L'histoire du climat de l'ensemble de la planète est marquée par une alternance de phases de réchauffement et de glaciation ponctuant des changements climatiques successifs. De façon concomitante, à cette échelle des temps géologiques, les scientifiques ont mis en évidence une élévation du niveau de la mer lors des phases de réchauffement. L'élévation du niveau marin est en effet une des conséquences du réchauffement climatique. La note à télécharger en cliquant ici présente une première cartographie des zones littorales de la presqu’île de saint Mandrier vulnérables à la transgression marine qui résultera de l’élévation du niveau des mers prévue par les modèles climatiques.
Cette cartographie montre qu’à l’horizon 2100 la transgression marine aura un impact significatif sur la presqu’île en l’isolant progressivement du continent provençal, en la fragmentant en 3 îles, en réduisant significativement les surfaces de terre les plus urbanisées et où sont installées les rares espaces à vocation économique.
Sur leurs pages Facebook, les élus de la municipalité, météorologues amateurs ou écologistes autoproclamés de la dernière heure, tentent d’expliquer que les inondations récentes du quartier de Pin-Rolland, notamment entre les stades et les nouvelles constructions, ainsi que la chute de nombreux pins, seraient dues au réchauffement climatique.
Un argument commode… mais qui ne résiste pas à l’analyse des faits.
Ce qui est vrai
Le quartier de Pin-Rolland a une nouvelle fois été fortement inondé, et cette fois à un niveau particulièrement élevé : le trottoir longeant le stade a été entièrement submergé (photographies et vidéo du 22 décembre 2025).
La question est donc légitime : Le réchauffement climatique explique-t-il ces événements, ou existe-t-il d’autres causes, plus locales et bien identifiables ?
Analyse des précipitations de décembre 2025
Depuis le 1er décembre, les précipitations cumulées atteignent, au 27 décembre, 179 mm, avec un maximum journalier de 40 mm le 21 décembre.
Ces valeurs, replacées dans un contexte historique récent, n’ont rien d’exceptionnel :
- Décembre 2014 : 186 mm (83 mm en 24 h)
- Décembre 2009 : 202 mm (53,6 mm en 24 h)
- Décembre 2008 : 205 mm (67,6 mm en 24 h)
Certains invoqueront les 104 mm tombés en trois jours (du 21 au 23 décembre 2025). Pourtant, en 2014, ce sont plus de 143 mm qui étaient tombés en trois jours (du 4 au 6 décembre 2014), sans provoquer de telles inondations à Pin-Rolland. D’ailleurs, pour mémoire, le record local journalier reste de 189 mm en 24 heures, enregistré le 2 octobre 1973.
La véritable différence : l’artificialisation des sols
En 2014, les surfaces naturelles du couloir écologique, ponctuées de dépressions naturelles, n’étaient pas imperméabilisées par les parkings et immeubles construits en 2024.
Ces sols permettaient une infiltration naturelle d’une grande partie des eaux de pluie.
C’est précisément ce point que l’APE avait soulevé devant le tribunal administratif, lors de son recours contre les permis de construire délivrés dans cette zone.
Et les arbres déracinés à Sainte-Asile ?
La chute de nombreux pins dans la pinède de Sainte-Asile est-elle due au réchauffement climatique ? Là encore, les faits racontent une autre histoire.
Le phénomène observé est un chablis, c’est-à-dire le déracinement ou la rupture d’arbres sous l’effet du vent.
Selon l'Association forestière du sud du Québec, les éclaircies permettent au vent de s’infiltrer dans le peuplement, créant des turbulences qui augmentent la force exercée sur les arbres. La période de vulnérabilité peut durer de 2 à 5 ans, voire jusqu’à 15 ans dans certains cas, notamment après des éclaircies tardives dans des peuplements âgés. Les coupes totales exposent également les arbres en lisière à des vents forts et turbulents et sont susceptibles d’engendre des chablis.
Or, cette pinède a subi un éclaircissement sévère en 2020, qualifié de « dépressage » par la commune, avec 256 pins abattus, notamment pour alimenter la centrale de Gardanne. Ces coupes avaient été dénoncées par l’APE à l’époque.
Plus récemment encore, cette année des pins ont été coupés en lisière de pinède, côté habitations.
