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Communiqué de presse du 5 mars 2022

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La leçon de Fukushima : le pire n’est jamais à exclure et la confiance n’est pas suffisante.

Assemblée nationale, 28 juin 2018, Commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires

Lors de la réunion de la Commission d’information du port militaire de Toulon qui s’est réunie ce vendredi 4 mars 2022, les associations représentées ont été informées de la décision de mise à niveau du Plan particulier d’intervention (PPI) concernant les installations nucléaires de base secrète relevant des activité défenses (INBS) du port militaire de Toulon.

Les associations FNE Provence Alpes Côte d'Azur, l’UDVN-FNE83, MART et l’APE demandaient cette révision depuis plusieurs années pour que soit, entre autres, intégrée la commune de Saint-Mandrier, soumise au risque de retombées radioactives sous les vents dominants (Mistral) en cas d’accident nucléaire. En effet, les différentes études d’impact d’un accident nucléaire qu’elles ont réalisées montrent l’importance des conséquences radiologiques prévisibles de rejets radioactifs dans l’atmosphère et dans les eaux suite à un accident nucléaire d’un navire à propulsion nucléaire ou d’une installation nucléaire à terre, en particulier sur la commune de Saint-Mandrier. Elles préconisaient en particulier l’extension du périmètre du PPI et de pré-distribution d'iode stable, conformément aux recommandations des autorités européennes de sûreté et de radioprotection.

Lors de la réunion, le représentant de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) a donc informé les associations que le PPI de Toulon sera révisé avec l’élargissement de la zone couverte par le PPI du port militaire.

  • Ainsi, le rayon pour la pré-distribution des comprimés d’iode stable sera porté de 2 à 5 km, voire légèrement au-delà puisque c’est l’ensemble des superficies des communes qui seront concernées dès lors qu’une de leur partie est dans le rayon des 5km.
  • Le PPI couvrira donc l’ensemble du territoire de la commune de Saint-Mandrier ainsi que ceux de La Seyne, Ollioules et Toulon dans leur intégrité.
  • Il a été également annoncé que la zone de mise à l’abri définie par un rayon de 2 km sera transformée en mesure de mise à l’abri reflexe qui sera planifiée sur une zone unique, à 360° autour du point de référence du site, qualifié de forfaitaire, sans attendre dans un premier temps la prise en compte des conditions météorologiques. Cette mesure simplifiera ainsi les 3 zones du PPI actuel.
  • Les mesures d’évacuation seront maintenues à 500 m, voire éventuellement étendues jusqu’à 2 km si l’évolution des conséquences de l’accident le nécessitent.
  • Une plaquette d’information sur les PPI sera prochainement éditée avec une présentation identique pour les sites civils et militaires.
  • Enfin, les plans communaux de sauvegarde de Saint-Mandrier, La Seyne, Ollioules et Toulon devront être révisés.

La nouvelle version attendue du PPI est considérée par les associations FNE Provence Alpes Côte d'Azur, l’UDVN-FNE83, MART et l’APE comme une avancée majeure puisque ce sont maintenant 260 000 habitants, riverains, entreprises et établissements recevant du public des quatre communes de Saint-Mandrier, de La Seyne, d’Ollioules et de Toulon qui bénéficieront des nouvelles mesures de protection.

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Communiqué de presse du 4 mars 2022

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Le Plan particulier d’intervention (PPI) concernant les installations nucléaires de base secrète relevant des activité défenses (INBS) du port militaire de Toulon, approuvé en 2012, doit être modifié. Cette évolution faite suite à celle des PPI des centrales nucléaires d’EDF pour tenir compte des leçons tirées de l’accident de Fukushima par les Autorités de sûreté nucléaire.

En effet, une note d’Instruction[1] du Délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la défense (DSND) redéfinit les modalités de mise à jour des PPI concernant les sites nucléaires de défense et les sites du CEA.

Cette instruction doit permettre de faire évoluer le PPI du site de Toulon ainsi que ceux, entre autres, des autres sites portuaires militaires de Brest, Ile Longue, Cherbourg.

Cette instruction va dans le sens des demandes portées par les associations FNE Provence Alpes Côte d'Azur, l’UDVN-FNE83, MART et de l’APE depuis plusieurs années, à savoir l’extension du périmètre du PPI du port militaire de Toulon à 5 km et l'inclusion en particulier la commune de Saint-Mandrier (soumise au risque sous les vents dominants).

