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Balade à Saint-Mandrier : Faune et flore d’ici… et d’ailleurs le 21 juillet à 17 h

Le CIETM (Collectif d'Initiatives pour l'Environnement entre Terre et Mer) organise une 

Balade nature à Saint-Mandrier – Durée : 2H - 21 juillet @ 17:00 - 19:00

Partez pour une balade sur la presqu’île de Saint-Mandrier, autour de la plage Saint-Asile, pour découvrir la biodiversité locale et les enjeux liés aux espèces exotiques envahissantes.

Balade gratuite, places limitées : Inscription en ligne 

juin 2026: Couleurs du lever du jour

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24 juin 2026: Métamorphose d'une cigale

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Merci à Sandrine pour ces magnifiques photos.

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2 février 2026 – Même cause, mêmes effets : ça écope encore sur le terrain de sport

00 Shadock Je pompe donc je suis

Avant-hier, en fin de matinée, la D18 au niveau des stades et de la déchèterie était de nouveau maintenue en sens unique en raison des inondations de la chaussée. Une situation devenue malheureusement habituelle à chaque épisode de pluie importante, et ce depuis des années.

z01 Photo D18 20200085

Ce samedi, même en fin de matinée, la situation, visible par tous, parlait une fois encore d’elle-même. Les piétons ne pouvaient circuler sans danger : un trottoir était entièrement sous l’eau, l’autre leur était interdit, tandis que les véhicules se déportaient dangereusement au ras du ruisseau.

Les déchets de toutes sortes, plastiques, polystyrène, déjections canines, etc., présents en bord de route étaient entraînés vers le collecteur, avant d’être déversés dans la baie du Lazaret, précisément à proximité des tables de mytiliculture.

z02a Photo 2 Panneau Stade lannière 20200101 z02b Photo 3 Côté stade route z02b Stade Ecopeurs 05

 Côté stade, l’eau a complètement envahi la pelouse naturelle, celle en herbe, et non le terrain synthétique rénové en urgence (sic) pour plus de 1,1 million d’euros hors taxes. Des jeunes tentaient d’évacuer l’eau avec énergie, munis des seuls moyens dont ils disposaient. Cette jeunesse, animée d’une fougue et d’une détermination admirables, mérite mieux que des équipements régulièrement inondés et dégradés.

Là encore, l’inondation du stade n’a rien de nouveau : il est situé en zone de submersion marine, un fait connu de longue date par les portés à connaissance préfectoraux adressé au maire. Mais, ici aussi, sa règle semble être qu’il est urgent d’attendre.

Il y a maintenant dix ans, dans les mémoires déposés par l’APE lors des recours devant le tribunal administratif de Toulon, visant l’annulation du PLU 2017, puis celle des permis de construire signés par le maire dans cette zone, nous alertions déjà sur ces risques.

Nous expliquions alors que le réseau d’assainissement, vétuste, ne pouvait en aucun cas absorber l’excédent d’eaux usées généré par les augmentations de population prévues par les autorisations du maire. Nous démontrions également que le réseau pluvial était déjà sous-dimensionné, en nous appuyant sur de nombreuses photographies d’inondations prises au fil des années sur cet axe routier.

Nous préconisions clairement une mise à niveau préalable des réseaux d’assainissement et pluviaux, avant toute nouvelle construction.

Par ailleurs, cette zone aurait dû être classée en zone humide dans le PLU 2017. Des espèces animales ainsi que des plantes caractéristiques des milieux humides y étaient observés autour des mares existantes. Mais reconnaître cette réalité aurait rendu le secteur inconstructible.

Nous avions également refait les calculs de surfaces drainées et estimé les volumes d’eaux pluviales rejetés vers le petit ru bordant l’un des côtés de la D18, dont le fond est quasiment au niveau de la mer. Cette zone est précisément identifiée par les services de la préfecture comme future zone exposée à la submersion marine liée à la montée des eaux.

03 Photos aériennes Stade 2020 2025

Les photographies aériennes de la zone de la déchèterie à Pin-Rolland, prises en 2020 puis aujourd’hui, montrent clairement la densification des constructions autorisées par le maire, et l’imperméabilisation massive des sols qui en résulte.

