Velelles
Les vents associés à la forte dépression de ce week-end ont généré des vagues impressionnantes qui sont venues éroder le haut des plages de la presqu’île. Elles y ont également amené de nombreux débris et une « marée » violette de Velelles (nom scientifique Velella velella). Elles vivent à la surface de la mer faisant partie du neuston.
Chaque Vélelle est une colonie d'hydroïdes qui mesurent moins de 7 cm de long. Les vélelles qui sont appelées également Voile violette et Petite voile car elles possèdent effectivement une petite voile rigide qui dépasse de la surface de la mer et intercepte le vent qui les propulse et les pousse à s’échouer par milliers sur les plages lorsqu’il souffle à la cote.
Les Velelles se nourrissent de plancton qu’elles capturent avec leurs filaments urticants présents sur leurs tentacules qui pendent dans l'eau sous leur flotteur. Elles sont inoffensives pour les humains, soit parce que leurs nématocystes sont incapables de percer notre peau, soit peut-être parce que nous ne réagissons pas aux toxines encapsulées dans leurs nématocystes. Néanmoins, il est sage de ne pas toucher votre visage ou vos yeux si vous avez manipulé des Velelles. A leur mort, seul le flotteur chitineux transparent subsiste un temps.
Cirripèdes - Anatifes
Avant l’arrivée de la pluie, un bon vent soutenu a poussé les voiliers de différentes classes participant au « Challenge Marine 2024 » organisé par le CNM Toulon, régate comptant pour le Challenge Voile Aire Toulonnaise (CVAT).
Sous l’effet d’un vent bien établi, l’allure était soutenue tant au large du Cap Cépet qu’en grande rade. L’occasion aussi de croiser de près le navire câblier Sophie Germain[i] d’Orange qui regagnait son port d’attache à La Seyne-sur-mer en provenance de Catane.
Pour en savoir plus :
[i] * Sophie Germain (1776-1831) est mathématicienne, physicienne et philosophe française, experte en théorie des nombres.
La masse critique est généralement définie pour des atomes radioactifs comme l’uranium 235 qui se cassent (fission) sous le choc d'un neutron comme la masse à partir de laquelle une réaction nucléaire en chaîne se déclenche. Ces réactions sont utilisées dans les réacteurs nucléaires en gérant le flux de neutrons pour éviter l’explosion, explosion qui est en revanche recherchée dans les armes nucléaires…
Eh bien à Toulon, non loin des réacteurs nucléaires des bâtiments de la Marine nationale, le collectif pour l’essor du vélo à Toulon LA MASSE CRITIQUE se définit plus convivialement comme une balade mensuelle qui, menée par un groupe de cyclistes, prône les qualités du vélo, contre la politique du « tout voiture". Une réaction en chaîne totalement contrôlée et plutôt sympathique donc.
Alors si vous voulez garder la forme et améliorer notre cadre de vie, n’hésitez pas à participer à la balade mensuelle avec votre vélo chaque 1er jeudi de mois à partir de la gare à 18h30.
Bonnes balades
Pour en savoir plus :
Ce mercredi 21 février, à 08h35, à la vue de l’estuaire de la Gironde l’ex-Cassard a cassé sa remorque pour essayer de s’échapper en mer et rejoindre Toulon. Son remorqueur, le Sea Dream en était pantois !
Mais c’était sans compter sur l’efficacité du Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage Atlantique (CROSS-A) qui a coordonné la reprise de la bestiole comme l’explique le communiqué de la Préfecture maritime de l’Atlantique.
La trace erratique du Sea Dream après la rupture de la remorque (à droite). Finalement, c’est serré de près par les deux remorqueurs les RM Thomas et TSM Drenec que l’ex-Cassard a rejoint le port de Verdon-sur-mer à 20h16 (Photographie, Préfecture maritime de l'Atlantique).
L’ex-Cassard avait quitté sous remorque le quai Brégaillon de la Seyne sur mer le 7 février pour rejoindre le port de Bordeaux afin d’y être déconstruite.
C’est devenu une habitude, lorsqu’un indicateur ne convient plus pour mettre en valeur l’efficacité d’une politique, le plus simple et à effet immédiat c’est de le remplacer pour un plus conforme à la volonté politique.
Le dernier cas, le changement de l’indicateur du Plan Ecophyto de réduction de l’usage des pesticides mis en place en 2009. Un indicateur évaluant l’évolution de l’intensité de l’usage des pesticides avait été créé : le NODU. L’élimination du NODU au profit d’un indicateur européen, appelé HRI1, prenant en compte la masse des pesticides (mal) pondérée par leur dangerosité, est considéré comme un recul par France Nature Environnement et 6 autres organisations de la société civile (Fondation pour la Nature et l’Homme, Générations Futures, Humanité et Biodiversité, Réseau Environnement Santé, Ligue de Protection des Oiseaux et WWF France).
