Les navires de la Corsica Ferries contrairement à ce qu’on nous raconte dans les journaux locaux apparaissent toujours très généreux question rejets dans notre atmosphère de particules et autres polluants bien mis en évidence par les panaches des navires, qu’ils soient au port ou en mer.
Le Mega Victoria battant pavillon italien de la Corsica Ferries aujourd’hui à quai à Toulon et quittant la rade en fin de journée a rejeté un panache bien crasseux (Photographies prises le 16 avril 2025 entre 16h30 à quai au port de Toulon puis devant Saint-Mandrier vers 17h00).
Le Costa Pacifica avec un panache bien soufré identifiable par sa couleur caractéristique suivait de près le départ du Mega Victoria. Battant lui aussi pavillon italien appartenant à société Costa Croisières qui fait partie de la société des Etats Unis Carnival corporation & PLC il a embarqué ses premiers passagers de la saison à La Seyne. Construit en 2009 pour transporter 4 880 personnes dont 3 780 passagers, il ne répond pas lui non plus au critère de « navires qui sont de taille tout à fait acceptable — moins de 2 000 passagers à bord » tel qu’annoncé par Christine Rosso présidente des ports de commerce de la rade de TouIon… dans une démarche de développement raisonné ». Encore une personne qui n’hésite pas à insulter l’intelligence des riverains de la rade (Photographies prises le 16 avril 2025 vers 16h30 devant Saint-Mandrier).
En fin d’après-midi dans la brume un sous-marin de la classe Suffren est rentré au port (Photographies prises le 16 avril 2025 vers 16h00 devant Saint-Mandrier).
Les navires de croisière ont commencé leurs valses entre les ports méditerranéens italiens, espagnols et français laissant à chaque passage et traversées dans leurs sillages les polluants associés aux gaz de combustion rejetés par leurs moteurs démesurés….
De démesure en démesure : Le 12 avril 2025 le Marella Explorer 2 lancé en 1995 battant pavillon maltais susceptible de transporter 2 693 passagers et membres d’équipage a quitté vers 18h00 les quais à destination de Barcelone, Valence et Palma. Il a été suivi le 13 avril par le Spirit of adventure battant pavillon britannique lancé en 2021 susceptible de transporter 1 540 passagers et membres d’équipage qui a quitté lui aussi la rade vers 18h00 pour Barcelone, Valence et Palma. Il a été suivi le 14 avril par le Majestic Princess lancé en 2017 susceptible de transporter 4 906 passagers et membres d’équipage à destination d’Alicante puis Gibraltar…
Dans un article de Var-Matin de l’édition du 8 avril 2025, Christine Rosso présidente des ports de commerce de la rade de TouIon gérés par la CCI du Var déclarait « je maintiens qu'il faut qu'on soit dans une démarche de développement raisonné. Aujourd'hui, plus de 60 % du trafic croisière, c'est du premium et du luxe. Des navires qui sont de taille tout à fait acceptable — moins de 2 000 passagers à bord. C'est notre cible ». En revanche, en termes de cible pour la pollution de l’air, on restera sur notre interrogation… Interrogation à laquelle les politiciens locaux ne répondent pas plus.
Pourtant, à Nice qui nous envoie les navires les plus polluants, Christian Estrosi s’emporte contre ces « monstres des mers » qui accostent chaque année à Villefranche-sur-Mer et assure que « ces croisières qui polluent n’ont pas leur place chez nous » en se référant à une étude d’impact qui montre que le secteur maritime est le principal émetteur d’oxydes d’azote dans la commune de Nice. Il dénonce ce « tourisme de masse » qui « détruit tout », et se prononce en faveur de l’interdiction pure et simple des grands bateaux de croisière de plus de 900 passagers !
Cette situation nous rappelle la citation de Blaise Pascal « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ».
Les navires de la Corsica Ferries contrairement à ce qu’on nous raconte dans les journaux locaux n’apparaissent pas accros aux bornes électriques du port. En revanche, question rejet de de particules et autres polluants bien mis en évidence par les panaches des navires, ils sont experts !
