Il y a certaines personnes qui racontent leur histoire, que Saint-Mandrier est une presqu’ile de charme, cherchant à promouvoir une belle image, mais leurs actions au quotidien contredisent cette affirmation. Le bétonnage va grand train, certes ralenti par les actions en justice de l’APE, mais que restera-t-il du charme d’une presqu’ile bétonnée.
Concernant la propriété Fliche-Bergis, ceux qui ont la charge de la commune ne veulent pas entendre les jugements annulant partiellement le POS, totalement le PLU-2007 et partiellement le PLU-2017 qu’ils ont proposés successivement en bafouant la loi Littoral. Ces jugements protègent la propriété Fliche-Bergis de nouvelles constructions, mais les parcelles des bâtiments n’ont pas été acquises par le Conservatoire du littoral comme à l’Ermitage, mais par la commune qui ne peut imaginer protéger les sites naturels. Voir ici l’obstination de la commune à vouloir urbaniser le site retracé dans une saga judiciaire qui en dit long.

La façade du nouveau projet défigure les bâtiments patrimoniaux, les pilastres en façade n’ont rien de provençal….
La consultation en cours présente un projet dans la lignée du précédent d’un autre temps. Notre souhait, simplement que la commune s’inspire des communes voisines. Préserver les bâtiments en l’état afin de conserver leur valeur patrimoniale sans clôture, dans un espace ouvert à toutes et à tous, ouvert en permanence à tous les adultes et enfants et pas uniquement en période scolaire aux enfants d’une association qui bénéficie déjà de locaux communaux.
La maison du Cygne à Six-fours, une restauration exemplaire…
Les exemples de restauration réussie sont nombreux. Près de chez nous, prenons l’exemple de la commune de Six-Fours, où de nombreux sites ont été mis en valeur avec des jardins ouverts au public et les bâtiments simplement retapés dans leur architecture d’origine. N’hésitez pas à visiter la Maison du Cygne.
Plus près encore, la villa Simone acquise récemment par la Ville, située au cœur du Centre-ville de Six-Fours, mérite la visite et une promenade dans le jardin. Les similitudes entre les bâtisses de Fliche-Bergis et celles de la villa Simone vont vous sauter aux yeux.
La villa Simone, belle bâtisse datant du 19ème siècle, maintenant restaurée témoigne d’une architecture et d’un mode de vie provençal. Mais effectivement la liste municipale en place à Six-Fours n’a pas la même vision du patrimoine provençal que celle de Saint-Mandrier. « L’acquisition de la villa Simone s’inscrit dans un projet global : préserver notre patrimoine bâti et nos espaces naturels remarquables et ouvrir aux Six-Fournais des jardins publics pour s’y balader, jouer en famille et flâner », souligne Jean-Sébastien Vialatte.
Nous ne pourrions dire mieux ! C’est exactement ce que nous souhaitons pour le site de Fliche-Bergis.
Pour faire respecter la loi, protéger la commune du bétonnage à tout crin, plus que jamais nous avons besoin de votre soutien !
Une mise à disposition du public concernant le projet sur le domaine Fliche Bergis est organisée du 15 au 30 avril 2024 par la municipalité.
Les mandréens sont invités à déposer leurs observations sur un registre au service urbanisme ou en ligne sur le site internet de la mairie:
Ci-dessous, l'avis de l'APE déposé ce jour sur le site internet de la mairie:
Comme le précédent projet dont le permis de construire a été retiré, ce nouveau projet ne nous apparaît pas conforme à la réglementation applicable aux espaces remarquables protégés par la loi Littoral (articles L121-23, L121-24 et R121-5 du code de l’urbanisme). Notamment, les extensions prévues à droite et à gauche de la maison de maître dépassent les surfaces autorisées, le projet ne respecte pas le style architectural de la façade existante. En conséquence l’APE donne un avis défavorable à ce nouveau projet.
Le conseil d'administration invite les adhérents de l'APE à déposer leur avis sur ce nouveau projet et éventuellement à proposer une alternative pour la réhabilitation du site.
Le tribunal administratif de Toulon a fixé la clôture de l’instruction le 31 octobre 2023 prochain à 12 heures.
A la date du 10 septembre, la commune n'a toujours pas répliqué au mémoire introductif de l'APE déposé le 6 juillet 2023 et communiqué à la partie adverse le lendemain.