Le 26 décembre 2025, de nombreux pins ont été déracinés par les vents violents à proximité immédiate des souches encore visibles des arbres récemment coupés.
Vent, sol et coupes : un cocktail connu
Les relevés météorologiques montrent que, à partir du 21 décembre, concomitamment aux fortes pluies, les rafales ont dépassé les 100 km/h, avec un maximum de 118 km/h le 26 décembre. Mais pour mémoire, les rafales de vent les plus violentes mesurées ont atteint un maxima de 183,3 km/h le 29 janvier 1999 !
C’est donc une conjonction de facteurs qui peut expliquer les déracinements observés. Sur un sol argilo-sableux, saturé en eau, et dans une pinède fragilisée par des éclaircies récentes, ces rafales ont suffi à provoquer les déracinements observés.
Là encore, tout indique que ces chablis n’ont rien d’exceptionnel, ni de directement imputable au réchauffement climatique.
Conclusion
Il est donc pour le moins discutable d’attribuer systématiquement :
- les inondations de Pin Rolland,
- l’aggravation du ruissellement,
- et les chutes d’arbres,
au seul réchauffement climatique, tout en passant sous silence la responsabilité de l’urbanisation intensive, de l’imperméabilisation des sols et des mauvaises pratiques de gestion forestière.
Mais n’en doutons pas : la commune expliquera qu’il est urgent de continuer d’urbaniser, tout en jugeant qu’il est urgent d’attendre pour traiter les problèmes d’inondations, pourtant directement aggravés par le bétonnage massif de Pin-Rolland.
À quand une vraie politique d’adaptation locale : préservation des zones naturelles perméables, gestion raisonnée des forêts, arrêt du bétonnage ?
Et si, finalement, les véritables « écolos-bobos » n’étaient pas ceux que la municipalité désigne, nous en l’occurrence ?
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Il y a près de 10 ans, le 23 novembre 2015, l’APE organisait une Conférence sur le changement climatique animé par Bernard Barnier. Bernard, océanographe physicien et modélisateur, ancien directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) au Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement de Grenoble avait répondu à vos nombreuses questions.
Vous avez des questions sur le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les travaux scientifiques sur le sujet, les causes du changement climatiques, les prévisions, etc. alors nous vous suggérons de faire un point avec lui sur le sujet lors de la Conférence organisée par l’Hôpital d'Instruction des armées Sainte Anne de Toulon ce vendredi 4 octobre à 17h00.
L’entrée est gratuite mais il est impératif de s’inscrire préalablement en envoyant un courriel à l’adresse suivante
La conférence se tiendra dans l’Amphithéâtre Emilienne Robinet. Se munir d'une pièce d'identité à présenter au contrôle à l’entrée de la base vie Sainte-Anne, boulevard Sainte-Anne, en face de l'actuel hôpital Sainte-Anne, de l'autre côté du rond point.
Pour rejoindre le site de la conférence de Saint-Mandrier, prendre la navette maritime 28M puis le bus 15 ou le 40. L arrêt pour le 15 est hôpital Sainte-Anne (Rester sur le même trottoir) et pour le 40 l’arrêt est préfecture.
Il y a environ 125 000 ans, la dernière brève période chaude entre les périodes glaciaires du Quaternaire, a conduit à d’importantes inondations littorales bien mises en évidence aux Pays-Bas et en Méditerranée. Les températures à cette époque, appelée période de l’ Eémien, étaient à peine plus élevées qu’actuellement. Elles auraient été dues à une variation des paramètres orbitaux de la planète avec une plus grande inclinaison de l'axe de rotation et un plus grand périgée, par rapport à aujourd'hui.
L’Antarctique est un continent quasi-circulaire d’environ 4 500 km de diamètre (la distance Paris-Bagdad), de 14 millions de km2 soit 225 fois la surface de la France. Les données radars satellitaires ont permis de cartographier la topographie de ce continent et visualiser des montagnes, des canyons, et même des lacs sous les 2,3 km d’épaisseur moyenne de glace (Source Polarpod).
En conséquence, l'expansion thermique des océans et la fonte des calottes glaciaires du Groenland et en particulier l’effondrement de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental ont conduit à une élévation du niveau de la mer de 6 à 9 mètres par rapport au niveau actuel.
