
Première journée de la troisième Conférence des Nations Unis pour l’océan (UNOC3) qui se tiendra jusqu’au 13 juin 2025 à Nice. L’occasion pour présenter le nouveau Groupe de Travail sur le Principe de Protection, une initiative indépendante visant à faire de la protection de l’océan la norme plutôt que l’exception. Faire que les études d’impact soient réalisées systématiquement avant toute action concernant l’environnement marin. Nous y étions invités.
Dans le sillage du mouvement "Let’s Be Nice to the Ocean", ce groupe de travail a pour mission de tracer des voies concrètes pour mettre en œuvre le Principe de Protection, en inversant la charge de la preuve : c’est désormais la préservation de l’océan qui doit primer sur son exploitation.
Les différentes interventions de cette réunion ont été l’occasion de présenter les engagements pris lors de la dernière Conférence des Nations Unies sur l'Océan par les différentes organisations et pays. De gauche à droite, M. Rémi Parmentier, Coordinateur Let’s Be Nice to the Ocean, Mme Teresa Ribera, Executive Vice-President for Clean, Just and Competitive Transition, Commission Européenne, Mme mme Maisa Rojas, Ministre de l’environnement du Chilie (Co-Chair de UNOC4 -2028), M. Romain Troublé, CEO, Fondation Tara Océan, President, Ocean & Climate Platform, etc…
Cette démarche marque une étape décisive pour transformer les ambitions en actions concrètes, à l’approche de la COP30 qui se tiendra du 10 au 21 novembre 2025 à Belém au Brésil. Un point sur cette initiative sera ensuite réalisé lors de la quatrième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC4) qui devrait se tenir au Chili en 2028.
Après la journée d’hier, une autre belle occasion de se retrouver avec Rémy Parmentier pour promouvoir les droits de l’océan !
Pour en savoir plus:
Face à l’effondrement de la biodiversité et à la crise climatique, des voix s’élèvent pour remettre en cause notre rapport au monde vivant. Parmi elles, Marine Calmet, juriste, et François Sarano, océanographe et ancien compagnon du commandant Cousteau, portent une vision forte : il est temps de reconnaître les droits du vivant, et notamment ceux de l’océan.
Pour Marine Calmet, il faut sortir d’un droit fondé sur la domination de la nature et faire évoluer notre système juridique pour reconnaître les écosystèmes comme sujets de droit. Cela signifie que les forêts, les fleuves, les espèces, ou encore les océans pourraient être défendus en justice, non parce qu’ils servent l’homme, mais parce qu’ils ont une valeur intrinsèque. Elle défend un droit du vivant qui protège, non qui favorise son exploitation.
François Sarano, quant à lui, rappelle que l’océan n’est pas un décor ou une réserve de ressources, mais un monde habité, avec ses habitants, ses intelligences, ses langages. Il plaide pour que l’on reconnaisse la dignité des êtres marins, notamment les cétacés, et que l’on apprenne à cohabiter avec eux dans le respect. Pour lui, protéger l’océan, c’est d’abord le comprendre, le respecter, et cesser de le traiter comme une zone de non-droit.
Tous deux appellent à une révolution juridique, éthique et culturelle, pour construire une relation juste avec la Terre et l’océan : sortir de l’exploitation, reconnaître les droits du vivant, et assumer nos responsabilités de cohabitants de cette planète.
La troisième conférence des Nations unies sur l’océan (Unoc 3) qui s’ouvre aujourd’hui 9 juin à Nice est l’occasion de faire progresser l’idée des droits de l’océan en tant que communauté des vivants en l’inscrivant dans la déclaration de Nice qui sera publiée à son issue.
François Sarano et Marine Calmet ont noué un dialogue, leur texte s'intitule « Justice pour l'étoile de mer : Vers la reconnaissance des droits de l'océan », chez Acte sud. La science et le droit au service de l'océan, de ceux qui le peuplent. C'est ce qu'ils vont défendre à Nice ces prochains jours.
Pour en savoir plus :
"Le blues de la Potence Électrique" (Sous-titre : "Branchée dans l’vide")
Couplet 1
Je suis la grande, la majestueuse,
Acier peint et base béton,
Dressée face à la mer brumeuse,
J’étais promise à l’horizon.
Installée pour les beaux navires,
Pour les ferries, les cargos, les vraquiers,
Mais pas un seul n’a su me dire :
« Branchons-nous donc, chère fée du quai ! »
Refrain
Oh, je suis là, toute fonctionnelle,
Trois phases, du triphasé, c’est mortel !
