Le Conseil Constitutionnel vient de rendre une décision majeure en censurant plusieurs dispositions de la loi Duplomb. Une victoire éclatante pour la santé publique, la biodiversité et une agriculture respectueuse du vivant, portée par des mois de mobilisation citoyenne et le travail rigoureux des associations de protection de l’environnement et de notre santé.
Néonicotinoïdes : une interdiction confirmée
L’article 2 de la loi, qui ouvrait la voie à un retour des néonicotinoïdes, a été censuré. Le Conseil Constitutionnel s’est appuyé sur la Charte de l’Environnement pour exclure définitivement l’usage de ces insecticides neurotoxiques en France. Une avancée décisive pour les pollinisateurs, les sols et la santé humaine.
Bassines : des freins juridiques renforcés
La décision impose désormais que tout projet de bassine soit intégré à un projet de territoire bénéficiant à l’ensemble des usages. De plus, la présomption d’intérêt public pourra être contestée devant les juridictions administratives. Ces garde-fous constituent un frein important à la généralisation de ces ouvrages controversés.
Une procédure parlementaire détournée…mais validée !
Au printemps 2025, des député·es avec en tête Julien Dive (Les Républicains), rapporteur du texte à l’Assemblée nationale, ont déposé une motion de rejet… contre leur propre texte. Cette manœuvre a été soutenue par les trois groupes macronistes, l’alliance RN-UDR et une majorité de député·es LR favorables au texte. Objectif : envoyer directement la loi en commission mixte paritaire, évitant ainsi un débat parlementaire complet.
Cette manœuvre, validée par le Conseil Constitutionnel, pourrait créer un précédent inquiétant en matière de contournement démocratique.
Une victoire collective, mais la vigilance reste de mise
Cette décision est le fruit d’un travail acharné : pétitions, actions citoyennes, expertise juridique, etc.... Elle montre que la démocratie environnementale peut encore l’emporter, mais aussi que les menaces persistent.
L’APE salue cette avancée, tout en appelant à rester mobilisés pour défendre une agriculture durable, une gestion équitable de l’eau, et le respect des principes écologiques inscrits dans notre Constitution.
Sous une lune presque pleine et un ciel limpide, les plages du Mourillon ont vibré hier soir au rythme du jazz contemporain. Le festival Jazz à Toulon 2025, organisé par la Ville, s’achève ce soir, mais l’avant-dernière soirée restera gravée dans les mémoires.
Sur scène, le Joshua Redman Quartet a offert un moment d’exception, salué par un public conquis. Les spectateurs, venus nombreux, ont savouré chaque note, chaque nuance, chaque envolée, et n’ont pas hésité à réclamer un rappel en fin de concert.
Joshua Redman (saxophone), Nazir Ebo (batterie), Philip Norris (contrebasse) et Paul Cornish (piano) ont interprété un répertoire mêlant classiques revisités et compositions inédites, dont certaines présentées en première mondiale.
Figure emblématique du jazz moderne, Joshua Redman est reconnu comme l’un des saxophonistes les plus influents de sa génération. Huit fois nommé aux Grammy Awards, il continue de repousser les frontières du genre avec une élégance et une virtuosité qui forcent l’admiration.
Ce matin sur la plage de la Coudoulière, ambiance studieuse et ensoleillée : le ministre de la Santé Yannick Neuder, accompagné du préfet du Var, Simon Babre, est venu rappeler les consignes de sécurité essentielles face à une hausse inquiétante des noyades cet été, en particulier sur les plages de la région PACA. Depuis le début de la saison, elles ont bondi de près de 50 %.
Remerciant l’action des sauveteurs de la SNSM de Saint-Mandrier et des pompiers du SDIS 83 qui sont à leur poste de travail pour protéger ceux prenant des vacances bien méritées, le ministre a insisté sur les mesures simples mais vitales :
- Apprendre à nager,
- Respecter les drapeaux de baignade,
- Rester dans les zones surveillées.
"Il y a beaucoup moins de noyades dans les zones surveillées. Quand le drapeau est rouge, on ne se baigne pas", a-t-il rappelé.
Au niveau du poste de secours de la plage, aux milieux des caméras et micros des journalistes le ministre échange avec les sauveteurs de la SNSM et des sapeurs-pompiers pour se faire détailler les dispositifs mis en place par les communes.