Deux pieuvres observées en Méditerranée, le Poulpe tacheté (Callistoctopus macropus) et le poulpe commun (Octopus vulgaris).
En décembre 2023, la revue Science a publié un article de chercheurs de la James Cook University (Australie) concernant l'analyse de l’ADN d’une centaine de pieuvres de Turquet (Pareledone turqueti) collectées dans les mers de Weddell, d'Amundsen et de Ross. Aujourd'hui, ces trois mers ne sont pas directement reliées, séparées par la calotte glaciaire, qui isolent les populations de pieuvre de Tuquet vivant depuis environ quatre millions d'années dans ces mers entourant l'Antarctique.
Pourtant, l’analyse de leur ADN montre des échanges de matériel génétique entre les différentes populations de pieuvre de la mer de Ross et de Weddel. Ces échanges n’auraient été possibles que si des passages maritimes existaient entre ces deux mers permettant aux pieuvres d’emprunter un passage à travers le continent qui se situe entre un et deux kilomètres sous le sommet de la couche de glace actuelle (suivant les flèches en pointillées sur la carte). L’hypothèse est que ces échanges auraient pu se faire lors de la dernière période interglaciaire de l’Éémien lors de la fonte de la calotte et la remontée des eaux.
Ce graphique montre l’évolution entre 1979 et 2023 de la surface minimale annuelle de la glace de mer de l'Antarctique exprimée en million de km2. La surface est calculée sur la base d'une moyenne mobile sur 5 jours de la surface observée journalièrement. Cependant, la tendance à la baisse qui est de 0,9 % par décennie n'est pas statistiquement significatif.
Si cette hypothèse est correcte, le réchauffement climatique actuel pourraient laisser craindre qu’une fonte massive de la calotte glaciaire de l'Antarctique occidental aurait pour conséquence une montée des eaux telle que celle observée lors de l’Éémien en Méditerranée dans le sud-est tunisien.
Or conformément aux calculs présentés dans le sixième rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), en Antarctique, la température devrait continuer à augmenter et la masse de la calotte glaciaire continuera à diminuer. Les observations actuelles par satellites de la surface de glace de la calotte glaciaire antarctique confortent malheureusement les craintes exprimées par les scientifiques…
Le pape François pour des raisons de santé n’a pas participé à la COP28 où il devait se rendre en tant que chef d’état à l’invitation du président des Émirats arabes unis. Aussi nos vous proposons une analyse du dernier texte publié par le Pape François qui fait appel à toutes les personnes de bonne volonté en lien avec la crise climatique et la COP28. Cette analyse est nous a été proposée par Dominique S. que nous remercions. Bonne lecture.
Dans un nouveau texte intitulé Laudate Deum, publié le 4 octobre, fête de saint François d'Assise, c’est plus qu’un coup de gueule, bien davantage qu’un cri d’alerte, c’est une « exhortation » que le Pape François adresse non-seulement aux participants à la COP28, aux catholiques mais au monde entier. Face à l’urgence climatique, il y développe une analyse rigoureuse et concrète de la crise écologique, de ses causes avérées à ses effets désastreux, la portant avec simplicité vers le plus grand nombre d’humains, en prenant ancrage dans les données scientifiques les plus actuelles.
Ce plaidoyer, court et facile à lire, développe un argumentaire à partir d’une analyse principalement scientifique, qui aboutit à une mise en accusation des responsables de tous bords, qu’ils soient politiques, économiques, sociaux, religieux, dont l’incapacité actuelle majeure est de prendre à bras le corps la recherche de vraies solutions à cette crise.
Reprenant nombre de points développés dans l’encyclique Laudato si', publiée il y a maintenant déjà huit ans, il exhorte « toutes les personnes de bonne volonté » d’agir face aux effets du réchauffement climatique. Pourtant, moins éthique ou religieuse que le texte précédent, cette exhortation à agir dans une situation critique à l’immense mérite d’exposer de façon très compréhensible le champ global de la réalité du problème.
