Sécurité nucléaire, transparence, environnement et protection des populations civiles : des enjeux majeurs au cœur des échanges
France Nature Environnement (FNE) Var représentée par l’APE, a participé en tant que membre de la Commission d’information du port militaire de Toulon à la réunion du 8 janvier 2026. À cette occasion, plusieurs sujets essentiels relatifs à la sûreté nucléaire, à l’environnement, à l’information du public et à la protection des populations civiles ont été abordés avec les autorités militaires et civiles compétentes.
Transparence des travaux du comité
Lors de l’approbation du compte-rendu de la réunion du 13 janvier 2025, l’APE a signalé l’absence de pièces jointes, dont une annexe explicitement mentionnée dans le document. Les autorités se sont engagées à transmettre l’ensemble des documents manquants.
Activités du port militaire et perspectives
Les autorités ont présenté un panorama des activités menées en 2024 et 2025 ainsi que celles prévues à l’horizon 2026. Trois nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque de classe Suffren ont rejoint la base de Toulon, complétant la flotte existante de bâtiments de la classe Rubis (Perle et Améthyste). Un nouveau bassin, réceptionné en 2025, a été conçu en intégrant le risque sismique.
La période d’entretien intermédiaire du porte-avions Charles de Gaulle s’est déroulée sur huit mois pour se terminer en janvier 2024. Les travaux d’adaptation des infrastructures destinées au futur porte-avions de nouvelle génération devraient débuter en 2027 pour une mise en service prévue à l’horizon 2035.
Bilan 2024 de la sûreté nucléaire et de l’environnement
Les bilans 2024 de la sûreté nucléaire et de l’impact des activités nucléaires sur la santé et l’environnement ont été présentés par l’Autorité militaire du port.
Les effluents radioactifs liquides sont intégralement transférés hors site vers des installations spécialisées, sans rejet dans les eaux de la petite rade. Les rejets radioactifs gazeux, notamment ceux liés au porte-avions et à l’Atelier Pierre Léger, sont restés très inférieurs aux limites réglementaires en 2024. Le tritium représente la part la plus importante de ces rejets, avec 7,4 % seulement de l’autorisation annuelle. Les déchets nucléaires, essentiellement de très faible activité et en volumes limités, sont entreposés dans des installations dédiées. Les données mises à jour en 2023 sont accessibles sur le site de l’Andra.
Résultats de mesure en continue du débit de dose gamma ambiant (nanosievert/heure) d’une station installée à proximité de la base navale (200m) et d’une station plus élognée (1 km) de la base (Source réseau Teleray-ASNR).
Les résultats de mesure en continue de la dose gamma ambiante des différentes stations Marine installées sur la base navale n’ont pas montré d’anomalie des niveaux habituels, ni celles du système Téléray de l’ASNR.
Les mesures des radionucléides sur des échantillons des différents compartiments de l’environnement (air, mer, sols, chaîne alimentaire) ne montrent aucune augmentation de la radioactivité imputable aux activités nucléaires du site. L’exposition annuelle maximale estimée pour la population riveraine à partir des données de rejets radioactifs est infime (inférieure à 1 nanosievert/an), très largement en deçà de la radioactivité naturelle en France (de l’ordre en moyenne nationale de 3 millisievert/an) et du seuil réglementaire (1 millisievert).
Plusieurs exercices de sécurité nucléaire ont par ailleurs été conduits en 2024.
Exercice national PPI 2026 – ORSEC
L’autorité préfectorale a présenté l’exercice national PPI nucléaire prévu du 1er au 2 avril 2026. Il simulera un accident sur un sous-marin de classe Suffren impliquant des mesures de mise à l’abri des populations. Cet exercice sera accompagné d’actions pédagogiques à destination des élèves des établissements scolaires, centrées sur la culture du risque et de la résilience.
Application du Plan particulier d’intervention nucléaire
FNE/APE a salué la mise à disposition des comprimés d’iode en janvier 2025 dans les communes concernées à la suite de la mise en application du nouveau PPI nucléaire du port (voir notre dossier 2025). Il a été précisé par l’Autorité préfectorale que trois millions de comprimés ont été commandés, que tous les établissements publics (toutes les écoles) ont été dotés, et qu’environ 19 % de la population des quatre communes concernées a retiré ses comprimés en pharmacie.
