
Le défenseur des baleines Paul Watson, détenu au Danemark, a été libéré, annonce son association, Sea Shepherd
Des trimarans au gris militaire aux numéros de coque P118 et P119 font leurs classes dans la rade. Ce sont deux exemplaires des patrouilleurs hauturiers du type Ocean Eagle 43 qui ont été commandés par l’Angola aux chantier naval cherbourgeois Constructions Mécaniques de Normandie (CMN), qui fait partie du groupe CMN NAVAL. C’est l'entreprise Exail, issue du rapprochement des sociétés iXblue et ECA spécialisées dans la construction de drones marins, implantée sur les Chantiers navals de La Ciotat, qui produit la structure en composite des six Ocean Eagle 43 depuis 2015. Les structures sont ensuite rééquipées en armement dans l'usine du Cotentin.
L’Ocean Eagle 43 de 43,6 mètres de long, 15,2 mètres de large et de tirant d'eau maximum de 1,60 m a été conçu par Nigel Irens Design. Avec ses 4 moteurs diesel embrayés il atteint une vitesse de pointe de 30 nœuds pour une autonomie de 3 000 milles à 20 nœuds. Son équipage est composé de sept personnes et il peut accueillir huit autres personnes. Evidemment, comparé au 278m de long, 38m de large, 1 150 membres d'équipage du Brilliant Lady que le P118 a croisé en sortie de la passe toute fumée dehors, il fait pitchoune mais il fait 10 nœuds de plus plein pot !
D’après le constructeur, ces navires ont pour missions d’assurer la surveillance de la Zone économique exclusive, la lutte contre la piraterie et protection du trafic commercial, la lutte contre la contrebande et l’immigration illégale, la protection des installations offshore et côtières, les missions de recherche et de sauvetage (SAR Search and Rescue), la police des pêches et de l’environnement avec la lutte antipollution. Les Ocean Eagle 43 peuvent également être armés et adaptés pour le soutien d'opérations spéciales ainsi que pour des opérations anti-sous-marines.
Pour en savoir plus
Le reportage de FR3 locale Var diffusé ce mercredi 4 décembre est disponible en ligne jusqu'au 11 septembre.
Cliquez sur ce lien pour visionner l'extrait du reportage avec l'intervention de Dominique Calmet, administrateur de France Nature Environnement Var, président de l'APE.
L’humoriste Raymond Devos arrivant à son hôtel demande au portier « où est la mer », celui-ci lui répond que « la mer est démontée », Devos en retour s’inquiète « vous la remontez quand ? »…
Aujourd’hui sous l’effet d’une petite largade agitant les eaux littorales Six-Fournaises, les vagues faisaient disparaitre la plage du Rayolet et le sentier des douaniers qui paraissaient avoir été « démontés » au sens propre du terme. Alors comme Devos, on peut s’interroger, quand seront-ils remontés ?
Quant aux murs fissurés et éboulés, le haut des vagues passait par-dessus …
La plage du Rayolet à Six-Fours est tellement réduite qu’aujourd’hui elle n’existe pratiquement plus… Sur ce littoral aussi, les banquettes de posidonies freineront difficilement le recul du trait de côte.
Le béton des murs de soutènement des luxueuses villas du bord de mer du Rayolet est mangé à la base sous l’effet des vagues des largades et certains murs finissent par s’ébouler. Les sable et gravier de la plage ont disparu et les banquettes de posidonies s’installent sur les « banquettes » de béton des murs (Photographies prises au Rayolet le 29 novembre 2024 vers 11h00).
L’évolution de l’urbanisation a conduit à sacrifier le littoral au profit des construction et des routes (voir IGN Remonter le temps). La montée du niveau de la mer est décrite dès le scénario d'ennoiement des côtes basses lié à une hausse du niveau de la mer de seulement 60 cm sur les cartes fournies par la DREAL-PACA. L’interruption du chemin du littoral est actée laconiquement par MTPM qui informe les promeneurs que pour cause d’immersion de la plage du Rayolet les itinéraires de détournement passent maintenant par la route départementale D616 (sic) (Photographies prises le 29 novembre 2024 vers 11h30).
