Une décision de prudence que l'APE salue
Vendredi 21 août, une démonstration de joutes provençales devait réunir les Francs-Jouteurs de Saint-Mandrier dans le port de Toulon, au carré du port / Quai des pêcheurs, à 18h30. La pluie s'en est mêlée. Et la ville de Toulon, dans un communiqué sobre et clair, a pris une décision de bon sens : l'annulation.
Tout au long de cet été 2026, nos photos et vidéos prises depuis la presqu'île ont capturé, à intervalles réguliers, les mêmes silhouettes : celles des ferries et des paquebots de croisière entrant ou manœuvrant en rade de Toulon, un panache sombre et persistant s'échappant de leur cheminée.
7 août 2026. Joutes provençales : améliorer la qualité des eaux du port, c'est protéger les jouteurs
Le véritable soutien aux joutes provençales ne consiste pas à opposer tradition et santé publique, mais à garantir que les jouteurs puissent pratiquer leur sport dans une eau dont la qualité microbiologique est connue et maîtrisée.
À l'occasion du conseil municipal du 30 juillet 2026, une motion de soutien aux joutes provençales a été présentée et adoptée par la majorité municipale. Le maire a expliqué sur son compte Facebook que cette initiative faisait suite aux courriers adressés par l'APE et France nature environnement du Var concernant la qualité microbiologique des eaux du port et les conditions dans lesquelles les joutes sont organisées.
Cette présentation appelle plusieurs précisions.
« Contamination bactériologique des eaux du ru de la plage de Grave-Cavalas (Saint-Mandrier-sur-Mer)
Mise à jour 2026 : confirmation d'une pollution chronique et mise en évidence d'une seconde source potentielle de contamination ».
Ce document présente l'ensemble des résultats des campagnes de prélèvements réalisées en 2025 et en 2026, ainsi qu'une analyse de leur évolution.
Depuis près d’une décennie, l’Association de Protection de l’Environnement (APE) et France Nature Environnement documentent, alertent, demandent. Depuis 2018, les signes de pollution chronique sur la plage de Grave-Cavalas (Saint-Mandrier-sur-Mer, Var) sont patents : prolifération d’algues (ulves) indiquant une contamination organique persistante, suspectée provenir des eaux d’un ruisseau débouchant à l’est, issu d’une enceinte militaire. Huit ans plus tard, que s’est-il passé ? Rien. Ou presque : la mairie a choisi de tirer sur le messager, sur le lanceur d’alerte plutôt que de supprimer la source de pollution.
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