FNE/APE a en revanche réitéré sa demande d’installation d’une station de mesure du débit de dose au sud de la base navale, dans l’axe du mistral et à proximité de la presqu’île de Saint-Mandrier. Cette demande sera transmise aux autorités compétentes (ASNR, DSND). L’association a également regretté l’absence de publication en temps réel des données de débit de dose gamma ambiant de l’ensemble des stations de la base navale et l’absence de nouveaux résultats de mesure du tritium dans l’eau de mer, radionucléide important pour son rôle d’indicateur précoce d’éventuelle contamination.
Accident sur le chantier de la zone Milhaud
L’accident survenu le 18 août 2024 lors des travaux de refonte d’un appontement, ayant blessé quatre salariés, a été évoqué. Les autorités ont indiqué que l’état de santé des blessés est désormais rétabli. Les enquêtes judiciaire et technique sont toujours en cours.
Les travaux ne reprendront pas dans cette zone avant leurs conclusions et des adaptations des procédures sous-marines sont d’ores et déjà prévues. Aucun impact sur les activités nucléaires du port militaire n’a été constaté.
Épaves dans la petite rade de Toulon
FNE/APE a rappelé les risques persistants liés aux épaves encore présentes dans la rade, notamment à proximité du site du Lazaret (voir notre dossier 2025), en particulier pour la navigation, y compris des bâtiments à propulsion nucléaire, l’environnement marin et notamment au regard des risques de pollution chimique à proximité des zones de conchyliculture et de pisciculture.
Les autorités ont indiqué que les opérations avaient été financées par des crédits du Fonds vert qui ne pouvaient concerner que des opérations en littoral civil, mais qu’une intervention pourrait être envisagée ultérieurement à l’occasion d’autres opérations de travaux.
Contexte sécuritaire et protection des populations civiles
Enfin, FNE/APE a interrogé les autorités sur les survols de drones non identifiés signalés depuis l’automne 2025 au-dessus de sites militaires sensibles (Brest) et sur la préparation des populations civiles dans un contexte international marqué par la perspective de conflits de haute intensité.
Les autorités ont indiqué que ces sujets relevaient du domaine classifié et ne pouvaient être ni confirmés ni infirmés. Par contre, elles ont affirmé leur confiance dans les dispositifs de défense existants et dans la résilience locale, reposant notamment sur une forte présence militaire et les exercices interarmées.
France Nature Environnement Var et l’APE rappellent l’importance d’une information transparente, accessible et régulière à destination des citoyens, en particulier dans un territoire qui concentre des installations militaires et nucléaires majeures, et continueront à porter ces exigences au sein des instances de concertation.
Pour en savoir plus :
Point d’actualité : les comprimés d’iode sont disponibles dans les trois pharmacies de la presqu’ile.

Nous vous l’annoncions récemment, et après différents retards, la campagne de mise à disposition de comprimés d’iode stable aux personnes habitant les 4 communes inscrites dans le périmètre du plan particulier d’intervention (PPI) du port militaire de Toulon à savoir Toulon, La Seyne-sur-Mer, Ollioules et Saint-Mandrier-sur-Mer a commencé ce jour.
C’est le ministère des Armées , exploitant des installations nucléaires du port de Toulon, qui organise la campagne de mise à disposition préventive de comprimés d’iode stable dans le périmètre du Plan particulier d’intervention (PPI)11 du port militaire de Toulon.
L’ingestion de comprimés d’iode stable, généralement sous la forme d’iodure de potassium, est l’une des trois mesures du PPI avec la mise à l’abri et l’évacuation des populations.
En effet, en cas d’accident nucléaire, le rejet dans l’atmosphère d’isotopes radioactifs de l’iode peut avoir des conséquences sanitaires sur les personnes qui les inhalent avec l’air qu’elles respirent ou les ingèrent avec de la nourriture contaminée. Les isotopes radioactifs incorporés se fixent ensuite dans la glande thyroïde qu’ils irradient, augmentant le risque de développer un cancer de la thyroïde, en particulier chez les enfants comme cela a été observé en Ukraine à la suite de l’accident de Tchernobyl.
Même lorsque toutes les règles de sûreté sont bien établies et respectées, les accidents ou les actes de malveillance sur des installations nucléaires sont par définition imprévisibles, c’est pourquoi il est essentiel d’être prêt à faire face aux éventuels risques radiologiques pour en minimiser les conséquences sur la santé des populations. Par vent de 30 m/s, les masses d’air contaminées par les rejets radioactifs lors d’un accident sur une installations nucléaires parcouru en moins de 2 minutes la distance de 4 km qui sépare les quais du port militaire du littoral nord de Saint-Mandrier. (Exemple de calcul de dispersion du panache en situation réelle par vent du 135° soufflant en direction du sud-est à 30m/s tel que mesuré le 13 décembre à 12h00).
