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2 mars 2026 : Baie du Lazaret, levée de l’interdiction. Une interdiction record qui confirme nos craintes et toujours pas de transparence

  • Alerte sanitaire
  • norovirus
  • Conchyliculture
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  • Baie du Lazaret

La préfecture du Var a annoncé par un communiqué de presse sur Facebook (!) la levée de l’arrêté temporaire du 6 janvier 2026 d’interdiction temporaire de la pêche, du ramassage, du transport, de la purification, de l’expédition, du stockage, de la distribution, de la commercialisation et de la mise à la consommation humaine des coquillages issus de la zone du Lazaret. Le collecte, la vente et la consommation des coquillages, moules et huitres, issus de cette zone sont à nouveau autorisés à compter de ce lundi 2 mars 2026.

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Selon le communiqué, les analyses réalisées « depuis un mois » montrent une décroissance des concentrations en norovirus, qui seraient désormais en dessous des seuils de quantification, dans un contexte de moindre pression sur les réseaux d’assainissement et de baisse des précipitations après les épisodes pluvieux de février.

Une interdiction record… annoncée de manière minimale

Cette réouverture met fin à une période d’interdiction exceptionnellement longue pour la baie du Lazaret, débutée le 6 janvier à la suite d’une contamination des coquillages par les norovirus et prolongée après la confirmation de cette contamination lors des prélèvements de fin janvier. Il s’agit de la plus longue fermeture connue de ce secteur pour ce motif, ce que l’APE redoutait depuis plusieurs années au regard des épisodes répétés de pollution microbiologique dans cette baie.

Depuis longtemps, l’association alerte sur la vulnérabilité du site : réseau d’assainissement sous tension en cas de fortes pluies, rejets cumulés du bassin versant, ruissellements importants lors des épisodes méditerranéens, et proximité immédiate d’usages multiples (conchyliculture, baignade, plaisance). La durée inédite de l’interdiction de ce début d’année 2026 confirme que la baie du Lazaret reste un point faible récurrent concernant les pollutions bactériologiques du littoral toulonnais.

Des données toujours indisponibles pour le public

Si le communiqué évoque une « cinétique favorable de décroissance des norovirus », l’absence d’accès du public aux résultats détaillés des analyses reste problématique. Les citoyens, les consommateurs et les associations ne disposent ni des valeurs chiffrées, ni de la fréquence des prélèvements, ni des tendances sur ces derniers 18 mois des indicateurs de contaminations microbiologiques (bactérie Escherichia coli entre autres), alors que ces informations sont essentielles pour comprendre réellement l’état sanitaire du milieu.

Quelle est la raison qui fait que les données de surveillance bactériologique ne sont plus disponibles en toute transparence ?

Aucune réponse à nos courriers adressés au préfet et à l’Ifremer.

De la même manière, les références aux réseaux d’assainissement et aux épisodes météorologiques restent très générales : aucune information précise n’est donnée sur les incidents passés, les éventuels travaux d’entretien réalisés, les plans de mise en conformité ou les engagements futurs pour limiter le risque de nouvelles contaminations.

On sait seulement que, sur une période récente, « aucun incident » n’aurait été constaté et que les pluies ont diminué, ce qui ne préjuge en rien des prochains épisodes intenses.

Ce que demande l’APE

Face à cette situation, l’APE et FNE renouvellent plusieurs demandes constantes :

  • La publication régulière dès leur obtention des résultats d’analyses (norovirus, bactéries, paramètres de qualité d’eau), sous forme de séries temporelles compréhensibles pour le grand public.
  • La mise à disposition d’un bilan pluriannuel des épisodes de fermeture (dates, durées, causes identifiées) pour objectiver le caractère désormais chronique des pollutions de la baie du Lazaret.
  • Une transparence accrue sur l’état des réseaux d’eaux usées et pluviales, les incidents enregistrés et les travaux programmés, notamment autour de la rade et des quartiers riverains de la baie.
  • L’inscription de la baie du Lazaret comme zone prioritaire de réduction des pollutions microbiologiques par la métropole, avec un calendrier d’actions et un suivi partagé avec les associations et les professionnels.
Une vigilance qui reste de mise

La réouverture de la baie est évidemment une bonne nouvelle pour les conchyliculteurs et les acteurs économiques, durement touchés par cette longue interruption d’activité, comme pour les consommateurs attachés aux produits de la rade. Mais elle ne doit pas faire oublier la fragilité structurelle du site.