Les volumes d’eau ruisselant désormais depuis les toitures, les routes et les parkings, au lieu de s’infiltrer dans les sols, ne sont pas correctement canalisés, et inondent la route malgré les nouvelles buses enfouies le long de la D18 par le département… aux frais des contribuables.

Nous n’avons évidemment pas été entendus : D’après le maire il était urgent de bétonner.
Malheureusement, une fois de plus, les faits nous donnent raison.

Eh oui, nous savons déjà que M. Vincent expliquera que l’APE est « contre le développement des logements pour les Mandréens». En réalité, nous sommes contre un urbanisme d’un autre temps, fondé sur le bétonnage à outrance, un taux de résidences secondaires dépassant maintenant les 50% du total des logements, au détriment des écosystèmes, du couloir écologique de cette zone, de la sécurité des habitants et de l’argent public.

Notre association vit grâce à l’énergie de ses bénévoles… et grâce à vous.

Si vous partagez nos valeurs et notre volonté de protéger durablement la presqu’île,

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Ensemble, nous pouvons faire bouger les lignes.

31 janvier 2026 : même cause, mêmes effets : ce matin, ça dégorge encore sévère dans le port

La comparaison de photographies aériennes du village de Saint‑Mandrier prises à la fin des années 1970 et aujourd’hui montre clairement la densification des constructions autour du port, ainsi que l’augmentation du nombre de bateaux le long des nouvelles pannes.

xImage 1 Village

Comme nous l’avions déjà indiqué dans les mémoires de l’APE lors des recours devant le tribunal administratif de Toulon demandant l’annulation du PLU 2017, le réseau d’assainissement, vétuste, ne pouvait pas, en l’état, absorber l’excédent d’eaux usées lié aux augmentations de population prévues dans les nouvelles zones constructibles. Nous préconisions une mise à niveau des réseaux d’assainissement et pluviaux avant toute augmentation du nombre de constructions.

Nous n’avons évidemment pas été entendus : il était urgent de bétonner. Malheureusement, une fois de plus, les faits nous donnent raison…

Ce samedi, en fin de matinée, une fois de plus la situation observable par tous parle d’elle‑même.

L’augmentation du nombre de personnes présentes sur la presqu’île et de l’artificialisation des sols entraînent mécaniquement plus d’eaux usées et plus de ruissellement lors des épisodes pluvieux. Les surverses du réseau pluvial vers le réseau sanitaire aggravent encore la situation au niveau du port.

Nous avons déjà souligné les conséquences sanitaires pour les baigneurs dans le port ; mais les habitants, les promeneurs en bord de quai et les plaisanciers sur leurs voiliers ne sont pas, eux non plus, à l’abri des risques sanitaires par ces rejets non contrôlés ni traités.

Et, oui, on sait déjà que M. Vincent expliquera que l’APE serait « contre les promeneurs, les habitants du port et les amateurs de voile ».

En réalité, c’est précisément pour protéger leur santé et la qualité de vie de tous que nous tirons la sonnette d’alarme, et cela fait plus de 40 ans. Il est urgent d’agir, non ?

  • Urbanisation
  • imperméabilisation
  • Assainissement

Ce lundi 26 janvier 2026 à 21h05 sur France 5: Eaux usées : ça déborde de partout

À voir ce soir sur France 5, Eaux usées : ça déborde de partout

Émission « Sur le front » – Lundi 26 janvier 2026 à 21h05

Ce lundi soir, France 5 consacre un numéro de l’émission Sur le front à un sujet de santé publique et d’environnement majeur, trop souvent minimisé : la saturation des réseaux d’eaux usées en France et ses conséquences directes sur nos territoires, nos rivières, nos plages… et notre santé.

zBaignade interdite

Quand les réseaux débordent, les risques explosent

L’émission met en lumière une réalité désormais bien documentée : des réseaux d’assainissement vieillissants, sous-dimensionnés ou défaillants, qui débordent lors d’épisodes pluvieux pourtant de plus en plus fréquents. Résultat :

  • des rejets d’eaux usées au pied des habitations,
  • des plages et des zones conchylicoles régulièrement fermées,
  • des rivières et des ports contaminés par des bactéries fécales ou des cyanobactéries,
  • des risques sanitaires bien réels pour les populations et les sportifs exposés.

Ces constats font directement écho aux travaux, alertes et analyses publiés récemment par FNE/APE, notamment sur la contamination bactériologique des eaux portuaires, les effets du ruissellement après les pluies et l’insuffisance des contrôles préventifs.

