6 juillet 2026 : Sous le clapot, plongée au cœur de la biodiversité
La mer était agitée ce matin. Le clapot faisait danser la surface, déformant la lumière et compliquant chaque prise de vue.
En apnée, il fallait choisir le bon moment, retenir son souffle et attendre que les mouvements de l'eau s'apaisent quelques secondes. Une photographie se mérite parfois autant qu'une observation.
La première rencontre fut celle d'un bothus (Bothus podas), immobile au sommet d'une ripplemark, ces ondulations de sable dessinées par la houle. Son corps aplati épouse parfaitement le relief du fond et sa livrée se confond avec les grains de sable. Ce poisson plat est un véritable chef-d'œuvre du camouflage évolutif. Seuls ses yeux, dressés au-dessus de son corps, trahissent sa présence. Prédateur patient, il attend qu'une proie imprudente passe à sa portée.
Dans une faille d’un épis rocheux, un jeune mérou brun (Epinephelus marginatus) observait discrètement les alentours avant de disparaître dans son refuge. Les juvéniles de mérou brun passent les premières années de leur vie cachés dans les petites anfractuosités, à l'abri des prédateurs. Sa présence témoigne de l'intérêt écologique des petits fonds rocheux, véritables nurseries pour de nombreuses espèces méditerranéennes.
Plus loin, deux serrans semblaient se faire face. Le serran écriture (Serranus scriba), avec son ventre bleu turquoise caractéristique, croisait le regard d'un serran cabrilla (Serranus cabrilla). Deux espèces proches, deux silhouettes semblables, mais des robes bien différentes qui illustrent la diversité des poissons des côtes méditerranéennes.
Enfin, un oursin attirait le regard en portant sur ses piquants la mue d'une araignée de mer. Ce comportement de « recouvrement » est une stratégie de protection. L'oursin utilise des fragments de coquilles, d'algues ou des exuvies de crustacés comme un camouflage et un écran contre la lumière, démontrant que même les espèces les plus discrètes développent des comportements étonnamment élaborés. À proximité de l'oursin, une étoile de mer (Echinaster sepositus) apportait une touche d'un rouge éclatant au paysage sous-marin. Avec ses cinq bras cylindriques et sa couleur vermillon caractéristique, cette espèce emblématique des fonds rocheux méditerranéens se déplace lentement à la recherche de petites proies et de matière organique.
Malgré une mer peu propice à la photographie, ces rencontres rappellent que les petits fonds abritent une biodiversité remarquable. Il suffit de s'immerger quelques instants pour découvrir un monde où le sable devient paysage, où les rochers servent de refuge et où chaque espèce, aussi discrète soit-elle, participe à l'équilibre d'un écosystème d'une richesse exceptionnelle.
Protéger pour mieux admirer
Chaque geste compte pour maintenir cette qualité de l'eau et de l'air : limiter les rejets, respecter les arrêtés de protection, et pratiquer une observation respectueuse lors de nos baignades ou plongées.
"La mer ne dévoile jamais tous ses secrets d'un seul regard. Elle les offre à celles et ceux qui prennent le temps de les chercher, au rythme des vagues."
Vous avez croisé des espèces marines ou terrestres sur notre presqu'île ? N'hésitez pas à nous envoyer vos photos et vos observations pour enrichir notre galerie et continuer à sensibiliser notre communauté !
5 juillet 2026 : Entre la beauté des petits fonds et les questions de protection
Aujourd'hui, une sortie sous-marine en apnée au-dessus des rochers de Cavalas-Grave nous a offert deux visages bien différents de notre littoral méditerranéen.
La beauté discrète des fonds rocheux
À 2 mètres de profondeur, nos photos ont capturé une colonie d'hydraire plumeux du genre Aglaophenia, un animal, cousin des méduses et des coraux, souvent confondu avec une algue. Chaque minuscule logette scintillante le long de ses rameaux abrite un polype urticant, utilisé pour capturer le plancton dont se nourrit la colonie. Un rappel que nos rochers méditerranéens abritent une petite faune fixée d'une richesse insoupçonnée, trop souvent invisible à l'œil nu.
