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Mise à jour, chaque soir à 19 heures

27 juillet 2026 : Plage de Cavalas, une poubelle pour toute une plage : mission impossible

Les photos parlent d'elles-mêmes : ce lundi matin sur la plage de Cavalas, une poubelle unique, entourée d'un amoncellement de déchets qui n'ont pas trouvé leur place à l'intérieur, parce qu'il n'y en avait déjà plus.

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7 juillet 2026: Couleurs de lune

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juin 2026: Couleurs du lever du jour

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10 août 2026. Gambusie : l’allié anti-moustiques devenu fléau écologique

Petit poisson discret et étonnamment résistant, la gambusie (Gambusia affinis et Gambusia holbrooki) a longtemps été présentée comme la solution miracle contre les moustiques dans les bassins de jardin du sud de la France. Aujourd’hui, elle compte parmi les espèces les plus redoutées par les écologues.

Un poisson taillé pour la Provence… trop bien taillé

Originaire du sud des États-Unis, la gambusie tolère une amplitude thermique impressionnante : de 5-6 °C en hiver à plus de 30 °C en été. Sur la presqu’île de Saint-Mandrier, où les hivers restent doux, elle passe la mauvaise saison sans difficulté, contrairement à de nombreux poissons d’ornement plus fragiles au froid.

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C’est précisément cette adaptabilité qui pose problème : plus un poisson est résistant, plus il a de chances de survivre et de proliférer hors de son milieu d’origine. La gambusie illustre parfaitement ce paradoxe : conçue pour être un allié, elle est devenue une menace.

Un dimorphisme sexuel facile à observer

Les femelles, plus grandes (jusqu’à 6-7 cm), présentent un corps plus rond, souvent marqué en fin de gestation d’une tache sombre près de la nageoire anale. Les gambusies sont en effet vivipares : elles donnent naissance à des alevins déjà formés, ce qui accélère leur reproduction. Les mâles, plus petits (3-4 cm) et plus fins, se reconnaissent à leur nageoire anale modifiée en organe reproducteur allongé, le gonopode.

Pourquoi elle a été si largement introduite

C’est pour sa voracité envers les larves de moustiques que la gambusie a été introduite dans le monde entier au cours du XXᵉ siècle, notamment dans le sud de l’Europe dès les années 1920, pour lutter contre le paludisme. Un individu pourrait consommer chaque jour l’équivalent d’une part importante de son propre poids en larves, d’où sa réputation de poisson “anti-moustique” qui persiste encore aujourd’hui.

Une espèce aujourd’hui interdite en France

Cette même voracité, combinée à une reproduction très rapide et une grande capacité d’adaptation, en a fait l’une des espèces de poissons les plus envahissantes au monde. Lorsqu’elle atteint des mares, étangs ou cours d’eau naturels, elle entre en compétition avec les poissons indigènes et s’attaque directement aux œufs et têtards d’amphibiens, contribuant au déclin de certaines populations locales.

La gambusie est interdite en France depuis l’arrêté ministériel du 14 février 2018, remplacé par celui du 15 septembre 2023, et classée depuis 2022 espèce exotique envahissante préoccupante pour l’Union européenne.

Concrètement, la loi interdit d’introduire, transporter, détenir, échanger ou vendre des gambusies, y compris dans un bassin de jardin fermé. Seuls les propriétaires en détenant déjà avant ces dates peuvent les conserver, sous conditions strictes et après déclaration en préfecture. Il n’est plus possible d’en acquérir aujourd’hui.

Que faire contre les moustiques, alors ?

Un bassin bien équilibré, avec une bonne circulation d’eau et la présence de prédateurs naturels des larves (libellules, notonectes, certains poissons indigènes non concernés par cette interdiction), permet de limiter la prolifération des moustiques sans enfreindre la réglementation ni menacer la biodiversité locale.

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Nagasaki, 9 août 1945 : 81 ans après, une mémoire qui résonne aussi à Toulon

Le 9 août 1945, à 11 h 02, une bombe atomique explosait au-dessus de Nagasaki. Quatre-vingt-une années plus tard, la commémoration de cette catastrophe ne doit pas seulement nous ramener à l’histoire. Elle doit aussi nous rappeler ce que signifie, pour une population civile, vivre à proximité d’une infrastructure stratégique susceptible de devenir une cible en période de conflit.

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Pourquoi Nagasaki ?

Nagasaki n’était pourtant pas la première cible prévue pour le 9 août. Dans les ordres américains du 25 juillet 1945, quatre villes figuraient parmi les objectifs possibles : Hiroshima, Kokura, Niigata et Nagasaki.

Le 9 août, le bombardier américain Bockscar se dirige d’abord vers Kokura, qui constituait la cible principale. Mais lorsque l’avion arrive au-dessus de la ville, celle-ci est masquée par les fumées et les nuages. Après plusieurs passages infructueux, l’équipage se dirige vers la cible alternative : Nagasaki.

