Alors que notre territoire suffoque sous une nouvelle vague de chaleur qui perdure, que les autorités sanitaires rappellent à longueur de journée les dangers de la pollution atmosphérique et que chacun est invité à limiter ses émissions de gaz à effet de serre, un spectacle quotidien continue de se dérouler en rade de Toulon dans une forme de banalisation inquiétante : celui de navires laissant derrière eux d'épais panaches de fumée qui se fondent dans une couche de pollution déjà visible au-dessus de la Méditerranée, au-dessus de nos têtes.
Alors que le préfet du Var a déclenché une procédure d’alerte en raison d’un épisode de pollution à l’ozone, les automobilistes sont invités à réduire leur vitesse et chacun est appelé à limiter les émissions de polluants atmosphériques.
Ces recommandations sont légitimes. Elles visent à diminuer les émissions des précurseurs de l’ozone, notamment les oxydes d’azote (NOₓ), qui réagissent sous l’effet du rayonnement solaire pour former cet ozone troposphérique nocif pour la santé humaine et les écosystèmes.
Les photographies de ferries ou de paquebots laissant échapper des panaches de fumée au-dessus de la rade de Toulon suscitent régulièrement la crainte des résidents pour leur santé. En effet, derrière ces panaches bien visibles se cache une réalité bien plus préoccupante : celle d'une pollution atmosphérique dont les conséquences sur la santé humaine sont aujourd'hui largement documentées.
Ce matin encore, le spectacle était grandiose au large et en petite rade de Toulon. Le ferry Pascal Lota de la Corsica ferries battant pavillon italien, faisait son entrée, majestueux, traînant derrière lui un nuage de fumée conséquent. Oh, rassurez-vous, la fumée n’était pas noire ! Elle était grise, jaunasse. Une nuance subtile qui pour certain.es changerait sans doute tout pour nos poumons, mais absolument rien au sentiment général sur notre santé : on se moque ouvertement de nous.
Ce 19 mai 2026, Emmanuel Macron a de nouveau relancé le débat sur la consigne des bouteilles en plastique lors d'un conseil de planification écologique. « Je pense qu'il faut maintenant bouger », a déclaré le chef de l'État, demandant au gouvernement « d’engager les concertations pour définir les actions concrètes qui nous permettront d'atteindre l'objectif de recyclage en 2030 ». La réponse des collectivités n'a pas tardé : l'AMF, France urbaine et Intercommunalités de France ont aussitôt publié un communiqué commun réaffirmant leur « opposition totale » à ce qu'elles appellent une « fausse consigne » et une « aberration environnementale et financière ». « On va se battre », a prévenu le vice-président de l'AMF.
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