Depuis quelques jours, les pins d’Alep sont en fleurs. Les fleurs mâles sont facilement reconnaissables. Ce sont des petits de petits cônes de couleur orange regroupés à l’extrémité de nombreux rameaux de chaque branche de pins. Ces fleurs libèrent dans l’air une grande quantité de pollen sous la forme d’une poudre jaune. Chaque grain de pollen est une particule de l’ordre 30 micromètres, soit 30 millionièmes de mètre. Très légers, les grains de pollen grâce à leurs ballonnets aérifères sont facilement entrainés et dispersés par les vents sur de grandes distances avant de se déposer éventuellement sur un cône femelle et le féconder.
En réalité, le plus grand nombre des grains de pollen libérés lors de cette floraison intense ne féconde aucune fleur femelle mais se dépose sur toutes les surfaces naturelles et artificielles environnantes, formant un dépôt de teinte jaune caractéristique.
Les ondées récentes ont lessivé le pollen de l’atmosphère de la presqu’ile mais également des surfaces où il s’était déposé.
Le pollen forme des ourlets sur le pourtour des mares où il s’est accumulé. Entrainé par les eaux de pluie qui ruissellent jusqu’à la mer, le pollen se retrouve alors à la surface des eaux. Il y forme des arabesques comme sur celle des eaux du port de Saint-Mandrier et où il s’est agglutiné sur les vélelles et méduses qui y sont coincées. Sa présence n’est donc pas le signe d’une pollution des eaux mais il peut être considéré comme un traceur des apports d’eaux douces en mer. Ainsi son association avec des taches d’hydrocarbures peut laisser penser qu’elles aussi proviennent du lessivage des routes qui longent le port.
Attention, le pollen peut provoquer des allergies. La carte des risques d’allergies au pollen en France réactualisée quotidiennement est consultable ici.