Un enjeu local… et national

Si certaines communes ont engagé de lourds travaux de rénovation de leurs réseaux d’assainissement, l’émission montre que ces efforts restent trop rares, souvent tardifs, et parfois freinés par des arbitrages budgétaires ou politiques. Pourtant, la réglementation est claire : la protection de la santé publique et des milieux aquatiques est une obligation, pas une option.

À l’heure du changement climatique, de l’intensification des épisodes pluvieux et de la pression croissante sur les milieux littoraux, ignorer ces signaux d’alerte revient à exposer durablement les habitants, les usagers et les activités locales.

Rendez-vous ce soir, lundi 26 janvier 2026 à 21h05 sur France 5
Sur le front – « Eaux usées : ça déborde de partout »

Un reportage à voir absolument pour toutes celles et ceux qui s’interrogent sur la qualité de l’eau, la santé publique et la responsabilité des collectivités.

11 janvier 2026 : L’APE une fois encore prise à partie dans un tract de campagne de Gilles Vincent ou quand une communication forcenée remplace le débat démocratique

À Saint-Mandrier, depuis des années, la stratégie politique de M. Gilles Vincent repose sur sa capacité à imposer un récit qu’il veut « officiel », largement diffusé par les canaux qu’il contrôle comme le bulletin municipal dont il est l’éditeur ou des tracts de campagne, récit relayé par certains articles de la presse locale.

Dans ce récit, il se présente comme un grand défenseur de l’environnement, alors même qu’il s’oppose frontalement à l’action de l’APE, pourtant engagée depuis des années sur ces mêmes enjeux environnementaux, mais privée d’accès à ces médias institutionnels.

Le conflit n’est pas seulement politique : il est informationnel. Il ne porte pas sur les faits eux-mêmes, mais sur la manière dont ils sont racontés, interprétés et diffusés auprès de l’opinion publique. La bataille ne se joue plus uniquement sur le terrain juridique ou institutionnel, mais dans l’espace du récit, qu’il s’agit de faire apparaître comme légitime et incontestable.

Inverser le réel pour imposer une lecture dominante

Depuis plusieurs années, M. Vincent s’approprie, en les inversant, les combats et les victoires obtenus par l’APE.

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Les actions en justice menées par l’association pour limiter le bétonnage de la presqu’île et protéger des zones naturelles, à l’Ermitage, Fliche/Bergis, Cavalas, aux Serres Garonne, sont systématiquement réécrites à son bénéfice. Les annulations, par décision de justice, de zones qu’il voulait constructibles ou de permis de construire qu’il avait lui-même accordés sont présentées non comme des rappels du droit, mais comme des entraves idéologiques.

De la même manière, les alertes répétées de l’APE concernant les pollutions bactériologiques et chimiques des eaux de mer et de baignade sont publiquement niées. Elles sont qualifiées de « mensonges » et leurs auteurs disqualifiés par des attaques personnelles : les membres de l’association sont traités « d’écolo-bobos », accusés de mentir systématiquement aux Mandréens et de mener des actions prétendument politiques dans le seul but de nuire au maire.

Ce procédé relève d’un mécanisme bien connu : déplacer le débat des faits vers l’intention, afin d’éviter toute discussion de fond qui lui serait défavorable.

Moraliser, caricaturer, disqualifier

Les luttes de l’APE pour la protection d’espèces protégées, comme les herbiers de posidonie gravement menacés par certaines opérations de réensablement des plages, subissent le même traitement narratif. Elles sont volontairement caricaturées pour affirmer que l’APE serait « contre le nettoyage des plages », transformant un débat écologique et scientifique en affrontement idéologique simpliste.

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Cette stratégie permet de moraliser le discours, d’opposer artificiellement les « bons » Mandréens aux « mauvais » Mandréens, et de polariser l’opinion.

Nous sommes ainsi face à une véritable guerre de narratifs à l’échelle locale :

  • saturation de l’espace public par un récit unique ;
  • usage de mots disqualifiants pour cadrer le débat (« mensonges », « écolo-bobos », « politisation ») ;
  • moralisation du discours pour éviter la contradiction ;
  • alignement entre communication institutionnelle et relais médiatiques.

