Ça y est la commune se met au solaire avec un projet de centrale photovoltaïque composé de 5 lots couvrant une surface de 50,2 hectares avec une obligation de débroussaillement portant sur 5 hectares supplémentaires.
Le projet se situe au sein de la trame verte de la renardière. Les milieux concernés sont essentiellement forestiers de chênes verts puisque les pins d’Alep ont disparu à la suite des différents incendies qui ont dévastés successivement les différentes zones concernées par le projet.
C’est d’ailleurs ce qui a du décider certains élus de la commune et non des moindres qui ont équipé leur résidence de panneaux solaires : ces zones brulées, certes naturelles, seraient ainsi valorisées en produisant de l’électricité….
Ce qui est vrai à titre personnel ne l’est pas forcément pour le bien public. Ainsi, la médiathèque, bâtiment inauguré ce 25 mars, n’a pas été équipée de panneaux solaires, surement qu’ici aussi il est urgent d’attendre pour les bâtiments publics… Pourtant l’installation des panneaux solaires sur les bâtiments existants devrait être prioritaire sur les parcs photovoltaïques installés en milieux naturels.
Ainsi, l’imagerie satellitaire est remarquable pour visualiser l’impact des parcs voltaïques qui se multiplient dans le haut pays varois grignotant inexorablement les massifs forestiers. C’est par exemple le cas de la Centrale Photovoltaïque de Moissac-Bellevue couvrant une surface de 50.21 hectares avec une zone de débroussaillement de 21.6 hectares supplémentaires. La centrale se situe au sein du Parc National Régional du Verdon dans des milieux forestiers (pins maritimes, pins sylvestres, chênes verts) et peuplés d’espèces protégées…
Nos amis de Camps-la-Source, se sont vaillamment engagés dans un combat contre le projet d’un nouveau parc photovoltaïque important, qui serait implanté en milieu naturel protégé. L’impact environnemental serait majeur. Si vous souhaitez les aider, une pétition est en ligne, nous vous invitons à la signer ICI. L’objectif du Collectif.citoyen.campsois est d'obtenir un maximum de signatures et de les porter au dossier du commissaire enquêteur avant la clôture de l'enquête publique qui se déroulera du 1er au 30 avril.
Pour le respect de la loi afin de protéger notre environnement varois d’une altération durable par son bétonnage intensif et de sauver les derniers sites naturels du grignotage par l’artificialisation tous azimuts, plus que jamais nous avons besoin de votre soutien !
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