12 avril 2026 : Printemps sur la presqu'île, les premiers grands rendez-vous de la nature
Les premières journées vraiment chaudes sont là. Le soleil s'attarde, l'air s'adoucit, et la nature, fidèle à ses rythmes millénaires, reprend ses droits avec une énergie communicative. Ces derniers jours, nos observateurs ont eu la chance de saisir trois scènes remarquables, témoins de la vitalité du vivant dans notre région.
L'essaim : quand les abeilles font halte chez nous
C'est un spectacle que beaucoup n'ont jamais vu, et qui peut surprendre, voire inquiéter, la première fois. Un essaim d'abeilles, dense et bourdonnant, s'est d'abord posé contre un mur, formant une grappe vivante et frémissante d'une densité impressionnante. Puis, après quelques heures, le nuage d'insectes s'est soulevé d'un seul élan pour aller se reformer dans les branches d'un olivier voisin, suspendu entre ciel et feuillage.
Ce comportement, loin d'être inquiétant, est l'un des plus fascinants qui soit. Il s'agit d'un essaimage : le moment où une colonie d'abeilles se divise pour donner naissance à une nouvelle. La vieille reine quitte la ruche avec une partie de ses ouvrières, jusqu'à plusieurs milliers, et fait une pause le temps que des éclaireuses partent repérer un nouvel emplacement pour s'établir. Ces haltes, sur un mur, une branche ou une clôture, ne durent généralement que quelques heures à quelques jours.
L'olivier, avec ses branches tortueuses et son feuillage argenté, offre un perchoir idéal. Un tableau à la fois étrange et magnifique, que la vidéo capte à merveille.
Si vous observez un essaim près de chez vous, restez calme : les abeilles en essaim, sans ruche à défendre, sont très peu agressives. Contactez un apiculteur local qui pourra le récupérer.
Le sansonnet, artisan discret du printemps
Quelques brindilles dans le bec, un regard vif, une allure affairée : l'étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) est en plein chantier. Ces oiseaux, reconnaissables à leur plumage sombre semé de points irisés qui scintillent au soleil, sont parmi les bâtisseurs les plus actifs du printemps. Dès les premières chaleurs, les couples s'activent pour garnir leur nid de brins d'herbe, de plumes, de mousse et de petites branches.
Les photos montrent bien cet acharnement tranquille : l'oiseau revient inlassablement, chargé de matériaux, les yeux déjà tournés vers la nichée à venir. Sur la presqu'île, les sansonnets nichent volontiers dans les anfractuosités des vieux murs, les toitures et les cavités des arbres. Une présence à la fois discrète et familière, que l'on tend à ne plus vraiment voir à force de la côtoyer.
Le choucas des tours, habitant des hauteurs
Plus méconnu que son cousin le corbeau, le choucas des tours (Coloeus monedula) est petit, trapu, avec ses yeux d'un blanc nacré étonnamment expressifs et sa calotte gris cendré, il se distingue aisément de ses proches parents corvidés.
Comme son nom l'indique, il affectionne les hauteurs, tours, clochers, falaises, ruines, où il niche en colonies parfois importantes. Très sociable, il vit en groupes et s'exprime par un jacassement caractéristique, vif et répété. Nos photos le surprennent perché, observateur, comme à son habitude légèrement en retrait du monde mais ne perdant rien de ce qui s'y passe.
Le choucas est une espèce protégée en France.
Trois scènes, un même message
Essaim en mouvement, sansonnet en construction, choucas en sentinelle : ces trois instantanés du printemps nous rappellent que la nature n'attend pas notre permission pour exister. Elle s'installe dans nos murs, nos arbres, nos toitures — et elle nous offre, à condition de lever les yeux, des spectacles d'une richesse inépuisable.
L'APE vous encourage à continuer d'observer, de photographier et de partager. Chaque image est un témoignage. Chaque témoignage aide à mieux connaître, et mieux connaître, c'est déjà mieux protéger.
8 avril 2026 : Japon, l'ivresse du hanami, quand les cerisiers embrasent Tokyo
Chaque année, au Japon, un phénomène aussi attendu que les bulletins météo mobilise tout un peuple : la floraison des cerisiers, le sakura. Pendant quelques jours à peine, rarement plus d'une semaine dans toute leur splendeur, les Prunus transforment parcs, berges et allées en nuages roses et blancs d'une beauté presque irréelle.