Là encore, les conditions météorologiques compliquent le bombardement. Une ouverture dans les nuages permet finalement au bombardier de repérer son objectif et de larguer Fat Man, une bombe au plutonium dont la puissance est estimée à environ 21 kilotonnes, soit l’équivalent de 21 000 tonnes de TNT.

À 11 h 02, la bombe explose à environ 500 mètres d’altitude, au-dessus du quartier d’Urakami.

Le choix de Nagasaki fut donc en partie le résultat d’une succession de circonstances opérationnelles et météorologiques. Pour les habitants, cette distinction n’avait évidemment aucune importance.

Une ville prise entre les montagnes et la mer

La géographie de Nagasaki est particulière. La ville s’est développée autour d’une baie étroite, au fond d’un relief très accidenté. Les quartiers occupent les vallées et les pentes qui entourent le port. Le quartier d’Urakami, où se produisit l’explosion, se trouve lui-même dans une vallée entourée de collines. Cette configuration géographique a joué un rôle dans la propagation des effets de l’explosion.

Cette géographie nous est familière. Toulon est elle aussi une ville littorale profondément liée à sa rade, entourée de reliefs et organisée autour d’un espace portuaire stratégique.

Bien évidemment, les deux villes ne sont comparables ni historiquement ni militairement. Mais cette proximité géographique, une ville au bord de la mer, structurée autour d’un port et contrainte par un relief important, permet de mieux comprendre pourquoi la topographie constitue un élément essentiel lorsqu’on réfléchit aux conséquences possibles d’une explosion majeure dans une ville portuaire.

Une catastrophe qui ne s’est pas arrêtée à l’explosion

À Nagasaki, le bilan humain fut immédiatement effroyable. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 70 000 ± 10 000 personnes seraient mortes entre le 9 août et le 31 décembre 1945.

Mais le bilan ne s’est pas arrêté en 1945. Les survivants ont subi les effets combinés de la chaleur, du souffle et des rayonnements ionisants. Dans les années et les décennies suivantes, des pathologies liées à l’exposition ont continué à être observées, notamment des leucémies et d’autres cancers.

Les survivants, les hibakusha, ont également porté pendant des décennies les conséquences psychologiques et sociales de la catastrophe. Le registre officiel tenu par la ville de Nagasaki compte au 9 août 2025, comptabilisait précisément 201 942 noms de personnes inscrites comme victimes décédées de la bombe atomique.

Des armes nucléaires qui ont considérablement évolué

La bombe de Nagasaki développait environ 21 kilotonnes. Les armes nucléaires actuelles peuvent atteindre des puissances très supérieures. Mais la comparaison ne doit pas se limiter à la seule force explosive.

Depuis 1945, les vecteurs, les systèmes de guidage, la précision et les doctrines d’emploi ont radicalement changé. Une cible n’est plus à la merci des conditions météorologiques comme l’était Nagasaki ce 9 août-là. La technologie a progressé. Les impacts et les risques aussi.

Et à Toulon ?

Toulon n’est évidemment pas Nagasaki. Mais notre ville abrite une infrastructure militaire stratégique majeure, dans une rade étroitement urbanisée. Elle constitue donc un territoire particulier lorsqu’on réfléchit aux conséquences possibles d’un conflit majeur.

La France se prépare aujourd’hui à l’hypothèse d’un retour d’un conflit de haute intensité en Europe. La question de la préparation des populations civiles mérite donc, elle aussi, d’être posée.

Nagasaki comptait environ 240 000 habitants au moment de l’explosion. Aujourd’hui, le territoire de la Métropole Toulon Provence Méditerranée compte plus de 456 000 habitants, dont près de 180 000 à Toulon même.

Cette comparaison ne signifie évidemment pas qu’un éventuel événement à Toulon aurait les mêmes conséquences qu’à Nagasaki. Elle donne toutefois une autre dimension à la question de la préparation des populations civiles lorsqu’une agglomération fortement urbanisée abrite, au cœur de sa rade, une infrastructure militaire stratégique.

En cas d’alerte lors d’un conflit nucléaire

  • Les habitants savent-ils où se mettre à l’abri ?
  • Quels bâtiments pourraient réellement offrir une protection ?
  • Quelles seraient les consignes à appliquer dans les premières minutes ?
  • Comment seraient protégés les enfants dans les écoles, les personnes âgées et les personnes vulnérables ? nucléaire, que se passerait-il ?

Et au-delà du risque nucléaire lui-même, alors que les épisodes de chaleur extrême et les incendies mettent sous tension les moyens de secours dans notre région, notre territoire dispose-t-il réellement de capacités suffisantes pour faire face à une crise majeure, voire à plusieurs crises simultanées ?

Ce sont des questions difficiles. Mais la prévention consiste précisément à les poser avant qu’une catastrophe ne survienne.

Se souvenir pour se préparer

La commémoration de Nagasaki n’est pas seulement un devoir de mémoire. Elle nous rappelle ce que peut produire une arme nucléaire lorsqu’elle frappe une ville. Elle nous rappelle aussi que la préparation des populations civiles fait partie intégrante de la prévention des risques.