Pendant ce temps-là, un autre habitué des lieux…
Tout occupé à plonger entre deux vaguelettes, notre cormoran local menait ses propres opérations de surveillance… halieutique. En pleine chasse à la friture au beau milieu des baigneurs, il a poliment décliné toute demande d’interview.
Message de prévention pour les poissons : “Restez groupés et évitez les zones non surveillées” – Le Cormoran.
Il faut croire que l’humour involontaire a encore de beaux jours devant lui. Comme l’an dernier, pour promouvoir la bouillabaisse locale, notre commune a eu l’idée lumineuse d’utiliser l’image d’un poisson… venimeux, envahissant et classé espèce préoccupante par les scientifiques : le Pterois miles, alias le poisson-lion. Un chef-d’œuvre de communication locale !
Car ce poisson aux nageoires spectaculaires, s’il en impose visuellement, n’a rien à faire dans une marmite provençale. En réalité, il incarne une menace sérieuse pour la biodiversité marine méditerranéenne, et n’est certainement pas un ingrédient pour votre assiette.
Un intrus venu du canal de Suez
Originaire de la mer Rouge, Pterois miles a traversé le canal de Suez pour s’installer en Méditerranée. Et il ne fait pas que de la figuration : ce prédateur glouton dévore tout ce qui bouge autour de lui, mettant en péril les écosystèmes côtiers. Il s’étend désormais rapidement vers l’ouest et pourrait atteindre les eaux françaises d’ici peu.
Les années et les lieux où les poissons-lions ont été observés pour la première fois confirment une expansion de leur aire d’invasion en Méditerranée. Les premiers signalements dans le nord de la mer Égée, la mer Ionienne et l’Adriatique méridionale remontent à la période 2020–2022. Des individus ont également été observés en Sicile, en Sardaigne, en Croatie et à Malte, mais uniquement au cours des années les plus récentes. Cela suggère que ces poissons-lions observés ne sont probablement pas échappés d’aquarium ; si tel était le cas, on s’attendrait à des signalements plus anciens. Il est plus vraisemblable que ces individus aient été transportés par de forts courants depuis l’est de la Méditerranée, soit sous forme de larves, soit sous forme d’œufs (source).
Mais pas d’inquiétude pour votre bouillabaisse sauf si vous avez un goût prononcé pour le risque dans sa préparation… ou pour l’ironie locale.
Un poisson pas très convivial
Avec ses 18 épines venimeuses, il inflige des piqûres extrêmement douloureuses pouvant provoquer œdèmes, nausées ou vertiges. Rien de très festif, donc.
Dommage pour l’image d’un déjeuner censé réunir convivialité, tradition et gastronomie.
Une vigilance bien plus utile que l’autodérision
Loin des affiches fantaisistes, les scientifiques prennent la menace très au sérieux. Car si l’on ne fait rien, l’histoire des Caraïbes risque de se répéter chez nous : des écosystèmes comme les herbiers appauvris, une biodiversité effondrée, et une espèce invasive devenue impossible à contenir.
Pterois miles, ce n’est pas une recette, c’est un signal d’alerte pour la Méditerranée.
Alors si un jour vous en apercevez un dans nos eaux :
- Ne le touchez pas !
- Prenez une photo, localisez-le, et
- Signalez-le à l’APE (
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Le Pterois miles n’a rien d’un rouget ni d’une rascasse, il se signale. Et surtout, il ne fait pas une bonne affiche pour une bouillabaisse… sauf peut-être dans un sketch.
Pour en savoir plus
Auriez-vous appuyé sur le bouton nucléaire ?
Les va-t-en-guerre sont nombreux aujourd’hui, pensant être protégés par les armes dites de dissuasion nucléaire dont disposent la France.
Il y a 80 ans, le 6 août 1945 à 8h12, la première bombe atomique utilisée en temps de guerre explosait au-dessus d’Hiroshima, causant la mort de 100 000 à 140 000 personnes. Trois jours plus tard, le 9 août, le bombardement de Nagasaki faisait entre 60 000 et 70 000 morts.
Ces deux attaques ont anéanti respectivement 13 km² et 6,7 km² de ces deux villes, dont plusieurs kilomètres carrés entièrement détruits par une tempête de feu. Les survivants en ont gardé des séquelles physiques et psychologiques pour le reste de leur vie.
