Au matin de ce vendredi 19 janvier vous avez reçu sur votre téléphone portable des notifications dans le cadre de l’exercice de sécurité civile sur le risque tsunami organisé par la préfecture de la zone de défense et de sécurité Sud.
Tous les téléphones portables des personnes présentes sur notre commune étaient donc concernés par le déclenchement du dispositif FR-Alert et devaient être destinataires de deux notifications, de début et de fin d’exercice, dont la réception étaient signalés par un signal sonore très particulier et inhabituel, même si votre téléphone était en mode silencieux.
Certaines personnes nous ont fait part qu’elles se trouvaient bien sur le territoire de la commune mais qu’elles n’ont pas reçu ces notifications. Aussi, afin d’améliorer le bon fonctionnement de FR-Alert, les personnes qui ont reçues ou pas la notification FR-Alert sont invitées à remplir le questionnaire de retour d’expérience, disponible via le lien suivant : https://lc.cx/86p3kz
Remplissez le questionnaire. Ce vendredi, c’était un exercice mais le risque Tsunami existe bien pour notre littoral et le dispositif FR-Alert pourra un jour vous sauvez la vie et celle de ceux qui seront avec vous !
Une belle ambiance joyeuse pour clôturer en musique la présentation des dernières œuvres de l’artiste peintre, sculpteur M. Brennenstuhl dont l’atelier se situe quai Séverine à Saint-Mandrier village.
Animé d’une créativité inaltérable, vous pouvez toujours y admirer ses créations réalisées à partir de différents matériaux : bois, métaux, résines, objets trouvés, ferrailles, épaves qu'il assemble de manière ludique en tenant compte d’une étonnante approche compositionnelle (https://www.balthasar-b.fr/fr/).
A la nuit tombée, côté terre, les illuminations du port ne manquent pas de panaches … toxiques pour les poumons (Photographie du Mega Express Four de la compagnie Corsica Ferries battant pavillon italien le 17 janvier 2024 à 18h30).
Au petit matin, côté large les rayons de soleil percent les nuages pour illuminer la mer et ravir les yeux… (Photographie d’un voilier inconnu sur la mer d’argent le 17 janvier 2024 à 10h20)
Le 11 mars 2021, 10 ans jour pour jour après le tsunami provoqué par un séisme sous-marin qui avait dévasté une partie du littoral du Japon nous vous avions informé sur le sujet en titrant « Et si un tsunami venait frapper le littoral toulonnais … »
Et bien demain vendredi, la préfecture de la zone de défense et de sécurité Sud organise un exercice de sécurité civile sur le risque tsunami qui concernera les 9 départements de l’arc méditerranéen, dont le Var avec les Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales, Haute-Corse et Corse-du-Sud.
Les sirènes communales ne seront pas actionnées, en revanche comme pour l’exercice PPI nucléaire il y aura dans la matinée le déclenchement du dispositif FR-Alert et les personnes se trouvant sur le littoral des recevront sur leur téléphone portable une notification accompagnée d’un signal sonore spécifique, même s'il est en mode silencieux. Cette fois-ci également afin de s’assurer du bon fonctionnement de FR-Alert, les personnes qui recevront la notification FR-Alert sont invitées à remplir le questionnaire de retour d’expérience, qui sera disponible via le lien suivant : https://lc.cx/86p3kz
Aucune action n'est attendue de votre part puisque c’est un exercice. Cependant en cas d’une alerte suite à l’arrivée d’un Tsunami, pour vous protéger les recommandations sont :
- Éloignez-vous sans délai des bords de mer jusqu’à atteindre un point haut ;
- Gagnez immédiatement un point haut à pied ;
- Ne prenez pas votre voiture ;
- Laissez vos enfants à l’école, ils sont pris en charge ;
- Si vous êtes en mer, dirigez-vous vers le large ;
- Restez à l’écoute des consignes des autorités officielles (préfecture, mairies) ;
- Restez en lieu sûr jusqu’à ce que les autorités déclarent la fin de l’alerte.
Il y a effectivement de belles vagues en ce moment mais ne contactez pas les forces de l’ordre (17), ni les services de secours (15, 18 et 112), ni les standards téléphoniques de la préfecture ou de la mairie et ne relayez pas de fausses rumeurs ou de fausses informations sur les réseaux sociaux. Bonne journée !
Pour en savoir plus :
Avec ce début de mois de janvier, les éclatantes fleurs jaune d'or des Mimosas illuminent nos paysages. Ce nom de "Mimosa" en fait recouvre un grand nombre d’espèces… d’acacia, car c’est le nom de genre donné par les botanistes, mais c’est aussi le nom français. Nos mimosas-acacias ont en effet été classés dans la famille des Fabacées (anciennement appelées Légumineuses).
