Ce jeudi 5 mars, la tempête Regina a balayé le sud de la France et placé une nouvelle fois le littoral méditerranéen en première ligne.
Moins violente que la tempête Nils, mais suffisamment active pour secouer la grande rade, Regina a brossé la digue, levé une mer courte et nerveuse, et rappelé combien notre façade maritime reste vulnérable aux coups de vent hivernaux.
Une tempête tardive mais bien installée dans la saison
Baptisée le 1er mars, Regina est déjà la 17ᵉ tempête de la saison hivernale européenne 2025‑2026, une saison particulièrement active sur l’ouest du continent. Cette fois, c’est le golfe du Lion qui s’est retrouvé en ligne directe, avec un vent soutenu et des rafales parfois impressionnantes.
Ces valeurs, combinées à des sols encore gorgés d’eau après les épisodes pluvieux de février, ont fragilisé de nombreux arbres et rendu les déplacements délicats, en particulier près du littoral.
Une mer très agitée dans la grande rade
Dans la rade de Toulon, la mer s’est fortement creusée sous l’effet du vent d’est. La digue a été régulièrement balayée par les vagues. Rien de comparable aux tempêtes les plus sévères, mais suffisamment pour rappeler que les épisodes venteux tardifs ne sont pas rares en Méditerranée, et qu’ils peuvent survenir même après une période de calme relatif.
Un phénomène à suivre dans un contexte de dérèglement climatique
Si Regina n’a pas provoqué de dégâts majeurs, elle s’inscrit dans une série de tempêtes rapprochées qui interrogent sur l’évolution des régimes de vent en Méditerranée. La multiplication des épisodes venteux, leur intensité variable et leur caractère tardif dans la saison sont autant de signaux que les scientifiques observent de près.