Mais j’fais tapisserie sur le port,
Pendant que les bateaux dorment dehors.
Allez, branchez-moi, bon sang de quai,
J’suis pas une statue, j’suis raccordée !
Couplet 2
On m’a prise en photo pour la presse,
"Modernité au port communal !"
Mais depuis, silence, sécheresse,
Pas même un cargo marginal.
J’ai vu des croisiéristes ivres d’écume,
Des ferries qui fument à deux bornes,
Mais tous passent, personne ne s’allume…
Moi j’reste vierge, j’suis une potence orpheline.
Refrain
Oh, je suis là, toute fonctionnelle,
Avec mes prises bien verticales !
Même les gabians s’en moquent un peu,
Ils chient dessus, c’est mon seul jeu…
Allez, capitaine, faites un effort,
Je peux faire tourner tout un bord.
Pont (parlé, façon vieux loup de mer nostalgique)
Moi j’suis venue au monde pour servir la flotte,
Pour donner du jus aux machines des hôtes.
Mais j’suis plantée là comme un vieux lampadaire,
À rêver d’un câble, d’un marin, d’un courant d’air…
Dernier refrain (plus lyrique, façon complainte maritime)
Je suis la potence oubliée,
L’énergie que personne ne vient chercher…
Les bateaux ronflent au gasoil crasse,
Pendant que moi j’brille dans l’impasse.
J’étais l’avenir, le quai durable,
Mais j’suis qu’un pylône… décoratif, minable.
Outro (chanté tout bas, comme un soupir de quai vide)
Branchée dans l’vide…
Condamnée à l’électro-solitude...
Pendant ce temps-là:
Les voiliers de la Regatta 2025 réjouissent nos yeux !
Le New York Times rapportait récemment qu’en janvier dernier, les agences fédérales américaines ont reçu pour consigne de supprimer une centaine de mots liés à l’environnement dans leurs documents officiels et sites internet. Exit donc des expressions comme « énergie propre », « protection de l’environnement », « changement climatique » ou encore « science du climat ». Cette opération d’effacement, portée par l’administration Trump, vise à rendre invisibles les enjeux écologiques et ceux qui y travaillent.
Ici aussi, à Saint-Mandrier-sur-Mer, à une tout autre échelle bien sûr, l’APE est confrontée à une stratégie similaire d’invisibilisation. Depuis plusieurs années, nos demandes de publication dans Le Mandréen – bulletin municipal financé par les contribuables – sont régulièrement ignorées ou rejetées, alors même que ce journal est censé refléter l’ensemble de la vie locale, en toute impartialité.
Nos actions pour la préservation du patrimoine naturel, nos ateliers d’éducation à la biodiversité, nos rencontres citoyennes : aucune n’a droit de cité dans les pages du Mandréen. Pire encore, nous sommes régulièrement la cible de critiques, sans jamais être nommés. Des attaques « anonymes » qui empêchent toute demande de réponse, puisque notre association n’est pas explicitement mentionnée.
Dernier exemple en date : dans les éditions récentes du bulletin, de nombreuses associations locales ont vu leurs comptes rendus d’assemblée générale publiés – ce qui est parfaitement légitime. Mais notre demande, elle, a été refusée. Motif : « La commune compte 96 associations ; si chacune publiait son compte rendu, le journal serait saturé. » Et l’on nous précise même : « Par ailleurs, le texte proposé apporte peu d’information aux Mandréens. De plus, l’APE dispose déjà de ses propres moyens de communication (publication interne, page Facebook, etc.). »
Alors pourquoi les autres associations qui utilisent Facebook, X, etc. ne reçoivent-elles pas la même réponse ? Pourquoi les pages du Mandréen restent-elles ouvertes aux tribunes du maire et de son équipe, sans cette exigence de concision ni d’utilité publique ?
Même argument, même sanction en janvier dernier : notre article sur l’action « Marchons vers l’école », accompagné de simples mais certainement trop audacieux vœux aux Mandréen·ne.s, a été recalé au même motif du « trop grand nombre d’associations ».
La conclusion semble claire : pour le directeur de publication, M. Gilles Vincent, l’APE n’a pas sa place dans le journal municipal.
Faut-il parler de discrimination ? La loi garantit aux associations, dont les membres sont des contribuables locaux, le droit d’informer les habitants de leur commune sur leurs activités. Cette censure silencieuse constitue une entrave à la liberté d’expression et prive les citoyens d’une information utile et légitime sur les initiatives locales.