Pour mémoire, trois semaines auparavant, le 16 juillet 1945, les États-Unis réalisaient au Nouveau-Mexique le premier essai nucléaire de l’histoire. Le président Truman écrivait alors :
« Nous avons découvert la bombe la plus terrible de l’histoire du monde. »
Pourtant, le 21 juillet, il donnait l’ordre de bombarder deux villes japonaises avec cette nouvelle arme.
Mais il ne faut pas oublier non plus le bombardement de Tokyo, dans la nuit du 9 au 10 mars 1945 : l’opération Meetinghouse. Ce raid aérien au napalm fut le plus meurtrier de la Seconde Guerre mondiale. En une nuit, un tiers de la ville fut réduit en cendres (40 km², soit quasiment la superficie de Toulon) et plus de 95 000 personnes périrent.
Hiroshima le 6 août 1945, quelques minutes après l'explosion de la bombe (à gauche). Photo prise et annotée de la main du pilote Paul Tibbets (Source Wikimedia commons) et les décombres actuels du dôme de Genbaku (à droite), à l'origine le palais d’exposition industrielle de la préfecture d'Hiroshima. Ils ont été conservés pour devenir le mémorial de la paix d'Hiroshima en tant que restes du seul bâtiment encore érigés à proximité de l’hypocentre de l’explosion de la bombe atomique.
Dans tous ces cas, ce sont essentiellement des populations civiles qui ont été touchées, bien que des objectifs militaro-industriels aient été visés.
Les deux bombardements atomiques, combinés à l’entrée en guerre de l’Union soviétique contre le Japon en Mandchourie le 9 août, ont conduit à la reddition sans condition du Japon le 10 août 1945, mettant fin à la Seconde Guerre mondiale.
Une menace encore bien présente
Depuis plusieurs mois, la menace d’un recours à l’arme nucléaire a ressurgi, notamment à travers les discours du président Poutine. Il n’existe pas à proprement parler de « bouton nucléaire », mais la possibilité d’un déclenchement reste bien réelle. L’arme nucléaire continue de façonner les rapports de force mondiaux.
Pendant la guerre froide, les États-Unis et l’URSS avaient adopté une doctrine dite de « destruction mutuelle assurée » : si l’un attaquait, l’autre ripostait, entraînant l’anéantissement des deux. Ainsi, faire croire à l’adversaire qu’on est prêt à appuyer sur le bouton nucléaire pouvait suffire à maintenir une paix instable, en entretenant une peur permanente.
La formule Reagan-Gorbatchev toujours d’actualité ?
« Une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée. »
Cette déclaration historique a été formulée en 1985 lors du sommet de Genève entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev. Elle marquait un tournant, à une époque où les tensions nucléaires étaient vives, mais où s’engageait un processus de dialogue et de désarmement.
Depuis, cette formule a été réaffirmée en 2020, d’abord par Biden et Poutine, puis par Poutine et Xi Jinping.
Pourtant, 40 ans plus tard, le désarmement stagne, voire recule. Les discours rassurants sur la dissuasion nucléaire garantissant la paix sont toujours prononcés… mais avec une re-nucléarisation politique justifiant la modernisation accélérée des arsenaux. L’avenir du désarmement dépend désormais d’un nouvel engagement fort des grandes puissances… et de la pression de la société civile.
Et si cela arrivait ici ?
La doctrine de dissuasion repose sur une menace de représailles nucléaires, censée décourager toute agression. Et si cela n’était plus le cas ?
Une simulation théorique (outil Nukemap) a permis d’illustrer les conséquences d’une explosion nucléaire de 20 kilotonnes, puissance équivalente à celle de la bombe de Nagasaki, à 500 mètres d’altitude au-dessus du secteur militaire de Toulon (cf. carte de gauche). Les estimations sont édifiantes : 15 000 morts, plus de 65 000 blessés. D’importants dégâts matériels dans un rayon de plusieurs kilomètres. Une attaque utilisant plusieurs armes de plus faible puissance (10 kt), explosant au sol sur des cibles multiples, entraînerait également des conséquences dévastatrices pour toute la région (cf. carte de droite). À noter : l'effet de relief (mont Faron) accentuerait encore les dégâts.
Ainsi, dans les faits, les zones stratégiques comme Toulon, premier port militaire de France, seraient ciblées en priorité par notre adversaire en cas de guerre nucléaire. Alors, appuierez-vous sur le bouton nucléaire ?
Pour en savoir plus
- CICR Note d’information : Les effets des armes nucléaires sur la santé humaine.