L’APE continuera donc à suivre de près la qualité des eaux de la baie du Lazaret et les décisions des autorités, et à informer les habitants dès que de nouvelles données seront rendues publiques. La meilleure protection des activités économiques locales passe par une amélioration réelle, durable et vérifiable de l’état sanitaire du milieu, et non par la seule alternance de périodes d’interdiction et de réouverture, décidées sur la base de données auxquelles le public n’a toujours pas accès.

22 février 2026 : Norovirus dans la baie du Lazaret : une crise sanitaire persistante révélatrice de vulnérabilités structurelles

  • Pollution
  • norovirus
  • Coquillages

Le communiqué de presse publié le 21 février 2026 par les services de l’État et les collectivités territoriales confirme le maintien de l’interdiction de collecte et de consommation des coquillages issus de la baie du Lazaret, dans la rade de Toulon, en raison d’une contamination persistante au norovirus.

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En vigueur depuis le 6 janvier 2026, cette mesure fait suite aux analyses sanitaires ayant mis en évidence la présence persistante début février du virus, dans un contexte d’intempéries répétées et de risques élevés à très élevés de gastro-entérites virales.

Si les autorités annoncent des dispositifs de soutien aux conchyliculteurs impactés, cet épisode sanitaire soulève des enjeux plus larges qui dépassent la seule dimension économique.

Le norovirus : un indicateur de contamination des milieux (voir les explications ici)

La contamination au norovirus n’est ni un phénomène rare ni imprévisible. Bien connu des scientifiques et des autorités sanitaires, il constitue un marqueur typique de contamination microbiologique des eaux, le plus souvent d’origine fécale.

Les coquillages, organismes filtreurs, concentrent naturellement les micro-organismes présents dans leur environnement. Ils deviennent ainsi des sentinelles particulièrement sensibles de la qualité sanitaire des masses d’eau côtières.

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Lors d’épisodes pluvieux importants, les réseaux d’eaux usées et d’eaux pluviales peuvent être la cause des contaminations : débordements, rejets insuffisamment traités, dysfonctionnements d’ouvrages ou ruissellements chargés en contaminants. Autant de mécanismes susceptibles de favoriser la diffusion de virus entériques vers le milieu marin.

À la lumière des événements récents, il apparaît tout aussi essentiel de s’interroger sur l’efficacité et l’application du système d’alerte sanitaire. Son amélioration constitue un enjeu majeur pour éviter la répétition des nombreux cas de gastro-entérites observés ces dernières semaines. Ces situations soulèvent également, de manière légitime, la question des responsabilités dans la prévention des risques sanitaires et de la protection des populations.

Une problématique déjà documentée sur le territoire

Cette nouvelle interdiction intervient dans un contexte que l’APE a déjà eu l’occasion d’évoquer à plusieurs reprises : la vulnérabilité des zones littorales face aux contaminations microbiologiques et la question récurrente de l’état des réseaux d’assainissement.

Les épisodes de pollution affectant les eaux de baignade ou les zones conchylicoles ne relèvent pas uniquement d’aléas climatiques. Ils traduisent également des fragilités structurelles : vieillissement des infrastructures, surcharge des systèmes unitaires, artificialisation des sols accentuant les ruissellements, pressions urbaines croissantes.

Ces facteurs sont aujourd’hui bien identifiés dans la littérature scientifique et dans de nombreux rapports institutionnels.

Des aides économiques nécessaires mais non suffisantes

Les mesures annoncées par l’État, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Métropole Toulon Provence Méditerranée et le Conseil départemental du Var visent légitimement à soutenir la trésorerie des entreprises conchylicoles et à limiter les impacts sociaux de la crise.

Ces dispositifs – aides « de minimis », activité partielle, allègement des redevances domaniales – constituent des réponses d’urgence indispensables. En revanche, il n’est pas mentionné de soutien ou d’indemnisation des personnes malades, professionnels indépendants qui perdent des jours de travail.

