Vous avez envie de vous promener dans un cadre naturel et d’observer les oiseaux en toute tranquillité. Alors, nous vous conseillons la visite du parc ornithologique du Pont de Gau. A 4 km des Sainte Maries de la mer, ce parc est un espace naturel qui se visite à pied avec de nombreux sentiers aménagés pour observer la faune en toute liberté (https://www.parcornithologique.com/fr/le-parc/historique/historique-1.html). Les vedettes : les flamants roses en très grand nombre, mais aussi différentes espèces de hérons, l’ibis falcinelle, le busard des roseaux, de canards, les ragondins et bien d’autres espèces…

Le parc est ouvert tous les jours de 10h à 17h et les 2,8 km de sentiers de la partie sud du parc sont entièrement accessibles aux personnes à mobilité réduite. Le temps de visite dépend du choix des sentiers, et un minimal de 1h / 1h30 est à envisager.
Les billets d’entrée (Adulte : 7,50 € et Enfants de 4 à 12 ans : 5 €) sont valables toute la journée et vous permettent d’adapter votre visite en fonction de votre emploi du temps. Les pique-niques y sont autorisés mais les animaux domestiques n’y sont pas admis.
Le parc ornithologique du Pont de Gau a été créé par des amoureux de la nature camarguaise. Depuis le début des années 2000, son activité principale concerne la gestion du Centre de Sauvegarde de la Faune sauvage avec des actions scientifiques : suivi des espèces, camps de baguages, gestion des espaces naturels, sensibilisation à la protection de la nature... Depuis 2009, le parc est co-gestionnaire de deux sites du Conservatoire du Littoral et des rivages lacustres de la commune des Saintes Maries de la Mer.
Si vous avez encore un peu de temps vous pourrez faire un arrêt pour vous promener et observer, gratuitement, les oiseaux sur le site de la Maison Grand site de France à Aigues-Mortes ou sur la plage des Saintes-Maries de la mer (mouettes rieuses et goélands).
Le 11 mars 2011, il y a 10 ans, un tsunami provoqué par un séisme sous-marin dévastait une partie du littoral du Japon provoquant des accidents industriels majeurs. Ainsi, le tsunami a mis hors service les systèmes de refroidissement des réacteurs 1, 2 et 3 situés sur le site de Fukushima Daiichi ce qui a entrainé la fusion des cœurs nucléaires de ces réacteurs et a conduit à des rejets radioactifs liquides en mer et gazeux dans l’atmosphère, rejets gazeux mesurés sur l’ensemble de l’hémisphère nord.
Ce type de catastrophe peut-il arriver chez nous ? Un tsunami peut-il atteindre notre littoral méditerranéen ? La réponse est oui, le risque existe bel et bien pour la façade méditerranéenne ! C’est pourquoi un exercice a été organisé le 2 février dernier par la direction générale de la sécurité civile et de la gestion de crise en lien avec la zone de défense et de sécurité sud. Cet exercice avait pour principal objectif de tester la diffusion de l’alerte descendante du niveau national au niveau local, l’armement des postes de commandement, la prise des premières décisions opérationnelles et les remontées d’information terrain (http://www.var.gouv.fr/se-preparer-au-risque-tsunami-a9332.html).
En effet, un séisme sur les côtes du Maghreb ou en mer de Ligurie (au nord de la Corse) provoquerait un raz-de-marée qui peut être ressenti sur la côte méditerranéenne française. C’est ce qui est arrivé le 21 mai 2003 lorsqu’un séisme de magnitude 6.7 sur l’échelle de Richter a généré un tsunami qui a atteint le littoral français. Le foyer du séisme était situé à une dizaine de kilomètres de profondeur au niveau de la zone d’affrontement entre les plaques tectoniques africaine et eurasienne, à 4 km de la cote, au large de la ville de Zemmouri (Ouest de Bormerdés).