4 juillet 2026 : La saupe, habituée discrète de notre herbier de Posidonie
Parmi les espèces régulièrement observées au-dessus de l'herbier de Posidonie de notre littoral, la saupe (Sarpa salpa) occupe une place particulière : c'est l'un des rares poissons méditerranéens à se nourrir directement des feuilles de Posidonie.
2 juillet 2026 : Rade de Toulon, un panache noir, des habitants, une navette maritime, des tables conchylicoles en première ligne.
Alors que les températures sont caniculaires et que les épisodes de pollution à l'ozone se multiplient sur notre littoral méditerranéen, le Pascal Lota de la Corsica Ferry et battant pavillon italien a quitté aujourd'hui la petite rade de Toulon en émettant un important panache de fumée noire, visible derrière les tables conchylicoles de la baie du Lazaret où ces photographies et vidéos ont été réalisées à 19h00.
30 juin 2026 : Herbier de Posidonie à Sainte-Asile, le déclin confirmé par nos observations de terrain de juin 2026
Lors de la réunion de quartier de Pin Rolland qui s'est tenue le 20 juin 2026, il a été affirmé que les études commanditées par la métropole ne montraient aucun impact des recharges en sable sur l'herbier de Posidonie. Un réexamen du rapport de référence sur le sujet, ainsi que nos observations de terrain les plus récentes, invitent à nuancer sérieusement ce constat.
28 juin 2026 : Retour sur notre traditionnel pique-nique de fin d'année à la Coudoulière
Malgré les fortes chaleurs annoncées, nous avions choisi de maintenir notre traditionnel pique-nique d’été, confiants dans les prévisions qui annonçaient une légère brise marine. Pari réussi ! Cette brise, bien présente en fin d’après-midi, a rendu la température plus agréable et nous a permis de profiter pleinement de ce beau moment de convivialité.
26 juin 2026 : « Nettoyage » ou simple régalage ? Les faits avant tout
Depuis plusieurs mois, le « nettoyage » de la plage de Sainte-Asile est régulièrement évoqué dans le débat public. Le sujet est même devenu un thème récurrent des échanges locaux, au point d’être présenté comme un enjeu important lors des dernières élections municipales.
23 juin 2026 : Regarder les gorgones. Une immersion fascinante dans les forêts animales de la Méditerranée
Jusqu'à la fin de l'été, le Fort Balaguier à La Seyne-sur-Mer accueille l'exposition « Regarder les gorgones », une invitation à découvrir l'un des trésors les plus méconnus de la Méditerranée : les gorgones, ces étonnants animaux coloniaux qui dressent leurs silhouettes en éventail sur les tombants rocheux et les récifs coralligènes.
9 juin 2026 : Pétition pour le nettoyage de la plage de Sainte-Asile. Ce que dit la pétition, Ce que disent les faits
Une "pétition pour le nettoyage et réensablement de la plage saint asile" circule actuellement dans les quartiers du Pin Rolland et du Marégau . Elle vient également d'être mise en ligne. Avant de la signer, nous invitons chacun à examiner les faits.
31 mai 2026 : Marchons vers l'école célèbre la nature à l'Écomusée des 4 Frères
Sous un soleil au rendez-vous, les enfants et les accompagnateurs de l'opération « Marchons vers l'école » ont clôturé une nouvelle année de découvertes et de sensibilisation à l'environnement par une belle journée au cœur de l'Écomusée départemental des 4 Frères.
Après un trajet en covoiturage depuis la presqu'île, le petit groupe a rejoint cet Espace naturel sensible situé entre Signes et Le Beausset. Sur près de 380 hectares de collines, de forêts et de prairies, ce site remarquable offre une immersion dans la nature provençale et dans l'histoire des activités humaines qui ont façonné ces paysages.