L’ingestion de comprimés d’iode stable une heure avant que les personnes soient exposées et au plus tard dans les 6 à 12 heures qui suivent la contamination permet de saturer la thyroïde en iode qui, ainsi, ne peut plus assimiler les isotopes radioactifs d’iode. Evidemment l’ingestion d’iode stable ne protège pas contre les effets des autres éléments radioactifs qui pourraient être libérés dans l’environnement (césium 134, césium 137, etc.).
C’est le préfet qui décide d’informer les personnes susceptibles d’être contaminées par les rejets d’isotopes radioactifs d’iode de la prise des comprimés d’iode stable qui ont été prédisposés dans les pharmacies des communes couvertes par le PPI.
La prise de comprimés d’iode stable permet de protéger efficacement la thyroïde en cas d’accident d’une installation nucléaire entraînant un rejet d’iode radioactif. Après instruction du préfet, ces comprimés sont à ingérer très rapidement en cas d’accident nucléaire avec rejet de radionucléides dans l’atmosphère.
Le risque d’effets indésirables lors de la prise d’iode stable est très faible ou comparable à beaucoup d'autres médicaments. Les effets suivants peuvent être constatés : goût métallique en bouche, nausées, vomissements, diarrhées, gastralgies, troubles du rythme cardiaque, hyperthyroïdie. Plus rarement : hypothyroïdie, éruptions cutanées. Parlez en à votre médecin généraliste.
Objet de nos demandes répétées en 2019, 2020, 2021, les habitantes et habitants de la commune de Saint-Mandrier bénéficient des mesures de protection adéquates qui s’appliquent à la commune maintenant intégrée au PPI alors qu’elle ne l’était pas sur le précédent PPI datant de 2012. Les différentes composantes du PPI nucléaire du port militaire de Toulon annoncée en 2022 sont donc maintenant en place.
Reste que nous avons demandé que le dispositif de surveillance atmosphérique de la radioactivité soit renforcé par l’installation de nouvelles stations de mesure de la radioactivité au niveau de la presqu’ile afin de permettre le suivi en temps réel d’une éventuelle contamination de l’air de Saint-Mandrier.
Pour rappel, le PPI, établi sous l’autorité du préfet, définit l’organisation des secours en cas d’accident dans une INB (installation nucléaire de base), lorsque les conséquences du sinistre sont susceptibles d’affecter les populations et l’environnement. Ce plan est un volet des dispositions du plan ORSEC départemental. Le document décrit les moyens techniques et humains de protection et de secours, leur organisation ainsi que l’information en direction du public en cas d’alerte d’accident nucléaire dans un rayon autour du site de l’INB.
Pour en savoir plus
L’évolution des différentes composantes du PPI nucléaire du port militaire de Toulon annoncée en 2022 progresse. Point d’actualité : enfin du concret.
L’arrêté préfectoral portant approbation des nouveaux périmètres communaux du plan particulier d’intervention « Port militaire de TOULON » a été signé le 8 novembre 2024 (voir 83-2024-11-08-00004).
Comme nous le demandions dans nos discussions avec la préfecture, l’arrêté présente les périmètres de 2km et 5km autour du port militaire qui identifient les communes qui seraient concernées par des mesures de protection radiologique en cas d’accident nucléaire. Objet de nos demandes répétées en 2019, 2020, 2021, la commune de Saint-Mandrier est maintenant intégrée au PPI alors qu’elle ne l’était pas sur le précédent PPI datant de 2012.
Le rayon pour la pré-distribution des comprimés d’iode stable est porté de 2 à 5 km, voire légèrement au-delà puisque c’est l’ensemble des superficies des communes qui sont concernées dès lors qu’une de leur partie est dans le rayon des 5km. Les communes de Toulon, Ollioules, La Seyne sur mer et de Saint-Mandrier sont maintenant intégrées dans leur totalité dans le périmètre 5km du PPI. La zone de mise à l’abri définie par un rayon de 2 km est modifiée en mesure de mise à l’abri reflexe planifiée sur une zone unique, à 360° autour du point de référence du site, sans attendre dans un premier temps la prise en compte des conditions météorologiques. Cette dernière mesure simplifie ainsi les 3 zones du PPI 2012.