Les vagues les plus importantes, d’une amplitude maximale de 3 m, ont été observées aux Baléares. Des vagues moins importantes ont touché le littoral français et, dans huit ports de la Côte d’Azur, de Toulon à Monaco le raz de marée a entraîné l’abaissement du niveau de la mer jusqu’à 1,5 m. De nombreuses embarcations ont été endommagées.
Comme au Japon, un séisme localisé en Méditerranée peut donc générer un tsunami qui peut endommager les installations nucléaires de la base navale militaire de Toulon et les navires à propulsion nucléaire : sous-marins nucléaires d’attaque et porte-avions Charles de Gaulle.
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La simulation approximative de la propagation du premier train de vagues d’un Tsunami dans la rade de Toulon qui montre les zones et installations susceptibles d’être submergées temporairement.
Les semaines passées, l’atmosphère de notre littoral s’est légèrement colorée en jaune à différentes reprises comme le 6 février dernier. La cause de ce phénomène réside dans la remise en suspension de fines particules de sable du désert saharien lors de tempête de sable pour être ensuite transportées par des vents issus du Sahara qui ont finalement traversés l’Europe.
L’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest (Acro) a récolté les dépôts de ces poussières pour réaliser des mesures de radioactivité par spectrométrie gamma. Les résultats de ces analyses montrent que ces dépôts contiennent des traces de Césium-137, un radionucléide caractéristiques des essais d’explosions d’engins nucléaires réalisées dans l’atmosphère et des accidents nucléaires, comme ceux de Tchernobyl et Fukushima.
Compte tenu de l’origine des vents, l’Acro relie ces apports atmosphériques aux essais d’explosions d’engins nucléaires réalisés par la France dans le Sahara algérien, voir cet article.
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Circulation des vents le 6 février 2021 |
Image SAT24 prise le 6 février 2021 |
Ce dimanche 119 des 150 citoyens tirés au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat (CCC) se sont réunis pour évaluer le projet de loi du gouvernement « climat et résilience ». Chaque citoyen a donné une note sur la « prise en compte » par le gouvernement de leurs propositions. Verdict: les citoyens jugent, pour le moins, que le projet de texte de loi manque d'ambition !
C'est un désaveu de plus pour le gouvernement. Aucun des votes des citoyens sur les six grands thèmes de mesures de la loi n'a atteint la moyenne : Ainsi le vote sur le thème “se loger” a obtenu une moyenne de 3,4 sur 10, ceux sur « produire et travailler », « se nourrir » et « se déplacer » ont obtenu 3,7/10, celui sur consommer 4/10 et sur les propositions sur la gouvernance 4,1/10. Dans le détail, les transpositions de 75 des objectifs emblématiques de la CCC sur les 149 proposés, ont été sévèrement notées : « Limiter les effets néfastes du transport aérien » a obtenu 2,8 de moyenne, et l’introduction dans le droit d’un « délit d’écocide », appauvri par rapport à la proposition de la CCC qui proposait d’introduire dans la loi un « crime d’écocide », avec une note de 2,7/10. La réforme de l’article 1er de la Constitution pour y introduire la lutte contre le changement climatique a obtenu tout juste la moyenne avec la note de 6,1/10.

Dommage, puisque le texte de loi devait justement « reprendre sans filtre les travaux de la Convention », exercice de démocratie participative inédite en France et décidé par Emmanuel Macron.
Départ d’un incendie en contrebas de la route de la Renardière aujourd’hui vers 15h00. Attisé par des vents violents soufflant de l’Est, l’incendie a détruit une partie du reboisement de jeunes pins de la zone incendiée en 2005. Ce départ de feu volontaire a été rapidement maitrisé par le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS-83) avec l’aide du Comité Communal Feux de Forêts (CCFF).
Malgré les quelques pluies récentes, le risque incendie du massif forestier de la presqu’ile reste bien présent à toute période de l’année, particulièrement lors des épisodes de vents violents. La vigilance est donc de mise pour les promenades en forêt.
Même si les mesures sanitaires de confinement prises pour lutter contre la pandémie de la Covid-19 ont provoqué l’effondrement du nombre de bouchons dans le monde entier, les faits sont têtus, nous n’avons pas constaté d’amélioration importante sur l’année dans notre région. Ainsi, selon une étude du constructeur de GPS TomTom, la ville de Toulon se rapproche des places du podium des villes françaises congestionnées, passant de la 7ème position en 2019 à la 5ème place des villes les plus embouteillées de France en 2020 …
(https://www.tomtom.com/en_gb/traffic-index/toulon-traffic/).
Toulon reste devancée par Paris, Marseille, Bordeaux et Grenoble mais passe devant Nice et Lyon ! Toulon a même gagné, si l’on peut dire, 45 places au niveau mondial, pour devenir la 97ème ville la plus embouteillée de plus de 400 villes suivis par TomTom dans le monde !
Pourtant, les mesures sanitaires et le télétravail ont réduit la circulation dans toutes les villes du monde. Mais à Toulon, la circulation routière a seulement diminué de 10% et la durée des embouteillages a seulement baissé d’un petit 3 % sur l’année, pourtant avril 2020 voyait les embouteillages passer à 5% avec le premier confinement ! La médiocrité de ce score annuel en fait une des moins bonnes élèves des villes de France.
En réalité, les problèmes de circulation à Toulon s’aggravent: en 2020, conduire entre 17 et 18 heures pouvait rallonger notre durée de trajet de moitié. Le pire jour pour circuler a été le 29 octobre, veille de confinement dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, avec jusqu’à 73 % de bouchons, presque autant qu’à Paris (79%) !
En une année, nous avons donc passé l’équivalent de près de 5 jours (112 heures) dans les embouteillages aux heures de pointe ; c’est certes un jour de moins qu’en 2019 (135 heures), mais pour beaucoup d’entre nous, c’est encore trop !