Les différentes analyses réalisées par FNE Provence Alpes Côte d'Azur, l’UDVN-FNE83, MART et l’APE et transmises à M. le Préfet, montraient l’importance des conséquences radiologiques prévisibles de rejets radioactifs dans l’atmosphère et dans les eaux suite à un accident nucléaire d’un navire à propulsion nucléaire ou d’une installation nucléaire à terre sur la commune de Saint-Mandrier. Tenant compte de l’impact et du risque radiologiques, nos associations demandaient en particulier une distribution préventive de comprimés d’iode à la population de Saint-Mandrier[2] [3].

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29 décembre 2021 : Révision du PPI du port militaire de Toulon pour intégrer la presqu’île de Saint-Mandrier

L’année dernière, l’incendie du SNA Perle le 12 juin 2020 avait amené France nature environnement, l’Union départementale Vie et Nature et l’APE à réitérer auprès de M. le préfet notre demande de révision du Plan Particulier d'Intervention (PPI) nucléaire du port de militaire de Toulon en vigueur depuis février 2012. Ce 17 décembre, ces mêmes associations ont transmis un nouveau courrier demandant cette révision pour y intégrer la presqu’ile de Saint Mandrier.

En effet, le "scénario-enveloppe" du PPI qui considère un accident à cinétique lente avec des rejets de courtes durées (6 heures après le début de l’alerte) n’apparaît pas réaliste puisque l’incendie du Perle n’a été finalement circonscrit qu’après 14 heures de lutte. Autre cas récent, celui de l’incendie du porte-avions américain Bonhomme Richard, le 16 juillet 2020, qui n’a été maitrisé qu’après 4 jours d’intervention.

zxPerle incendie Source Actualité Toulon 83 sur Facebook

Photo : Incendie du Perle (Source : Actualité Toulon 83 sur Facebook)

Plus récemment encore, l’abordage du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle avec un voilier, après celui avec le pétrolier-ravitailleur Meuse, montrent que nos préoccupations quant aux éventuelles conséquences sanitaires d’un accident plus grave qui concernerait la partie réacteur nucléaire d’un bâtiment de la Marine Nationale sont justifiées.

En outre, le PPI-2012 établit les conséquences d’un accident d’un réacteur de SNA de la classe Rubis (K46), soit un réacteur de moindre puissance que ceux du porte-avions Charles de Gaulle et des SNA de classe Suffren (K15 modifié) dont les impacts radiologiques seraient donc plus importants. Ainsi, le PPI prévoit un périmètre de mise à l’abri limité à 2 km du site de l’accident alors que celui du PPI du site CEA de Cadarache qui accueille le réacteur d'essais à terre, version modifiée des réacteurs de type K15, s’étend jusqu’à 5 km autour du centre nucléaire.

zxLarge Sous marin Ferry zxRade Sous marin nucléaire Ferry Corsica

zxRade Sous marin Bateau

Photos : Sous-marins croisant d’autres navires

Pour soutenir la demande de révision du PPI, les associations APE, UDVN-FNE83 et FNE PACA ont réalisé une nouvelle analyse des études réalisées sur l’impact sur le domaine marin d’un accident nucléaire dans le port militaire ou à proximité. Ces études concluent à une contamination radioactive immédiate des eaux littorales de la Presqu’ile de Saint-Mandrier suite à des rejets de radioactivité dans le port militaire ou au large de la presqu’ile.

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Simulation de la dispersion au cours du temps de la fraction dissoute de césium-137 dans la couche superficielle des eaux marines à la suite d’un rejet accidentel théorique de 1GBq. La radioactivité volumique est représentée à l'aide d'une échelle logarithmique sur les cartes vectorielles des courants marins. Source IRSN.

Cette analyse complète une première note transmise en 2019 concernant l’impact sur la presqu’ile de Saint-Mandrier de rejets gazeux radioactives en cas d’accident nucléaire.

Image3

Simulation d’un rejet théorique de 1 gBq par vent de Mistral. Cartographie de la dispersion atmosphérique et des dépôts de césium-137 (Bq/m2) cumulé sur 24 heures. Source IRSN.

Les mises à jour nécessaires des données réacteur, du scénario d’accident et de nos analyses confortent donc notre demande d’extension du PPI à 5 km et d'y inclure la commune de Saint-Mandrier.