La révision du PPI est donc dans sa phase finale. La version révisée sera mise en consultation du public ce mercredi 20 novembre pendant un mois. Le document sera consultable dans les mairies des quatre communes. A la fin de la période de consultation achevée, il sera soumis à l'approbation de monsieur le Préfet.
Concernant la distribution des comprimés d’iodure de potassium qui sont à ingérer rapidement en cas d’accident nucléaire avec rejet de radionucléides dans l’atmosphère, elle sera précédée d'une campagne nationale de communication puisque plusieurs sites militaires disposant d’installations nucléaires sont concernés. L’approvisionnement des pharmacies en comprimés serait prévu pour notre région courant 2025.
Même lorsque toutes les règles de sûreté sont bien établies et respectées, les accidents ou les actes de malveillance sur des installations nucléaires sont par définition imprévisibles, c’est pourquoi il est essentiel d’être prêt à faire face aux éventuels risques radiologiques pour en minimiser les conséquences sur la santé des populations.
Chi va piano, va sano e va lontano et en espérant qu’il n’y ait pas d’accident d’ici 2025…
En début de matinée, dans le cadre de l’exercice nucléaire en cours, les sirènes des communes de Toulon, La Seyne-sur-Mer, Ollioules et Saint-Mandrier sur Mer ont été activées et un message d’alerte FR-ALERT a été transmis par la préfecture du Var aux propriétaires d’un téléphone portable présents sur ces communes.
L’exercice est maintenant terminé, aussi afin de vérifier l'efficacité opérationnelle des moyens d’information sur notre commune, audibilité des sirènes SAIT et bonne réception ou pas du message FR-ALERT sur nos communes, il est très important que vous participiez à cet exercice en prenant le temps de répondre aux questionnaires mis en place pour l’occasion par le Centre d’information pour la prévention des risques majeurs (Cypres)

Vos réponses permettront de confirmer l’adéquation de ces éléments du système d’information communal et de participer à son amélioration éventuelle.

En scannant les QR code ci-dessus avec votre smartphone vous pourrez directement répondre aux deux questionnaires en ligne établis pour cet exercice par le Cypres ou en cliquant sur les liens suivant Ici pour l'audibilité des sirènes et ici pour FR-Alert.
17 novembre 2023 : Exercice - Exercice - Exercice nucléaire, 22 et 23 novembre 2023 à Saint-Mandrier
Les sirènes d'alerte de Saint-Mandrier vont retentir ce jeudi 23 novembre. La préfecture avertit la population afin qu’il n’y ait pas de lien avec la guerre en Ukraine. En effet, un exercice de mise en œuvre du plan particulier d'intervention (PPI) nucléaire du port militaire de Toulon[1] est programmé les 22 et 23 novembre 2023 qui inclura pour la première fois la commune de Saint-Mandrier. Cet exercice a pour objet de tester le PPI qui serait mis en œuvre en cas d’évènement radiologique avec des rejets de substances radioactives dans l’environnement qui pourraient atteindre la presqu’ile.
Le sous-marin d’attaque Suffren navigant devant Saint-Mandrier après avoir quitté la base des sous-marins de Missiessy du port militaire de Toulon.
Le scénario fictif retenu pour cet exercice est celui d’un accident majeur affectant le réacteur nucléaire d’un sous-marin d’attaque alors qu’il serait à quai de la base des sous-marins du port militaire. Le scénario d’accident retenu est celui d’une évolution lente de l’accident, c’est-à-dire avec un rejet de substances radioactives qui interviendrait plus de 6 heures après le début de l’accident.
C’est la première action concrète à la suite de la révision en cours de ce PPI incluant la commune de Saint-Mandrier pour laquelle l’APE et France Nature Environnement ont œuvré. Ainsi, à la suite de nos demandes, l’élargissement de la zone d’information, de planification renforcée et de pré-distribution de comprimés d’iode stable, est passée d’une distance de 2 à 5 km autour de la base des sous-marins (Missiessy) et de la zone d’appontement et d’entretien du porte-avions Charles de gaulle (Milhaud et Vauban).