7 avril 2026 : Le coin des Passionnés de photographie, Bruno Barbey, « Visions sur le monde 1964 - 2020 »
À voir en ce moment, à la Villa Tamaris, centre d’art de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, l’exposition du reporter photographe Bruno Barbey, intitulée « Visions sur le monde 1964 - 2020 ».
6 avril 2026 : La glycine en fleurs sur la presqu'île, un spectacle éphémère à ne pas manquer
Chaque année, au retour des beaux jours, la presqu'île de Saint-Mandrier se pare de grappes mauves et parfumées : la glycine est en fleurs. Ce phénomène, aussi bref qu'intense, transforme murs, pergolas et jardins en cascades violettes, offrant l'un des plus beaux tableaux du printemps méditerranéen.
Une floraison printanière spectaculaire
2 avril 2026 : Exercice nucléaire en rade de Toulon : un scénario de rejet radioactif
Dans le cadre des exercices nationaux de sécurité nucléaire, différents scénarios sont simulés afin de tester la réactivité des autorités et l’efficacité des dispositifs de protection des populations.
Parmi eux, un scénario particulièrement sensible concerne un accident sur le réacteur d’un sous-marin nucléaire à quai dans le port militaire de Toulon, accompagné d’un rejet de gaz radioactifs dans l’atmosphère. Un cas d’école qui permet de mieux comprendre les risques… et de connaître les bons réflexes à adopter.
1 avril 2026 : Vers un récif artificiel expérimental sur la plage de Sainte-Asile ?
C’est une piste de réflexion qui suscite déjà de nombreuses interrogations : selon plusieurs sources locales, la mise en place d’un dispositif expérimental de récif artificiel en bordure immédiate de la plage de Sainte-Asile serait actuellement à l’étude.
Exercice national de sécurité nucléaire : réunion d’information le 27 mars, questions-réponses
Lors de cette réunion d’information, de nombreux participants ont posé des questions sur l’éventuelle prise de comprimés d’iodure de potassium en cas d’accident nucléaire entraînant des rejets radioactifs dans l’atmosphère. Voici quelques éléments pour mieux comprendre l’utilité de ces comprimés… et leurs limites.
Comprimés d’iodure de potassium :
26 mars 2026 : Tempête sur la presqu’île : Déborah frappe fort avec des rafales à 145 km/h !
La presqu’île a été frappée cette nuit par un épisode météorologique particulièrement intense, avec des rafales atteignant jusqu’à 145,8 km/h au cap Cépet en cette fin de matinée. Un événement spectaculaire, mais loin d’être totalement exceptionnel sur notre littoral méditerranéen.
À l’origine de cette tempête, une dépression baptisée Déborah, qui s’est rapidement creusée sur le golfe de Gênes sous l’effet d’une puissante descente d’air froid en provenance du nord de l’Europe. Ce mécanisme, bien connu des météorologues, est l’un des principaux moteurs des coups de vent violents en Méditerranée.
Un phénomène classique… mais redoutablement efficace
16 mars 2026 : Silhouettes menacées
Perché tout en haut d’un cyprès, un faucon crécerelle scrute les alentours. Immobile, presque suspendu dans l’air calme du matin, il observe patiemment le moindre mouvement dans l’herbe rase et les buissons. De temps à autre, sa tête pivote brusquement, ses yeux sombres balayant le paysage avec une précision remarquable. Rien ne lui échappe : un lézard qui se glisse entre deux pierres, un insecte qui s’agite, un petit rongeur imprudent.
15 mars 2026 : PPRT du Lazaret : dix ans de procédure pour protéger les populations… ou pour laisser construire ?
Il y a 1 an, le 15 mars 2025, un recours gracieux de l’APE, FNE-Var et FNE-PACA demandait au ministère de la Défense l’annulation du Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) du site d’entreposage d’hydrocarbures du Lazaret dans la zone littorale de Saint-Mandrier. Les PPRT ont été institués en 2001 à la suite de la catastrophe de l’usine AZF de Toulouse par la loi n°2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages. Un an plus tard, un point s’impose !