 Les résultats des simulations des deux notes sur les rejets gazeux atmosphériques et liquides en milieu marin justifient de prédéfinir les zones d’application des mesures de protection pour les populations de Saint-Mandrier en intégrant les évolutions apportées à la doctrine nationale, à savoir :
  • Etendre le rayon du périmètre du PPI et de pré-distribution d'iode stable, conformément aux recommandations des autorités européennes de sûreté et de radioprotection ;
  • Définir la zone de mise à l’abri réflexe retenue, quel que soit le type d’événement, d’installation ou de système nucléaire militaire concerné ;
  • Préparer une réponse « évacuation immédiate » sur un périmètre prédétermné de 5 km incluant la presqu’ile de Saint-Mandrier, comme c’est le cas pour le réacteur RES basé à Cadarache ;
  • Prendre, dès la phase d'urgence, et dans l'attente de l'expertise, une première consigne d’interdiction de consommation de denrées alimentaires ;
  • Tenir compte du contexte local pour la décision des mesures de protection des populations et leur articulation, sous l'autorité des préfets.

Les évolutions des mesures de protection mentionnées plus haut devraient être présentées lors des réunions des commissions d'information et des comités départementaux de sécurité civile, afin que cette demande d’inclusion de Saint-Mandrier dans le PPI puisse faire l’objet de discussions au sein de ces instances locales.

 

Pour en savoir plus

  • PPI Nucléaire du port militaire de Toulon : http://www.var.gouv.fr/IMG/pdf/PPI_20FEV_version_portail_internet_cle58e482.pdf
  • Note d’analyse APE PPI Impact des rejets radioactifs atmosphériques sur la presqu’ile de Saint-Mandrier : lien de téléchargement.
  • Note d’analyse APE de décembre 2021 PPI Impact des rejets radioactifs liquides sur la presqu’ile de Saint-Mandrier : lien de téléchargement

13 juillet 2020 : incendie majeur dans un porte-avions léger américain

Après les incendies majeurs du seul porte-avions de la flotte russe Amiral Kouznetsov, le 12 décembre dernier, du premier porte-hélicoptères d’assaut amphibie chinois le 11 avril, de notre sous-marin nucléaire d’attaque La Perle le 12 juin, c'est au tour de l'un des navires d’assaut amphibie de classe Wasp l’USS Bonhomme Richard d'être la proie des flammes.

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 USS Bonhomme Richard en feu (Capture d'écran : KGTV-TV)

Ce 12 juillet, une explosion a été entendue puis d'épaisses fumées se sont rapidement dégagées du navire à quai pour des opérations de maintenance et de modernisation dans la base navale de San Diego. L'incendie n'était toujours pas éteint après 50 heures de lutte par les pompiers à quai, les bateaux-pompes et les hélicoptères. Les pompiers fédéraux qui luttent contre l'incendie ont indiqué que l’incendie pourrait durer plusieurs jours.

Capture d'écran USS Bonhomme Richard (Source  Naval Surface Forces)

L’incendie est combattu du ciel par des hélicoptères (Source :  Naval Surface Forces)

Près de 60 personnes parmi les 160 marins à bord, pompiers et civils auraient été traités pour des brulures et intoxications mineures durant l’intervention contre l'incendie.

Les navires de la classe Wasp qui peuvent également être utilisés comme des porte-avions légers ont pourtant été conçus pour minimiser au maximum les conséquences d'un incendie à bord, mais le risque zéro n’existant pas, il faut être préparé au pire ... (lien vers notre fiche PPI)

Capture d'écran USS Bonhomme Richard 1

Pour suivre l’information : Naval Surface Forces   @SurfaceWarriors

30 juin 2020 : Révision du PPI du port militaire de Toulon pour intégrer la presqu’île de Saint-Mandrier

Les circonstances de l’incendie du sous-marin nucléaire d’attaque Perle du 12 juin 2020 ont conduit à réitérer auprès de M. Le Préfet la demande conjointe de l’UDVN83, MART et de l’APE de révision du PPI obsolète du port de militaire de Toulon (lien vers le courrier).

En effet, la vitesse de propagation de l’incendie et sa durée contredisent le scénario « enveloppe » décrit dans le PPI qui apparaît comme très « optimiste » puisqu’il minore les éventuelles conséquences d’un accident de réacteur nucléaire embarqué. Ce scénario enveloppe considère un accident à cinétique lente avec des rejets de courtes durées 6 heures après le début de l’alerte ce qui permettrait de mettre en œuvre des mesures de protection du public.

L’incendie du SNA Perle n’a pas concerné de matière nucléaire, mais repéré à 10h35, il s’est propagé très rapidement dégageant des fumées observées dès le début de l’alerte. Il n’a été finalement circonscrit qu’après 14 heures de lutte. Pourtant, le navire était en cale sèche et l’incendie n’a pas dégagé de radioactivité, circonstances facilitant l’utilisation des moyens de lutte contre l’incendie. Malgré cette situation favorable à la maîtrise de l’incendie, les dégâts sont importants.

