Ce matin une plongée pour observer l’environnement marin de la presqu’ile après la pluie de mardi dernier. J’abandonne les amies de la nature, nageuses du matin qui restent sur la plage car les méduses sont visibles dès les pieds dans l’eau ! Ce matin, elles sont par milliers tout le long du rivage. Elles déploient leurs filaments urticants qui font de jolies calligraphies éphémères dans l’eau bleue mais attention danger, ne pas toucher, brûlures garanties !

Allez vous promener le long de la côte rocheuse et les falaises de Sainte Elme à partir de la plage de Sainte-Asile et vous pourrez observer en ce moment un drôle d’oiseau marin.

Si vous nagez le long des rochers du littoral de la presqu’ile équipé d’un masque vous pouvez apercevoir de magnifiques poissons rouges !

Ce matin les terrains incendiés fument encore, tout est carbonisé en surface mais le feu poursuit son œuvre destructrice sous la terre...
Les pins du sentier littoral auront bien du mal à se remettre de la fournaise qui les a roussis, ceux du haut de l'ermitage et du vallon de la Coudoulière jusqu’à la crête de la renardière sont perdus, la forêt n'est plus. Cette nuit la hulotte s'est tue.
L'APE s’était battue au côté du Conservatoire du littoral pour sauver l’ermitage du bétonnage, un morceau de notre cœur mandréen est parti en fumée.
Il faut maintenant continuer à se battre pour éviter l’urbanisation des zones incendiées et replanter pour les générations qui viennent…

Une fois de plus un incendie est parti au pied du massif de la Renardière ce lundi 29 juillet 2019. Mais cette fois, poussé par la sècheresse et le vent, il a atteint une telle intensité, qu’il a réduit en fumée plusieurs dizaines d’hectares de la forêt patrimoniale, dévastant tout sur son passage jusqu’aux falaises, le domaine du conservatoire et la plage de la Coudoulière.
Nous remercions les Sapeurs pompiers du Var, la Protection civile, le Comité Communal des Feux de Forêt et les volontaires qui ont aidé à tirer les lances incendie dans le maquis en feu. Ils ont réussi à maitriser cet incendie sans perte de vie humaine et avant qu’il ne cause encore plus de dégâts.
C’est un drame pour tous les membres de l’APE et la population de Saint-Mandrier pour lesquels le vallon de la Coudoulière et la côte sud de la presqu’île sont un enjeu majeur de réserve de biodiversité et contribuent à l’équilibre des espaces naturels de la commune.
L’APE, depuis des années, au travers des recours en justice successifs et des actions au côté du Conservatoire du Littoral, se bat pour la sauvegarde du vallon de la Coudoulière menacé d’urbanisation et pour la préservation de la principale coupure verte allant de la Renardière au Lazaret.
Aujourd’hui’hui, ce sont précisément ces terrains là qui ont été dévastés par le sinistre.
Mais l’APE et ses membres ne se découragent pas. Au contraire, c’est le moment de se mobiliser pour aider la nature et notre bien commun.

Mante Empuse "Empusa pennata" à l'allure d'extra-terrestre. Fréquente les friches et milieux secs dans la moitié sud de la France.

En se promenant sur les sentiers mandréens il est courant d’observer une guêpe solitaire fouisseuse de belle taille (jusqu’à près de 3 cm) : le Sphex funerarius appelé encore sphex gryllivore. C’est une espèce d'insectes hyménoptères appartenant à la famille des sphécidés. Le surnom donné de « gryllivore » est dû au fait que les femelles de cette espèce ont pour proies des grillons ainsi que des sauterelles. L’entomologiste Jean-Henri Fabre avait nommé cette espèce le « sphex à ailes jaunes » car leurs ailes grisâtres sont légèrement teintées de jaune. Cette guêpe solitaire n'est pas agressive envers les humains et sa piqûre éventuelle insignifiante.

Le Sphex paralyse sa proie en la piquant de son dard à l'arrière du protothorax et la naissance de l'abdomen, zones qui correspondent aux ganglions de 3 centres nerveux d'un grillon. Après l'avoir transportée en vol ou à terre si la proie paralysée est trop lourde, la femelle la dépose positionnée sur le dos dans son nid au fond d’un terrier creusé dans un sol sableux. La femelle pond ensuite un seul œuf, sous le thorax de sa proie. Trois à quatre jours après la ponte, la larve de la guêpe éclot et se développe durant environ 18 jours en se nourrissant de la proie avant de se transformer en adulte.


Pour visionner la biodiversité de la presqu'île : http://pierreacalmet.wixsite.com/saint-mandrier-mer/

Après dix ans d’absence dans notre région, le bombyx disparate (Lymantria dispar, papillon de de jour de la famille des Lymnriidea est de retour sur la presqu’ile.
- Posidonies, un pas supplémentaire dans la bonne direction !
- Amis Mandréens et de passage : La Municipalité passe nos plages au buldozer - Acte I : Sainte-Asile !
- 17 juin 2019 : Les cigales nouvelles sont arrivées !
- Clathre rouge "Coeur de sorcière"
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- 26 avril 2019 : Conférence maritime régionale sur la protection des herbiers de posidonies : Une urgence environnementale !
- Floraison des vipérines (Echium candicans)
- Préservons les banquettes de feuilles de Posidonies des plages de la presqu’île de Saint-Mandrier
- Carte du risque de submersion pour la presqu’île de Saint-Mandrier