Toujours pas de branchement des navires visibles sur les bornes électriques des quais d’ailleurs peu utiles lors des arrivées et départs des vieux bateaux battant pavillon italien de la Corsica Ferries qui, parait-il, aurait bénéficié des subsides des contribuables français pour moderniser sa flotte afin précisément de réduire les rejets atmosphériques de polluants de ses navires. Le Pascal Lota flottant au milieu des immondices du port de Toulon est resté à quai toute la journée. Ce matin un jet sortait du navire à quelques mètres des navettes maritimes et de leur quai d’embarquement. Si c’était de l’eau du port qui était rejetée, merci pour les aérosols qu’on respiré les passagers des navettes et les badauds sur les quais du port de Toulon. En soirée, le Pascal Lota a appareillé pour Bastia, laissant derrière lui un panache bien noir dès son passage devant Saint-Mandrier, panache qui s’est rabattu sur la surface de la mer lorsque le navire a pris son cap pour la Corse (Photographies du Pascal Lota prises le 3 avril 2025 entre 9h30 et 10h30 à quai au port de Toulon puis devant Saint-Mandrier vers 19h00).
Ce matin, en provenance de Livourne, un nouveau : le navire de croisière Ambience est entré en rade tout panache dehors pour aller accoster au quai Fournel du port de Toulon ! Nous avons été informé qu'une centaine d’escales de navires de croisière avaient été programmées pour l'année 2025 « annoncée comme un bon millésime pour la croisière à Toulon ! ». Pas pour nos poumons.
D’une longueur de 245m pour une largeur de 36m, naviguant sous le pavillon des Bahamas il a été autodéclaré amiral de sa flotte par la récente compagnie Ambassador Cruise Line navire créée en 2021. L’Ambience héberge jusqu’à 1 400 passagers et 650 membres d’équipage dans ses 798 cabines.
Même si nous ne devrions pas le revoir dans la rade cette année, le nuage de pollution de ce vieux navire, construit en 1991 et restauré en 2017 n’est pas le bien venu.
Et en effet, la 2ème édition du Forum citoyen de l'air organisé avec la Région à Marseille par France Nature Environnement-PACA et Atmosud hier a permis de dresser le bilan des mesures de Capt'air, le réseau de capteurs citoyens s’appuyant sur des associations locales. Les résultats des mesures de particules ont mis en évidence des niveaux très élevés de pollution en particules fines (PM 2.5) dans l'atmosphère toulonnaise. Chercher les sources locales de pollution !
Ce jeudi soir, la Conférence-débat sur les liens entre les pollutions de l’air et les maladies qu’elles provoquent était organisée par les associations Comptoir de idées et Zéro fossile Toulon. Cette conférence était animée par le Dr Pierre Souvet, cardiologue, président de l’Association Santé Environnement France (AESF)(AESF). Pierre Souvet, spécialiste du sujet, a évidemment passionné les participants en passant en revue les différents types de pollutions atmosphériques et leurs conséquences mortifères sur notre santé.
Reconnue d’intérêt général, l’ASEF publie de petits guides pour aider chacun à mieux se protéger qui sont disponibles sur son site www.asef-asso.fr
Nous habitants de la métropole toulonnaise, nous sommes tous concernés par les polluants émis par les moteurs des véhicules, navires, chauffage... Les navires à quai ou dans la rade en sont un triste exemple quotidien (Photographies du Mega Express de la compagnie Corsica Ferries battant pavillon italien prises le 27 février 2025 à 17h15 et 20h07).
Toulon by night (Photographies de Toulon prises de la rade le 27 février 2025 vers 20h15).
Les branchements électriques des quais militaires ne réduisent pas les pollutions en entrées-sorties de rade des navires guerriers. Seules les améliorations sur les motorisations avec des changements des carburants permettront des avancées dans la réduction des pollutions atmosphériques dues au transport maritime qui contribue à 3% des émissions mondiales des gaz à effet de serre…
Conflit d’usages : Une barge militaire (Engin de Débarquement Amphibie Rapide) fait des aller-retours dans la rade laissant un nuage de pollution dans son sillage alors que les pêcheurs y déposent leurs filets et les amateurs de voile s’y promènent (Photographies prises le 13 février 2025).
Suggestion de lecture : Pollution cachée : pourquoi 70% des émissions maritimes échappent aux régulations
Point d’actualité : les comprimés d’iode sont disponibles dans les trois pharmacies de la presqu’ile.

Nous vous l’annoncions récemment, et après différents retards, la campagne de mise à disposition de comprimés d’iode stable aux personnes habitant les 4 communes inscrites dans le périmètre du plan particulier d’intervention (PPI) du port militaire de Toulon à savoir Toulon, La Seyne-sur-Mer, Ollioules et Saint-Mandrier-sur-Mer a commencé ce jour.