Vous l’aurez compris : l’objectif n’est pas d’informer, mais d’imposer une version tronquée ou déformée du réel, tout en délégitimant toute voix critique.

Ainsi, aujourd’hui, selon M. Vincent, la légitimité du récit de notre histoire mandréenne ne reposerait plus sur le droit, les décisions de justice ou les faits établis, mais sur sa seule capacité à imposer sa vision du monde, présentée comme officielle et incontestable. Ceux qui rappellent des faits contrariant ce récit ne pourraient donc, par définition, que « mentir ».

Appel à la vigilance citoyenne

À l’heure où la confiance dans les institutions s’effrite, où l’information circule vite mais de manière fragmentée et souvent caricaturale, lorsqu’une association citoyenne est systématiquement discréditée pour avoir simplement rappelé les faits, le droit et l’état réel de l’environnement une question essentielle se pose à chacune et chacun d’entre nous : quelles histoires sommes-nous prêts à croire sans les vérifier ?

La démocratie locale ne peut se réduire à un récit à sens unique. Elle suppose le pluralisme, le droit à la critique, le respect des faits et des décisions de justice.
Face à une communication de plus en plus verrouillée, la vigilance citoyenne devient un devoir : croiser les sources, questionner les discours, refuser les caricatures et défendre le droit des associations indépendantes à informer et à agir.

Car protéger l’environnement, ce n’est pas contrôler le récit : c’est accepter le débat, les faits, et parfois les vérités qui dérangent.

L’APE Apartisane. Indépendante. Déterminée à faire respecter la loi.

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Conférence débat à La Seyne

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2 janvier 2026 : Hommage à Francis Hallé (1938-2025), Un géant de la botanique s’en est allé

Nous nous associons à l’émotion générale qui traverse le monde de l’écologie et de la botanique : Francis Hallé, immense défenseur des arbres et des forêts primaires, nous a quittés le 31 décembre 2025 à l’âge de 87 ans. Il laisse derrière lui une œuvre scientifique et écologique immense, ainsi qu’un héritage humaniste profond autour des arbres et des forêts.

Francis Hallé fut bien plus qu’un chercheur : il a consacré toute sa vie à comprendre, explorer et faire aimer les arbres dans toute leur complexité. Professeur de botanique à l’Université de Montpellier et figure reconnue internationalement, il a étudié les forêts tropicales primaires, l’architecture des arbres et la biodiversité des canopées lors d’expéditions à travers l’Afrique, l’Amérique du Sud et l’Asie.

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« Les forêts ne sont pas des stocks de bois, mais des mondes vivants », un message que Francis Hallé n’a cessé de transmettre. Dessin de Francis Hallé des espèces d’arbres d’une agroforêt au Sri Lanka .

Dans son approche, Hallé n’a jamais séparé la science de la poésie : par ses dessins, ses conférences et ses ouvrages, il savait transmettre au grand public la beauté et la richesse du vivant. Il fut notamment l’inventeur du “radeau des cimes”, un dispositif innovant permettant d’étudier les forêts depuis leurs hauteurs vertigineuses, au cœur de la canopée où la vie foisonne.

Ses livres, Éloge de la plante, Du bon usage des arbres, Plaidoyer pour l’arbre, ont changé le regard de millions de lecteurs. Il a dénoncé sans relâche le saccage des forêts primaires, l’urbanisation aveugle et la vision utilitariste de la nature. Pour lui, un arbre n’est pas un « stock de bois » : c’est un organisme vieux de plusieurs centaines de millions d’années, bien plus ancien que l’humanité.

Son engagement dépassait la recherche académique : il fut un infatigable défenseur des forêts primaires, souvent décrites comme les poumons de la planète, essentielles à la biodiversité et à la régulation du climat. Hallé appelait sans relâche à regarder les forêts autrement, non comme des ressources à exploiter, mais comme des systèmes vivants à protéger.

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Des racines profondes, une canopée tournée vers le ciel : l’arbre, êtres vivants complexes et symbole du lien entre l’humain et le vivant. Il voyait dans chaque arbre, une architecture unique, patiente et silencieuse. « Ils sont souvent abattus, au prétexte qu'ils représentent un danger. Je ne suis pas un intégriste mais il faut tout faire pour qu'un arbre ne soit pas dangereux. Il suffit de lui fourre la paix, à condition d'avoir prévu la place pour ses branches et ses racines » Francis Hallé.

