Aujourd’hui, 20% de la population de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur est exposée à un dépassement des normes de la qualité de l’air1 avec des pics plus importants dans les ville-ports de Marseille, Toulon et Nice. Aussi, le plan "Escales zéro fumée" a été initié en 2020 par la CCI du Var, la Métropole TPM, la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Métropole Nice Côte d'Azur, la Commission Européenne et Corsica Ferries2.

Le 16 janvier 2020, M. Renaud Muselier, président de la Région a précisé qu’à son sens "aujourd'hui, les ports, qui ont toujours été un vecteur de richesses et de développement, sont décriés pour la pollution qu'ils engendrent", il y a donc nécessité d'agir "plus vite et plus loin", en particulier pour les ports de Marseille, Toulon et Nice, en appliquant les limites de rejets des polluants prévues en zone ECA (zone d'émissions contrôlées) telles que définies par les réglementations internationales, européennes et nationales.

Aussi, depuis le 1er janvier 2020, la réglementation européenne impose aux navires utilisant du fuel (cargos, paquebots, ferries) restant à quai pendant plus de 2 heures d’utiliser du fuel à faible teneur en soufre à 0,1%. En attendant l’électrification des quais du Port de Commerce de Toulon, la Métropole TPM incite tous les navires entrant dans la Rade de Toulon et tous ceux restant à quai pendant moins de 2 heures, d’utiliser un carburant dont la teneur maximale d’oxyde de soufre serait de 0,1%. Le surcoût pour la société Corsica Ferries serait de 1000 euros par escale environ, et est pris en charge à 50% par les collectivités (Métropole et CCIV). 

La création d’une zone ECA en Méditerranée est en discussion depuis 2005 au sein de de l’Organisation maritime internationale (OMI). Sa roadmap devrait aboutir, lors de la 79th session du Comité sur la Protection de l’environnement marin (MEPC 79) de l’OMI prévue en octobre 2022, à une entrée en vigueur d’une zone ECA en Méditerranée en mars 20243.

Entre temps, malheureusement, l’atmosphère n’ayant pas de frontière contre la propagation des polluants rejetés par le carburant des navires dès la sortie de la zone portuaire et de rade de Toulon dont, entre autres, la teneur en oxyde de soufre (SOx) autorisée est de 0,5%.

z23 Juillet Pollution atmosphérique ozone Départ du Corsica ferries DSC03708

z24 juillet 2021 Corsica Ferries au départ Toulon

1 En année normale (2019), Corsica Ferries représente 1100 escales par an à Toulon : 45% en escales longues (entre 11h et 14h à quai) et les bateaux en escales longues représentent 6500 heures d'émissions par an, soit 85% de la totalité des émissions et un paquebot à quai consomme l’équivalent d’environ 250 voitures, entre 500 et 2 000 litres par heure de gasoil pour un paquebot pour 7 litres par heure en moyenne pour une voiture.

Pour en savoir plus :

2 Pollution de l’aire : https://www.ecologie.gouv.fr/pollution-lair-origines-situation-et-impacts

3 Zone ECA en Méditerranée : https://www.ecologie.gouv.fr/projet-zone-reglementation-des-emissions-polluants-eca-en-mer-mediterranee

AlerteLes fortes températures, le soleil, et le peu de vent amplifient les réactions photochimiques qui conduisent à des concentrations atmosphériques en ozone à partir de l’azote naturel et des polluants rejetés par les moteurs des véhicules et des navires.

La pollution de l’air a des effets significatifs sur la santé et l’environnement aussi la préfecture émet les recommandations sanitaires suivantes :

  • • Réduisez et reportez les activités physiques et sportives intenses, en plein air ou en intérieur. Limitez l’exposition aux produits irritants (tabac, solvants, peintures, chauffage au bois, exposition aux pollens en saison) ;
    • Maintenez les pratiques habituelles d’aération et de ventilation ;
    • En cas de symptômes et de gêne inhabituelle, prenez conseil auprès de votre pharmacien ou de votre médecin.

Concernant plus précisément l’ozone et son processus de production dans l’atmosphère à d’oxydes d'azote : monoxyde et dioxyde d'azote, respectivement NO et NO2. Ces molécules résultent de la combinaison de l'oxygène et de l'azote, éléments très répandus dans la troposphère à l'état naturel. Cette combinaison se produit le plus souvent dans le cadre de combustions à haute température associées aux activités humaines comme le fonctionnement de moteurs ou de dispositifs de chauffage, agriculture…

Vue l’augmentation estivale du trafic maritime et la congestion automobile (50% ce midi) habituelle puisque Toulon est classée 5ème ville la plus congestionnée de France, situation se dégradant depuis 2018, la pollution atmosphérique reste donc un enjeu fort pour notre santé.