A suivre ...
D'aucun ose prétendre que les branches du magnifique eucalyptus de la maison Fliche sont à l'origine de l'effondrement partiel de la toiture.
La photo ci-dessus démontre le contraire. Ce n'est pas bien de mentir à ses concitoyens ...
En 2019 la commune a commandé des études pour la réhabilitation de la propriété Fliche à la SARL DA&DU Programmation.
Ci-dessous, un schéma extrait du programme technique détaillé de Février 2020 montrant le plan de masse du projet avec la mention "Zone Ucb". Ce zonage Ucb a depuis été annulé par le tribunal administratif de Toulon, jugement confirmé par la Cour Administrative d'Appel de Marseille.
Le même programme technique détaillé donne page 29 le tableau des surfaces de l'existant:
On retrouve sur ce tableau la surface plancher totale existante avant travaux de 718 m² (avec le garage mais sans la ruine Sud) figurant sur le formulaire de demande de permis et non 1041 m² comme M. Gilles Vincent le prétend. Etonnamment, dans Var-matin, édition du 15 mai dernier (voir notre précédent post), le même M. Gilles Vincent mentionnait une surface des anciens bâtiments de 738 m², on est bien loin des 1041 m² de sa présentation !!! Serait-ce une tentative désespérée de l'expert en coup tordu (voir article page 5 du Mandréen n°264 de février 2021) pour continuer la polémique ?
Ce tableau donne également l'emprise au sol des bâtiments existants: 434 m² avec la ruine sud. Le garage Sud doit être enlevé pour donner l'emprise au sol réelle de l'existant sans le garage: 411 m².
Rappelons également que les terrasses et autres parvis ne peuvent être considérés comme de l'emprise au sol contrairement à ce que certains voudraient faire croire, et encore moins les canalisations enterrées. N'est pas architecte qui veut !
D'aucun ose prétendre que le tronc du magnifique eucalyptus de la maison Fliche était creux. La photo ci-dessus démontre le contraire. Ce n'est pas bien de mentir à ses concitoyens.
Par contre, l'adage "Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage" est toujours d'actualité sur notre presqu'ile.
Ci-après quelques extraits du dossier de permis de construire:
Le formulaire de demande de permis.
L'état existant (PC2a):
L'état projeté (PC2b):
La façade actuelle sur l'avenue Fliche-Bergis (PC5a):
La façade projetée (PC5b) avec l'extension rajoutée sur la partie gauche et la transformation de la grange à droite;
L'emprise des bâtiments projetés (PC27) avec la figuration en rouge des surfaces construites en dehors de l'emprise existante:
Et pour compléter, le diagramme figurant dans le rapport présenté à la commission des sites:
Ce diagramme identifie faussement une limite de l'espace remarquable entre la maison et le garage sud. Cela est contraire aux jugements passés (Cf. la saga judiciaire), toute la parcelle où se situent les bâtiments relève de la loi Littoral sur les espaces remarquables. Autre anomalie, il est indiqué page 4 que le projet se situe essentiellement en zone urbanisée !!!
La commission des sites a donné un avis favorable sur les aménagements légers, mais ne s'est pas prononcée sur les nouvelles constructions.
Pour faire avaliser son projet par la commission des sites, la commune a ressorti un schéma ressemblant fortement à celui figurant page 30 du programme technique détaillé du projet de réhabilitation de la propriété Fliche de 2020:
Le libellé "ZONE UCb" a disparu sur le schéma présenté à la commision des sites, mais la limite séparative entre la soi-disant zone urbanisée et l'espace remarquable est bien là.
Dans son édition du 15 mai dernier, Var-Matin rapporte les propos de M. Gilles Vincent au sujet de son projet de construction sur la propriété Fliche-Bergis « Au final, à 5 m2 près, les surfaces de l'ancien bâtiment, qui comprenait un étage et demi et des annexes (738 m2), et celles du projet (743 m2), sont identiques ».

Allons-y pour un fact-checking rapide à partir des données des surfaces figurant dans les différents documents du dossier de la commune :
Dans la demande de permis de construire, la surface des constructions existantes est de 718 m² (et non de 738 m²), la surface totale prévue pour les constructions envisagées par la commune est de 1 096 m2 et non pas de 743 m2 comme le prétend M. Vincent. 1096 m² - 718 m² = 378 m² d’augmentation.
