Alors que les températures sont caniculaires et que les épisodes de pollution à l'ozone se multiplient sur notre littoral méditerranéen, le Pascal Lota de la Corsica Ferry et battant pavillon italien a quitté aujourd'hui la petite rade de Toulon en émettant un important panache de fumée noire, visible derrière les tables conchylicoles de la baie du Lazaret où ces photographies et vidéos ont été réalisées à 19h00.

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Dans la petite rade, le navire croisait une navette maritime, avec une exposition possible des passagers et de l'équipage aux gaz d'échappement et aux particules fines. Une partie de ces émissions est également susceptible de se déposer sur la surface de la mer et de polluer les eaux baignant les zones conchylicoles.

En période de fortes chaleurs, les oxydes d'azote (NOx) émis notamment par les moteurs marins participent, avec d'autres polluants et sous l'effet d'un fort ensoleillement, à la formation de l'ozone troposphérique. Les particules fines, quant à elles, dégradent directement la qualité de l'air et représentent un enjeu reconnu pour la santé publique.

En 2026, est-il encore acceptable d'observer de telles émissions dans une rade semi-fermée, au cœur d'une agglomération de plusieurs centaines de milliers d'habitants, fréquentée par les navettes maritimes, les pêcheurs, les conchyliculteurs et les plaisanciers, ces émissions posent une véritable question de santé environnementale ?

À l'heure où les autorités appellent les personnes les plus vulnérables à limiter leurs efforts lors des épisodes de pollution à l'ozone, ces images rappellent donc l'urgence d'accélérer la transition vers des navires beaucoup moins émetteurs de polluants et de renforcer le contrôle des émissions atmosphériques dans les ports et les rades méditerranéennes.

La Méditerranée ne devrait pas servir de dépotoir à ciel ouvert.