C’est le ministère des Armées , exploitant des installations nucléaires du port de Toulon, qui organise la campagne de mise à disposition préventive de comprimés d’iode stable dans le périmètre du Plan particulier d’intervention (PPI)11 du port militaire de Toulon.
L’ingestion de comprimés d’iode stable, généralement sous la forme d’iodure de potassium, est l’une des trois mesures du PPI avec la mise à l’abri et l’évacuation des populations.
En effet, en cas d’accident nucléaire, le rejet dans l’atmosphère d’isotopes radioactifs de l’iode peut avoir des conséquences sanitaires sur les personnes qui les inhalent avec l’air qu’elles respirent ou les ingèrent avec de la nourriture contaminée. Les isotopes radioactifs incorporés se fixent ensuite dans la glande thyroïde qu’ils irradient, augmentant le risque de développer un cancer de la thyroïde, en particulier chez les enfants comme cela a été observé en Ukraine à la suite de l’accident de Tchernobyl.
Même lorsque toutes les règles de sûreté sont bien établies et respectées, les accidents ou les actes de malveillance sur des installations nucléaires sont par définition imprévisibles, c’est pourquoi il est essentiel d’être prêt à faire face aux éventuels risques radiologiques pour en minimiser les conséquences sur la santé des populations. Par vent de 30 m/s, les masses d’air contaminées par les rejets radioactifs lors d’un accident sur une installations nucléaires parcouru en moins de 2 minutes la distance de 4 km qui sépare les quais du port militaire du littoral nord de Saint-Mandrier. (Exemple de calcul de dispersion du panache en situation réelle par vent du 135° soufflant en direction du sud-est à 30m/s tel que mesuré le 13 décembre à 12h00).
L’ingestion de comprimés d’iode stable une heure avant que les personnes soient exposées et au plus tard dans les 6 à 12 heures qui suivent la contamination permet de saturer la thyroïde en iode qui, ainsi, ne peut plus assimiler les isotopes radioactifs d’iode. Evidemment l’ingestion d’iode stable ne protège pas contre les effets des autres éléments radioactifs qui pourraient être libérés dans l’environnement (césium 134, césium 137, etc.).
C’est le préfet qui décide d’informer les personnes susceptibles d’être contaminées par les rejets d’isotopes radioactifs d’iode de la prise des comprimés d’iode stable qui ont été prédisposés dans les pharmacies des communes couvertes par le PPI.
La prise de comprimés d’iode stable permet de protéger efficacement la thyroïde en cas d’accident d’une installation nucléaire entraînant un rejet d’iode radioactif. Après instruction du préfet, ces comprimés sont à ingérer très rapidement en cas d’accident nucléaire avec rejet de radionucléides dans l’atmosphère.
Le risque d’effets indésirables lors de la prise d’iode stable est très faible ou comparable à beaucoup d'autres médicaments. Les effets suivants peuvent être constatés : goût métallique en bouche, nausées, vomissements, diarrhées, gastralgies, troubles du rythme cardiaque, hyperthyroïdie. Plus rarement : hypothyroïdie, éruptions cutanées. Parlez en à votre médecin généraliste.
Objet de nos demandes répétées en 2019, 2020, 2021, les habitantes et habitants de la commune de Saint-Mandrier bénéficient des mesures de protection adéquates qui s’appliquent à la commune maintenant intégrée au PPI alors qu’elle ne l’était pas sur le précédent PPI datant de 2012. Les différentes composantes du PPI nucléaire du port militaire de Toulon annoncée en 2022 sont donc maintenant en place.
Reste que nous avons demandé que le dispositif de surveillance atmosphérique de la radioactivité soit renforcé par l’installation de nouvelles stations de mesure de la radioactivité au niveau de la presqu’ile afin de permettre le suivi en temps réel d’une éventuelle contamination de l’air de Saint-Mandrier.
Pour rappel, le PPI, établi sous l’autorité du préfet, définit l’organisation des secours en cas d’accident dans une INB (installation nucléaire de base), lorsque les conséquences du sinistre sont susceptibles d’affecter les populations et l’environnement. Ce plan est un volet des dispositions du plan ORSEC départemental. Le document décrit les moyens techniques et humains de protection et de secours, leur organisation ainsi que l’information en direction du public en cas d’alerte d’accident nucléaire dans un rayon autour du site de l’INB.
Pour en savoir plus
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