Bisphénols, phtalates, parabènes, éthers de glycol, retardateurs de flamme bromés et composés perfluorés... Près de 70 biomarqueurs ont été étudiés par Santé publique France qui a mesuré la présence de ces polluants dans des prélèvements biologiques (urines, sérum et cheveux) de 1104 enfants et 2503 adultes, représentatifs de la population française composée  (www.santepubliquefrance.fr).

Les bisphénols (A, F et S), les phtalates, les parabènes, les éthers de glycol, les retardateurs de flamme et les composés perfluorés sont pour certains des perturbateurs endocriniens ou des cancérigènes, avérés ou suspectés.

Les principaux résultats montrent que :

  • Ces polluants sont présents dans l’organisme de l’ensemble des adultes et des enfants ;
  • Les niveaux d’imprégnation mesurés sont comparables à ceux d’autres études menées à l’étranger, notamment aux Etats-Unis et au Canada à l’exception des retardateurs de flamme bromés, des bisphénols S et F et des parabènes ;
  • Des niveaux d’imprégnation plus élevés sont retrouvés chez les enfants.

Cette étude permet d’établir les premières valeurs de référence d’imprégnation de ces polluants pour la population générale. Elle sera suivie de deux autres volets sur les métaux et les pesticides.

 

L'APE demande la révision du PPI du port militaire de Toulon pour que celui-ci intègre la commune de Saint-Mandrier, voir cette note.

Suite à l’accident de Fukushima, la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises et la Direction générale de la santé du ministère de la Santé ont réexaminé les mesures de protection des populations et leur emprise géographique. Elles ont proposé des recommandations d’évolutions étendant la portée des Plans particuliers d’intervention (PPI) établis autour des installations nucléaires. En 2014, ces recommandations ont été précisées dans le Plan national de réponse à un accident nucléaire ou radiologique majeur. Chargé de la mise en œuvre de cette mesure, le ministère de l’Intérieur a envoyé le 3 octobre 2016 une circulaire aux préfets pour préciser les évolutions apportées à la doctrine nationale concernant la planification de la réponse à un accident nucléaire ou radiologique majeur. Il leur est demandé de :

  • Etendre les rayons des périmètres des PPI de 10 à 20 km et de pré-distribution d'iode stable de 10 à 20 km autour des centres nucléaires de production d'électricité.
  • Préparer une réponse « évacuation immédiate » sur un périmètre prédéterminé de 5 km autour des centres nucléaires de production d'électricité.
  • Prendre, dès la phase d'urgence, et dans l'attente de l'expertise, une première consigne d’interdiction de consommation de denrées alimentaires.
  • Tenir compte du contexte local pour la décision des mesures de protection des populations et leur articulation, sous l'autorité des préfets.

Ces mesures de protection radiologique à prendre en cas d’accident nucléaire survenant dans une installation civile devraient être également prises pour protéger la population suite à un accident dans une installation nucléaire Défense. La version du PPI du port militaire de Toulon disponible sur internet date de 2012, cette version n’intègre donc pas les dernières recommandations du Plan national de réponse à un accident nucléaire ou radiologique majeur de 2014.

L’analyse du PPI du port militaire de Toulon montre qu’il devrait être révisé pour prendre en compte des hypothèses majorantes, plus contraignantes que celles retenues jusqu’en 2012 afin de prévoir et d’organiser les réponses adéquates pour limiter les conséquences dosimétriques d’un accident sur le public et les conséquences radiologiques sur l’environnement de la presqu’île de Saint-Mandrier.

Aussi l’UDVN-FNE83, la fédération MART et l’APE ont conjointement transmis une note d’analyse au préfet du Var, au préfet maritime et au délégué de l’Autorité nucléaire à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la Défense. Cette note d’analyse a également été discutée lors de la réunion de la dernière Commission d’Information du Port Militaire de Toulon le 4 mars 2019. Elle précise les éléments justifiant d’intégrer la presqu’île dans le plan particulier d’intervention du port militaire de Toulon du fait de la proximité de la presqu’île avec les sites potentiels de rejets accidentels de radionucléides provenant d’un navire à quai dans le port militaire, ou en mouvement lors d’entrée/sortie dans la rade.

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La commune a informé que la réouverture de toutes les plages de la commune était effective depuis le 16 avril 2019 après le passage de l’équipe de dépollution dirigée par la Préfecture (le CÈDRE) mais de nombreuses traces d’hydrocarbures dont des boulettes écrasées de plusieurs cm de diamètre sont réapparues depuis quelques jours sur et entre les galets de la plage de Cavalas après le passage d'un engin de chantier pour niveler les galets.

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La commune a informé que la réouverture de toutes les plages de la commune était effective depuis le 16 avril après le passage de l’équipe de dépollution dirigée par la Préfecture (le CÈDRE) , voir le journal municipal "Le Mandréen" de mai 2019 en page 3.

 Cependant, de nombreuses traces d’hydrocarbures dont des boulettes écrasées de plusieurs cm de diamètre sont observées depuis quelques jours sur et entre les galets de la plage de la Coudoulière.

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Des graviers en tas et en épandage sur les galets sont également observables.

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 Le 11 mars 2019, l’APE avait demandé à la Municipalité de ne pas réensabler les plages de la commune en lui communiquant la fiche justifiant cette demande. En effet, cette pratique de ré-ensablement est désastreuse du point de vue écologique, en particulier pour les espèces protégées, comme l’herbier de posidonie et les espèces qu’il abrite, coûteuse pour les deniers municipaux (plus de 20 000€) et complètement anachronique : qui peut encore croire de nos jours que l’on va arrêter la montée du niveau de la mer avec du sable ?

La Municipalité nous a succinctement répondu que la méthode de ré-ensablement retenue était conforme à la réglementation ! La préfecture, responsable du domaine public maritime de la plage de Sainte Asile, également contactée à la même date, ne nous a jamais répondu quant à l’autorisation qu’elle aurait donnée à la Municipalité sur la base d’une étude d’impact, conformément à ce qui est prévu dans la concession de plage. Et bien ce 13 juin dernier, sans aucun affichage d’un arrêté municipal autorisant une opération de réensablement, sans balisage de protection interdisant la zone de Sainte Asile, au milieu des personnes se promenant ou étendues sur la plage, les engins de chantier ont buldorizé les banquettes de posidonie de la plage naturelle de Sainte Asile qui a donc été ré-ensablée.

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