Elle est partout et pourtant souvent ignorée. Avec son feuillage vaporeux, ses fleurs étoilées d'un bleu limpide et ses capsules gonflées qui persistent longtemps après la floraison, la nigelle de Damas (Nigella damascena L.) est l'une des plus belles plantes sauvages et ornementales du bassin méditerranéen. Et l'une des plus discrètes.
« Cheveux-de-Vénus » : une plante aux mille noms
Son nom botanique dit déjà beaucoup de son histoire : Nigella, du latin niger (noir), renvoie à la couleur de ses graines ; damascena évoque Damas, la grande cité syrienne, carrefour des échanges botaniques et commerciaux du monde méditerranéen depuis des siècles. Mais les noms populaires sont encore plus évocateurs : Cheveux-de-Vénus, Belle-aux-cheveux-dénoués, Barbe-de-Capucin, ou encore Diable-dans-le-buisson, autant de façons de décrire ce feuillage filamenteux et aérien qui enveloppe la fleur comme une auréole de fils de soie verte.
Utilisée comme plante ornementale depuis le XVIe siècle au moins, et autrefois condimentaire, ses graines servaient de substitut au poivre noir, la nigelle de Damas appartient à la famille des Renonculacées et est originaire du bassin méditerranéen et d'Asie Mineure. Elle est présente naturellement dans tout le pourtour méditerranéen, des garrigues provençales aux collines de Syrie et du Maroc.
Du bouton à la fleur épanouie, entourés de sa collerette de bractées filamenteuses, la nigelle de Damas offre une architecture florale d'une élégance rare.
Portrait botanique : la légèreté comme art de vivre
Plante annuelle de taille modeste (30 à 60 cm), la nigelle de Damas se développe en touffes légères aux tiges dressées portant un feuillage finement découpé, d'un vert vif presque translucide. Cet aspect plumeux et aérien est sa marque de fabrique : on l'identifie à dix pas, avant même d'avoir vu ses fleurs.
La floraison intervient de mai à juillet. Chaque fleur, portée solitaire au sommet d'une tige, présente cinq sépales pétaloïdes, bleu clair le plus souvent, parfois blancs, roses ou lilas selon les variétés, entourés d'une collerette de bractées finement divisées qui lui confèrent ce caractère si particulier, à mi-chemin entre la fleur sauvage et la dentelle.
La pollinisation est assurée principalement par les insectes, grâce à une mécanique florale ingénieuse : les étamines arrivent à maturité avant les pistils (protandrie), ce qui favorise les croisements entre plants différents. L'autofécondation reste toutefois possible en l'absence de pollinisateurs, une assurance-vie botanique.
Les capsules de la nigelle de Damas, gonflées et striées de pourpre, persistent longtemps après la floraison. Elles se prêtent parfaitement aux bouquets secs.
Après la floraison apparaissent les fruits, véritables curiosités du règne végétal : des capsules arrondies et gonflées, d'abord vert tendre strié de pourpre, qui brunissent et se lignifient en mûrissant. Ces follicules contiennent les graines noires caractéristiques du genre, et sont parmi les éléments les plus décoratifs de la plante, très recherchés en art floral pour les bouquets secs.
Attention : contrairement à la nigelle cultivée (Nigella sativa), dont les graines sont utilisées en cuisine et en médecine traditionnelle, les graines de la nigelle de Damas sont réputées toxiques et ne doivent pas être consommées.
Le rosier liane Rosa Banksiae est une véritable merveille printanière qui ne passe jamais inaperçue dans nos jardins. Dès le mois de mai, il se couvre d’une profusion de petites fleurs jaune pâle, délicates et lumineuses, qui se renouvellent jusqu’en juillet. Leur parfum, léger et subtil, accompagne agréablement les journées ensoleillées sans jamais être envahissant.
Une plante que l'on croise sans toujours la reconnaître
Avec ses petites fleurs bicolores aux teintes allant du rose vif au pourpre profond, le gesse d'Espagne est l'une de ces plantes sauvages qui méritent que l'on s'arrête. Présente sur la presqu'île de Saint-Mandrier comme dans l'ensemble du pourtour méditerranéen occidental, Lathyrus clymenium appartient à la grande famille des Fabacées, celle des pois, des fèves et des vesces, et partage avec elles ce caractère grimpant et cette fleur en forme de papillon caractéristique, que les botanistes appellent fleur papilionacée.
Les nuages roulent bas sur l’horizon mais les jardins et les collines de la presqu’ile bénéficient des ondées et sont colorés de teintes vives.
Discrètes ou pas les fleurs éclaboussent de couleurs les pelouses comme celles minuscules de la badasse, vives de la bourache, de la cynoglosse de crête, du chardon laineux, de la scille du Pérou, de l’urosperme, des cistes... Dans les jardins de façon spectaculaire, les fleurs d’agaves s’élancent vers le ciel, les roses de Banks couvrent les tonnelles, les troncs des arbres de Judée se colorent de bleu ou de blanc tandis que les chêne kermès fleurissent plus discrètement dans des collines.

Que ton cœur reste calme et beau. Laissez-le être toujours amoureux de la vie.
Laissez-le s’épanouir. Qu’il sourit.
Sangeeta Rana
Régulièrement nous vous informons sur les atteintes des arbustes de Gattilier (Vitex agnus-castus L.) qui survivent au niveau du quartier de Pin Rolland. Ainsi, nous vous avions signalé l’arasement en 2021 du plant en bordure de la D18 en janvier puis ceux poussant en bordure du parking en octobre 2021. Aujourd’hui, à nouveau ce sont les deux plants en bordure du parking du stade qui viennent d’être coupés à ras de terre.
Les deux plans de Gattiliers en fleurs en juin et coupés à ras de terre le 3 décembre 2024 (Photographies de juin et du 5 décembre 2024).
Comme nous vous l’indiquions, le Gattilier est une espèce protégée ainsi que son habitat naturel. Ils sont protégés par l’Arrêté du 20 janvier 1982 qui fixe la liste des espèces végétales protégées et de leur habitat sur l'ensemble du territoire national ; Toute destruction est interdite PAR L'article L.411-1 du code de l'environnement QUI précise que « La destruction, la coupe, la mutilation, l'arrachage, la cueillette ou l'enlèvement de végétaux de ces espèces, de leurs fructifications ou de toute autre forme prise par ces espèces au cours de leur cycle biologique, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat, la détention de spécimens prélevés dans le milieu naturel » sont interdits.
La population de Gattilier de Pin Rolland avait déjà été gravement atteinte lors de la construction du premier stade et son parking puisque de nombreux individus et une grande partie de leur habitat ont été détruits. Ceux qui ont échappés à la destruction subsistent enchâssés entre le goudron de la route et le parking du stade.
Décidément et à l’évidence, les responsables de l’environnement de cette commune ne semblent pas penser que les plantes protégées, qu’elles soient marines comme les Posidonies ou terrestres comme les Gattiliers, méritent d’être protégées.
Le Gattilier qui porte le nom scientifique de Vitex agnus-castus L. est un bel arbuste que vous identifierez facilement au rond-point de Pin Rolland face au stade là où les travaux des nouvelles constructions ont commencé et le long du parking du stade.