Au-delà de ses travaux scientifiques, il croyait profondément que le rapport de l’humanité aux arbres révélait notre rapport au vivant lui-même. Pour lui, planter un arbre, observer sa croissance, comprendre sa structure, c’est se reconnecter à l’histoire profonde de la Terre et à notre responsabilité pour les générations futures.

À l’Association Francis Hallé pour la forêt primaire, qu’il a fondée, revient désormais la mission de poursuivre son dernier grand projet : la renaissance d’une forêt primaire en Europe de l’Ouest, sur une superficie de 70 000 hectares, d’une forêt n’ayant donc jamais été exploitée, interdite à toute activité humaine autre que scientifique pendant au moins… sept cents ans. Un rêve à très long terme, pensé bien au-delà d’une vie humaine, mais indispensable pour l’avenir de notre planète.

À Saint-Mandrier, où chaque pin, chaque chêne vert, chaque olivier contribue à notre cadre de vie exceptionnel, ses idées résonnent particulièrement. Défendre nos arbres, nos jardins, nos espaces verts, c’est poursuivre son combat.

Merci, Monsieur Hallé, pour votre passion, votre poésie et votre engagement. Vous avez appris à nombre d’entre nous à lever les yeux vers la canopée… et à ne plus jamais baisser les bras. Reposez en paix au paradis des grands arbres que vous avez tant aimés.

Pour en savoir plus:

  • Un naturaliste sur le toit de la forêt, Francis Hallé raconté par Alexis Jenni, une biographie réflexive sur la vie, les découvertes et la pensée de Francis Hallé, qui inclut des réflexions sur l’écologie et les forêts.
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Voeux 2026

Chères amies, chers amis,

En cette nouvelle année, l’équipe de l’APE 83430 vous adresse ses meilleurs vœux : santé, et sérénité dans un environnement préservé pour vous et vos proches.

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2026 sera une année décisive pour la défense de notre cadre de vie, de notre littoral et de notre biodiversité. Ensemble, continuons à agir, protéger et sensibiliser pour un avenir où nature et humains coexistent en harmonie.

Merci pour votre soutien indéfectible et votre engagement à nos côtés. Avec vous, 2026 sera une année de victoires pour l’environnement !

Bonne année à toutes et à tous ! L’équipe de l’APE 83430

31 décembre 2025 : Le Pin d’Alep ce méconnu du maire, thigmomorphogenèse et le slam du poteau

Dans l’édition du 30 décembre du journal Var-Matin, qui n’est pas, rappelons-le, une revue scientifique à comité de lecture, même si sur ce dernier point la question peut parfois se poser… le maire Gilles Vincent s’est exprimé dans un article consacré à la chute de quatre, oui quatre, pins d’Alep dans la pinède de Sainte-Asile à Pin-Rolland.

Il y explique que ces chutes seraient « la conséquence des fortes pluies et du vent qui ont balayé le territoire il y a quelques jours ». Il rappelle également que, « il y a dix ans, de gros pins parasols dont les racines étaient malades étaient alors tombés », avant d’ajouter doctement que « les pins d’Alep, eux, n’ont pas de grandes racines et sont donc plus exposés à ce risque ».

Comme l’affirmation antérieure du maire selon laquelle le pin d’Alep (Pinus halepensis) ne serait pas une espèce provençale, cette déclaration sur son système racinaire mérite une sérieuse correction. Car si le pin d’Alep était réellement un arbre aux racines faibles et superficielles, il y a belle lurette qu’il n’existerait plus de pinèdes méditerranéennes sur nos côtes, soumises depuis des millénaires aux vents, aux sécheresses et aux sols pauvres.

La réalité scientifique est tout autre.

Le pin d’Alep : un système racinaire remarquablement adapté

De nombreuses études, y compris très récentes, confirment ce que chacun peut observer sur le terrain : le Pin d’Alep possède un système racinaire particulièrement bien adapté aux conditions méditerranéennes : sécheresse estivale, sols pauvres peu épais, pentes instables et vents violents.
C’est précisément cette adaptation qui lui permet de coloniser, stabiliser et pérenniser les coteaux et les littoraux.

z01 Pin 20205607 z02 Pin Alep 20205604 z03 Pins racines secondaires 20206911

Des pins d’Alep se développant en haut de talus montrent un réseau racinaire conséquent, assurant un ancrage solide dans le substrat jusqu’à ce que, dans certains cas extrêmes, ce soit le tronc qui cède (la photo centrale montre un tronc cassé à la gauche d’un arbre en place). Le plateau racinaire est nettement visible à la base des arbres basculés sous l’effet du vent sur la photo de droite.

