Avec le retour des belles journées ensoleillées, les paysages de Saint-Mandrier-sur-Mer se métamorphosent en phase avec la semaine de la nature dédiée à la biodiversité. La chaleur naissante, loin de flétrir notre flore, agit comme un coup de baguette magique. Dans la garrigue, au détour des sentiers du littoral ou au cœur de nos jardins, les bourgeons éclatent.
Voyageons ensemble à la découverte de ces espèces qui colorent notre quotidien, entre espèces autochtones provençales, parfaites adaptées à notre climat méditerranéen, et plantes exotiques venues d’ailleurs, la nature nous rappelle sa résilience et sa diversité.
Les Autochtones : l'âme de notre maquis provençal
Ces plantes locales se sont adaptées depuis des millénaires à notre climat méditerranéen. Robustes, économes en eau, elles forment le socle de nos paysages naturels sauvages et résistent magnifiquement à la chaleur.
En cette fin de printemps, les parties encore naturelles de la presqu’île de Saint-Mandrier se parent de petites touches jaune d’or. Au bord des chemins, dans les friches littorales, les zones sèches ou les espaces encore épargnés par l’artificialisation, la pulicaire attire aujourd’hui le regard… mais surtout une multitude d’insectes.
Elle est partout et pourtant souvent ignorée. Avec son feuillage vaporeux, ses fleurs étoilées d'un bleu limpide et ses capsules gonflées qui persistent longtemps après la floraison, la nigelle de Damas (Nigella damascena L.) est l'une des plus belles plantes sauvages et ornementales du bassin méditerranéen. Et l'une des plus discrètes.
« Cheveux-de-Vénus » : une plante aux mille noms
Le rosier liane Rosa Banksiae est une véritable merveille printanière qui ne passe jamais inaperçue dans nos jardins. Dès le mois de mai, il se couvre d’une profusion de petites fleurs jaune pâle, délicates et lumineuses, qui se renouvellent jusqu’en juillet. Leur parfum, léger et subtil, accompagne agréablement les journées ensoleillées sans jamais être envahissant.
Une plante que l'on croise sans toujours la reconnaître
Avec ses petites fleurs bicolores aux teintes allant du rose vif au pourpre profond, le gesse d'Espagne est l'une de ces plantes sauvages qui méritent que l'on s'arrête. Présente sur la presqu'île de Saint-Mandrier comme dans l'ensemble du pourtour méditerranéen occidental, Lathyrus clymenium appartient à la grande famille des Fabacées, celle des pois, des fèves et des vesces, et partage avec elles ce caractère grimpant et cette fleur en forme de papillon caractéristique, que les botanistes appellent fleur papilionacée.
Les nuages roulent bas sur l’horizon mais les jardins et les collines de la presqu’ile bénéficient des ondées et sont colorés de teintes vives.
Discrètes ou pas les fleurs éclaboussent de couleurs les pelouses comme celles minuscules de la badasse, vives de la bourache, de la cynoglosse de crête, du chardon laineux, de la scille du Pérou, de l’urosperme, des cistes... Dans les jardins de façon spectaculaire, les fleurs d’agaves s’élancent vers le ciel, les roses de Banks couvrent les tonnelles, les troncs des arbres de Judée se colorent de bleu ou de blanc tandis que les chêne kermès fleurissent plus discrètement dans des collines.

Que ton cœur reste calme et beau. Laissez-le être toujours amoureux de la vie.
Laissez-le s’épanouir. Qu’il sourit.
Sangeeta Rana
Régulièrement nous vous informons sur les atteintes des arbustes de Gattilier (Vitex agnus-castus L.) qui survivent au niveau du quartier de Pin Rolland. Ainsi, nous vous avions signalé l’arasement en 2021 du plant en bordure de la D18 en janvier puis ceux poussant en bordure du parking en octobre 2021. Aujourd’hui, à nouveau ce sont les deux plants en bordure du parking du stade qui viennent d’être coupés à ras de terre.
Les deux plans de Gattiliers en fleurs en juin et coupés à ras de terre le 3 décembre 2024 (Photographies de juin et du 5 décembre 2024).
Comme nous vous l’indiquions, le Gattilier est une espèce protégée ainsi que son habitat naturel. Ils sont protégés par l’Arrêté du 20 janvier 1982 qui fixe la liste des espèces végétales protégées et de leur habitat sur l'ensemble du territoire national ; Toute destruction est interdite PAR L'article L.411-1 du code de l'environnement QUI précise que « La destruction, la coupe, la mutilation, l'arrachage, la cueillette ou l'enlèvement de végétaux de ces espèces, de leurs fructifications ou de toute autre forme prise par ces espèces au cours de leur cycle biologique, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat, la détention de spécimens prélevés dans le milieu naturel » sont interdits.
La population de Gattilier de Pin Rolland avait déjà été gravement atteinte lors de la construction du premier stade et son parking puisque de nombreux individus et une grande partie de leur habitat ont été détruits. Ceux qui ont échappés à la destruction subsistent enchâssés entre le goudron de la route et le parking du stade.
Décidément et à l’évidence, les responsables de l’environnement de cette commune ne semblent pas penser que les plantes protégées, qu’elles soient marines comme les Posidonies ou terrestres comme les Gattiliers, méritent d’être protégées.