Que se serait-il passé si l’incendie avait touché le compartiment réacteur du sous-marin ?

Capture d'écran CNEWS

28 Juin 2020 : Augmentation de la radioactivité dans le nord de l’Europe et … à la station de Toulon

Cette semaine, dans le nord de l’Europe, des isotopes radioactifs d’origine artificielle, césium 137, césium 134 et ruthénium 103 notamment, ont été détectés dans l’atmosphère à de très faibles niveaux sans incidence sur la santé humaine, ni l’environnement. Les stations de surveillance de la radioactivité qui ont détectées cette augmentation sont installées dans le secteur sud de la Suède et de la Finlande, l’Estonie et la Lettonie. 

L’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires, qui supervise un réseau de stations de surveillance de la radioactivité de l’atmosphère au niveau mondial a indiqué avoir également observé une légère hausse de la radioactivité dans cette région.

Pour autant aucun incident ou rejet anormal n’a été signalé par les pays nucléarisés de cette zone : Suède, Finlande et Russie. Les différentes Autorité de sûreté nucléaire nordiques ont déclaré qu’il ne leur avait pas été possible d’identifier la source de ces augmentations de radioactivité.

A Toulon, la station de surveillance du débit de dose gamma ambiant a également montré des fluctuations tous les jours de cette semaine. Si ces fluctuations sont, elles aussi, bien dues à une activité humaine et sans effet sur la santé humaine et l’environnement, aucun lien de causalité avec l’augmentation des niveaux observés dans le nord de l’Europe.

20200628 Evolution station 1040 du 14 au 28 juin

L’analyse au cours du temps des données transmises par la sonde de télémesure montre que chaque jour de la semaine dernière un pic d’activité a été mesuré entre 10h00 et 20h00. Ici encore, ce sont certainement des « tirs » de gammagraphie qui ont été enregistrés par la station (lien vers notre précédente explication sur la Seyne du 15 juin).

L’intérêt de ces stations de surveillance de la radioactivité, s’il en était encore besoin, n’est donc pas à démontrer puisqu’il permet à tout un chacun de s’informer du niveau de radioactivité en Europe. Malheureusement, elles ne sont pas très nombreuses sur le territoire français, en particulier aucune à Saint Mandrier, par rapport aux réseaux de nos amis européens, même ceux dépourvus d’installation nucléaire...

16 juin 2020 – 20h00 : Mise à jour de la surveillance de la radioactivité ambiante

Lors de l’incendie du sous-marin nucléaire d'attaque Perle, le niveau du débit de dose gamma ambiant de la sonde de télémesure de la Seyne sur mer a doublé le 12 juin, passant de 58 nSv/h à 20h00 (UTC +2) à 104 nSv/h atteignant un maximum de 111 nSv/h à minuit pour redescendre à sa valeur habituelle de 61 nSv/h à partir de 4h00 le lendemain matin du 13 juin. Les deux autres stations à proximité de la base n’ont mesuré aucune élévation du niveau de la dose gamma ambiante.

FR 1333 Seyne sur mer Evolution 6   16 juin

Evolution des niveaux horaires du débit de dose gamma ambiant à la station de la Seyne sur mer du 10 mai au 15 juin 2020 (source : https://remap.jrc.ec.europa.eu/Advanced.aspx).

L’examen des valeurs du débit de dose gamma de la station de la Seyne depuis le 10 mai montre que la sonde de mesure enregistre durant les deux dernières semaines des fluctuations répétées durant les soirées et nuit des jours ouvrables, entre 20 h00 et 4h00 du matin.

Les fluctuations du niveau de dose observées à la station de la Seyne, y compris les valeurs maximales (139 nSv/h), n’entraînent pas d’augmentation significative du risque sanitaire. Le niveau résultant de la radioactivité naturelle de la dose horaire moyenne mesuré habituellement par exemple à Brest atteint ainsi 120 nSv/h.

