8 août 2026. Sous la canicule, la vie continue : petites scènes de résilience à Saint-Mandrier
Ces derniers jours, en dehors des cigales difficile de croiser beaucoup d'insectes ou d'arachnides dans nos jardins et sur nos sentiers : la chaleur écrasante les pousse à se faire discrets, à l'abri de l'ombre ou de la fraîcheur relative du petit matin et du soir. Mais quelques observations récentes, faites sur la presqu'île, montrent que la nature ne renonce pas — elle s'adapte.
Des guêpes climatiseurs. Trois individus de guêpe de l’espèce Poliste se sont installés à l'extérieur d'une grosse cuillère qui abrite leur nid depuis quelques semaines. Elles s'y activent en plein soleil selon un comportement remarquable : elles ventilent en permanence la surface de la cuillère au-dessus de leur nid pour en abaisser la température. Ce comportement, bien connu chez plusieurs espèces sociales (guêpes, abeilles), consiste à battre des ailes pour créer un courant d'air qui favorise l'évaporation et rafraîchit le couvain. Par une chaleur pareille, c'est un vrai travail d'équipe de survie, une petite leçon d'ingénierie collective offerte gratuitement dans nos jardins.
Une chasseuse blanche et immobile. Nichée au cœur d'une fleur de bougainvillier, une petite araignée Thomasus blanche patiente, parfaitement fondue dans les pétales. Cette technique de chasse à l'affût, typique des araignées-crabes, repose sur l'immobilité et le camouflage : elle attend qu'un pollinisateur imprudent s'approche d'assez près pour être capturé. Une stratégie économe en énergie, particulièrement adaptée aux journées où bouger inutilement peut coûter cher.
Un flambé au festin. Malgré la chaleur, un papillon Flambé (Iphiclides podalirius), reconnaissable à ses ailes jaune pâle rayées de noir et à sa silhouette élégante, butine tranquillement les fleurs d’un vanillier de Cayenne. Une image rassurante : certains pollinisateurs continuent leur activité en plein soleil, à condition de trouver les ressources florales nécessaires, d'où l'importance de préserver, même en pleine sécheresse, quelques espaces fleuris qui leur servent de refuge alimentaire.
Une note d'optimisme. Ces trois scènes, observées à quelques mètres les unes des autres, racontent la même histoire : celle d'une nature qui ne disparaît pas sous la canicule, mais qui a inventé, à son échelle, des stratégies pour tenir bon : ventiler, se cacher, s'adapter. Elles nous rappellent aussi pourquoi il est essentiel de préserver la diversité des milieux, jardins, haies fleuries, points d'ombre et d'eau, qui permettent à cette petite faune de traverser les étés les plus rudes. La résilience du vivant est discrète, mais elle est encore bien là, juste sous nos yeux, pour qui prend le temps de regarder.
7 août 2026. Joutes provençales : améliorer la qualité des eaux du port, c'est protéger les jouteurs
Le véritable soutien aux joutes provençales ne consiste pas à opposer tradition et santé publique, mais à garantir que les jouteurs puissent pratiquer leur sport dans une eau dont la qualité microbiologique est connue et maîtrisée.
À l'occasion du conseil municipal du 30 juillet 2026, une motion de soutien aux joutes provençales a été présentée et adoptée par la majorité municipale. Le maire a expliqué sur son compte Facebook que cette initiative faisait suite aux courriers adressés par l'APE et France nature environnement du Var concernant la qualité microbiologique des eaux du port et les conditions dans lesquelles les joutes sont organisées.
Cette présentation appelle plusieurs précisions.
3 août 2026: Mise à jour du rapport sur la contamination des rus de la plage de Cavalas
« Contamination bactériologique des eaux du ru de la plage de Grave-Cavalas (Saint-Mandrier-sur-Mer)
Mise à jour 2026 : confirmation d'une pollution chronique et mise en évidence d'une seconde source potentielle de contamination ».
Ce document présente l'ensemble des résultats des campagnes de prélèvements réalisées en 2025 et en 2026, ainsi qu'une analyse de leur évolution.
30 juillet 2026 : Cavalas : pollution chronique, « il est urgent d’attendre » ou quand la mairie attaque le lanceur d’alerte plutôt que le pollueur
Depuis près d’une décennie, l’Association de Protection de l’Environnement (APE) et France Nature Environnement documentent, alertent, demandent. Depuis 2018, les signes de pollution chronique sur la plage de Grave-Cavalas (Saint-Mandrier-sur-Mer, Var) sont patents : prolifération d’algues (ulves) indiquant une contamination organique persistante, suspectée provenir des eaux d’un ruisseau débouchant à l’est, issu d’une enceinte militaire. Huit ans plus tard, que s’est-il passé ? Rien. Ou presque : la mairie a choisi de tirer sur le messager, sur le lanceur d’alerte plutôt que de supprimer la source de pollution.
30 juillet 2026 : Canicules marines en Méditerranée, une menace silencieuse pour la conchyliculture et la biodiversité
L’actualité estivale tourne en boucle et sonne chaque jour l’alarme sur ce qui se passe sur nos terres et dans notre atmosphère : températures records sous abris, sécheresse persistante, départs d’incendies… autant de phénomènes largement anticipés par les scientifiques du GIEC. Une crise tout aussi redoutable se déroule en silence sous la surface : la surchauffe de la mer Méditerranée et la multiplication des canicules marines.
Cet article se concentre sur les canicules marines et leurs conséquences directes sur les productions conchylicoles, en particulier dans la rade de Toulon (Voir notre article du 4 mai 2024).
29 juillet 2026 : Dominique Calmet sur Radio’Active 100FM. Une première émission pour “Active ton climat” consacrée à la Posidonie
Un rendez-vous radio pour l’écologie locale
Le 23 juin dernier, Radio’Active 100FM a lancé sa nouvelle série d’émissions intitulée “Active ton climat”, un rendez-vous mensuel dédié à l’écologie, à la biodiversité et aux initiatives locales qui protègent notre environnement. Pour cette première édition, la radio a choisi de mettre en lumière un sujet essentiel pour notre littoral : la Posidonie, cette plante marine emblématique de Méditerranée, pilier de nos écosystèmes côtiers.
L’émission est disponible en écoute sur le site de la radio : Écouter l’émission
27 juillet 2026 : Respirer la pollution, boire la pureté ? Le grand écart publicitaire sur le port de La Seyne
Elle est là, bien visible, dans les abribus du port de La Seyne-sur-Mer : une publicité pour l'eau minérale Mont Blanc, qui nous promet de « boire la pureté des sommets ». Une image de montagnes immaculées, une eau limpide, une évocation de nature préservée.
- 25 juillet 2026 : Enfin la pluie… et le parfum de la Terre
- 17 juillet 2026 : Réensablements à la chaîne ou quand l’omerta remplace l’étude d’impact
- 14 juillet 2026 : Liberté, Égalité, Fraternité… et qualité de l'air ?
- 10 juillet 2026 : Canicule, l'amour est dans les herbes...
- 8 juillet 2026 : Sortie en apnée, la vie foisonnante d'un petit tombant
- 2 juillet 2026 : Rade de Toulon, un panache noir, des habitants, une navette maritime, des tables conchylicoles en première ligne.
- 30 juin 2026 : Herbier de Posidonie à Sainte-Asile, le déclin confirmé par nos observations de terrain de juin 2026
- 26 juin 2026 : « Nettoyage » ou simple régalage ? Les faits avant tout
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