A cet effet, le pape nous propose un cheminement qui démarre par le constat sans nuances des dangers qui menacent « la sauvegarde de la Maison commune », affirmant que « nos réactions sont insuffisantes alors que le monde qui nous accueille s’effrite et s’approche peut-être d’un point de rupture ». Il précise que « nous avons beau essayer de les nier, de les cacher, de les dissimuler ou de les relativiser, les signes du changement climatique sont là, toujours plus évidents ». Il insiste, « il est vérifiable que certains changements climatiques provoqués par l’humanité augmentent considérablement la probabilité d’événements extrêmes de plus en plus fréquents et intenses ». Tout en illustrant ces propos par de nombreux exemples, il souligne fortement que c’est là « un problème social global qui est intimement lié à la dignité de la vie humaine »
Il analyse les résistances, apporte la contradiction à ceux qui œuvrent à « atténuer le changement climatique », ou à émettre « certains diagnostics apocalyptiques qui semblent souvent peu rationnels ou insuffisamment fondés ». Il développe alors tout un chapitre sur les causes humaines avérées. « Nous ne pouvons plus douter que la cause de la rapidité inhabituelle de ces changements dangereux est un fait indéniable : les énormes changements liés à l’intervention effrénée de l’homme sur la nature au cours des deux derniers siècles ». Devant les risques, et la responsabilité enfin reconnue de ne « pouvoir arrêter le processus déjà commencé », il propose d’adopter une « vision plus large » qui définit sa conviction : « Il ne nous est rien demandé de plus qu’une certaine responsabilité face à l’héritage que nous laisserons de notre passage en ce monde ». Comment assumer cette responsabilité ?
Ce sont les « capacités accrues de la technologie » qui sont interrogées. Elles donnent souvent « à ceux qui ont la connaissance, et surtout le pouvoir économique d’en faire usage, une emprise impressionnante sur l’ensemble de l’humanité et sur le monde entier. Jamais l’humanité n’a eu autant de pouvoir sur elle-même et rien ne garantit qu’elle s’en servira bien, surtout si l’on considère la manière dont elle est en train de l’utiliser ».
La critique du paradigme technocratique exposé ici est sévère : C’est « comme si la réalité, le bien et la vérité surgissaient spontanément du pouvoir technologique et économique lui-même ». Or « nous affirmons que le monde qui nous entoure n’est pas un objet d’exploitation, d’utilisation débridée, d’ambitions illimités, et que la logique du profit maximum au moindre coût, déguisée en rationalité, en progrès et en promesses illusoires, rend impossible tout souci sincère de la Maison commune ».
De plus, la nature ne peut être qu’un « simple cadre où nous développerions nos vies et nos projets », car « nous en sommes une partie, et nous sommes enchevêtrés avec elle, de sorte que le monde ne se contemple pas de l’extérieur mais de l’intérieur ». Se pose alors la question du pouvoir humain, de sa signification et de ses limites. Il est temps de reconnaitre que « notre pouvoir et le progrès que nous générons se retournent contre nous-mêmes ».
A la suite du constat, le Pape aborde le thème de la faiblesse de la politique internationale à gérer la crise. Il insiste sur la nécessité de développer les accords multilatéraux entre États, seuls susceptibles de constituer « des organisations mondiales plus efficaces, dotées d’autorité pour assurer le bien commun mondial, l’éradication de la faim et de la misère ainsi qu’une réelle défense des droits humains fondamentaux ». Il considère en particulier que l’efficacité recherchée du multilatéralisme viendra d’une mondialisation maîtrisée, de mécanismes nouveaux s’appuyant sur des règles globales, sur « l’initiation d’un nouveau processus de prise de décisions et de légitimation de celles-ci ». Des « espaces de conversation, de consultation, d’arbitrage, de résolution des conflits et de supervision sont nécessaires, bref, une sorte de plus grande démocratisation dans la sphère mondiale pour exprimer et intégrer les différentes situations. Il n’est pas utile de soutenir des institutions dans le but (de) préserver les droits des plus forts sans se préoccuper des droits de tous ».