Pour son édition 2020 du Traffic Index, TomTom a étudié plus de 400 villes dans 57 pays, dont 25 grandes villes françaises.
Le 29 janvier dernier, deux têtes de dauphins ont été retrouvées sur la côte de Quiberon. A la même période, dix échouages de dauphins étaient signalés en Loire-Atlantique avec des traces de capture, perforations sur le corps et rostre brisé. Début février, quatre autres dauphins sont trouvés sur des plages de Charente-Maritime, dont certains avaient la queue sectionnée pour pouvoir être sortis des filets.
Chaque hiver, les écologistes font ces décomptes macabre le long du littoral français. Ainsi, depuis le mois de décembre, plus de 500 dauphins ont été retrouvés échoués sur les côtes françaises de l’Atlantique. En réalité, seule une faible partie des dauphins tués par les filets de pêche sont répertoriés, le nombre total des morts est estimé à 5 000 dauphins. Ainsi au cours des 30 dernières années, près de 100 000 dauphins sont morts capturés dans les filets de pêche du golfe de Gascogne [1]. Face à cet hécatombe, l’inaction du gouvernement français met en défaut son discours sur sa réelle volonté de protéger les dauphins.
Courbe d’évolution de la mortalité des dauphins au cours du temps sur le littoral français
Une énième réunion du groupe de travail sur les captures accidentelles de cétacés s’est tenue ce mardi 16 février 2021. Une réunion sans ministres, sans les directeurs des pêches maritimes et de l’aquaculture et de l’eau et de la biodiversité…. Les scientifiques présents ont une nouvelle fois fait le lien entre techniques de pêche et mortalité, mais en retour n’ont obtenu aucune information sur l’effort de pêche ou la stratégie de contrôle des pêches. Les scientifiques ont également rappelé que la seule mesure d’urgence permettant d’enrayer l’hécatombe de dauphins est un moratoire sur l’utilisation des méthodes de pêche les plus néfastes.

Voir le reportage vidéo sur youtube
En réponse à ces multiples alertes et demandes, le gouvernement égrène des effets d’annonce, des «engagements», des «essais» sans aucun effet immédiat alors que la mortalité de dauphins capturés dans les filets de pêche, elle, s’intensifie. France Nature Environnement a jugé que cette situation ne devait plus durer et annonce déposer auprès du Conseil d'Etat un recours contre la ministre de la Mer pour inaction de l'Etat afin de l’obliger à instaurer un moratoire sur certaines techniques de pêche jugées « mortifères » dès cet hiver et à renforcer les mesures de suivi scientifique. (Voir le communiqué de FNE)
Espérons que ce recours sera gagné par FNE pour que, une nouvelle fois, la France soit contrainte de se conformer à la mise en demeure de la Commission européenne [2] puisque les navires de pêche concernés par les captures de dauphins dans le golfe de Gascogne sont majoritairement français et les techniques de pêche mortifères concernées sont connues [3].
En attendant le retour du Conseil d’Etat, FNE appelle donc le gouvernement à la raison : il est temps de fermer temporairement les pêcheries dont les captures de dauphins pourraient à terme mener à la disparition de ces espèces [4], qui se reproduisent lentement et qui sont, et oui, protégées par la loi…
[1] Etat des connaissances sur les captures accidentelles de dauphins communs dans le golfe de Gascogne – Synthèse 2019. Observatoire PELAGIS – UMS 3462, La Rochelle Université / CNRS, 23 pages.
[2] Nature et pêche: la Commission demande instamment à la FRANCE, à l'ESPAGNE et à la SUÈDE de prendre des mesures pour réduire les prises accessoires, juin 2020.
[3] Entre 2015 et 2018, les chaluts pélagiques et filets maillants (les deux méthodes de pêche concernées par les captures) présents dans le golfe de Gascogne étaient à 97% des bateaux français. (Source: Global Fishing Watch et Marine Protected Area boundary data).
[4] Rapport du Comité Scientifique de la Commission Baleinière Internationale, Nairobi, Kenya, 10-23 mai 2019.
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