5 décembre 2025 : Elle est bien belle notre super lune
Ce matin, au lever du soleil, la super lune se couchait sur la rade. Dernière pleine lune de l’année, la plus extrême avant 2042, baptisée la « pleine lune froide », elle offrait un spectacle rare, que les lève tôt ont admiré depuis Saint-Mandrier. De quoi donner envie de sortir l’appareil photo pour partager ce moment avec celles et ceux qui dormaient encore… ou qui n’auront pas la patience d’attendre 17 ans, n’en déplaise au grincheux du coin.
Sur les premières photos, la lune, de belle taille, semble se faufiler entre les gréements des voiliers du port de Saint-Mandrier. Elle éclaire le littoral de la rade et les navires qui s’en échappent, comme le dernier bâtiment ravitailleur de force Jacques Stosskopf arrivé à Toulon le 31 juillet dernier.
Quelques heures plus tard, en début de soirée, la lune a fait son tour et se lève à nouveau, cette fois au-dessus de Toulon. Le décor est moins poétique : au premier plan, les panaches des navires de la Corsica Ferries, Mega Express Two et Mega Andrea, battant pavillon italien, continuent de rejeter leurs fumées dans l’atmosphère de la rade, sans branchement électrique à quai depuis le matin (Photographies prises ce matin 5 décembre 2025 entre 7h00 et 8h30 à et entre 17h30 et 18h00).
Les graphiques des stations Atmosud de mesure de la qualité de l’air du Claret et du Terminal Cote d'Azur ainsi qu'un capteur citoyen installé bd de Strasbourg montrent des niveaux de dioxyde d'azote (NO2) qui atteignent un maximum à 63.7 µg/m3 en soirée à 17h45 (TU+1) au niveau de la station à proximité des cheminées des ferries, valeur nettement plus élevée que l'objectif de qualité retenu en France de 40 µg/m³ et de 10 µg/m³ recommandée en 2021 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en moyenne annuelle. (L'axe des abscisses est donné en heure TU, l'heure d'hiver correspond à TU+1).
Tout irait donc bien d’après le bonimenteur local, puisqu’officiellement aucune hausse des polluants ne serait mesurée en moyenne dans l’air que nous respirons. Les panaches visibles à l’œil nu ne seraient donc… pas de la pollution. Une situation qui rappelle étrangement « La Trahison des images » , de René Magritte : ce que l’on voit ne correspond pas toujours à ce qui est écrit…
Ainsi, devant le Mega Express Two, on pourrait presque légender : « Ceci n’est pas un panache de pollution ». Pourtant, le ciel, nos poumons et ceux de nos enfants, eux, ne s’y trompent pas. (Photographie prises ce matin 5 décembre 2025 à 8h24).
L’APE se bat pour que nos élus regardent la réalité en face et agissent concrètement pour la qualité de l'air de notre Rade, même lorsque les capteurs sont muets !
Rejoignez l'APE pour agir ou faites un don pour soutenir nos actions,
2 décembre 2025 : le cormoran qui en a marre du plastique
Ah, la douce existence du cormoran moderne. Autrefois, c’était poissons, rochers et horizon dégagé. Aujourd’hui, c’est sardines, sacs plastique et parfums au carburant, édition spéciale port urbain 2025.
Je me perche sur les rochers au bout de la digue, en sortie de port, comme d’habitude. Sauf que désormais, j’ai vue panoramique sur le grand parc d’attractions des déchets flottants. À la surface, ça brille presque autant que le décor de Noël en cours d’installation, sauf que ce ne sont pas des guirlandes, mais des bouts de plastique et des films d’hydrocarbures.
La navette passe, les voitures défilent, tout le monde fait sa petite vie. Moi, je les regarde de loin, entre deux plongées dans ce bouillon de culture chimique. Avant d’ouvrir mes ailes pour sécher mes plumes au moindre rayon de soleil, j’ai droit à mon rituel : décrassage intensif des plumes, version « spa au gasoil ». Personne ne mettrait un orteil là-dedans, mais pour pêcher, il faut bien s’y coller.