Immigrées en Europe depuis au moins 1771, amenées par les botanistes qui accompagnaient le capitaine James COOK en Australie et qui débutèrent les premières cultures en particulier au « Royal Garden de KEW» près de Londres en Angleterre. Evidemment, nos amis Anglais les introduisent dans le Sud de la France dans leurs lieux de villégiature que sont Hyères « les Palmiers », Saint-Raphaël, Cannes, Nice, etc. De là, certaines espèces s’acclimatent et s’échappent des jardins pour se développer sur les versants sud des collines des Maures et de l’Esterel, le massif du Tanneron et jusqu’à Nice et à la Riviera Italienne.
C’est donc le moment de penser à organiser une ballade en suivant La Route du Mimosa, un voyage parfumé de 130 km sur les traces du mimosa de Bormes-les-Mimosas jusqu’à Grasse En effet, la floraison de nos acacias est également fêtée chaque année (voir notre précédent post sur le sujet).
Ainsi, traditionnellement nous vous recommandons une visite du jardin australien du Domaine du Rayol, propriété du Conservatoire du littoral, resplendissant lui aussi grâce aux nombreux mimosas en fleur. Pour les découvrir et tout savoir sur ces rois de l’hiver, du 20 janvier au 24 février le Domaine propose des visites guidées, baptisées "L’Odyssée des Mimosas" : un véritable tour du monde à la rencontre de la quarantaine d’espèces que compte Le Jardin des Méditerranées. Découverte d’espèces aux feuillages variés, aux floraisons décalées, aux parfums intenses, c’est aussi l’occasion d’apprendre comment entretenir et acclimater les mimosas mais également de comprendre la nécessité de limiter l’essor de l’Acacia dealbata, cette espèce malheureusement très envahissante et très inflammable...
De même, une visite de la fête des plantes Mimosalia à Bormes-les-Mimosas s’impose les 27 et 28 janvier 2024. C’est l’occasion d’admirer, voire d’acquérir des plantes de collection, de végétaux et de variétés insolites proposés par des pépiniéristes collectionneurs spécialisés venant de toute la France.
Enfin, ne manquez pas la Fête du Mimosa à Tanneron au village de Tanneron le dimanche 28 janvier, avec ses danses, son marché et son corso fleuri, pour célébrer cette fleur emblématique. La veille, le 27 janvier c’est aussi l’occasion de participer à des balades botaniques guidées par une naturaliste sur le thème : Tanneron, le mimosa et les plantes à parfum du massif.
A vos agendas et bons co-voiturages !
Vous avez sûrement constaté un grand nombre de boules blanchâtres dans les branches des pins, en particulier dans la zone de la Renardière. Ce sont des nids construit par les chenilles processionnaires du pin qui se nourrissent des aiguilles des conifères comme celles des pins d’Alep, des pins sylvestres, des pins noirs, des cèdres de l’Atlas, etc. La chenille processionnaire du pin est la larve d’un papillon de nuit, appelé par les scientifiques Thaumetopoea pityocampa.
Nid de chenilles aux extrémités des branches d’un pin d’Alep dans la zone de la Renardière. Leurs déjections sont visibles et s’accumulent à la base du nid. Avec l’augmentation de la température les chenilles s’aventurent en dehors du nid pour aller se nourrir des aiguilles voisines.
Juste après leur éclosion, les chenilles tissent des nids en « soie » pour se protéger, se nourrir et se métamorphoser lors de 5 mues larvaires successives sous forme de chenilles avant de devenir un papillon. Après avoir dévoré les aiguilles d’un pin, à la recherche de nouvelles sources de nourriture les chenilles se déplacent en file indienne, en procession vers un nouvel arbre.
Avec le réchauffement de la température, les chenilles quittent les nids pour rejoindre le sol où elles tissent un cocon qui va les protéger pendant leur transformation en chrysalide d’où elles ressortiront papillon.
Les chenilles processionnaires du pin sont d’un brun orangé et mesurent jusqu’à quatre centimètres de longueur à la fin de leur croissance. Du 3ème au 5ème stade larvaire, les chenilles sont couvertes de soies urticantes qui libèrent une toxine, la thaumétopoéine, qui peut provoquer des réactions allergiques ainsi que des troubles oculaires et respiratoires chez l’homme et les animaux (voir l’encadré plus bas).
Durant l’été, les papillons femelles pondent jusqu’à 300 œufs qu’elles déposent sur les aiguilles de pin. L’éclosion intervient Cinq à six semaines plus tard.