Une architecture racinaire bimodale

Le pin d’Alep ne se contente pas d’un seul type de racine. Il développe une architecture racinaire dite bimodale, maximisant sa stabilité et son accès à l’eau :

  • Le pivot (ancrage vertical)

Dès le jeune âge, l’arbre développe une racine pivotante puissante. En terrain meuble, elle peut descendre profondément. En terrain rocheux calcaire, elle s’insinue dans les diaclases (fissures de la roche), jouant un rôle comparable à celui d’un piton d’escalade, assurant un ancrage vertical remarquable.

  • Les racines traçantes (extension horizontale)

Pour compenser la faible épaisseur des sols méditerranéens (leptosols), le pin d’Alep déploie un réseau très étendu de racines horizontales, souvent bien au-delà de la projection du houppier.

Ce plateau racinaire, dont certaines racines peuvent atteindre jusqu’à 15 mètres, assure la stabilité latérale face aux poussées du vent.

L’ensemble forme un véritable « ancrage en étoile », répartissant les forces mécaniques et permettant au pin d’Alep de résister efficacement aux chablis sous vents méditerranéens.

Résister au vent : la thigmomorphogenèse

Face aux vents violents et répétés, le pin d’Alep mobilise également un mécanisme biologique bien documenté : la thigmomorphogenèse, c’est-à-dire la réponse de la plante aux stimulations mécaniques.

Sous l’effet du vent, l’arbre :

  • renforce le diamètre de ses racines structurelles,
  • augmente le volume racinaire dans les secteurs soumis à traction et compression,
  • développe de véritables « cages racinaires », améliorant la résistance à l’arrachement et à la bascule.

Les racines se fixent par boutonnement dans les anfractuosités du calcaire, rendant le déracinement souvent extrêmement difficile, même lorsque le tronc finit par rompre. Des études montrent d’ailleurs que le pin d’Alep présente l’un des meilleurs ratios de résistance à l’arrachement en milieu rocheux, observation confirmée par des modélisations mécaniques chez les conifères.

Coupes et chablis : une responsabilité humaine

Comme indiqué dans un article précédent, les coupes d’éclaircissement mal maîtrisées exposent brutalement des arbres auparavant protégés à des vents forts et turbulents. Les pins se retrouvant en lisière sont alors soumis à des contraintes mécaniques nouvelles, susceptibles de provoquer des chablis, indépendamment de la qualité de leur système racinaire.

Le blues du poteau électrique

Pendant ce temps-là, en bord du chemin communal des Mimosas, un poteau électrique s’est mis à pencher cet été. Discrètement d’abord. Puis franchement.

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En juillet 2025 un poteau penche sur le côté de la route entre un cyprès et un pin eux bien droits. En septembre il penche un peu plus et en novembre un ruban de rubalise apparaît, dès fois que quelqu’un voudrait passer entre le poteau et le mur, le problème est signalé mais à qui mystère hé hé. Fin décembre la route est fermée…

Faut-il y voir, là encore, l’effet du vent et de la pluie ? Ou pire : l’absence de racines ? Car enfin, les poteaux électriques n’en ont pas, et selon la nouvelle doctrine municipale, cela les rend naturellement instables. Une autre explication, plus triviale, consisterait à parler d’entretien défaillant, de gestion approximative et d’un territoire où l’on préfère essayer d’expliquer les problèmes plutôt que les traiter suivant la célèbre devise « Il est urgent d’attendre… » Mais ce serait, bien sûr, une interprétation éminemment politique.

Alors chantons le slam du poteau électrique :

Au bord de la route,
un poteau électrique.
Planté là.
Enfin… planté, c’est vite dit.

L’été cognait fort,
le soleil tapait sec,
et le poteau,
fatigué,
s’est mis à pencher.
Juste un peu.
Histoire de voir chez les voisins.

On a signalé.
Poliment.
Une fois.
Puis deux.
Silence administratif,
le plus résistant des matériaux.