- La dimension radiologique des essais nucléaires français en Polynésie.
- Se préparer à une situation d’urgence.
Ce soir la pétition citoyenne contre la loi Duplomb va franchir un cap historique : 1,500 million de soutiens et ça agace le sénateur LR de Haute-Loire Laurent Duplomb porteur de cette loi, qui n’a visiblement rien compris, ni appris de la réaction citoyenne.
Ce chiffre marque une mobilisation sans précédent contre un texte jugé dangereux pour la santé publique, la biodiversité et l’agriculture durable.
Sous prétexte de « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », cette loi prévoit notamment :
- Le retour des néonicotinoïdes comme l’acétamipride, hautement toxiques pour les pollinisateurs.
- La concentration de la ressource en eau entre les mains de grands opérateurs agricoles.
- L’extension du modèle des fermes-usines, au détriment des territoires, des paysans, et des écosystèmes.
Nouvel objectif : et pourquoi pas 2, voire 3 millions de signatures !
La mobilisation ne faiblit pas. L’objectif est désormais de dépasser les 2 millions de signatures, pour montrer qu’une large majorité de citoyens refuse cette vision productiviste et déséquilibrée de l’agriculture.
Eleonore PATTERY, auteure de la pétition, concluait « Aujourd'hui je suis seule à écrire, mais non seule à le penser ». Eleonore vous aviez plus que raison de le penser et nous serons bientôt des millions à vous remercier d’avoir déposé cette pétition !
Appel à Emmanuel Macron : Ne promulguez pas la loi Duplomb !
Monsieur le Président, ce 7 juin vous avez critiqué la politique écologique de votre propre gouvernement et les reculs constatés à l’Assemblée nationale et au Sénat : « C’est une erreur historique de céder aux facilités du moment et de détricoter ».
Alors Monsieur le Président, c’est le moment de passer des paroles aux actes : vous avez le pouvoir d’empêcher ce « détricotage », cette régression. Ce texte bafoue les principes de précaution, l’intérêt général et les fondements de l’écologie. Il est temps d’écouter les scientifiques, les agriculteurs, les médecins, les apiculteurs et les associations mobilisées dans tout le pays.
Pour un référendum sur l’agriculture et l’alimentation,
Cette mobilisation exceptionnelle ouvre une fenêtre démocratique : celle d’un grand débat citoyen sur l’avenir de notre modèle agricole avec en perspective la préservation de notre santé et de l’environnement.
Nous demandons une consultation ouverte et transparente avec la participation de tous les acteurs du vivant : agriculteurs, chercheurs, collectivités, citoyens avec pour objectif la un référendum sur la préservation de notre santé et de l’environnement.
C’est un bel engagement !
Chaque signature compte. Chaque partage amplifie la voix de celles et ceux qui refusent les compromis toxiques. Ensemble, construisons une agriculture équitable, locale et vivante !
Que faire ?
Signez la pétition si ce n’est pas déjà fait ICI et partagez cet appel sur les réseaux avec l’hashtag #2millionContreDuplomb
Ce matin à la plage de Grave (Cavalas), alors que les baigneurs profitaient d’une eau rafraichissante et des vagues, un cormoran au plumage bien noir est apparu au ras de l’eau. Plongeant en piqué parmi les nageurs, il disparaît sous la surface… pour réapparaître, un petit poisson frétillant dans le bec !
Chercher le cormoran parmi les baigneurs et chassant juste sous la surface des vagues avant de se sécher sur les rochers au soleil !
Scène insolite, mais pas si rare entre les plages de la Coudoulière et Grave : le cormoran est un excellent pêcheur, capable de plonger jusqu’à 10 mètres de profondeur. Sa présence, même au milieu des humains, témoigne d’un littoral encore vivant, et d’une cohabitation possible et paisible entre nature et activités balnéaires.
Rappelons-le : préserver la biodiversité, c’est aussi respecter ces habitants ailés qui partagent nos plages et nos eaux.
Si vous croisez un cormoran en mode chasse sous-marine, observez-le de loin… et laissez-le pêcher tranquillement !
Connu pour sa voracité à l’égard des abeilles, le frelon asiatique (Vespa velutina) est un redoutable prédateur. En réalité, cet insecte invasif est omnivore et adapte son régime alimentaire en fonction de ses besoins et des ressources disponibles. Son alimentation variée a un impact majeur sur la biodiversité locale.
