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L’institut Ifremer vient de publier son rapport annuel sur l’évaluation de la qualité des zones de production de coquillages classées et l’évolution de leur qualité pour la période 2018-2020 sur la base des résultats des réseaux de contrôle microbiologique (REMI) et chimique (ROCCH).

Comme nous le craignions, Ifremer classe la baie du Lazaret en « Très mauvaise qualité » et conclut que « Le classement « B » attribué à la zone par arrêté préfectoral (en 2009) n’est pas concordant avec la qualité estimée sur la période évaluée ».

Evolution de Escherichia coli au Lazaret 2018 2020

Evolution de 2018 à 2020 de la présence du nombre de bactéries Escherichia coli par 100g de chair et de liquide intervalvaire (CLI) des échantillons de moules prélevées dans la baie du Lazaret. La valeur seuil de 4 600 E. coli/100g CLI est indiquée par un trait en tiretés.

En effet, le 06 avril 2020 une contamination microbiologique a été détectée atteignant 160 000 Escherichia coli/100g de CLI, soit 34 fois la valeur seuil de 4 600 de E. coli/100g CLI et 22% de la valeur maximale de 720 000 E. coli/100g de CLI observée 18 juillet 1994.

En application du Règlement (UE) n°2019/627 qui définit le classement des zones de production mytilicole, une telle valeur devrait conduire à un « déclassement de la baie du Lazaret ».

Classement Réglement européen

Exigences réglementaires du classement de zone d’après le Règlement d’exécution (UE) n°2019/627 et l’arrêté du 06/11/2013.

Cette nouvelle dégradation de la qualité des eaux de la rade est une préoccupation majeure des associations (FNE, UNDVN, APE) qui ont fait part, de façon répétée, de leur inquiétude à M. Le Préfet du Var (lien vers notre post précédent). Il lui a été demandé de prendre les mesures nécessaires pour que les sources de ces contaminations microbiologiques soient maitrisées afin de garantir la santé des riverains de la rade, des consommateurs et assurer la pérennité des activités professionnelles, en particulier la mytiliculture, l’ostréiculture et pisciculture.

Dans le passé, différentes études, dont certaines publiées par Ifremer, ont montré que des fuites dues à la vétusté du réseau d’assainissement collectif pouvaient conduire à des contaminations bactériologiques des eaux de la rade, en particulier lors des fortes pluies.

Aussi, le Préfet peut appliquer l’instruction du Gouvernement du 18 décembre 2020 relative à la collecte et au traitement des eaux urbaines résiduaires. Ainsi, en février dernier, le préfet des Côtes d’Armor a conditionné la délivrance de nouveaux permis de construire dans 18 des 57 communes de Guingamp Paimpol Agglomération (GPA) situées notamment sur la zone littorale à la conformité des réseaux d’assainissement, conditions de collecte ou traitement des eaux usées, à la réglementation en vigueur.

Sachez que la santé, la qualité des eaux, et l’aménagement et la protection de notre environnement relève aussi des attributions des départements et régions, aussi en cette période électorale, nous vous invitons à aller voter dès le 20 juin 2021 !

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