Avec le retour des belles journées ensoleillées, les paysages de Saint-Mandrier-sur-Mer se métamorphosent en phase avec la semaine de la nature dédiée à la biodiversité. La chaleur naissante, loin de flétrir notre flore, agit comme un coup de baguette magique. Dans la garrigue, au détour des sentiers du littoral ou au cœur de nos jardins, les bourgeons éclatent.
Voyageons ensemble à la découverte de ces espèces qui colorent notre quotidien, entre espèces autochtones provençales, parfaites adaptées à notre climat méditerranéen, et plantes exotiques venues d’ailleurs, la nature nous rappelle sa résilience et sa diversité.
Les Autochtones : l'âme de notre maquis provençal
Ces plantes locales se sont adaptées depuis des millénaires à notre climat méditerranéen. Robustes, économes en eau, elles forment le socle de nos paysages naturels sauvages et résistent magnifiquement à la chaleur.
Il est à peine 10 heures du matin, et le thermomètre frôle déjà les 30°C sur la presqu'île. Depuis trois jours, les températures dépassent les normales saisonnières de plusieurs degrés en ce mois de mai 2026 pour atteindre les niveaux plus habituels des mois de juillet. C'est alors qu'elle attire l'attention : une guêpe poliste, immobile sur son nid exposé en plein soleil, ailes déployées, qui bat des ailes à toute vitesse sans décoller. Elle ne s'envole pas. Elle ne chasse pas. Elle ventile.
En cette fin de printemps, les parties encore naturelles de la presqu’île de Saint-Mandrier se parent de petites touches jaune d’or. Au bord des chemins, dans les friches littorales, les zones sèches ou les espaces encore épargnés par l’artificialisation, la pulicaire attire aujourd’hui le regard… mais surtout une multitude d’insectes.
Le monde scientifique est en deuil.
La biologiste marine italienne Monica Montefalcone est décédée au large des Maldives lors d’une plongée survenue ce 14 mai. Chercheuse reconnue internationalement, professeure à l’Université de Gênes et plongeuse expérimentée, elle consacrait depuis des décennies sa vie à l’étude et à la protection des écosystèmes marins méditerranéens, en particulier des herbiers de Posidonia oceanica.
Elle est partout et pourtant souvent ignorée. Avec son feuillage vaporeux, ses fleurs étoilées d'un bleu limpide et ses capsules gonflées qui persistent longtemps après la floraison, la nigelle de Damas (Nigella damascena L.) est l'une des plus belles plantes sauvages et ornementales du bassin méditerranéen. Et l'une des plus discrètes.
« Cheveux-de-Vénus » : une plante aux mille noms
Merci à Paul Vincent pour cette magnifique photo d'une orchidée Serapias cordigera.
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