Annonçant l’importance des décisions qui devraient conclure la COP 28 et son propre engagement, le pape procède à une étude fine des progrès et échecs des conférences sur le climat. Reprenant l’historique de ces rendez-vous depuis la conférence de Rio de Janeiro en 1992 jusqu’à la COP 27 de Sharm El Sheikh, c’est à une analyse sans concessions à laquelle nous sommes invités, entre progrès et entraves. Elle nous conduit vers un nouveau constat critique : « Aujourd’hui, nous pouvons continuer à affirmer que les accords n’ont été que peu mis en œuvre parce qu’aucun mécanisme adéquat de contrôle, de révision périodique et de sanction en cas de manquement, n’a été établi. Les principes énoncés demandent encore des moyens, efficaces et souples, de mise en œuvre pratique. En outre, les négociations internationales ne peuvent pas avancer de manière significative en raison de la position des pays qui mettent leurs intérêts nationaux au-dessus du bien commun général. Ceux qui souffriront des conséquences que nous tentons de dissimuler rappelleront ce manque de conscience et de responsabilité ».
Ce diagnostic conduit le pape à préciser sa pensée : « Si l’on veut sincèrement que la COP28 soit historique, qu’elle nous honore et nous ennoblisse en tant qu’êtres humains, on ne peut qu’attendre des formes contraignantes de transition énergétique qui présentent trois caractéristiques : efficaces, contraignantes et facilement contrôlables ; cela pour parvenir à initier un nouveau processus radical, intense et qui compte sur l’engagement de tous. Cela n’est pas advenu sur le chemin parcouru jusqu’à présent, mais ce n’est que par un tel processus que la crédibilité de la politique internationale pourra être rétablie, car ce n’est que de cette manière concrète qu’il sera possible de réduire notablement le dioxyde de carbone et éviter à temps les pires maux. »
Aussi « espérons que ceux qui interviendront seront des stratèges capables de penser au bien commun et à l’avenir de leurs enfants, plutôt qu’aux intérêts circonstanciels de certains pays ou entreprises. Puissent-ils montrer ainsi la noblesse de la politique et non sa honte. Aux puissants, j’ose répéter cette question : Pourquoi veut-on préserver aujourd’hui un pouvoir qui laissera le souvenir de son incapacité à intervenir lorsqu’il était urgent et nécessaire de le faire ? ».
Mais « dire qu’il n’y a rien d’autre à espérer serait un acte suicidaire qui conduirait à exposer toute l’humanité, en particulier les plus pauvres, aux pires impacts du changement climatique ». En mai 2015, l’encyclique « Sauvegarde de la maison commune » avait été publiée quelques semaines avant la COP 21 de Paris, l’exhortation d’aujourd’hui a précédé de deux mois la COP 28 de Dubaï.
Le pape François pour des raisons de santé ne s’est pas rendu comme prévu du 1er au 3 décembre 2023 à la COP28 à l’invitation du président des Émirats arabes unis. Si la présidence de cette conférence est assurée par l’émirati Sultan Al Jaber, PDG de la compagnie pétrolière nationale Adnoc (qui annonce vouloir continuer à augmenter sa production pétrolière !), c’est comme chef d’état que le pape apporte cette contribution sans concession avec la conviction de participer utilement aux travaux qui devraient conduire à une accélération de la transition énergétique avec des engagements fermes et suivis, validés par un maximum de contributeurs, y compris dans les pays émergents.
Trois ans après la tempête Alex, comme indiqué par Météo-France la dépression Aline a frappé le sud-est de la France dans la nuit du 19 au 20 octobre et a été suivie de la dépression Bernard du lundi au mardi provoquant des pluies et des rafales de vent.
La hauteur d’eau a atteint près de 1m au-dessus du zéro hydrographique dans la rade le 20 octobre vers 12h puis régulièrement jusqu’à 85 cm les jours suivants entre le 23 et le 27 octobre provoquant des submersions marines du littoral de la commune (Source : Données du marégraphe Toulon, data.shom.fr).
Un vent en provenance du sud-ouest (220°) qui s’établit progressivement à partir du 20 octobre et atteignant 78,5 km/h en rafales à 6h00 a été mesuré au Cap Cépet (Source : infoclimat, station du Cap Cépet).
Outre les submersions marines habituelles le long du littoral, les vagues ont submergé et érodé les plages de la commune.
La zone la plus basse de la partie renaturée de la plage de la Coudoulière a été érodée ainsi que la partie haute de la partie avec les enrochements.
A la plage de Sainte-Asile, le sable déversé chaque année aux frais du contribuable mandréen a été dispersé en mer enfouissant les rhizomes de Posidonia et les galets de la plage naturelle sont réapparus.
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