L’eau a l’air froide et claire, si on ne regarde pas trop longtemps, presque propre vue que c’est la saison où le phytoplancton est plutôt timide. Mais en y regardant de près, c’est le festival: plastiques, débris, macro/micro-morceaux de civilisation qui flottent au milieu des méduses Pelagia, et au fond ce n’est pas mieux. Un joli voile de carburant complète le tout en recouvrant quasiment toute la surface du port, une ambiance parfum « eau de port 95 octane ». Un petit arc-en-ciel à la surface, très instagrammable, si on oublie que ça tue tout ce qui vit dessous, lentement mais surement...
Alors oui, la vie de cormoran, c’est sympa. Mais si les humains pouvaient éviter de transformer mon terrain de pêche en décharge flottante, ce serait encore mieux. En attendant, je pose, ailes déployées : « édition limitée, dernier cormoran avant rupture de stock ».
#Cormoran #PollutionDuPort #SaintMandrier #Plastique #FauneMarineFatiguée
25 novembre 2025 : Recours gracieux contre la délibération de MTPM sur le projet du BHNS
Huit associations*, dont l’APE, viennent de déposer conjointement ce 24 novembre un recours gracieux auprès du président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (MTPM).
Ce recours vise à obtenir l’annulation de la délibération n°25/09/229, adoptée le 24 septembre 2025, par laquelle MTPM a déclaré d’utilité publique le projet de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) et levé les réserves formulées par les commissaires enquêteurs lors de l’enquête publique de mai-juin 2025.
Pourquoi ce recours ?
Les associations estiment que la Métropole a adopté cette délibération en méconnaissance du Code de l’environnement, sans répondre réellement aux réserves officielles de l’enquête publique ni aux observations du public.
Selon elles, le projet validé reste incomplet, imprécis, mal évalué, et présente des impacts environnementaux, sociaux et budgétaires qui n’ont pas été correctement examinés.
Le recours s’appuie notamment sur les points suivants :
1. Un tracé insuffisamment étudié autour de la gare de La Pauline
Le « tracé en boucle » prévu n’a pas fait l’objet d’une évaluation complète ni d’une étude d’alternatives, comme l’exige la loi. Il ne répond pas aux standards d’un véritable site propre, limitant la performance future du réseau.
2. L'absence d'étude d'alternative pour le rabattement à la gare de La Seyne
Une solution proposée par les citoyens – un passage en trémie sous la voie ferrée, déjà prévue dans la DUP de 2005 – n’a jamais été examinée, malgré son intérêt majeur pour la performance du réseau.
3. L’absence d'aménagements cyclables continus autour de la gare de La Seyne
Contrairement aux obligations légales (article L. 228-3 du Code de l’environnement), aucune continuité cyclable ou piétonne n’est prévue sur un axe pourtant identifié comme structurant dans les schémas métropolitains.
4. L’absence d’un véritable pôle d’échanges multimodal (PEM) à La Seyne
Bien que prévu par les documents de planification, le PEM n’apparaît pas dans le budget du BHNS. La délibération mise en cause se contente d’annonces générales sans mesures concrètes.
5. Une traversée du port en 2×1 voie insuffisamment justifiée
Le projet induit des reports de trafic importants sans étude d’impact complète, tout en maintenant des expropriations contestées et coûteuses.
6. Des études complémentaires renvoyées à plus tard
Plusieurs réserves des commissaires enquêteurs sont déclarées « levées » alors que la Métropole renvoie à des études futures – ce qui est contraire au principe même de la déclaration de projet, qui doit adapter le projet avant, et non après, son adoption.
7. Une refonte du réseau de bus peu lisible et parfois contradictoire
Certaines lignes existent encore en doublon ou ne disposent pas de rabattement clair, donnant un réseau incohérent dès son lancement. C’est le cas de la ligne 18 qui relie Saint-Mandrier à Blache.
Une délibération irrégulière qui doit être retirée
Les associations rappellent que la Métropole avait l’obligation, en vertu du Code de l’environnement, de modifier substantiellement son projet avant adoption pour tenir compte de l’enquête publique.
Or, aucune modification significative n’a été retenue, malgré des réserves majeures.
Elles demandent donc le retrait pur et simple de la délibération, faute de quoi un recours devant le Tribunal administratif de Toulon sera déposé.
Pourquoi l’APE est concernée ?