Mais ils ne sauraient occulter la question centrale : comment réduire durablement la probabilité et la fréquence de ces crises sanitaires ?

Prévention, infrastructures et qualité des eaux : un enjeu majeur de santé publique

Les contaminations virales du milieu marin rappellent une réalité fondamentale : la qualité des eaux littorales dépend directement des choix d’aménagement, de l’état des réseaux et des politiques publiques d’assainissement.

Dans un contexte de période électorale où les annonces et engagements se multiplient, il est utile de rappeler que la résolution de ces problématiques repose avant tout sur des actions structurelles, durables et vérifiables dans le temps, de la responsabilité des municipalités et du préfet.

Les débats publics récents illustrent d’ailleurs les divergences d’analyse sur ces sujets. Certaines explications avancées tendent à banaliser les phénomènes observés, comme celles du maire de Saint Mandrier, M. Vincent, et l’urgence d’attendre en les attribuant exclusivement à des mécanismes naturels, comme les variations de pression atmosphérique ou la montée temporaire du niveau marin lors d’épisodes pluvieux, présentés comme des situations normales à l’échelle méditerranéenne.

Si ces mécanismes physiques existent bien entendu, ils ne sauraient à eux seuls expliquer des contaminations virales récurrentes, dont les déterminants sont largement documentés par les connaissances scientifiques en matière d’assainissement, d’hydrologie urbaine et de qualité des eaux.

Une vigilance collective indispensable

L’APE rappelle que ces épisodes ne doivent pas être analysés comme de simples événements anecdotiques mais comme des signaux d’alerte.

Ils invitent à une réflexion globale sur la gestion des eaux usées et pluviales, l’urbanisation des bassins versants, la résilience des équipements publics et la protection des milieux côtiers.

Garantir durablement la qualité sanitaire des eaux littorales constitue un impératif qui engage l’ensemble des acteurs publics et privés.

6 février 2026 : Baie du Lazaret : présence du Norovirus, interdiction de ventes des coquillages prolongée

Le 4 février 2026, la Préfecture du Var a confirmé le maintien de l’interdiction de collecte, de vente et de consommation des coquillages (huîtres, moules, palourdes) issus de la Baie du Lazaret, dans la rade de Toulon. Cette mesure, prise initialement par arrêté préfectoral du 9 janvier dernier, fait suite à de nouvelles analyses sanitaires du 29 janvier qui ont révélé la présence persistante de norovirus dans les coquillages.

Ce maintien intervient dans un contexte environnemental particulièrement dégradé : des épisodes de fortes pluies depuis le 18 janvier ont affecté le bassin versant de la rade, saturant les réseaux d’assainissement et favorisant les rejets d’eaux usées dans les milieux naturels, contribuant à la contamination microbiologique des milieux littoraux comme la Baie du Lazaret.

Ainsi, le bulletin hebdomadaire du réseau sentinelle pour la semaine dernière montre un taux d’incidence élevé de diarrhée aiguë en région PACA. Le taux d’incidence de diarrhée aiguë est de 227 cas pour 100 000 habitants, plus du double de celui pour la France à 101 cas pour 100 000 habitants.

Littoral de la rade et submersions

Parallèlement à ces préoccupations sanitaires, notre littoral continue de subir les conséquences des événements météorologiques extrêmes. Les phénomènes de pluies intenses conjointement à une pression barométrique basse et des vagues ont entraîner des phénomènes de submersion marine.

   

Les routes longeant la baie du Lazaret à Tamaris et au niveau des ports de La Seyne et Saint-Mandrier ont été submergées comme c’est le cas par fortes pluies

En particulier, les zones basses et portuaires de la rade, déjà fragilisées par des pressions multiples (urbanisation, assainissement, climat), montrent une vulnérabilité accrue aux inondations et aux intrusions marines. Cette vulnérabilité ne concerne pas seulement la sécurité sanitaire avec la consommation des coquillages, mais aussi l’intégrité des milieux naturels sensibles et à terme la sécurité des habitants et de leurs habitations dans ces secteurs littoraux.