Bien que sa prédation des abeilles soit la plus médiatisée, il les capture en vol pour nourrir ses larves, le frelon asiatique s’attaque également à une grande diversité d’insectes selon leur abondance : mouches, papillons, sauterelles, scarabées… et cigales.
Il capture également ces dernières en plein vol ou les attaque lorsqu’elles sont posées sur les troncs et branches des arbres.
Une fois sa proie attrapée, le frelon asiatique la découpe méticuleusement, notamment au niveau du thorax, afin d’en prélever des morceaux qu’il transporte ensuite jusqu’à son nid pour nourrir les larves de sa colonie.
Les cigales constituent ainsi une source importante de protéines pour le développement des larves de frelons asiatiques, contribuant à la croissance de colonies nombreuses… au détriment de la biodiversité locale.
La taillanderie naturelle du frelon sous la forme de deux robustes mandibules coupantes lui permettent d’effectuer une découpe en règle digne d’un boucher disposant de couteaux aux lames bien aiguisées.
Vous êtes nombreuses et nombreux à être choqué·es par les conséquences de la loi Duplomb, mais à ne pas savoir comment agir concrètement.
Voici une action simple, rapide et utile pour faire entendre votre désaccord : signez la pétition sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale (ça prend littéralement une minute – testée et approuvée) :
👉 petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014
[À relayer largement !]
La plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale permet aux citoyens de soumettre des propositions directement aux députés et de soutenir des pétitions déjà déposées.
La pétition « Non à la Loi Duplomb », déposée le 10 juillet, a déjà recueilli plus de 220 000 signatures. Elle a été mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale pour lui donner davantage de visibilité.

Si la pétition atteint 500 000 signatures, réparties sur au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, la Conférence des présidents de l’Assemblée peut décider d’organiser un débat en séance publique.
On peut y arriver d’ici quelques jours si chacun signe et fait circuler l’info.
Ne laissons pas les lobbys dicter leur loi au détriment de la santé publique.
Face aux députés qui ignorent les alertes scientifiques, montrons que la société civile ne se laissera pas faire.
Merci de partager massivement : c’est une véritable opportunité de faire bouger les lignes, en parallèle de la décision attendue du Conseil constitutionnel dans les jours à venir.
Pour ce 14 juillet, les spectateurs réunis autour de la rade de Toulon ont assisté à une rediffusion aérienne : un spectacle de drones quasi identique à celui du 10 mai 2024 pour l’annonce du passage de la flamme olympique leur a été proposé.
Une fois de plus, nous étions donc invités à lever les yeux au ciel pour une soirée « Look up », avec un millier de drones illuminant le ciel de la petite rade. Ils ont dessiné dans l’obscurité des symboles lumineux déjà vus l’année dernière mais en version… raccourcie.
En lieu et place d’un feu d’artifice traditionnel et polluant, une performance technologique impressionnante, certes, mais un manque d’imagination flagrant… et une interrogation : où est passée la nouveauté ?

Pas de nouveauté non plus question pollution de l’air aujourd’hui avec par exemple le Pascal Lota de la Corsica Ferries qui est sorti en fin de journée de la rade toute pollution dehors (Photographie prise le 14 juillet 2025 à 19h30).
L’océan couvre 71 % de la surface de la Terre. Il régule le climat, absorbe une part massive du CO₂ que nous émettons, abrite une biodiversité exceptionnelle. Et pourtant, il est en danger.
Vous avez raté ou vous souhaitez réécouter l’émission Grand bien vous fasse diffusé mercredi 9 juillet sur France Inter alors cliquez sur son intitulé Comment mieux veiller sur l’océan .
Trois invitées – Marine Calmet (juriste, autrice de Justice pour l’étoile de mer), Simonetta Greggio (romancière, passionnée de Méditerranée) et Marie Tabarly (navigatrice) ont livré un message puissant : notre survie est indissociable de celle de l’océan.
L’océan : un écosystème global, en péril
L’océan n’est pas un simple espace à gérer, mais un immense être vivant interconnecté avec tous les autres. Or, il se meurt : réchauffement, acidification, pollution, destruction de la biodiversité marine… Cet effondrement écologique menace notre propre santé, notre dignité, notre avenir.
