En haut de la plage des Sablettes, là où les ganivelles dessinent leurs lignes de bois brut pour protéger le cordon dunaire, une scène discrète se joue chaque été sous les yeux de ceux qui prennent le temps de regarder : le lys des sables (Pancratium maritimum) est en fleurs, et déjà, sur certains pieds, en fruits.
Une fleur qui n'a rien à envier à celles de nos jardins
Avec ses six longs pétales blancs en étoile, striés de fines nervures vertes, et son cœur en trompette qui rappelle immanquablement celui des narcisses, dont il est d'ailleurs un lointain cousin, le lys des sables n'a rien à envier aux floraisons les plus soignées de nos jardins. Chaque fleur peut dépasser 10 centimètres d'envergure, un format spectaculaire pour une plante qui pousse à même le sable, sans autre ressource que ce que le milieu dunaire veut bien lui offrir.
Sa floraison est aussi belle qu'éphémère : une fleur individuelle ne dure qu'environ 36 heures. les fleurs s'ouvrent au crépuscule, exhalent un parfum puissant et enveloppant conçu pour attirer les papillons de nuit qui assurent sa pollinisation dans l'obscurité, puis se fanent à la fin de la journée suivante. Les fleurs d'une même inflorescence ne s'ouvrent pas toutes simultanément : elles apparaissent généralement une par une, parfois deux, ce qui permet à une plante de rester en floraison plusieurs jours. La fleur que l'on photographie l'après-midi n'est donc, bien souvent, qu'un dernier hommage à la nuit précédente.
Une plante bâtie pour l'adversité
Ne vous fiez pas à son allure délicate : le lys des sables est une plante d'une résistance remarquable. Son bulbe, profondément enfoui dans le sable, peut atteindre plusieurs dizaines de centimètres de profondeur, une stratégie qui lui permet de puiser l'humidité résiduelle et de résister aussi bien à la sécheresse estivale qu'aux tempêtes hivernales et aux embruns salés. C'est précisément cette capacité à s'ancrer dans un sol mobile qui en fait, comme l'oyat ou le panicaut maritime, une espèce précieuse pour la stabilisation des dunes : ses racines participent, à leur échelle, à retenir un sable que le vent et la mer ne demandent qu'à emporter.
Une espèce protégée, un habitat fragile
Le lys des sables bénéficie d'un statut de protection dans plusieurs régions françaises, dont la Provence-Alpes-Côte d'Azur. Cette protection n'est pas un excès de précaution : la disparition progressive des dunes naturelles, rongées par l'urbanisation du littoral, le piétinement touristique et l'érosion accélérée par le changement climatique, menace directement les populations de cette espèce sur l'ensemble de son aire de répartition méditerranéenne.
C'est précisément le rôle des ganivelles que l'on aperçoit en haut de la plage des Sablettes : ces simples barrières de bois, en canalisant le passage des promeneurs, laissent au sable le temps de s'accumuler et à des espèces comme le lys des sables celui de s'installer, de fleurir, et de fructifier en paix.
Une beauté qui se mérite et qui se protège
Préserver ce que nous avons encore
Le littoral méditerranéen est aujourd'hui soumis à de multiples pressions : artificialisation, fréquentation touristique, érosion, réchauffement climatique, événements météorologiques extrêmes et disparition progressive des habitats naturels. Dans ce contexte, chaque espace naturel préservé compte.
Les dunes des Sablettes constituent un de ces espaces fragiles où la protection permet encore à des espèces remarquables de se maintenir.Le lys des sables nous offre aujourd'hui ses fleurs et ses fruits.
La meilleure manière de profiter de cette beauté est simplement de la regarder… et de la laisser vivre.
La vidéo est courte, mais elle en dit long. Une colonne de fourmis avance en file bien ordonnée, à l'ombre, sur ce qui ressemble à une autoroute miniature parfaitement organisée. Puis la ligne atteint la limite de l'ombre, et là, au contact du sol en plein soleil, elle hésite, s’éparpille, et finit par rebrousser chemin. Pas une exception isolée : la colonne entière refuse obstinément de s'aventurer plus loin.
Ce matin, la nature mandréenne nous a offert un spectacle grandiose… dans un espace grand comme un mouchoir de poche. Un simple carré de menthe en fleur s’est transformé en scène de théâtre, où se pressent des artistes aux costumes les plus éclatants, la nature a un sacré sens du costume.
Petit poisson discret et étonnamment résistant, la gambusie (Gambusia affinis et Gambusia holbrooki) a longtemps été présentée comme la solution miracle contre les moustiques dans les bassins de jardin du sud de la France. Aujourd’hui, elle compte parmi les espèces les plus redoutées par les écologues.
Ces derniers jours, en dehors des cigales difficile de croiser beaucoup d'insectes ou d'arachnides dans nos jardins et sur nos sentiers : la chaleur écrasante les pousse à se faire discrets, à l'abri de l'ombre ou de la fraîcheur relative du petit matin et du soir. Mais quelques observations récentes, faites sur la presqu'île, montrent que la nature ne renonce pas — elle s'adapte.
Sainte-Asile, la Capte, et désormais le Canon, le Touring et la Vieille : ce ne sont plus deux dossiers isolés que l’APE documente cet été, mais un véritable mode opératoire généralisé à l’ensemble des plages des presqu’îles, entre Saint-Mandrier et Giens. Un mode opératoire qui se répète avec une constance troublante : qualifier les travaux d’« entretien » pour éviter l’étude d’impact, ne jamais publier les autorisations obtenues, et laisser les herbiers de posidonie protégés en payer le prix.
Lors de la réunion de quartier de Pin Rolland qui s'est tenue le 20 juin 2026, il a été affirmé que les études commanditées par la métropole ne montraient aucun impact des recharges en sable sur l'herbier de Posidonie. Un réexamen du rapport de référence sur le sujet, ainsi que nos observations de terrain les plus récentes, invitent à nuancer sérieusement ce constat.
- 23 août 2026. Pasta Cola, ogni giorno una nuova fumata.
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