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Une alerte qui dépasse la conchyliculture

Les eaux usées non maîtrisées lors des épisodes pluvieux, combinées à la montée du niveau de la mer et à des réseaux d’assainissement parfois saturés, créent un terrain propice aux contaminations récurrentes des zones conchylicoles et des eaux baignables.

Il est essentiel que les autorités compétentes (État, Métropole, communes) s’engagent de manière plus déterminée dans :

  • l’adaptation des réseaux d’assainissement à l’augmentation de population et pluviaux face aux pluies méditerranéennes intenses ;
  • la surveillance sanitaire continue des zones littorales sensibles, y compris en conditions post-pluvieuses ;
  • la communication claire et transparente envers les professionnels et le grand public. En effet, aujourd’hui aucune donnée n’est disponible sur les niveaux de contamination des mollusques depuis avril 204 sur le site de l’Ifremer.

Notre littoral, ses activités traditionnelles et la santé publique ne peuvent plus être sacrifiés au nom d’une gestion par défaut. L’alerte sanitaire de la Baie du Lazaret doit servir de déclencheur pour repenser la protection environnementale et sanitaire du bassin de la rade de Toulon.

Notre association vit grâce à l’énergie de ses bénévoles… et grâce à vous.

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29 janvier 2025 : Communiqué de clarification – APE Saint-Mandrier

  • Santé publique
  • Sécurité sanitaire
  • Joute

À la suite de notre publication concernant la contamination bactériologique du port de Saint-Mandrier, les habituels dénigreurs de l’APE se sont exprimés sans retenue. Aussi, nous souhaitons apporter une clarification claire et sans ambiguïté sur le sens de notre démarche notamment aux pratiquants des joutes provençales.

L’APE ne s’attaque ni aux joutes provençales, ni à aucun sport nautique. Les joutes font partie intégrante de l’histoire, de l’identité et de la culture de Saint-Mandrier. Elles doivent pouvoir continuer à être pratiquées, transmises et vécues avec fierté.

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Notre démarche vise un seul objectif : La protection de la santé des personnes, qu’il s’agisse de jouteurs, de baigneurs, de plongeurs, de plaisanciers ou de leurs proches.

Les conditions environnementales ont évolué au fil des années : augmentation du nombre de bateaux dans le port, accroissement de la population, rejets liés aux eaux de ruissellement après les pluies de plus en plus fréquentes, épisodes de contamination récurrents. Ces éléments font que la situation actuelle ne peut plus être comparée à celle d’il y a plusieurs décennies.

Lorsque les indicateurs bactériologiques sont élevés, ils peuvent révéler la présence d’autres germes pathogènes non systématiquement mesurés. La contamination n’est pas toujours immédiatement perceptible et ne provoque pas nécessairement des symptômes chez tous les individus.

C’est pourquoi l’APE demande simplement la mise en place de contrôles microbiologiques de l’eau avant les entraînements ou les épreuves, en particulier après de fortes pluies, comme cela se pratique dans de nombreux sports nautiques et comme cela a été fait récemment pour les activités dans les eaux de la Seine depuis les épreuves olympiques.

Quelles sont les raisons qui justifient que ces contrôles bactériologiques ne sont pas réalisés sur les eaux du port de Saint-Mandrier, mystère comme diraient certains ?

Prévenir un risque, ce n’est pas interdire une pratique. C’est permettre qu’elle se poursuive durablement et en toute sécurité.

L’APE agit depuis des années sur l’ensemble des problématiques liées à la qualité de l’eau : port, rade, baignade, productions mytilicoles et ostréicoles. Nous ne sommes ni contre les sportifs, ni contre les professionnels de la mer. Nous sommes pour l’amélioration de la qualité de l’eau, au bénéfice de toutes et tous.

Notre volonté est simple :  que jouteurs, baigneurs, plongeurs, voileux et familles puissent continuer à vivre en harmonie avec la mer, sans mettre leur santé en danger.

Nous regrettons enfin que certains élus de la commune cherchent à instrumentaliser ce débat sanitaire en établissant un lien entre l’APE et la liste d’opposition, essayant de créer la polémique afin d’éviter d’aborder le fond du sujet. Créer la confusion en dénigrant ceux qui ne pensent pas comme eux semble être leur mantra.