Curieusement, aucune des communes de MTPM n’apparaît dans la liste réactualisée en juin 2024 des communes dont l'action en matière d'urbanisme et la politique d'aménagement doivent être adaptées aux phénomènes hydrosédimentaires entraînant l'érosion du littoral (loi N°2021-1104, voir ci-dessous) Pourtant, les communes voisines de Bandol et de Sanary y apparaissent. Alors, faut-il y voir une application du « il est urgent d’attendre » du mode de gestion du vice-président Protection de l'environnement, développement durable, transition écologique et énergétique de la Métropole ? Mais au fait, attendre quoi, que les murs s’effondrent ? C’est en cours !
La canalisation du ruisseau du Rayolet est aussi une source de préoccupation avec les déchets divers et variés de toutes tailles, de plastique et de polystyrène qui jonchent sont lit et qui sont rejetés en mer. Aujourd’hui un cadavre de près de 80 cm de diamètre d’un poisson lune encore appelé Môle (Mola mola) était échoué sur la plage de la crique de La Vieille Batterie au milieu de déchets flottant et à proximité du Rayolet. Ce poisson peut atteindre 3m de longueur pour quelques tonnes (Photographies prises au Rayolet le 29 novembre 2024 vers 11h30).
Les poissons-lunes vivent généralement au large. Les poissons-lunes se nourrissent de méduses, de cténophores, de salpes, de calmars, de crustacés et du zooplancton essentiellement constitué de larves, ainsi que de petits poissons. Ils peuvent malheureusement avaler des morceaux de sacs en plastique qui se coincent dans leur gorge ou leur estomac, les empêchant de se nourrir. L'espèce est classée "vulnérable" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Pour en savoir plus
- LOI n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets.
- Décret n° 2024-531 du 10 juin 2024 modifiant le décret n° 2022-750 avec dans la liste des communes pour le Var : Bandol, Bormes-les-Mimosas, Cavalaire-sur-Mer, Cogolin, La Croix-Valmer, Gassin, Grimaud, Le Lavandou, La Londe-les-Maures, Ramatuelle, Saint-Cyr-sur-Mer, Sainte-Maxime, Saint-Tropez, Sanary-sur-Mer, Rayol-Canadel-sur-Mer mais aucune commune de TPM.
- Le Poisson-lune (Mola mola)
Ce matin, accueil avec jets d’eau d’un nouveau sous-marin de la classe Suffren (programme Barracuda) dans les eaux de la rade de Toulon.
Le 16 novembre 2024, la Direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné, à Brest, le Tourville, troisième des six sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) réalisés dans le cadre du programme Barracuda. Le sous-marin a aussitôt été transféré à la Marine nationale et rejoint son futur port d’attache de Toulon qui accueille les deux premiers SNA Barracuda, le Suffren et le Duguay-Trouin, respectivement admis au service actif en juin 2022 et en avril 2024.
Comme leurs prédécesseurs, les SNA du programme Barracuda sont équipés d’une propulsion nucléaire. Et nous attendons avec impatience la distribution des comprimés d’iode, élément essentiel de la protection radiologique des populations en cas d’accident nucléaire avec rejets radioactifs dans l’atmosphère.
Aujourd’hui, journée symbolique, puisqu’il y a 82 ans, sur l'ordre de l'Amirauté, la plus grande partie de la flotte française est sabordée à Toulon le 27 novembre 1942, en réaction à l’opération Lila visant à la saisie des bâtiments de la flotte du régime de Vichy par le Troisième Reich. Les traces des pollutions dues aux sabordages des navires sont toujours mesurables dans les sédiments de certaines parties de la petite rade (Photographies M. Felix Diverres, 1915-2018).
A quai, la frégate lance-missiles italienne Virginio Fasan (numéro de coque F591) lancée en 2012. C’est la première unité de la classe FREMM à être spécialisée dans la lutte anti sous-marine du programme de coopération entre la France et l'Italie. Elle porte le nom du chef mécanicien de 3e classe Virginio Fasan, tombé le 9 septembre 1943 en détruisant le sous-marin de poche dont il était responsable pour qu’il ne soit pas réquisitionné par les Allemands.
Pour en savoir plus
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