Parce que pour les Mandréennes et Mandréens, ce projet structurant transformera durablement :
- Leur environnement urbain,
- leurs déplacements,
- les émissions de polluants et les impacts sur leur santé,
- leur qualité de vie,
- et l’usage de l’espace public à l’échelle métropolitaine.
L’APE et les autres associations évidemment ne contestent pas le principe d’un réseau de transport performant : bien au contraire, c’est pourquoi elles demandent un projet mieux conçu, mieux documenté, plus durable et réellement conforme à la loi.
La suite
Le président de MTPM dispose d’un délai de deux mois pour répondre. En l’absence de retrait ou de réponse satisfaisante, les associations engageront un recours pour excès de pouvoir devant la juridiction administrative.
L’APE vous tiendra informés des suites de cette procédure.
* ACTENERGIES, APE, Association Porte Marine et Compagnie, CILOS (CIL de La Seyne Ouest et sud), CIL Balaguier, CIL Des Mouisseques, FNE Var, MART.
24 novembre 2025 : LE MAIRE PASSE EN FORCE SUR LA PROPRIETE FLICHE !
Depuis quelques jours, les engins de chantier sont entrés sur la propriété Fliche et des algécos en place. La mairie a décidé de lancer les travaux alors que le dernier permis de construire délivré en 2024 fait toujours l’objet d’un recours contentieux en annulation devant le Tribunal administratif de Toulon.
La destruction des ruines dont la surface ne doit pas être comptabilisée pour établir la surface d’une éventuelle reconstruction a eu lieu curieusement le samedi 15 novembre 2025. Les marchés pour les travaux de cette nouvelle phase ont été signés par le maire sans la moindre présentation à une commission communale (finance, urbanisme, …) à hauteur de 3,7 M€ (cf. conseil municipal du 29 septembre 2025, délibérations n°1 pour une nouvelle augmentation du coût global + 0,5 M€ et n°11 pour le détail des travaux).
Ce recours, déposé par l’APE avec l’appui des riverains, repose sur de graves non-conformités à la loi Littoral :
- emprise excessive en espace proche du rivage,
- artificialisation d’un terrain naturel en continuité directe avec la mer,
- absence de justification d’une « extension limitée de l’urbanisation » dans un secteur déjà saturé,
- non-respect des orientations du SCOT et du PLU, etc.
À ce jour, aucun jugement n’a été rendu. Le projet n’est donc pas purgé de tout recours. Un appel reste possible si le projet n’est pas modifié, voire probable.
Malgré cela, la mairie choisit de passer en force et de dépenser l’argent public sur un chantier qui pourrait être stoppé net par la justice. Un risque financier que les Mandréens paieront… pour rien, si le permis est annulé.
Ce projet, rappelons-le, a été présenté dès 2020 comme le « projet phare » du programme du maire Gilles Vincent, réélu sur cette promesse. À moins de quatre mois des élections municipales de mars 2026, le lancement des travaux prend une tout autre couleur : une nouvelle instrumentalisation politique doublée d’une opération de communication préélectorale financée par vos impôts.
L’APE ne s’oppose pas par principe à tout aménagement. A ce titre elle ne s’était pas opposée aux travaux concernant la mise en sécurité du bâtiment pourtant déjà en parti en ruine. Nous défendons simplement le respect de la loi Littoral, votée pour protéger notre littoral de l’artificialisation à marche forcée. Une loi qui s’applique à tous… sauf, semble-t-il, à Saint-Mandrier quand il s’agit du « projet phare » du maire.
Nous demandons :
- L’arrêt immédiat des travaux tant que la justice n’a pas statué.
- La transparence totale sur les engagements financiers déjà pris et les risques pour les contribuables.
- Le respect de la loi Littoral et des procédures démocratiques, sans exception, sans passe-droit, sans calendrier électoral ni précipitation électorale.
Agissons ensemble pour défendre notre littoral !
La loi Littoral n’est pas négociable même si elle remise en cause par certains partis politiques. Aujourd’hui, elle est encore là pour protéger notre cadre de vie et garantir un développement durable de notre commune. En lançant ces travaux sans attendre le jugement, la mairie de Saint-Mandrier prend les Mandréens pour des pigeons et méprise les règles démocratiques.