L’adulte est un papillon de nuit aux ailes antérieures de couleur grises avec deux bandes foncées chez le mâle. La mésange bleue mange les chenilles processionnaires. Elle est capable de les dépecer pour les consommer sans risque. Des pièges à chenilles peuvent être installés sur le tronc des arbres infectés.
L’espèce envahit progressivement le territoire français. Initialement présente dans le sud, l’espèce a aujourd’hui gagné le nord de la France, migration qui serait en lien avec l’augmentation des températures.
Parasites des conifères, les chenilles affaiblissent les arbres en consommant leurs aiguilles. Différents moyens de lutte existent contre la prolifération des chenilles processionnaires :
- La lutte biologique, en favorisant l’implantation des prédateurs de la chenille, comme les mésanges en installant des nichoirs à mésange par exemple, huppes, coucous, chauves-souris, calosomes, etc.
- Les mesures écologiques, en limitant les plantations de pin dans les zones à risque.
- La lutte mécanique, en coupant les branches porteuses de pontes ou de nids et en les écrasant.
- Le piégeage à l’aide de colliers placés autour des troncs et reliés à des poches qui capturent les chenilles au moment où elles descendent des arbres en procession.
- Le piégeage par phéromones, qui induit une confusion sexuelle chez le papillon mâle et limite ainsi la reproduction.
- Les traitements phytosanitaires par l’utilisation de pulvérisation de Bacillus thuringiensis (Voir notre précédent post sur le sujet).
Le 25 avril 2022, le Ministère chargé de la santé a ajouté par décret les processionnaires du pin à la liste des espèces dont la prolifération est nuisible pour la santé humaine.
Pour en savoir plus
Un petit rappel de quelques combats de l’APE sur les ondes et plus précisément lors de l’émission Planète Locale sur BFM-Toulon.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour accèder à l'émission. Bon visionnage
Nous apprenons que notre ami Michel BLAISE nous a quitté cette dernière nuit pour d’autres rivages.
Michel à la dernière réunion du Conseil d’administration de FNE-Var ce 13 mai dernier (attentif au premier plan sur la photo de gauche et souriant au centre de la photo de droite).
Jusqu’à la fin, homme de cœur et d’engagement sans faille, il a mis son expertise éclairée et sa combativité au service de la défense des causes environnementales. Il était l’une des chevilles ouvrières pour une régulation urgente des mouvements d’hélicoptères et la limitation des hélisurfaces, dont certaines illégales car créées sans autorisation avec des défrichements en EBC.
Il assurait la présidence de l’Association pour la Sauvegarde des Sites de La Croix Valmer (ASSCV) ainsi que celle du centre Var pour France nature Environnement (FNE-Var).
Diplômé de l’Institut Français d'Urbanisme, il était entre autres commissions, membre du Conseil de Développement de la Communauté de Communes du Golfe de St Tropez.
Nous sommes très peinés par sa disparition mais nous garderons en mémoire son sourire généreux et bienveillant.
Nous nous associons à la douleur de ses proches. Ses obsèques seront célébrées le mercredi 17 janvier à 14h en l’église de La Croix Valmer.
Concernant les eaux sous juridiction française autour de la Corse, par deux arrêtés de la Direction de la mer et du littoral de Corse signé le 20 décembre 2023, l’État reconduit pour 10 ans le moratoire interdisant la Pêche de loisir au moyen d'hameçons, lignes, palangres et palangrottes des espèces de mérous suivantes : Mérou brun (Epinephelus marginatus), Badèche (Epinephelus costae), Mérou gris (Epinephelus caninus), Mérou royal (Mycteroperca rubra) et Mérou blanc (Epinephelus aeneus) (Arrêté R20-2023-12-20-00002) ainsi que du Corb (Sciaena umbra) qui voit l’extension de sa période de protection qui passe à 10 ans au lieu des 5 ans précédemment (Arrêté R20-2023-12-20-00003).
Outre ces espèces, le Cernier commun (Polyprion americanus) est également interdit à la pêche sous-marine.
Ces arrêtés reconduisent donc en Corse l’interdiction de pêche de loisir, mais pas la pêche professionnelle, du mérou brun protégé depuis les années 1980, et des corbs, protégés depuis 2013, en l’étendant à quatre autres espèces de mérous. En effet, en Corse, l’augmentation des populations de ces espèces est toujours insuffisante après 40 années de protection pour le mérou et 10 années pour le corb.
