Dimanche soir, la pleine Lune au-dessus de la mer a tenu toutes ses promesses. Comme nous l’avions annoncé, l’éclipse totale a offert un spectacle grandiose : la Lune qui avait disparu est réapparue drapée d’un rouge cuivré au-dessus de la mer calme, avant de retrouver graduellement sa clarté éclatante.
On vous l’avait dit… et c’est exactement ce qui s’est passé !
Un moment rare, partagé avec la nature et qui rappelle la beauté fragile de notre environnement nocturne, à partir du haut de la Renardière encore préservé des lumières excessives.
Nous vous proposons de revivre cet événement à travers 2 vidéos, retraçant toutes les phases de l’éclipse à sa sortie de la pénombre.
La pleine Lune se lèvera ce soir au-dessus de la mer, offrant un spectacle déjà magique. Mais le ciel nous réserve encore mieux : une éclipse totale de Lune, visible depuis notre presqu’île. Pas de nuage en perspective !
Voici les horaires à retenir en heure locale :
- 17h28 → entrée dans la pénombre
- 18h27 → début de la phase partielle (la Lune commence à être « grignotée »)
- 19h30 → début de la totalité, la Lune prend une teinte cuivrée
- 20h11 → maximum de l’éclipse, moment le plus spectaculaire
- 20h52 → fin de la totalité
- 21h56 → fin de la phase partielle
- 22h55 → sortie complète de la pénombre
Entre 19h30 et 20h52, la Lune sera totalement éclipsée, colorée d’orange et de rouge par la lumière de notre atmosphère.
Un moment rare, à contempler depuis la côte, avec la mer comme horizon et la nature comme écrin. Un aperçu du spectacle de ce soir (photographie prise le 6 septembre 2025 à 20h00)
Le ciel était couvert ce matin, mais la température de l’eau encore clémente invitait à enfiler palmes, masque et tuba pour profiter du spectacle toujours renouvelé du monde sous-marin. Et quelle surprise : un grondin volant (Dactylopterus volitans), unique représentant de son genre, aperçu en train de fouiller le sable à la recherche de nourriture.
Un beau représentant de Grondin volant nageant sur le fond à moins de 5m de profondeur.
Facile à reconnaître avec sa tête avec de gros yeux et surtout ses nageoires pectorales démesurées semblables à des ailes, translucides et bordées d’un magnifique bleu fluorescent. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, ce poisson ne vole pas : ses nageoires ne lui permettent pas de quitter l’eau, mais bien d’impressionner et de se déplacer au ras du fond.
Certains pourraient presque le prendre pour un poisson-lion (Pterois), celui qu’on retrouve en dessin sur les affiches vantant la bouillabaisse locale... Mais non, rien à voir : le grondin volant n’a rien de commun avec ce redoutable envahisseur indo-pacifique. Tout au plus rappellera-t-on, avec un petit sourire, que les rougets-grondins méditerranéens font bien partie de la recette traditionnelle de la bouillabaisse.
Le grondin volant est un poisson benthique, qui vit habituellement en journée entre 15 et 45 mètres de profondeur en Méditerranée. Mais il arrive que les jeunes individus remontent plus près de la surface et se laissent observer sur des fonds sableux peu profonds, comme ce matin, à moins de 5 mètres.
Une rencontre rare et colorée, qui rappelle combien notre littoral recèle de trésors vivants, parfois inattendus.
Pour en savoir plus
Au petit matin, la mer était d’un calme parfait, translucide, avec la lumière du soleil jouant sur le sable clair.
Un cadre idéal pour une promenade sous-marine… partagée avec un cormoran, qui nageait en surface avant de plonger avec énergie pour attraper ses proies.
Sous l’eau, la vie foisonne : les girelles paon, vives et colorées, croisent les sars à tête noire. Plus loin, les girelles royales dévoilent leurs teintes rouges éclatantes, en compagnie des rougets barbets fouillant le sable.
C’est aussi l’heure du petit-déjeuner pour les saupes, qui broutent en bancs serrés les algues et les feuilles de posidonie, formant de magnifiques herbiers préservés — ici, pas de sable artificiel venu perturber l’équilibre marin.
Sur les rochers battus par les vagues, on observe aussi de petites touffes de Cystoseire stricte, algue brune très sensible à la pollution chimique. Sa présence est le signe d’un milieu encore vivant, même si ce matin, une seule « méduse » de plastique dérivait en lambeaux au milieu des flots.
Une matinée entre merveilles naturelles et fragilités bien réelles, qui rappelle combien il est vital de préserver ces écosystèmes côtiers par petits fonds.
Ce matin, le Pascal Lota, battant pavillon italien de la Corsica Ferries, a laissé une traînée de fumées noires visible depuis toute la presqu’île (Photographie prise le 23 août 2025 à 9h09).
Quand la mer et l’air deviennent la poubelle des ferries, c’est notre santé et notre environnement qui en paient le prix. Il est plus que temps d’exiger l’utilisation de carburants vraiment propres, des contrôles stricts et des navires équipés d’une motorisation moderne et non polluante.
#Pollution #CorsicaFerries #SaintMandrier #AirPur
À l’extrémité du Cap Cépet, une structure militaire se découpe dans l’ombre, énigmatique. Sa silhouette austère rappelle celle d’un stupa solitaire. Elle monte la garde face à l’immensité marine. Dans le ciel, agité par l’orage, la pleine lune apparaît au-dessus de l’horizon, nuances de rouge profond et d’orange incandescent. Dans ce décor suspendu, les navires tels des lampions glissent sans bruit, spectres d’acier flottant entre ciel et mer…
À certains moments de la journée lorsque la lumière se joue de la température de l’air et de l’eau, un phénomène étrange et magnifique se produit : on croit voir les bateaux flotter au-dessus de la mer, suspendu dans les airs comme par magie.
Ce phénomène, connu sous le nom de « mirage supérieur » est provoqué par la réfraction de la lumière entre les couches d'air chaud situées au-dessus de couches d’air froid dues à la température de l’eau de mer bien fraîche en ce moment. Cette réfraction peut faire apparaître des objets distants, comme des bateaux, plus haut qu'ils ne le sont réellement, créant l'illusion qu'ils flottent au-dessus de l'horizon, comme en lévitation. C’était le cas aujourd’hui pour le porte-conteneur MSC AYA, construit en 2008 battant pavillon du Panama, d’une longueur de 337 m et capable de transporter un chargement maximal de 117 247 Tonnes (Photographie prise le 11 juillet à 12h20).
Un spectacle fascinant, qui rappelle que la mer est aussi un lieu d’illusions, de mystères, de beauté fragile.
Protéger le rivage, c’est préserver ce théâtre naturel où même les bateaux prennent leur envol.
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