Nous ne lâcherons rien. Le littoral de Saint-Mandrier n’est pas à bétonner. Ni aujourd’hui, ni en mars 2026. Soutenez notre action pour un projet durable sur la propriété Fliche.
L’APE Apartisane. Indépendante. Déterminée à faire respecter la loi.
Pour en savoir plus : Dossier complet du recours et arguments juridiques
#Fliche #LoiLittoral #SaintMandrier #StopBéton #Transparence
22 novembre 2025 : Pour que les “masques” tombent vraiment…
Le 13 novembre dernier, à l’heure du déjeuner, M. Gilles Vincent publie un nouveau post sur son compte Facebook intitulé « les masques tombent ». Une fois encore, il tente de mêler l’APE à ses querelles politiciennes en réaction à notre simple post… qui ne faisait pourtant que répondre à ses propos visant à justifier l’interdiction d’accès de la permanence des élus à la Vague Mandréenne. Car, fidèle à une habitude désormais bien rodée, il en avait profité pour s’en prendre à l’APE, son faire-valoir favori, allant jusqu’à brandir, encore, une menace de plainte.
Nous rappelons donc ici les faits.
1. L’APE n’a strictement rien à voir avec l’épisode évoqué par M. Vincent
L’APE n’a pas commenté ce qu’auraient fait des élus ou sympathisants de la Vague Mandréenne lors de la permanence des élus annoncée comme chaque mois dans Le Mandréen. Nous avons simplement répondu au post dans lequel M. Vincent mettait en cause notre association sans motif valable.
Rien, dans cette affaire, ne concerne l’APE. Mais le maire a jugé utile de s’en servir pour détourner l’attention comme à son habitude et tenter de discréditer notre action environnementale.
2. Une “révélation” tardive … et mal informée
Dans son message, M. Vincent feint de découvrir que les noms du président et du secrétaire actuels de l’APE figuraient dans les statuts de création de l’association citoyenne La Vague Mandréenne en… 2020. Doit-on lui rappeler que ces deux personnes avaient démissionné de leurs mandats à l’APE dès leur engagement sur cette liste, afin d’éviter toute confusion entre les deux structures, Une démarche transparente et responsable pour éviter toute confusion entre les deux structures. M. Vincent bien opportunément omet de le préciser ! L’aurait-il oublié ?
La Vague Mandréenne est toujours une association citoyenne sans aucune affiliation à un parti politique, apartisane, dotée aujourd’hui d’un nouveau Conseil d’administration.
3. Le refrain du “mélange des genres” : une accusation à sens unique
M. Vincent conclut en se demandant s’il n’y aurait pas un “mélange des genres” lorsqu’un membre d’une association environnementale apporte sa voix à la liste électorale de son choix.
Si l’on suit cette logique, il faudrait interdire à tout citoyen engagé dans une association, culturelle, sportive, environnementale, humanitaire ou autre, d’exprimer un choix politique. Une absurdité démocratique.
Et puisque M. Vincent veut “faire tomber les masques”, alors faisons-le jusqu’au bout et rappelons qu’un bon nombre d’élus de sa propre liste sont membres encartés du parti politique Les Républicains. Lui-même, son fils Romain Vincent (candidat LR très malheureux au législatives de 2022 et également délégué LR de la 7e circonscription du Var), ainsi que plusieurs autres élus de sa liste : M. Romain Blanc, M. Rémi Cailleaux, M. Fabrice Dedons, M. Alain Fontana…
Encartés LR et c’est bien leur droit, et appliquant donc la ligne politique nationale de leur parti questions de santé, d’urbanisation, environnement, éducation, etc., peuvent-ils décemment faire la leçon à une association apolitique ? Et que doit-on penser du rôle politique des associations satellites comme « Les Amis d'Union Pour Saint Mandrier » (Président : M. Romain Vincent) ou « l’Union pour Saint-Mandrier » (M. Fabrice Dedons), qui sont directement liées à la liste dite d’Union de M. Vincent ?
Dès lors, qui mélange réellement les genres ?