À Nagasaki, aucun des habitants ne pouvait imaginer ce qui allait se produire à 11 h 02. À Toulon, nous avons au moins la possibilité d’y réfléchir à l’avance.

Se souvenir de Nagasaki, ce n’est évidemment pas prédire une catastrophe. C’est refuser de considérer qu’elle est impossible.

Et c’est surtout faire en sorte que, si l’impensable devait un jour se produire, les populations ne découvrent pas trop tard comment elles auraient dû se protéger.

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8 août 2026. Sous la canicule, la vie continue : petites scènes de résilience à Saint-Mandrier

Ces derniers jours, en dehors des cigales difficile de croiser beaucoup d'insectes ou d'arachnides dans nos jardins et sur nos sentiers : la chaleur écrasante les pousse à se faire discrets, à l'abri de l'ombre ou de la fraîcheur relative du petit matin et du soir. Mais quelques observations récentes, faites sur la presqu'île, montrent que la nature ne renonce pas — elle s'adapte.

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7 août 2026. Joutes provençales : améliorer la qualité des eaux du port, c'est protéger les jouteurs

Le véritable soutien aux joutes provençales ne consiste pas à opposer tradition et santé publique, mais à garantir que les jouteurs puissent pratiquer leur sport dans une eau dont la qualité microbiologique est connue et maîtrisée.

À l'occasion du conseil municipal du 30 juillet 2026, une motion de soutien aux joutes provençales a été présentée et adoptée par la majorité municipale. Le maire a expliqué sur son compte Facebook que cette initiative faisait suite aux courriers adressés par l'APE et France nature environnement du Var concernant la qualité microbiologique des eaux du port et les conditions dans lesquelles les joutes sont organisées.

Cette présentation appelle plusieurs précisions.

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3 août 2026: Mise à jour du rapport sur la contamination des rus de la plage de Cavalas

« Contamination bactériologique des eaux du ru de la plage de Grave-Cavalas (Saint-Mandrier-sur-Mer)

 Mise à jour 2026 : confirmation d'une pollution chronique et mise en évidence d'une seconde source potentielle de contamination ».

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Ce document présente l'ensemble des résultats des campagnes de prélèvements réalisées en 2025 et en 2026, ainsi qu'une analyse de leur évolution.

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30 juillet 2026 : Cavalas : pollution chronique, « il est urgent d’attendre » ou quand la mairie attaque le lanceur d’alerte plutôt que le pollueur

Depuis près d’une décennie, l’Association de Protection de l’Environnement (APE) et France Nature Environnement documentent, alertent, demandent. Depuis 2018, les signes de pollution chronique sur la plage de Grave-Cavalas (Saint-Mandrier-sur-Mer, Var) sont patents : prolifération d’algues (ulves) indiquant une contamination organique persistante, suspectée provenir des eaux d’un ruisseau débouchant à l’est, issu d’une enceinte militaire. Huit ans plus tard, que s’est-il passé ? Rien. Ou presque : la mairie a choisi de tirer sur le messager, sur le lanceur d’alerte plutôt que de supprimer la source de pollution.

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30 juillet 2026 : Canicules marines en Méditerranée, une menace silencieuse pour la conchyliculture et la biodiversité

L’actualité estivale tourne en boucle et sonne chaque jour l’alarme sur ce qui se passe sur nos terres et dans notre atmosphère : températures records sous abris, sécheresse persistante, départs d’incendies… autant de phénomènes largement anticipés par les scientifiques du GIEC. Une crise tout aussi redoutable se déroule en silence sous la surface : la surchauffe de la mer Méditerranée et la multiplication des canicules marines.

Cet article se concentre sur les canicules marines et leurs conséquences directes sur les productions conchylicoles, en particulier dans la rade de Toulon (Voir notre article du 4 mai 2024).

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  • 29 juillet 2026 : Dominique Calmet sur Radio’Active 100FM. Une première émission pour “Active ton climat” consacrée à la Posidonie
  • 27 juillet 2026 : Respirer la pollution, boire la pureté ? Le grand écart publicitaire sur le port de La Seyne
  • 25 juillet 2026 : Enfin la pluie… et le parfum de la Terre
  • 17 juillet 2026 : Réensablements à la chaîne ou quand l’omerta remplace l’étude d’impact
  • 14 juillet 2026 : Liberté, Égalité, Fraternité… et qualité de l'air ?
  • 10 juillet 2026 : Canicule, l'amour est dans les herbes...
  • 8 juillet 2026 : Sortie en apnée, la vie foisonnante d'un petit tombant
  • 2 juillet 2026 : Rade de Toulon, un panache noir, des habitants, une navette maritime, des tables conchylicoles en première ligne.
  • 30 juin 2026 : Herbier de Posidonie à Sainte-Asile, le déclin confirmé par nos observations de terrain de juin 2026

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Journal Officiel du 15 juin 1983 - Agrément préfectoral du 28 juin 1989
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