L’APE est une association indépendante, qui agit depuis plus de 40 ans sur les questions de santé environnementale et de qualité de vie, en dehors de tout engagement partisan. Réduire ces enjeux à une manœuvre politique ne sert ni l’intérêt général, ni la protection de la santé des habitantes et habitants.

De notre côté, le dialogue reste ouvert, dans le respect mutuel et l’intérêt général.

26 janvier 2026 : Joutes nautiques à Saint-Mandrier : une alerte sanitaire ignorée ?

  • Pollution marine
  • Saint-Mandrier
  • Alerte sanitaire
  • Joute

 À Saint-Mandrier-sur-Mer, cette question engage directement la responsabilité des autorités publiques. Depuis plusieurs années, l’APE alerte sur l’état sanitaire des eaux du port, sans réponse adaptée.

À la veille d’une grande compétition nationale de joutes provençales, l’Association de protection de l’environnement a donc pris ses responsabilités en réalisant des analyses indépendantes.

Les résultats sont sans appel : les eaux du port présentent une contamination fécale significative, incompatible avec la sécurité sanitaire des sportifs.

Contamination bactériologique des eaux du port VF20260126 avec annexes 1

Ces résultats font l’objet d’un rapport qui vise à informer, alerter et rappeler que la protection de la santé publique ne saurait être reléguée derrière les impératifs événementiels ou politiques.

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Port de Saint-Mandrier-sur-Mer : Un bassin semi-fermé où le renouvellement des eaux est lent, favorisant l’accumulation des polluants microbiologiques, en particulier après les épisodes pluvieux.

Contexte

Des entraînements et des épreuves de joutes sont organisés chaque année dans le port de Saint-Mandrier-sur-Mer, un espace pourtant interdit à la baignade au regard des réglementations européenne et nationale en vigueur.

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01 z10 20251202 SM Port Pollution 20203665 01 z11 20251202 SM Port Pollution 20203670 01 z13 20251202 SM Port Pollution 20203699

Signes visibles de pollution chronique : Turbidité élevée, irisations de surface et présence de déchets témoignent d’apports récurrents de polluants dans les eaux du port.

Depuis plusieurs années, des signes de pollution chronique sont observés par l’APE dans les eaux du port : turbidité élevée, notamment lors des épisodes pluvieux intenses, dépôts vaseux importants, irisations en surface, présence de déchets de toutes sortes (plastiques, etc.).

z02A Port Nappe 02501723 z02B Port Nappe 02501727

Exutoires pluviaux en activité : Lors des pluies, les eaux de ruissellement lessivent routes et quais, entraînant bactéries et polluants directement dans le bassin portuaire.

Des rejets parfois importants sont également constatés au niveau des nombreux exutoires du réseau d’eaux pluviales débouchant dans le port.

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Plages à proximité immédiate du port : Les plages du Canon, du Touring et de La Vieille font régulièrement l’objet d’interdictions de baignade pour cause de contamination microbiologique. (Photographie de l’accès de la plage de La Vieille prise le 28 août 2025).

Les contrôles bactériologiques réglementaires réalisés en période estivale sur les eaux de baignade des plages situées à la sortie du port (plages du Canon, du Touring et de La Vieille) montrent régulièrement des niveaux élevés de contamination microbiologique, conduisant à des interdictions temporaires de baignade.

Ces contrôles mesurent les concentrations en Escherichia coli (E. coli) et en entérocoques intestinaux, bactéries indicatrices de contamination fécale (BIF), conformément à la directive européenne 2006/7/CE et au Code de la santé publique.

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Contact direct avec une eau contaminée : La nage dans le port lors d’épreuve de triathlon par exemple et les chutes répétées lors des joutes exposent les sportifs à des risques d’infections gastro-intestinales, cutanées et ORL.

Le signalement de ces pollutions chroniques a été transmis à la commune, aux services préfectoraux, à l’Agence régionale de santé (ARS) du Var et à l’autorité portuaire, accompagné d’une demande de contrôles microbiologiques des eaux du port avant la délivrance d’autorisations pour des activités sportives, comme les épreuves de joutes, impliquant un contact direct avec l’eau.