Tableau des modifications des surfaces de plancher envisagées dans le projet de construction objet du recours (Source : $5.5 cerfa de demande de permis de construire).
Dans l’arrêté accordant le permis, on retrouve la même augmentation de surface de 378 m² :
Décidemment les chiffres sont têtus et nous vous laissons juge de la manœuvre.
Conclusion : si le projet de construction voyait le jour en l’état, la surface totale des planchers augmenterait donc de 378 m2 et non de 5 m2 comme rapporté dans Var-Matin, soit un agrandissement de 52% de la surface totale !
Aussi, parmi d’autres raisons, c’est l’importance de cette augmentation de la surface des planchers qui n’est pas autorisée par la loi Littoral, qui a conduit l’APE à déposer un recours en annulation du permis. L’APE a déposé un recours gracieux en présentant nos arguments qui ont tous été rejetés par M. Vincent, ce qui a conduit l’APE à déposer à un recours contentieux auprès du tribunal administratif de Toulon puis d’un référé suspension après le vote des crédits pour les travaux de réhabilitation (voir la Saga judiciaire).
Un autre point qui préoccupe l’APE, c’est le fait que le terrain autour du bâtiment, et en particulier une grande partie de l’espace vert protégé (EVP), sera clôturé et donc inaccessible aux Mandréen.nes. Cette fermeture du site réduira encore une fois de plus l’accès aux espaces naturels de la presqu’ile, grignotés par les ensembles immobiliers démesurés qui s’étendent sur le territoire de la commune.

Zone de l’espace naturel qui serait clôturé autour du bâti, en vert sur le plan, en l’état actuel du projet de construction (Source : PC4 / PCIO.I NOTICE DESCRIPTIVE Ind. 22/12/2021).
La pinède du site de l’ex-propriété Fliche-Bergis a fait l’objet à partir de juin 2020 de coupes sévères de nombreux arbres dans la partie classée espaces boisés classé (EBC), théoriquement protégée des coupes à ras. En fait ce sont 256 pins qui ont finalement été abattus. A l’époque, constatant l’absence d’affichage sur le site indiquant les raisons motivant ces coupes, l’APE s’en était inquiété par courrier auprès de la commune et du Conservatoire du littoral propriétaire des terrains. Il nous avait été répondu qu’il s’agissait d’un simple « dépressage » pour éliminer les arbres malades.
La comparaison des photographies satellitaires de 2020 (encart) et 2023 montre qu’un grand nombre d’arbres ont été abattus dans les zones 1 et 2 suivant deux axes quasi-perpendiculaires pour ouvrir deux voies. Le chemin initialement en sous-bois (zone 1) rejoignant l’ancien chemin du fort en haut de la colline est devenu une travée ouverte, tout comme l’allée de platanes (zone 2) dont les magnifiques pins poussant en limite de foret ont été abattus.
En réalité, il apparaît que les arbres n’ont pas été tronçonnés en fonction de leur densité mais bien en fonction de leur positionnement comme s’il s’agissait de créer deux voies toutes deux partant des bâtiments de la propriété, l’une dans le prolongement du chemin d’accès des bâtiments partant du portail de l’avenue Marie Fliche-Bergis et remontant vers les anciens bâtiments militaires en haut de la colline de Saint Elme, l’autre partant également des bâtiments mais suivant une parallèle à l’allée de platanes jusqu’à la mer.
Les arbres ont été abattus, entre autres, dans deux zones particulières pour les dégager de toute végétation arbustive suivant deux axes comme c’est bien visible aujourd’hui.
Les arbres de la forêt de Saint Elme en lisière de ces voies ont payé un large tribut. Dépressage ? Pas vraiment donc, puisque ce terme forestier décrit une procédure visant à réduire la densité des arbres au sein des jeunes peuplements pour faciliter la croissance de ceux épargnés par la coupe. La pinède Sainte-Asile correspond-t-elle à un jeune peuplement ?
La section des troncs, dont certains de près de 50 cm de diamètre, montre à l’évidence que la majorité des arbres abattus n’étaient pas des juvéniles. Aucune trace de maladie n’est visible sur ces sections avant l’évacuation des billots de bois courant juillet.
