactifs et des gaz rares (xénon, krypton). Une brèche dans le système de confinement entraîne alors leur rejet dans l’atmosphère.
Un panache radioactif dirigé vers la presqu’île
Sous l’effet des conditions météorologiques, en particulier par temps de Mistral, le panache radioactif est poussé vers les zones habitées de la presqu’ile de Saint-Mandrier.

Simulation d’un rejet théorique de 1 gBq par vent de Mistral. Cartographie de la dispersion atmosphérique et des dépôts de césium-137 (Bq/m2) cumulé sur 24 heures. Source IRSN.
Dans ce scénario de vent, la presqu’île de Saint-Mandrier est alors directement sur la trajectoire du panache radioactif.
La dispersion est rapide, mais les habitant.es des premières zones survolées par le panache radioactif peuvent être exposé.es à différentes irradiations plus ou moins importantes par temps sec ou de pluie avec des dépôts au sol.
Quels sont les risques réels ?
Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas de ceux d’une explosion nucléaire, mais essentiellement d’un risque de contamination interne par inhalation.

Les voies d’exposition par irradiation externe, contamination externe et contamination interne (Source ASNR).
En effet, les principaux dangers concernent :
- une irradiation externe temporaire lors du passage du panache radioactif,
- une irradiation externe due aux radionucléides déposés sur la peau,
- une irradiation interne par inhalation des iodes radioactifs qui se concentrent dans la thyroïde,
- une irradiation interne par les aérosols radioactifs, susceptibles également de pénétrer dans les voies respiratoires.
Ces risques dépendent fortement de la durée d’exposition et des comportements de protection adoptés.
Les mesures de protection : des gestes simples mais essentiels
Face à un tel scénario, des mesures immédiates sont prévues dans le cadre du Plan Particulier d’Intervention (PPI) nucléaire :
- Alerte de la population
Déclenchement des sirènes et diffusion de messages d’information par radio et les portables. - Confinement immédiat
- Rejoindre et rester à l’intérieur d’un bâtiment
- Fermer portes, fenêtres et volets
- Couper ventilation et climatisation
- Rester confinés jusqu’à nouvel ordre
- Information en continu
Suivre les consignes officielles (radio, portables, applications). - Prise de comprimé d’iode stable (iodure de potassium)
Uniquement sur instruction, pour protéger la thyroïde. - Limiter les déplacements
Éviter toute exposition inutile, ne pas aller chercher les enfants à l’école.
Le confinement est la mesure la plus efficace dans les premières heures.
Saint-Mandrier : un territoire en première ligne
En raison de sa proximité avec le port militaire et de sa situation géographique, la presqu’île de Saint-Mandrier est particulièrement exposée dans ce type de scénario.