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Malheureusement, l’amélioration de la qualité de l’air sur la zone du Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) du Var telle que prévue dans les différents plans d’actions successifs n’a pas atteint l’ensemble des objectifs fixés. Aussi, des milliers de personnes restent exposées sur le territoire couvert par le PPA, et en particulier sur le territoire de TPM, à des valeurs moyennes annuelles de NO2 et d’ozone supérieures à la valeur limite règlementaire…

ferries

D’après le site du Gouvernement, à la rubrique « pollution de l'air », il est précisé que :

« La pollution de l’air a des effets significatifs sur la santé et l’environnement. En France, il existe une tendance à l’amélioration de la qualité de l’air au cours des vingt dernières années. Cependant, les valeurs limites ne sont pas respectées dans certaines zones.

L’exposition à court terme (pic de pollution) mais surtout l’exposition sur le long terme (chronique) à la pollution de l’air a des impacts importants sur la santé, en particulier pour les personnes vulnérables ou sensibles. A savoir : femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardio-vasculaires, insuffisants cardiaques, mais aussi les personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution et/ou dont les symptômes apparaissent ou sont amplifiés lors des pics (par exemple : diabétiques, personnes immunodéprimées, personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux) ».

Que dire de plus, si non qu’est-ce qu’on attend pour interdire ces pollutions ?

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Ce 19 juillet 2021 à 8h30 et ce soir à 20h10 : Le Pascal Lota à l’arrivée à la côte de Saint Mandrier

Les pollutions atmosphériques par les fumées des bateaux et de la mer par leurs retombées ont de beaux jours devant elles, pas nos poumons, ni l’environnement.

Pour en savoir plus : https://www.gouvernement.fr/risques/pollution-de-l-air

Faute d'accord avec le Sénat, l'exécutif renonce à inscrire la protection de l'environnement dans la Constitution !

Le Premier Ministre, M. Jean Castex a annoncé mardi que l'exécutif, en désaccord avec le Sénat à majorité LR, a mis "un terme au processus de révision constitutionnelle" sur le climat, sur laquelle Emmanuel Macron souhaitait un référendum après avoir suivi les recommandations de la Convention citoyenne pour le climat… Sans commentaire

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Les pollutions atmosphériques par les fumées des bateaux et de la mer par leurs retombées ont de beaux jours devant elles, pas nos poumons et l’environnement (Ce matin 7 juillet 2021 à 9h00 : Le Mega Express Two au large de Saint Mandrier)

Objectifs climatiques : Le Conseil d’Etat fixe un nouvel ultimatum au gouvernement… en 2022

Nous attendrons donc comme nos amis voileux qui ont rejoint la rade en fin de matinée pensant profiter du grand air. Certains d’entre eux ont respiré les polluants du Sardinia vera de la Corsica Ferries, vieux navire de plus de 45 ans équipé de deux moteurs diesel qui pétaradaient dans la rade.

Sardinia Vera Ferry Voiliers Rade Contrasté

Pourtant, la France s’est engagée à diminuer ses émissions de 40 % d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 1990 afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050, mais les mesures gouvernementales annoncées ne permettront malheureusement pas de respecter cet engagement. C’est ce qui a été conclu une nouvelle fois par le Conseil d’état comme d’ailleurs le rapport annuel du Haut Conseil pour le climat qui vient d’être publié le mois dernier.

Aussi, en liaison avec la pétition  baptisée « L’Affaire du siècle », en faveur d’un recours contre l’Etat français pour inaction climatique que plus de deux millions de personnes ont signé et après des recours gracieux infructueux, la ville de Grande-Synthe du Nord s’estimant particulièrement exposée au changement climatique a saisi le Conseil d’Etat, en janvier 2019, d’un recours visant « l’inaction climatique » du gouvernement. En novembre 2020, dans sa première décision, le Conseil d’Etat a donné trois mois au gouvernement pour « justifier que la trajectoire de réduction à horizon 2030 pourra être respectée ». Mettant en avant la loi Climat et résilience, les arguments du gouvernement transmis en réponse n’ont pas convaincu le Conseil d’Etat.

Aussi, dans le cadre de ce premier « procès climatique » en France, ce jeudi 1er juillet, le Conseil d’Etat condamne l’Etat à verser 5 000 euros à la ville de Grande-Synthe et donne neuf mois au gouvernement pour renforcer sa politique climatique, demandant au premier ministre de « prendre toutes mesures utiles permettant d’infléchir la courbe des émissions de gaz à effet de serre » afin de tenir ses objectifs.

Et ce n’est pas fini. En effet, les objectifs climatiques de l’Union européenne ont été revus à la hausse puisque les membres de l’Union se sont engagés à réduire leurs émissions nettes d’au moins 55 % d’ici à 2030, soit une réduction supplémentaire de 15 %, comme à son habitude la course à l’échalotte environnementale a commencé pour la France !