Depuis 1983, soit près de 40 ans, notre association est chaque jour sur le terrain pour gagner de précieuses victoires pour l’environnement, pour la presqu’ile. Notre indépendance est le gage de notre liberté de parole et d'action, en tous lieux et en toutes circonstances. Garantissez notre indépendance et gagnez les victoires de demain avec nous ! Adhérez et Faites un don !

L’Association nationale des collectivités pour la maîtrise des risques technologiques majeurs (Amaris) publie ce 5 novembre un Livre blanc intitulé Mise en protection des activités riveraines des sites Seveso seuil haut, Etat des Lieux, enseignements et recommandations.

La lecture de ce document, en particulier celle des préconisations proposées, est particulièrement intéressante puisque la presqu’ile accueille le Parc Essences Marine du Lazaret, site qui est classé Seveso seuil haut qui a donc fait l’objet d’un plan particulier d’intervention (PPI).

20191105a Cliquez sur l'image pour télécharger la note de présentation du site.

Sur la base de l’analyse de différents sites civils, ce livre blanc énumère les manquements concernant la mise en place des moyens de prévention des risques pour les riverains des sites Seveso seuil haut, ainsi que les manquements dans la gestion de crise de ces sites et la communication de l’information.

Après Lubrizol, l’Amaris énumère dans ce livre blanc les mesures correctives à appliquer pour mieux prévenir les risques des sites Seveso seuil haut. Le document ne réclame pas un renforcement de la réglementation de ces sites industriels mais une meilleure application des dispositifs de prévention des risques et une gestion de crise plus efficace.

Le livre blanc indique que les "acteurs économiques ne bénéficient d’aucun accompagnement technique, financier et administratif pour faciliter la mise en œuvre des mesures de protection qui leur sont imposées", et que "l’attentisme semble être de mise au sein des entreprises, lorsque celles-ci n’affichent pas une réelle ignorance de leurs obligations".

Le livre blanc décrit une gestion de crise et des moyens de diffusion de l’information jugés inadaptés et obsolètes. En cas de crise ou d’accident, le livre blanc indique que "les maires sont dessaisis de la gestion de crise technologique : ils ne sont pas informés, ou alors trop tardivement ou que très partiellement, pour engager les procédures dans leur commune. Trop souvent, ils bénéficient de l’information publique transmise par le préfet aux médias".

Le livre blanc juge que les moyens d’alerte ne sont pas non plus adaptés avec des difficultés pour les riverains des sites industriels d’interpréter le message des sirènes : évacuation ? confinement ? De même pour les moyens de gestion de crise actuels sous la responsabilité des préfets, le livre blanc les estime dépassés, notamment avec le risque que les messages des réseaux sociaux brouillent les informations officielles.

Le livre blanc préconise l’approche « cellbroadcast », en vigueur dans des pays comme le Japon, les Etats-Unis ou les Pays-Bas basée sur une diffusion rapide d’un message "intelligible et facilement identifiable à l’ensemble des téléphones situés dans un espace géographique donné".

20191105bCliquez sur l'image pour télécharger le livre blanc.