Comme le rappelle Simonetta Greggio : « La mer, c’est nous. Tout ce que l’on détruit sur terre finit dans l’océan… et revient à nous. »
Donner des droits à l’océan
Le droit est encore largement impuissant face à cette crise. Marine Calmet appelle à changer de paradigme juridique, pour reconnaître à l’océan et à ses écosystèmes des droits fondamentaux : le droit d’exister, de se régénérer, d’être protégé.
Elle cite l’exemple de l’Équateur, pionnier en la matière, qui a inscrit les droits de la nature dans sa Constitution. Cela a permis d’interdire le chalutage et d’autres pratiques destructrices dans les zones sensibles comme les Galápagos, pour protéger à la fois la vie marine et les droits des pêcheurs côtiers.
Ce qui est légal n’est pas toujours écologique
En France, même si le procès de l’Erika a marqué une avancée avec la reconnaissance du préjudice écologique, de nombreuses atteintes graves à l’océan restent encore légalement possibles. Il est temps de faire évoluer nos lois pour qu’elles défendent réellement le vivant, au lieu d’accompagner sa destruction.
L’APE Saint-Mandrier soutient cette vision d’un droit pour le vivant
Face à la menace qui pèse sur notre mer Méditerranée, remblaiement, pollution, artificialisation des côtes, il est urgent de repenser notre rapport à l’océan. Il ne s’agit pas de gérer des ressources, mais de cohabiter avec des êtres vivants que nous devons respecter.
L’APE appelle à une mobilisation citoyenne pour faire évoluer les lois et défendre concrètement notre littoral et ses écosystèmes.
Rejoignez-nous. Adhérez, partagez, soutenez nos actions
pour que la mer ait, elle aussi, droit à la justice
Le Conseil scientifique du Parc national de Port-Cros, joyau naturel au large de notre presqu’île, tire la sonnette d’alarme. Dans une motion adoptée à l’unanimité le 7 juillet 2025, ses membres dénoncent un projet de réforme qui menace l’avenir même des Parcs nationaux français. Il soutient la motion de son Conseil d’Administration du 18 juin et celles des Parcs nationaux qui ont été adressées à Madame Agnès Pannier‐Runacher, Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche.
Une réforme brutale, sans concertation
Le 3 juillet, un rapport sénatorial a proposé la suppression des établissements publics qui gèrent les 11 Parcs nationaux, leur fusion dans l’Office Français de la Biodiversité (OFB), et la centralisation de leur gouvernance. Cette réforme, pensée dans une logique de réduction budgétaire, pourrait être inscrite dans la prochaine loi de finances.
Mais à quel prix ?
- Une perte d’autonomie pour les parcs, aujourd’hui gérés en lien étroit avec les territoires.
- Une réduction annoncée de 30 % des effectifs, mettant en péril les missions de surveillance, de recherche et de sensibilisation.
- La disparition progressive des Conseils scientifiques, pourtant garants de l’expertise indépendante et de la recherche de terrain.
- Port-Cros : un modèle menacé
Depuis plus de 60 ans, le Parc national de Port-Cros est un modèle de gestion intégrée entre nature, science et territoire. Il s’appuie sur un partenariat solide avec les élus locaux, les associations, les habitants et les chercheurs. Cette gouvernance partagée est aujourd’hui menacée par une recentralisation qui éloignerait les décisions des réalités du terrain.
Chaque parc possède son identité propre, forgée par son histoire, ses écosystèmes, ses relations humaines. En les uniformisant, on appauvrit leur capacité d’action et on brise la confiance construite avec les acteurs locaux.
Une alerte venue du terrain
Les membres du Conseil scientifique de Port-Cros, tous bénévoles, expriment leur inquiétude face à une réforme imposée sans concertation. Ils rappellent que les Parcs nationaux sont bien plus que des structures administratives : ce sont des laboratoires vivants, des refuges pour la biodiversité, des lieux d’innovation écologique.
Ils appellent à préserver la richesse de ces territoires, leur gouvernance locale, et la recherche-action qui y est menée. Car affaiblir les Parcs nationaux, c’est affaiblir notre capacité collective à faire face aux défis du climat, de la biodiversité et de la démocratie environnementale.
Le projet en cours est particulièrement préoccupant car il s’inscrit dans une série de reculs en matière de protection de l’environnement, de développement durable, de lutte contre le changement climatique et d’adaptation aux bouleversements écologiques à venir. Il reflète une tendance inquiétante à céder face aux pressions de certains lobbies puissants, agriculture et pêche industrielles, usage massif de pesticides, ou encore pratiques cynégétiques peu compatibles avec les enjeux de biodiversité.