Elle fait partie intégrante du périmètre du PPI, ce qui implique :
- des dispositifs d’alerte spécifiques,
- une distribution préventive de comprimés d’iode,
- et l’organisation régulière d’exercices.
Mais l’efficacité de ces dispositifs repose aussi sur un élément clé : la connaissance des consignes par la population.
Se préparer sans céder à l’inquiétude
Ce type d’accident reste peu probable, mais il n’est pas impossible. C’est précisément pour cette raison que des exercices sont organisés.
Le but d’un exercice n’est pas d’alarmer inutilement la population, mais de vérifier que chacun sait quoi faire, où aller, et comment réagir. Sur un territoire aussi sensible que celui de Saint-Mandrier, situé à proximité d’installations militaires et nucléaires, la culture du risque est essentielle.
L’APE rappelle qu’en matière de risque nucléaire, la transparence, l’information du public et la préparation des habitants ne sont pas des options : ce sont des conditions indispensables de sécurité. Mieux vaut connaître les bons réflexes avant qu’un incident ne survienne, plutôt que de les découvrir dans l’urgence.
Car lors du passage d’un panache radioactif, la rapidité de réaction et le respect des consignes peuvent réduire très fortement les risques.
Objet de nos demandes répétées en 2019, 2020, 2021, les habitantes et habitants de la commune de Saint-Mandrier bénéficient aujourd’hui des mesures de protection adéquates qui s’appliquent à la commune maintenant intégrée au PPI alors qu’elle ne l’était pas sur le précédent PPI datant de 2012. Les différentes composantes du PPI nucléaire du port militaire de Toulon annoncée en 2022 sont donc maintenant en place comme le montre ce premier exercice national.
1 avril 2026 : Vers un récif artificiel expérimental sur la plage de Sainte-Asile ?
C’est une piste de réflexion qui suscite déjà de nombreuses interrogations : selon plusieurs sources locales, la mise en place d’un dispositif expérimental de récif artificiel en bordure immédiate de la plage de Sainte-Asile serait actuellement à l’étude.
Exercice national de sécurité nucléaire : réunion d’information le 27 mars, questions-réponses
Lors de cette réunion d’information, de nombreux participants ont posé des questions sur l’éventuelle prise de comprimés d’iodure de potassium en cas d’accident nucléaire entraînant des rejets radioactifs dans l’atmosphère. Voici quelques éléments pour mieux comprendre l’utilité de ces comprimés… et leurs limites.
Comprimés d’iodure de potassium :
27 mars 2026 : Risque nucléaire à Toulon : êtes-vous prêts en cas d’alerte ?
Les 1er et 2 avril 2026, un exercice national de sécurité nucléaire se déroulera autour du port militaire de Toulon. Ce type d’exercice, organisé à l’échelle de l’État, vise à tester les dispositifs nationaux de gestion de crise en cas d’accident nucléaire, mais aussi à évaluer l’efficacité de l’information et de l’alerte des populations concernées.
Dans ce cadre, un volet de sécurité civile concernera directement quatre communes du territoire : Toulon, La Seyne-sur-Mer, Ollioules et Saint-Mandrier-sur-Mer. L’un des objectifs principaux sera notamment de vérifier l’audibilité des moyens d’alerte à la population, en particulier les sirènes.
Une réunion publique pour comprendre les enjeux
26 mars 2026 : Tempête sur la presqu’île : Déborah frappe fort avec des rafales à 145 km/h !
La presqu’île a été frappée cette nuit par un épisode météorologique particulièrement intense, avec des rafales atteignant jusqu’à 145,8 km/h au cap Cépet en cette fin de matinée. Un événement spectaculaire, mais loin d’être totalement exceptionnel sur notre littoral méditerranéen.
À l’origine de cette tempête, une dépression baptisée Déborah, qui s’est rapidement creusée sur le golfe de Gênes sous l’effet d’une puissante descente d’air froid en provenance du nord de l’Europe. Ce mécanisme, bien connu des météorologues, est l’un des principaux moteurs des coups de vent violents en Méditerranée.
Un phénomène classique… mais redoutablement efficace
20 mars 2026 : Le printemps, saison du renouveau… et de l’engagement
Le printemps s’installe, avec son cortège de chants d’oiseaux, de migrations de retour, d’arbres en fleurs et de bourgeons qui éclatent. Cette nature qui se réveille nous rappelle combien elle nourrit notre équilibre, notre santé et notre joie quotidienne. C’est pour elle, et donc pour nous toutes et tous, que l’APE agit tout au long de l’année.
19 mars 2026 : Entre conflits et climat, l’urgence d’en finir avec les fossiles
Hier le gisement gazier de South Pars en Iran puis aujourd’hui le plus important site de gaz naturel liquéfié du monde, au Qatar, deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) derrière les Etats-Unis, auraient subi des "dommages" (AFP). Si ces capacités de production ont bien été détruites, il faut donc s’attendre a des baisses des exportations en GNL et une augmentation des couts des matières fossiles avec un impact sur notre mode de vie de la guerre en cours au Moyen-Orient.
Rien de comparable avec les souffrances infligées aux populations du moyen orient évidemment mais on peut imaginer que les classes la plus défavorisées de notre société seront également touchées.
16 mars 2026 : Silhouettes menacées
Perché tout en haut d’un cyprès, un faucon crécerelle scrute les alentours. Immobile, presque suspendu dans l’air calme du matin, il observe patiemment le moindre mouvement dans l’herbe rase et les buissons. De temps à autre, sa tête pivote brusquement, ses yeux sombres balayant le paysage avec une précision remarquable. Rien ne lui échappe : un lézard qui se glisse entre deux pierres, un insecte qui s’agite, un petit rongeur imprudent.
15 mars 2026 : PPRT du Lazaret : dix ans de procédure pour protéger les populations… ou pour laisser construire ?
Il y a 1 an, le 15 mars 2025, un recours gracieux de l’APE, FNE-Var et FNE-PACA demandait au ministère de la Défense l’annulation du Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) du site d’entreposage d’hydrocarbures du Lazaret dans la zone littorale de Saint-Mandrier. Les PPRT ont été institués en 2001 à la suite de la catastrophe de l’usine AZF de Toulouse par la loi n°2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages. Un an plus tard, un point s’impose !
Plages de charme de Saint Mandrier : sous le sable… les gravats !
Quand la mer nous rappelle comment fonctionne un littoral
Les tempêtes ont parfois du bon : elles dévoilent des trésors enfouis. Ailleurs, ces trésors sont archéologiques. À Studland Bay, en Angleterre, la tempête Chandra a récemment mis au jour les vestiges d’un navire vieux de quatre siècles. Une plongée dans l’histoire maritime.
Mais les tempêtes sont souvent perçues comme des épisodes brutaux. Pourtant, pour qui observe le littoral, elles jouent un rôle essentiel : elles sculptent les plages, déplacent les sédiments, révèlent les dynamiques naturelles… et parfois, mettent aussi au jour ce que l’on aurait préféré oublier.
À Saint‑Mandrier, hélas, nos tempêtes révèlent d’autres vestiges. Moins glorieux. Moins historiques. Et surtout, beaucoup moins rassurants.
- 10 mars 2026 : Qualité de l’air et brûlage de déchets verts : une fumée qui coûte des vies
- 9 mars 2026 : Grâce a l’action de la métropole TPM la qualité de l’air s’est améliorée en Europe. Vous ne le croirez pas, nous non plus !
- 3 mars 2026 : Chenilles processionnaires. Pourquoi les « écolo-bobos » de l’APE avaient raison ou 30 ans d'inaction, de pulvérisations inefficaces et des promesses de campagne
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