Alors le poteau a pris confiance.
Il s’est penché davantage.
Comme pour dire :
« Vous voyez bien que j’existe. »

Réponse officielle :
une rubalise.
Rouge et blanche.
Tendue entre le poteau
et une clôture.
Cinquante centimètres de solution
pour un problème de plusieurs années.

On n’a pas redressé le poteau.
Non.
On a empêché les gens de passer à côté.

Puis le vent est arrivé.
Complice.
Le vent adore ce qu’on néglige.
Il s’est engouffré,
a poussé,
a insisté.

Et le poteau s’est incliné encore.
Trente degrés.
Puis quarante-cinq.
Un salut respectueux à la tempête.

Alors la grande explication est tombée :
« Vous comprenez…
les poteaux n’ont pas de racines. »

Ah.
Bien sûr.
Logique imparable.

Selon cette théorie,
tout ce qui n’a pas de racines
doit finir par tomber.
Les poteaux.
Les décisions.
Peut-être même le sens des responsabilités.

On pourrait parler d’entretien.
De suivi.
De prévention.
Mais ce serait politique.

Alors on dira que tout va bien.
Ou que tout va à vau-l’eau.
Selon l’angle de vue.
Comme le poteau.

Lui,
il continue de pencher.
Tranquille.
Patient.

Parce que parfois,
même les objets inanimés
finissent par dénoncer
ce que les discours
essaient de maintenir droit.

Épilogue

À Sainte-Asile comme ailleurs, les pins d’Alep continuent de faire ce qu’ils savent faire depuis des siècles : s’enraciner, résister, stabiliser, protéger.

Ce sont parfois les discours qui, eux, manquent singulièrement d’ancrage.

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  • Pin Alep

Infox – Intox : le réchauffement climatique a bon dos !

Sur leurs pages Facebook, les élus de la municipalité, météorologues amateurs ou écologistes autoproclamés de la dernière heure, tentent d’expliquer que les inondations récentes du quartier de Pin-Rolland, notamment entre les stades et les nouvelles constructions, ainsi que la chute de nombreux pins, seraient dues au réchauffement climatique.

Un argument commode… mais qui ne résiste pas à l’analyse des faits.

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Ce qui est vrai

Le quartier de Pin-Rolland a une nouvelle fois été fortement inondé, et cette fois à un niveau particulièrement élevé : le trottoir longeant le stade a été entièrement submergé (photographies et vidéo du 22 décembre 2025).

La question est donc légitime : Le réchauffement climatique explique-t-il ces événements, ou existe-t-il d’autres causes, plus locales et bien identifiables ?

Analyse des précipitations de décembre 2025

Depuis le 1er décembre, les précipitations cumulées atteignent, au 27 décembre, 179 mm, avec un maximum journalier de 40 mm le 21 décembre.

Pluie et rafale VF

Ces valeurs, replacées dans un contexte historique récent, n’ont rien d’exceptionnel :

  • Décembre 2014 : 186 mm (83 mm en 24 h)
  • Décembre 2009 : 202 mm (53,6 mm en 24 h)
  • Décembre 2008 : 205 mm (67,6 mm en 24 h)

Certains invoqueront les 104 mm tombés en trois jours (du 21 au 23 décembre 2025). Pourtant, en 2014, ce sont plus de 143 mm qui étaient tombés en trois jours (du 4 au 6 décembre 2014), sans provoquer de telles inondations à Pin-Rolland. D’ailleurs, pour mémoire, le record local journalier reste de 189 mm en 24 heures, enregistré le 2 octobre 1973.

La véritable différence : l’artificialisation des sols

En 2014, les surfaces naturelles du couloir écologique, ponctuées de dépressions naturelles, n’étaient pas imperméabilisées par les parkings et immeubles construits en 2024.

Ces sols permettaient une infiltration naturelle d’une grande partie des eaux de pluie.

C’est précisément ce point que l’APE avait soulevé devant le tribunal administratif, lors de son recours contre les permis de construire délivrés dans cette zone.

Et les arbres déracinés à Sainte-Asile ?

La chute de nombreux pins dans la pinède de Sainte-Asile est-elle due au réchauffement climatique ? Là encore, les faits racontent une autre histoire.

Le phénomène observé est un chablis, c’est-à-dire le déracinement ou la rupture d’arbres sous l’effet du vent.