Les arbres abattus étaient, en réalité pour un grand nombre d’entre eux, d’un âge conséquent puisque certains étaient âgés de plus de 50 ans ! Il est facile de le connaître l’âge des arbres en comptant les cernes de croissance annuelle sur la section des troncs (dendrochronologie). Les sections des troncs des arbres abattus ne montraient aucune trace d’une quelconque maladie.
Ils sont donc partis en fumée libérant le CO2 qu’ils avaient accumulé depuis leur naissance, participant ainsi au réchauffement de la planète. Les replantations d’une dizaine de jeunes pins parasols de petites tailles sont loin de compenser la destruction de leurs ainées de plus de 50 ans.
A la même période estivale de cette année 2020, en juillet, avec d’autres arbres, c’est le magnifique eucalyptus qui se dressait à l’arrière du corps principal des bâtiments et dont le houpier les surplombait, qui a été également abattu, toujours sans aucun affichage de l’opération (zone 3). D’un âge vénérable également, il a même fait l’objet d’un dessouchage pour que disparaisse toute trace de son existence à proximité du bâti…
Alors oui, les centaines d’arbres abattus dans l’Espace boisé classé (EBC) dès juin 2020, et l’Eucalyptus emblématique de la maison de maitre avec le mimosa dans l’Espace vert protégé (EVP) dont l’abattage est mentionné dans la demande de permis de construire datée du 21 janvier 2022, soit près de deux ans après leur abattage, n’auront donc pas eu de sursis puisque gênant le projet de constructions !
Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage, circulez braves gens, ces arbres étaient malades, étaient un risque ... Faisant fi des classements EBC et EVP les destructions ont déjà été faites dès 2020 en prévision du projet phare-raonique de M. le Maire, détruire la nature c’est surement pour le bien des enfants ! Aujourd’hui, la liste Union de Saint-Mandrier peut se moquer du monde en clamant sans aucune gêne dans sa lettre ouverte que « En aucun cas, il n'a été envisagé de toucher aux espaces naturels qui jouxtent le bâti existant » ...
Récemment, une lettre ouverte distribuée par la liste conduite par M. Le Maire invite les Mandréen.nes à des réunions politiques pour les convaincre de… et bien de leur volonté à bétonner le site naturel de Fliche-Bergis. Il est écrit, parmi les nombreuses contrevérités, que l'APE prétendrait que les façades du projet sont des blocs en béton alors qu'il s'agit de blocs de pierre de Provence ... Oh, mais dites donc, quelle audace ces gens de l’APE ! C’est cet argument massue qui aurait convaincu le juge des référés ? Quelle galéjade !
La perspective du bâtiment présentée dans la lettre ouverte parle d’elle-même question béton, non ?
Mais à quoi servirait un parement, même en pierre de Provence, si ce n’est pour cacher la structure de béton des extensions illégales à toit plat rajoutées de part et d’autre du bâtiment actuel. C’est d’ailleurs évidemment la raison de l’ajout d’un parement sur de nombreuses constructions modernes comme celles d’ailleurs des projets immobiliers mentionnés précédemment. Mais dans le cadre d’une réfection d’un bâtiment ancien, le choix d’un parement pour les deux ailes rajoutées à cette maison patrimoniale dénature sa façade traditionnelle au toit de tuiles classée dans l’inventaire du patrimoine exceptionnel de la commune, elle évidemment sans parement, et le choix de la pierre de Provence ne respecte pas la nature géologique des pierres locales, n'est pas géologue qui veut, mais, bétonneur jusque dans les espaces protégés naturels, ça oui il faut le vouloir !
- 10 juin 2023: La saga judiciaire de la propriété Fliche-Bergis
- 9 juin 2023: Communiqué de presse sur la réhabilitation de la propriété Fliche-Bergis
- 28 avril 2023 : Propriété Fliche-Bergis : le juge administratif gèle le permis de construire
- 28 avril 2023 : le juge administratif ordonne la suspension des travaux sur l'ancienne propriété Fliche
- 16 février 2023: Dépôt d'un recours contentieux contre le permis de construire
- 7 janvier 2023: rejet du recours gracieux demandant le retrait du permis de construire.
- 13 décembre 2022: Recours gracieux demandant l'annulation du permis de construire sur l'ancienne propriété Fliche
- 11 octobre 2022: Permis de construire sur l'ancienne propriété Fliche
- Renaturation de la plage de la Coudoulière





