4. L’APE : apartisane, indépendante, fidèle à sa mission et plus que jamais déterminée
Notre association ne se laissera pas intimider. L’APE est, et restera, apolitique, apartisane et indépendante. Nous continuerons en toute transparence notre mission : alerter sur les impacts des polluants sur la santé, défendre les espaces naturels et le littoral de Saint-Mandrier contre le bétonnage excessif, exiger la transparence dans la gestion communale quelles que soient les tentatives d’instrumentalisation politique à notre encontre.
À M. Vincent, nous répondons :
- Oui, chacun a le droit de s’engager dans la vie citoyenne, associative ou politique, sans être stigmatisé.
- Non, l’APE ne fait pas de politique, elle défend l’intérêt général et l’environnement.
- Oui, nous exigeons que les élus rendent des comptes sur leurs décisions, sans diversion ni intimidation.
Nous laissons les Mandréennes et les Mandréens juger, en toute connaissance de cause, qui agit pour le bien commun… ou pour des intérêts partisans. Qui fait de la politique politicienne dans cette commune.
#APE83430 #Transparence #Environnement #SaintMandrier #DémocratieLocale
Biodiversité : Le retour timide des oiseaux après l'interdiction des néonicotinoïdes
Une étude récente menée en France portant sur 57 espèces d'oiseaux et près de 2000 sites sur la période 2013-2022 montre que l’utilisation massive d’imidaclopride, principal pesticide néonicotinoïde, a fortement contribué au déclin des populations d’oiseaux insectivores. Plus inquiétant encore : l'interdiction de cette substance ne suffit pas à garantir un rétablissement rapide des populations.
Les colocataires de nos jardins : roitelet à trois bandes, mésange huppée, rouge-gorge et grimpereau sont affectés par l’emploi de d’imidaclopride et des néonicotinoïdes en général dont l’utilisation devrait faire l’objet d’un moratoire.
Avant son interdiction en 2018, les sites exposés à ce pesticide présentaient jusqu’à 12,7 % d’oiseaux en moins par rapport aux lieux non exposés. Après l’arrêt du pesticide, l’écart est légèrement réduit à 9 %, ce qui témoigne d’une récupération très lente et partielle des populations.
La persistance des résidus d’imidaclopride dans les sols et les eaux, ainsi que des dérogations occasionnelles à son utilisation, freinent une véritable reprise de la biodiversité.
L'étude révèle que l'utilisation de l'imidaclopride est fortement liée à la baisse d'abondance des oiseaux insectivores. Ces oiseaux souffrent doublement :
- Par la toxicité directe ou sub-létale du pesticide, en particulier chez les oisillons.
- Par la raréfaction de leur nourriture (les insectes), très sensibles à ces produits.
Les oiseaux granivores et généralistes, eux, ne semblent pas affectés de la même manière par ce pesticide mais l’étude confirme que les insectivores restent les premières victimes par effet domino : appauvrissement de la biodiversité et des populations d’insectes, baisse de la ressource alimentaire puis chute des effectifs des oiseaux.
La recherche souligne donc que l’interdiction des néonicotinoïdes, bien qu’indispensable, n’est pas suffisante à elle seule pour restaurer rapidement la biodiversité. La persistance de ces substances dans les sols et les eaux continue d'affecter les écosystèmes. Des actions complémentaires et un suivi renforcé des populations d’oiseaux dans les territoires contaminés, sont nécessaires afin de soutenir à la fois les populations d’insectes et d’oiseaux, également menacées par les pratiques agricoles intensives.
10 novembre 2025 : L'APE victime d’une nouvelle tentative d'instrumentalisation politicienne
L'APE prend acte du post diffamatoire publié par le maire de Saint-Mandrier-sur-Mer, Gilles Vincent, qui invente un incident politique pour tenter, une fois de plus, de discréditer notre association et son action essentielle en faveur de notre santé et l'environnement de notre presqu’ile.
Gilles Vincent, s’acharne une nouvelle fois sur ses opposants en brandissant la menace de plainte pour une simple présence à la mairie annexe du Pin Rolland sans qu’aucun propos déplacé n’ait été échangé. Et pourtant, le maire y voit une « perturbation » et une « agressivité »… que personne n’a constatée.
Mais le plus grave, il instrumentalise l’APE à des fins politiciennes.