Selon l'Association forestière du sud du Québec, les éclaircies permettent au vent de s’infiltrer dans le peuplement, créant des turbulences qui augmentent la force exercée sur les arbres. La période de vulnérabilité peut durer de 2 à 5 ans, voire jusqu’à 15 ans dans certains cas, notamment après des éclaircies tardives dans des peuplements âgés. Les coupes totales exposent également les arbres en lisière à des vents forts et turbulents et sont susceptibles d’engendre des chablis.

Or, cette pinède a subi un éclaircissement sévère en 2020, qualifié de « dépressage » par la commune, avec 256 pins abattus, notamment pour alimenter la centrale de Gardanne. Ces coupes avaient été dénoncées par l’APE à l’époque.

Plus récemment encore, cette année des pins ont été coupés en lisière de pinède, côté habitations.

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Le 26 décembre 2025, de nombreux pins ont été déracinés par les vents violents à proximité immédiate des souches encore visibles des arbres récemment coupés.

Vent, sol et coupes : un cocktail connu

Les relevés météorologiques montrent que, à partir du 21 décembre, concomitamment aux fortes pluies, les rafales ont dépassé les 100 km/h, avec un maximum de 118 km/h le 26 décembre. Mais pour mémoire, les rafales de vent les plus violentes mesurées ont atteint un maxima de 183,3 km/h le 29 janvier 1999 !

Vent Rafales journalières

C’est donc une conjonction de facteurs qui peut expliquer les déracinements observés. Sur un sol argilo-sableux, saturé en eau, et dans une pinède fragilisée par des éclaircies récentes, ces rafales ont suffi à provoquer les déracinements observés.

Là encore, tout indique que ces chablis n’ont rien d’exceptionnel, ni de directement imputable au réchauffement climatique.

Conclusion

Il est donc pour le moins discutable d’attribuer systématiquement :

  • les inondations de Pin Rolland,
  • l’aggravation du ruissellement,
  • et les chutes d’arbres,

au seul réchauffement climatique, tout en passant sous silence la responsabilité de l’urbanisation intensive, de l’imperméabilisation des sols et des mauvaises pratiques de gestion forestière.

Mais n’en doutons pas : la commune expliquera qu’il est urgent de continuer d’urbaniser, tout en jugeant qu’il est urgent d’attendre pour traiter les problèmes d’inondations, pourtant directement aggravés par le bétonnage massif de Pin-Rolland.

À quand une vraie politique d’adaptation locale : préservation des zones naturelles perméables, gestion raisonnée des forêts, arrêt du bétonnage ?

Et si, finalement, les véritables « écolos-bobos » n’étaient pas ceux que la municipalité désigne, nous en l’occurrence ?

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23 décembre 2025 : Belles fêtes de fin d’année 2025 !

Chers amis, chers soutiens de l’APE,

En cette fin d’année, l’APE tient à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui, par leur soutien, leur engagement et leur vigilance, contribuent chaque jour à la défense de notre environnement et de notre cadre de vie.

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Merci infiniment pour votre fidélité, votre engagement tout au long de 2025. Grâce à vous, nous avons pu défendre avec force notre belle presqu’île : ses espaces naturels, sa qualité de l’air et de l’eau, son cadre de vie unique et la santé de ses habitants. Ces victoires, petites ou grandes, sont avant tout collectives.

Un remerciement tout particulier aux accompagnateurs de « Marchons vers l’école » : votre présence régulière, votre énergie et votre sourire font de chaque trajet un moment sécurisé, convivial et éducatif pour nos enfants. Vous êtes les héros discrets de la presqu’île, et nous sommes fiers de compter sur vous !

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Nous restons plus que jamais mobilisés à vos côtés pour protéger et embellir Saint-Mandrier face à l’artificialisation, aux pollutions et à la pression urbaine. Ensemble, continuons à faire vivre ces valeurs qui nous rassemblent.

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Nous vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année 2025, des moments de partage et de sérénité en famille et entre amis, et l’énergie nécessaire pour poursuivre ensemble, en 2026, la protection du vivant et de notre territoire sous le soleil.

L’équipe de l’APE

  1. 16 décembre 2025 : En bref
  2. 25 novembre 2025 : Recours gracieux contre la délibération de MTPM sur le projet du BHNS
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Journal Officiel du 15 juin 1983 - Agrément préfectoral du 28 juin 1989
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