Refuser de rendre compte de nos actions, c’est réduire au silence l’engagement bénévole. C’est aussi donner une image tronquée de la vie mandréenne.
C’est pourquoi nous demandons solennellement au conseil municipal, ainsi qu’à son directeur de publication, de rétablir dans Le Mandréen la place légitime de notre association, sans discrimination, et dans le respect du traitement équitable accordé aux autres structures locales.
Non, ils ne nous invisibilisent pas parce que nous mentons.
Ils nous invisibilisent parce que nous disons la vérité.
Pour en savoir plus
Après relecture des posts publiés sur internet et autres courriers reçus durant le mois d’avril, le post du 11 avril publié sur la page Facebook du plus assidu détracteur de l’APE, a fait l’objet de notre sélection pour le prix Gratiné du mois. Ses affirmations gratinées méritent quand même quelques précisions...
Dans son message virulent contre l’APE et son président, M. Vincent taxe notre publication humoristique du 1er avril de « diatribe » !
Dans notre article nous regrettions effectivement que le toit plat de la médiathèque n’ait pas été équipé de panneaux photovoltaïques et supposions que pour leur installation « sûrement qu’ici aussi il est urgent d’attendre ». Eh bien son post confirme que c’était bien là encore sa devise.
En effet, il nous apprend que si les toits plats des nouvelles constructions ne sont pas équipés aujourd’hui, c’est parce que ce seront les toits de tuiles provençales des écoles qui recevront les panneaux solaires destinées à les alimenter en électricité.
Selon lui, regretter l’absence de solaire sur la médiathèque et la cantine serait « travestir la vérité » dans le but « de nuire à la commune » ! Non : le solaire est reconnu d’utilité publique, et c’est depuis des années que l’APE recommande son utilisation avec des installations réfléchies. Nous l’avions d’ailleurs suggéré pour les nouvelles constructions aux toits plats de Pin Rolland. Notre étonnement était donc tout naturel.
Enfin, pour dissiper toute idée de jalousie : les membres de l’APE se réjouissent sincèrement de l’inauguration de la médiathèque et de la maison des jeunes, promises depuis vingt-cinq ans !
En revanche, si nous avions été consultés, nous aurions proposé la construction de ce bâtiment en choisissant de préférence une zone non soumise à terme à la submersion marine. Et nous aurions émis un avis très défavorable à cette l’architecture qui, à deux pas de l’Eglise et du port, défigure les perspectives provençales du village : bloc de béton avec en façade, toutes proportions gardées, ses fausses colonnes d’allure soviétique ou mussolinienne qui valent déjà au bâtiment les surnoms de grille de prison, de radiateur, de grille-pain, blockhaus etc…
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En ce 1er mai, nous vous souhaitons une journée, voir un long week-end, remplis de moments joyeux, de détente et de découvertes.
Attention Il est fortement recommandé de ne pas tailler les haies jusqu’au mois d’août pour protéger la nidification des oiseaux comme le merle noir et le rouge-gorge qui construisent leurs nids en ce moment et leur laisser les insectes pour se nourrir.…
Demain samedi n’hésitez pas à retrouver Balthazar pour des discussions artistiques autour d’un café à l’occasion des après-midis Rencontres qu’il organise chaque samedi.
Des moments reposant pour échanger sur les inspirations qui l’ont guidé dans ses anciennes créations, la série de ses nouvelles œuvres artistiques ainsi que celles en cours de naissance.
C’est chaque samedi après-midi, de 15h00 à 20h00, dans son atelier au village, quai Séverine à 20m du magasin U.
Pour information : Atelier balthazar, Tél : +33 (0)7 68 16 23 44
Site internet : http://www.balthasar-b.fr Mail :
- 5 avril 2025 : Samedi Rencontre à l'Atelier balthasar
- 2 avril 2025 : Bon vent à Toi, Jean-Marie
- 1 avril 2025 : Un projet de centrale photovoltaïque à Saint-Mandrier !
- 30 mars 2025 : Japon - Floraison des cerisiers à Tokyo
- 25 mars 2025: arc en ciel double
- 23 mars 2025: Nuages sur la rade
- C’est le printemps !
- 19 mars 2025 : Zéro artificialisation nette, détricotage des sénateurs Les Républicains
- 14 mars 2025 : Le pollen des pins est lessivé jusqu’à la mer !