L’APE83430 soutient cet appel
À Saint-Mandrier, nous savons ce que représente Port-Cros. Nous y avons mené des sorties, des actions de sensibilisation, des projets pédagogiques. Nous savons que ce parc est un trésor, mais aussi un modèle. Nous refusons qu’il soit réduit à une ligne budgétaire.
L’APE83430 se joint à l’appel du Conseil scientifique : Pour une réforme concertée, respectueuse des territoires. Pour le maintien de l’autonomie des Parcs nationaux. Pour une gouvernance ancrée dans le terrain, et non imposée d’en haut.
Sauvons l’âme des Parcs nationaux. Défendons Port-Cros. Défendons notre avenir commun.
Le ministère des Armées informe que la pyrotechnie de Toulon, située à l’Ouest de la base navale sur les communes de La Seyne-sur-Mer, Ollioules et Toulon, exploitée par l’Etablissement principal des munitions Méditerranée, réalisera un exercice de mise en œuvre de son Plan d’Opération Interne ce jeudi 26 juin 2025 en matinée.
Cet exercice a pour objectif de tester la procédure interne de sécurité y compris le système d’alerte, à savoir l’activation de la sirène et doit se dérouler sans mobilisation de moyens d’intervention.
Cet exercice fait partie des mesures régulières de sécurité et de préparation des services concernés, afin d’assurer la sécurité des populations et la bonne gestion des éventuelles situations d’urgence.
Vous êtes donc susceptibles d‘entendre la sirène si vous vous trouvez à proximité du site de la pyrotechnie mais vous n’avez à prendre aucune mesure de protection.

Le signal d’alerte de la sirène : Trois cycles successifs d'une durée d'une minute et 41 secondes, séparés par des intervalles de cinq secondes avec un son modulé (montée et descente du ton).
Ce dimanche 22 juin, belle date marquant le début de l’été, les ami.es de l’APE se sont retrouvé.es pour le traditionnel pique-nique de l’Association dans la pinède de Sainte-Asile. Ce lieu, sauvé des projets immobiliers grâce à l’action déterminée de l’APE, est aujourd’hui en partie propriété du Conservatoire du littoral.
En cette fin d’après-midi, la chaleur estivale était adoucie par l’ombre des pins et une légère brise marine. Les membres de l’Association ont partagé leurs plats dans une ambiance conviviale, échangeant autant sur les saveurs que sur l’actualité locale et internationale du moment.
L’instant était à la convivialité et au partage, dans un cadre préservé du béton grâce à l’action de l’APE. Autour, des familles profitaient paisiblement de cet espace naturel, sauvé du béton. Sur la plage, en cette fin d’après-midi, nombreuses étaient les personnes venues apprécier la beauté intacte du littoral, ses banquettes de Posidonie encore en place, témoins d’un écosystème vivant. Un regard vers le large révélait alors une scène symbolique des contradictions de notre époque : un voilier toutes voiles dehors glissait paisiblement entre deux présences bien plus lourdes de sens : la fumée noire du Costa Pacifica, en route pour Valence, et la silhouette sombre d’un sous-marin classe Suffren, en mission vers une destination inconnue.
Engagement et vigilance toujours au rendez-vous
Les discussions n’ont bien sûr pas éludé les actions de protection de l’environnement et de la santé menées par l’APE. Des actions devenues indispensables face à des agressions environnementales de plus en plus fréquentes, et trop souvent au-delà du raisonnable.
Pas de doute non plus sur la détermination collective : poursuivre les mobilisations contre le bétonnage excessif, la destruction des habitats naturels terrestres et marins, l’éradication des espèces protégées permis par une politique d’aménagement archaïque, lutter contre les pollutions multiples qui menacent notre santé, et continuer à informer et sensibiliser nos concitoyens.
Les nombreuses attaques dont fait l’objet l’APE, voire certains de ses membres, témoignent bien que nos actions touchent leurs cibles.
Un moment de partage dans un lieu symbolique
Ce moment de convivialité, dans ce cadre naturel exceptionnel, a également ravivé l’attachement profond de l’APE au site de Sainte-Asile. Ce site a fait l’objet de nombreux recours en justice pour empêcher son bétonnage programmé. Grâce à cette mobilisation, il reste aujourd’hui un espace préservé, pour le bien de tous et pour les générations futures.