Cependant, le doublement régulier de la dose à cette station interpelle. En premier lieu, parceque les fluctuations observées durant ces deux dernières semaines sont certainement liées à une activité humaine et qu’elles correspondent aux plus fortes valeurs mesurées de la série de valeurs journalières disponibles depuis 2018. L’impact en termes de mesure peut donc être qualifié de significatif.

fig2

Evolution des niveaux moyens journaliers du débit de dose gamma ambiant à la station de la Seyne sur mer du 27 septembre 2018 au 7 juin 2020
(Source : https://www.mesure-radioactivite.fr/#/expert)
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L’édition de Var-Matin du 16 juin indique que d’après l’IRSN les pics observés correspondraient à des tirs de gammagraphie qui seraient effectués par la CNIM dans l’un de ses bâtiments qui se trouve dans la zone portuaire de Brégaillon. La radiographie industrielle gamma est réalisée au moyen d’un appareil fixe, mobile ou portatif (le gammagraphe) contenant une sources scellée de haute activité de rayonnement gamma. Cette technique est utilisée, entre autres, pour vérifier la qualité de soudures.

la zone d’opération d’un gammagraphe fait l’objet d’un balisage avec une signalisation. Suivant les niveaux de débits de dose attendus, différentes sous-zones sont définies (zone surveillée, contrôlée, interdite d’accès à toute personne non autorisée).

CNIM Ifremer IRSN Distance entre l source et la sonde Seyne sur mer

La sonde de télémesure de l’IRSN est située à environ 400 m du bâtiment de la CNIM situé sur le site de Bregaillon. En se rapprochant de la source, le débit de dose augmente et sera donc plus élevé à proximité de la source.

Les niveaux de dose ambiant peuvent faire l’objet d’une première approximation en fonction de la distance de la source de gammamétrie par une loi mathématique très simple car le débit de dose d'une source radioactive ponctuelle est inversement proportionnel au carré de la distance.

Ainsi sur la base des résultats de mesure de la sonde IRSN positionné à 400m environ de la source, le débit de dose peut être estimé à différentes distances avec cette loi. Pour le vérifier, prenons le résultat de mesure de 300 nSv/h donné par un ictomètre portable dans la nuit du 12 au 13 juin entre minuit et 1 heure du matin sur la route à environ 150m du bâtiment CNIM. La mesure de la sonde fluctue en 111 et 109 nSv/h entre minuit et 1 heure du matin. Partant de ces valeurs on obtient des valeurs théoriques comprises entre 348 [(111*400²)/150²] et 355 nSv/h  [(109*400²)/150²], du même ordre de grandeur que celle mesurée par l’ictomètre.

Ainsi, par exemple si la dose à la station de mesure ajoutée à la dose naturelle est due à une source ponctuelle située à 300 m (avec un parcours dans l’air sans écran dû à un ou des bâtiments), alors elle atteindra pour les « tirs » effectués pendant les deux dernières semaines de l’ordre de 0,001 mSv à comparer à une exposition moyenne d’une personne résidant en France de 4,5 mSv/an (Source IRSN https://www.irsn.fr/FR/connaissances/Sante/exposition-population/exposition-population-france-metropole/Pages/0-Exposition-population-France-Sommaire.aspx#.Xue7E5k69aM). Si vous souhaitez calculer votre dose annuelle n’hésitez pas à consulter le site : https://expop.irsn.fr/

Par contre, en se rapprochant de la source, la dose ajoutée par ces « tirs » augmente, ainsi à 100m elle sera en première approximation de l’ordre de 0,015 mSv et de 1,4 mSv à 10m. D’où l’intérêt de connaitre les caractéristiques de la source à l'origine du doublement de débit de dose observée à la station de la Seyne, du moins l’intérêt de l’APE...

  1. Surveillance de la radioactivité ambiante sur Toulon
  2. 13 juin 2020 – 14h00 : Incendie SNA Perle, Mise à jour de la surveillance de la radioactivité ambiante
  3. 13 juin 2020 – 8h00 : Incendie SNA Perle, Mise à jour de la surveillance de la radioactivité ambiante
  4. 12 juin 2020 – 22h00 : Incendie SNA Perle, Mise à jour de la surveillance de la radioactivité ambiante
  5. 12 juin 2020: Incendie sur le sous-marin Perle
  6. 18 avril 2020 : Incendie de Tchernobyl - la dispersion du panache a touché le littoral varois le 7 avril
  7. 27 janvier 2020 : le scénario fictif de l’exercice nucléaire du 13 décembre 2019 à l’épreuve des faits : une toute autre réalité !
  8. 6 décembre 2019 : Le porte-avions Charles de Gaulle mouillé en grande rade de Toulon
  9. Incendie de Notre-Dame : Pollution au plomb jusqu'à 50 km de Paris. Similitude avec les rejets radioactifs en cas d'accident sur un bâtiment nucléaire à Toulon

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Journal Officiel du 15 juin 1983 - Agrément préfectoral du 28 juin 1989
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