Aussi, nous souhaitons rétablir les faits avec la plus grande fermeté et transparence :
- L'APE est et reste strictement apartisane. Notre seule boussole est la protection de la presqu'île, le respect des lois sanitaires et environnementales, et l’amélioration de la qualité du cadre de vie des Mandréennes et Mandréens. Nos membres et sympathisants proviennent de tous les horizons et sensibilités politiques.
- Instrumentalisation Politique : Une nouvelle fois, le Maire fait un amalgame scandaleux et use d'une instrumentalisation politique grossière en mentionnant la présence d'un de nos membres. Cette personne était présente à la Mairie annexe à titre strictement personnel et citoyen, et non en tant que représentant ou émissaire de l'APE.
- Le Deux Poids, Deux Mesures : L'accusation de "faire de la politique" est particulièrement ironique venant d'un élu d’un parti politique bien connu. Le Maire se présente comme "apolitique" tout en étant, comme nombre de ses colistiers, un membre affiché d’un parti politique, sous l'étiquette duquel sa liste s’est même présentée (UMP en 2014, LR en 2020 d’après le site du Ministère de l’intérieur). L'APE, en revanche, n'a aucune attache partisane et agit uniquement sur des dossiers techniques et environnementaux (qualité de l'eau, urbanisme).
- Déni de la Réalité : Le fait de dénoncer la "collusion" entre l'opposition et l'APE est une manière de discriminer notre association et de sous-entendre que toute critique de l'action municipale est nécessairement politisée. L'APE continuera d'alerter les autorités et la population, quelle que soit la liste municipale majoritaire en place.
L'APE ne se laissera pas entraîner dans les querelles politiciennes. Nous sommes un contre-pouvoir citoyen qui s'appuie sur la science et le droit. Nous demandons l'arrêt immédiat de cette campagne de dénigrement visant à museler la voix des protecteurs de l'environnement à Saint-Mandrier.
Notre engagement : Continuer à œuvrer pour l'intérêt général, loin des étiquettes et des menaces de poursuites. Ensemble, protégeons notre littoral – car la vérité et la transparence ne sont pas des luxes, mais des droits essentiels.
Rejoignez l'APE pour agir ou faites un don pour soutenir nos actions,
2 novembre 2025 : Le Cormoran… et le sous-marin
Une vedette de nos côtes : le cormoran, champion de la plongée et star des rochers de notre littoral ! Installez-vous avec jumelles ou appareil-photo : ces oiseaux majestueux ne craignent pas de se montrer ni de nous offrir leur spectacle quotidien.
Espèce en voie de disparition puis protégée depuis 1981, le cormoran a retrouvé sa place sur nos côtes et n’a plus à avoir peur de l’homme. Ici, il aime paresser au soleil sur les rochers ou les quais, ailes grandes ouvertes pour sécher son plumage, et s’élance ensuite d’un vol puissant, ailes battantes, la tête bien droite, avant d’atterrir sur l’eau dans un plané élégant digne des meilleurs pilotes.
Mais le cormoran, c’est surtout un plongeur hors pair : il file sous la surface à la recherche de poissons, descendant parfois jusqu’à dix mètres de fond, et peut plonger une minute d’affilée.
Rapide, silencieux et précis, il partage son terrain de pêche avec les pêcheurs locaux et les parcs d’aquaculture où le buffet est ouvert à volonté… pour ceux qui savent passer les filets protégeant les cages d’élevage !
Nos amis à plumes ne sont jamais loin non plus de l’agitation de la rade : allers-retours des bateaux, manœuvres dans le port, ou passage des sous-marins nucléaires Suffren (on vous laisse le trouver sur la photographie) un clin d’œil complice à l’autre monde des profondeurs. Certains chuchotent qu’il s’agirait de drones russes, mais nos amis à plumes, eux, restent zen et s’ils surveillent les lieux c’est pour assurer leur repas.
À tous ceux qui ont la chance d’observer un cormoran en action : prenez le temps d’apprécier cette merveille naturelle. Ensemble, redécouvrons le bonheur d’un littoral vivant, riche d’oiseaux et d’histoires à raconter… et à préserver pour demain !
Partagez vos observations ! Vous avez vu un cormoran ? Un sous-marin ? Un moment rare dans la rade ? Envoyez-nous vos photos et vidéos :