Le calcul du HRI1 avec les données françaises montre qu’il donne une fausse image d’une forte baisse (-32%) de l’utilisation des pesticides alors que dans le même temps le NODU montre au contraire une légèrement augmentation (+3%).
Les organisations ont donc claqué la porte du Comité d’orientation et de suivi du plan Ecophyto 2030 car cet indicateur est totalement trompeur puisqu’il va présenter une image de réduction factice alors même que l’usage des pesticides n’a pas baissé depuis le début du plan Ecophyto et que les pesticides sont retrouvés dans nos aliments y compris les eaux minérales.
La Terre est-elle vraiment ronde ? Pour les Grecs de l'Antiquité la terre est ronde depuis le 6e siècle avant Jésus-Christ. Non mais, l’avez-vous vérifié ? Comme beaucoup ne croient pas en la science, depuis le milieu du XIXe siècle, l’idée de la platitude de notre planète fait de plus en plus d’adeptes. Il en va de même, vous l’aurez peut-être remarqué du nombre de personnes qui grâce aux réseaux sociaux ne croient toujours pas au réchauffement climatique, à la montée du niveau des mers et des océans, à l’appauvrissement de la biodiversité, la disparition des Posidonies, etc…
En fait, quand on a la chance d’habiter au bord de mer, une observation très simple permet de vérifier que la planète est bien une sphère, certes imparfaite. Il suffit de suivre un navire qui sort du port jusqu’à disparaître sur l’horizon. Avec une Terre ronde, il devient impossible de voir les objets dans le lointain puisqu’ils disparaissent progressivement derrière l’horizon !
Facile à dire, mais à observer ? Cette démonstration n’est possible que si la météo est particulièrement favorable : une atmosphère sans nuage, sans brume et sans trop de turbulence mais aussi nécessite un bon équipement d’observation à distance : une paire de jumelle, un télescope ou un appareil photo avec un zoom efficace.
C’était le cas ce matin. La météo était au top pour cette démonstration et le navire qui pouvait s’y prêter avait la taille et la structure adéquate : le porte-avions Charles de gaulle qui voguait sous le soleil et une mer d’argent. Entre 8h00 et 11h00 ce matin, Charly a gagné le large et progressivement ses structures ont disparu sous le niveau de l’horizon jusqu’à ce que sa mature disparaisse en dernier. Un beau cas d’école et très pacifique pour un navire de guerre (Photographies prises avec un téléobjectif de 600mm).
L'Association de l'Œil en Seyne organise jusqu’au 5 mai 2024 une exposition d’une sélection de photographies du photojournaliste Pascal Maitre au Centre d’art (Villa Tamaris à la Seyne-sur-mer) sur le thème « Lorsque la photo raconte le monde ».
En effet, Pascal Maitre a bourlingué dans plus d’une quarantaine de pays d’où il a ramené des témoignages photographiques poignants. Ces clichés pris sur le vif, décrivent en particulier les multiples facettes de la condition humaine : le mode de vie des hommes et des femmes confrontés aux égarements de la politique, des conflits mais aussi leurs traditions. Ainsi, il a réalisé de nombreux reportages au Proche Orient, en Amérique du Sud, en Sibérie...
Depuis 1985, il couvre l'Afghanistan : les Moudjahidins contre les Russes, Kaboul en 1992, Bamiyan et les Grands Bouddhas en 1996, le commandant Massoud en 1998, les Hazaras en 2006, les Talibans en 2020 et le retour des Talibans au pouvoir en 2022.
L’Afrique est le continent qu’il connaît le mieux, qu’il a parcouru à de nombreuses reprises pour témoigner de son évolution.
Une salle est consacrée aux « Afriques » avec ici un détail du portrait de Julie Djikey du collectif Kisalu Nkia Mbote (République Démocratique du Congo) pris en 2012. L’artiste, protestant dans les rues de Kinshasa contre la pollution, le réchauffement climatique et l'utilisation des produits cosmétiques a transformé son corps en « voiture humaine » …
D’autres salles présentent des tirages couleurs sur les thèmes du « Fleuve Congo », « le charbon de bois, or noir des pauvres », « quand l’Afrique s’éclairera ! » avec entre autres une magnifique photo d’un marché éclairé par une lampe au pétrole au pied d’un immense manguier (Bénin, Kokahoue, 2017).
Notre quotidien est saturé de photos « officielles » fabriquées par les services de communication des entreprises, des villes, des régimes pour maquiller des réalités dérangeantes. Heureusement, des photographes, parfois anonymes, témoignent en photographiant une vérité qui contredit la version de ces « establishments ». D’autres sont plus célèbres, comme Pascal Maitre, photographe de talent qui témoigne d’histoires d’humains laissés pour compte sur notre planète. A voir, revoir, y compris les vidéos, et à méditer.
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