Carte géographique des rayons de 2 et 5 km
Carte des deux zones concernées par le PPI nucléaire du port de Toulon validés par l’autorité de sûreté nucléaire de défense (ASND). Zone de mise à l’abri reflexe des populations vivant dans le rayon 2 km, voire potentiellement d’évacuation, et Zone d’élargissement de la zone d’information, de planification renforcée et de pré-distribution de comprimés d’iode stable passant à 5 km, intégrant désormais la population de la commune de Saint-Mandrier-sur-Mer.
Les PPI mettent en œuvre les orientations de la politique de sécurité civile en matière de mobilisation de moyens, d'information et d'alerte, d'exercice et d'entraînement (Article R741-18 code de la sécurité intérieure). C’est donc à ce titre que les sirènes du Système d’alerte et d’informations aux populations (SAIP) des communes de Toulon, La Seyne-sur-Mer, Ollioules et Saint-Mandrier sur Mer concernées par ce PPI vont retentir ce jeudi 23 novembre.
Les sirènes du SAIP vont émettre 3 signaux sonores prolongés et modulés (montant et descendant) séparés par un intervalle de silence de 5 secondes. Les sirènes PPI de la Marine dans l’enceinte militaire devraient également être déclenchées.
Une nouveauté, la Préfecture du Var testera la mise en œuvre du dispositif d'alerte à la population « FR-ALERT » du SAIP qui est opérationnel partout en France y compris en outre-mer depuis juin 2022.
FR-ALERT est un système d’alerte des populations qui permet d’envoyer des notifications sur les téléphones portables des personnes présentes dans une zone confrontée à un danger. Les personnes présentent sur les territoires des 4 communes et disposant d’un portable recevront donc ce jeudi 23 novembre un message signalant l’exercice. Vous ne pourrez pas rater le message car son indicatif est particulier.
Vous l’aurez compris, l'un des objectifs de cet exercice est donc de tester l'efficacité opérationnelle des sirènes et de FR-ALERT sur nos communes, aussi il est donc très important que vous participiez à cet exercice en prenant le temps de répondre à un questionnaire très court mis en place pour l’occasion par le Centre d’information pour la prévention des risques majeurs (Cypres)

Vos réponses permettront de confirmer l’adéquation de ces éléments du système d’information communal et de participer à son amélioration éventuelle.

En scannant les QR code ci-dessus avec votre smartphone vous pourrez directement répondre aux deux questionnaires en ligne établis pour cet exercice par le Cypres ou en cliquant sur les liens suivant Ici pour l'audibilité des sirènes et ici pour FR-Alert.
Afin de promouvoir la maîtrise des risques, les législations qui se sont succédées ont rendu obligatoire un certain nombre d’outils qui se déclinent en étude de danger et d’impact, plan de prévention, document unique d’évaluation, etc. Ce PPI est donc un volet crucial de la sécurité, garantissant une réaction coordonnée et efficace en cas de crise nucléaire afin de prévenir les conséquences sanitaires graves pour les personnes susceptibles d’être concernées par des rejets d’éléments radioactifs.
Cependant, au son des sirènes ne courrez pas jusqu’aux pharmacies pour y trouver des comprimés d’iode stable. La distribution des comprimés d’iodure de potassium a pris du retard puisque les pharmacies des 4 communes n’ont toujours pas été approvisionnées alors qu’elles devaient initialement l’être en juin 2022, puis annoncée en juin 2023 pour cet exercice...
Pour en savoir plus
- DOSSIER DE PRESSE « PPI TOULON 2023 » Un dossier très complet sur l’exercice national de sécurité nucléaire à dominante sécurité civile dans la base navale de Toulon les 22 et 23 novembre 2023.
- Note d’analyse APE de mars 2019 PPI Impact des rejets radioactifs atmosphériques sur la presqu’ile de Saint-Mandrier : lien de téléchargement.
- Note d’analyse APE de décembre 2021 PPI Impact des rejets radioactifs liquides sur la presqu’ile de Saint-Mandrier : lien de téléchargement
- FR-ALERT Comment ça marche ?
- Sûreté nucléaire : prévention et gestion des risques
[1] Les plans particuliers d'intervention sont établis, en vue de la protection des populations, des biens et de l'environnement, pour faire face aux risques particuliers liés à l'existence ou au fonctionnement d'ouvrages ou d'installations dont l'emprise est localisée et fixe (Article R741-18 code de la sécurité intérieure) mais dont les conséquences s’étendraient à l’extérieur des installations militaires.