L’objectif de cette étude est d’évaluer les risques microbiologiques encourus par les participants à ces épreuves.

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Baignade interdite dans les ports : une règle de salubrité publique : L’interdiction de baignade vise à protéger la santé des personnes. Elle ne peut être levée sans garanties sanitaires solides.

Méthode

La veille de la Coupe de France des joutes provençales organisée dans le port de Saint-Mandrier-sur-Mer, un prélèvement d’eau a été réalisé par l’APE le 29 août 2025 à 7 h 45, dans la zone où se déroulent les joutes. L’échantillon a été confié au Laboratoire départemental d’analyses et d’ingénierie du Var (LDAI) afin de déterminer les concentrations en E. coli et en entérocoques intestinaux.

Résultats

Les analyses ont mis en évidence les concentrations suivantes :

  • 480 entérocoques / 100 mL et 410 E. coli / 100 mL

Ces valeurs élevées indiquent une contamination bactériologique significative d’origine fécale des eaux du port.

Risques sanitaires

La concentration en entérocoques intestinaux (480 e/100 mL) conduit à qualifier l’échantillon d’eau du port de « mauvais », car elle dépasse la valeur guide de 370 entérocoques/100 mL, correspondant à une qualité insuffisante justifiant une interdiction de baignade.

Ces résultats confirment l’existence d’un risque microbiologique pour les personnes exposées aux eaux du port ou aux embruns. Les seuils réglementaires applicables aux eaux de baignade ne sont donc pas respectés.

De telles concentrations peuvent entraîner des infections gastro-intestinales, cutanées ou urinaires, otites, en particulier chez les populations les plus vulnérables.

Conclusion

Les contaminations microbiologiques observées confirment que l’interdiction de baignade dans les ports constitue une mesure de précaution sanitaire essentielle, qui devrait être strictement respectée en l’absence de contrôles adaptés.

Lorsque des dérogations sont envisagées, des mesures de prévention renforcées doivent impérativement être mises en œuvre.

Actions urgentes proposées
  1. Interdire l’organisation des joutes dans le port en l’absence de contrôles préalables des concentrations en bactéries indicatrices de contamination fécale (BIF).
  2. Conditionner toute autorisation à la prise en compte, au-delà des seuls seuils microbiologiques, de paramètres complémentaires, tels que ceux recommandés par la fédération World Aquatics, notamment: les conditions météorologiques récentes (précipitations abondantes) et des paramètres « d’inspection sanitaire » de l’eau, incluant la présence d’algues, de déchets, de contaminants de surface, la clarté de l’eau et les odeurs.
  •  
  • Réduire l’exposition des sportifs aux eaux contaminées en mettant en place des douches permettant un rinçage abondant immédiatement après les épreuves, et en limitant autant que possible le temps de port des vêtements mouillés, afin de diminuer la durée de contact cutané et ORL avec l’eau du port.
  1. Limiter les « portes d’entrée » cutanées en portant une attention particulière aux lésions de la peau avant les épreuves (protection et recouvrement des plaies), et en assurant après les épreuves une désinfection efficace de celles-ci.
  2. Mettre en place un système d’alerte précoce en cas d’incident ou de conditions à risque, permettant de déclencher de nouveaux contrôles et, le cas échéant, de reporter les épreuves durant une période de sécurité d’au moins 72 heures, par principe de précaution, en l’absence de quantification précise des risques selon les agents ou substances en présence.
Informer, analyser, alerter : cela a un coût.

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  1. 24 janvier 2026 : Alerte sanitaire à répétition dans la rade : 20 ans de retards, toujours les mêmes causes, jamais les bonnes réponses
  2. 17 janvier 2026 – Contamination au norovirus des productions conchylicoles de Tamaris : comprendre les mécanismes et les enjeux sanitaires
  3. 10 janvier 2026 – Alerte sanitaire : contamination bactériologique des productions conchylicoles du Lazaret–Tamaris
  4. 8 janvier 2026 : Réunion Commission d’information du port militaire de Toulon

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