Les mérous ont une longévité dépassant les 50 ans. Initialement tous de sexe femelle, ils se reproduisent vers l'âge de 3 à 5 ans pour devenir mâles à l'âge de 9 à 12 ans jusqu'à la fin de leur vie. Leur maturité sexuelle tardive ainsi qu’une croissance et une dynamique de reproduction lentes font qu’il faut donc s'assurer que les populations contiennent suffisamment d'individus âgés pour assurer un sexe-ratio adapté à une reproduction correcte avec des individus âgés plus féconds. Il est donc indispensable d'assurer les conditions nécessaires pour que les populations contiennent un grand nombre d’individus âgés. Ces espèces revêtant une forte attractivité pour la pêche professionnelle et de loisir elles sont d’ores et déjà protégées au titre de plusieurs conventions et réglementations, notamment européennes.
C’est une très bonne nouvelle puisque la reconduction du moratoire a pour objectif la reconstitution des stocks naturels de ces espèces, reconstitution particulièrement lente en dehors des zones naturelles protégées.
Nous espérons que des arrêtés du préfet de région Provence-Alpes-Côte d’Azur identiques portant réglementation de la pêche de différentes espèces de mérous et du corb dans les eaux maritimes de Méditerranée continentale seront bientôt publiés.
Nous vous avions informé sur ce sujet en novembre dernier et nous remercions celles et ceux qui ont répondu favorablement à notre suggestion de formuler un avis favorable lors de la procédure de consultation du public soutenant la reconduction des moratoires.
Il y a environ 125 000 ans, la dernière brève période chaude entre les périodes glaciaires du Quaternaire, a conduit à d’importantes inondations littorales bien mises en évidence aux Pays-Bas et en Méditerranée. Les températures à cette époque, appelée période de l’ Eémien, étaient à peine plus élevées qu’actuellement. Elles auraient été dues à une variation des paramètres orbitaux de la planète avec une plus grande inclinaison de l'axe de rotation et un plus grand périgée, par rapport à aujourd'hui.
L’Antarctique est un continent quasi-circulaire d’environ 4 500 km de diamètre (la distance Paris-Bagdad), de 14 millions de km2 soit 225 fois la surface de la France. Les données radars satellitaires ont permis de cartographier la topographie de ce continent et visualiser des montagnes, des canyons, et même des lacs sous les 2,3 km d’épaisseur moyenne de glace (Source Polarpod).
En conséquence, l'expansion thermique des océans et la fonte des calottes glaciaires du Groenland et en particulier l’effondrement de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental ont conduit à une élévation du niveau de la mer de 6 à 9 mètres par rapport au niveau actuel.
Deux pieuvres observées en Méditerranée, le Poulpe tacheté (Callistoctopus macropus) et le poulpe commun (Octopus vulgaris).
En décembre 2023, la revue Science a publié un article de chercheurs de la James Cook University (Australie) concernant l'analyse de l’ADN d’une centaine de pieuvres de Turquet (Pareledone turqueti) collectées dans les mers de Weddell, d'Amundsen et de Ross. Aujourd'hui, ces trois mers ne sont pas directement reliées, séparées par la calotte glaciaire, qui isolent les populations de pieuvre de Tuquet vivant depuis environ quatre millions d'années dans ces mers entourant l'Antarctique.
Pourtant, l’analyse de leur ADN montre des échanges de matériel génétique entre les différentes populations de pieuvre de la mer de Ross et de Weddel. Ces échanges n’auraient été possibles que si des passages maritimes existaient entre ces deux mers permettant aux pieuvres d’emprunter un passage à travers le continent qui se situe entre un et deux kilomètres sous le sommet de la couche de glace actuelle (suivant les flèches en pointillées sur la carte). L’hypothèse est que ces échanges auraient pu se faire lors de la dernière période interglaciaire de l’Éémien lors de la fonte de la calotte et la remontée des eaux.
Ce graphique montre l’évolution entre 1979 et 2023 de la surface minimale annuelle de la glace de mer de l'Antarctique exprimée en million de km2. La surface est calculée sur la base d'une moyenne mobile sur 5 jours de la surface observée journalièrement. Cependant, la tendance à la baisse qui est de 0,9 % par décennie n'est pas statistiquement significatif.
Si cette hypothèse est correcte, le réchauffement climatique actuel pourraient laisser craindre qu’une fonte massive de la calotte glaciaire de l'Antarctique occidental aurait pour conséquence une montée des eaux telle que celle observée lors de l’Éémien en Méditerranée dans le sud-est tunisien.
Or conformément aux calculs présentés dans le sixième rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), en Antarctique, la température devrait continuer à augmenter et la masse de la calotte glaciaire continuera à diminuer. Les observations actuelles par satellites de la surface de glace de la calotte glaciaire antarctique confortent malheureusement les craintes exprimées par les scientifiques…
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