Hier le gisement gazier de South Pars en Iran puis aujourd’hui le plus important site de gaz naturel liquéfié du monde, au Qatar, deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) derrière les Etats-Unis, auraient subi des "dommages" (AFP). Si ces capacités de production ont bien été détruites, il faut donc s’attendre a des baisses des exportations en GNL et une augmentation des couts des matières fossiles avec un impact sur notre mode de vie de la guerre en cours au Moyen-Orient.
Rien de comparable avec les souffrances infligées aux populations du moyen orient évidemment mais on peut imaginer que les classes la plus défavorisées de notre société seront également touchées.
Sur son site Facebook, M. Vincent élabore difficilement des "vérités alternatives" à la Trump : l’APE rétablit les faits point par point.
1. « L’APE veut arrêter les joutes dans le port »
Faux.
L’APE, et son président, n’ont jamais demandé l’arrêt des compétitions de joutes.
Notre demande est simple et de bon sens : que des contrôles microbiologiques réguliers soient réalisés dans les eaux du port, afin de vérifier qu’il n’y a pas de risque sanitaire pour les jouteurs, petits et grands, lors des entraînements et des compétitions.
C’est exactement ce qui a été fait pour les épreuves nautiques sur la Seine lors des Jeux olympiques : on ne supprime pas la compétition, on contrôle l’eau.
2. « Le maire interviewé par FR3, l’APE aussi… mais sur un autre dossier »

Heureusement.
Le président de l’APE a aussi été interviewé par France-TV, mais à partir du rapport que nous avons transmis sur la contamination des eaux du port mise en évidence l’été dernier, après un épisode de fortes pluies et juste avant la Coupe de France des joutes provençales.
C’est une démarche journalistique normale et saine : entendre toutes les parties concernées pour que le public puisse se faire un avis éclairé, en toute transparence.
3. « L’APE demande des interdictions aux autorités »

Faux.
Nous avons transmis un rapport circonstancié au préfet, au directeur de l’ARS, au délégataire du port et au président des Francs‑jouteurs, mais en aucun cas nous ne demandons l’interdiction des joutes.
La conclusion de nos courriers est très claire :
- l’interdiction de baignade dans les ports est une mesure de précaution sanitaire essentielle en l’absence de contrôles adaptés ;
- si des dérogations sont envisagées (comme les joutes), des mesures de prévention renforcées doivent être mises en œuvre (décrites précisément dans notre rapport).
Notre position : sécuriser la pratique, pas la supprimer.
4. « L’APE se base sur des plages éloignées »
Non, nos références sont précises.
Notre rapport mentionne les plages les plus proches du port et directement connectées aux rejets pluviaux : Canon, Touring, La Vieille.
Ce sont ces plages qui reçoivent les eaux de ruissellement du village via des émissaires ; les panneaux d’information y indiquent d’ailleurs clairement les sources potentielles de pollution microbiologique :
- le port de Saint‑Mandrier comme source majeure,
- les collecteurs pluviaux,
- la pompe de relevage du quai Séverine.
5. « Les eaux de baignade des plages proches du port sont excellentes, donc le port aussi »
C’est une déduction plus qu’osée, fausse en réalité.
Les données de l’ARS montrent que, cet été‑là, les eaux de baignade des plages proches du port n’étaient pas toujours excellentes :
- 130 entérocoques / 100 mL au Touring (20 août 2025),
- 230 entérocoques / 100 mL à La Vieille (28 août 2025).
Ces valeurs sont très proches mais inférieures à celle mesurée dans le port atteignant 480 entérocoques / 100 mL (eaux de baignade de mauvaise qualité >370) le 29 aout 2025 et montrent des contaminations significatives par temps de pluie.
Prétendre ignorer ces sources connues de contamination, ou les minimiser, ce n’est pas sérieux.
6. « Les résultats de l’APE ne seraient pas fiables »
Ils le sont, et nous savons ce que nous faisons.
Le président de l’APE a prélevé l’eau du port le 29 août 2025 à 7h45, précisément dans la zone des joutes, à la veille de la Coupe de France. L’échantillon a été confié au Laboratoire départemental d’analyses et d’ingénierie du Var (LDAI), dans le cadre d’une procédure standard (prélèvement, chaîne du froid, délais d’analyse) pour mesurer E. coli et entérocoques intestinaux.
Le président de l’APE a soutenu une thèse sur la persistance des germes pathogènes rejetés en mer par l’émissaire de Marseille-Cortiou (Thèse Université de Marseille, 1980) et a travaillé en laboratoire de microbiologie pendant des années (hôpital Pasteur à Nice). Il maîtrise la problématique de la qualité des eaux et des prélèvements.
Nous serions heureux de connaître les qualifications scientifiques équivalentes de M. Vincent lorsqu’il conteste ces résultats.
7. « L’APE est toujours contre quelque chose (mytiliculture, etc.) »
Vieille rengaine.
La stratégie de M. Vincent est connue : quand nous demandons plus de contrôles (rade, mytiliculture), il affirme que nous sommes “contre les mytiliculteurs”, puis conteste les mesures de l’Ifremer lorsque les valeurs s’envolent.
Et quand une contamination au norovirus frappe les productions mytilicoles, contamination que nous redoutions et annoncions depuis des années, silence radio.
Contester systématiquement les chiffres qui dérangent, s’attaquer aux personnes plutôt que traiter les causes, à force c’est comme écouter un vieux disque rayé.
8. « La commune aussi a fait analyser l’eau du port, et ce n’est pas mauvais »

Comparons ce qui est comparable.
Les résultats mis en avant par M. Vincent concernent un prélèvement unique réalisé le 30 juillet 2025 par Veolia, à la demande de la commune, après un incident sur la station de relevage des eaux usées du quai Séverine le 27 juillet.
Notre prélèvement, lui, date du 29 août 2025, soit un mois plus tard, dans des conditions météorologiques différentes et juste avant la compétition.
Un prélèvement antérieur à un épisode de pollution ne peut pas “prouver” l’innocuité du port dans un autre contexte. Là encore, ce n’est pas sérieux.
9. « Si on a de mauvais résultats, nous, on prend des arrêtés, pas des photos »
Nous aussi, nous faisons plus que des photos.
M. Vincent semble nous reprocher tour à tour de ne faire que « prendre des photos » mais aussi de « faire des analyses » qui finalement le dérange. Et que fait-il lui ? Toujours urgent d’attendre ?
Notre position est simple :
- documenter par des images pour rendre visible ce qui est caché ;
- analyser avec des protocoles rigoureux ;
- et, si les résultats sont mauvais, demander que des arrêtés d’interdiction temporaires soient pris et que des mesures de réduction de la pollution soient engagées.
C’est d’ailleurs ce qui s’est fait pour la Seine aux JO : contrôles, transparence, décisions claires. Pourquoi serait-ce impossible à Saint‑Mandrier ?
10. « L’APE ne connaît même pas la couleur des maillots des Francs‑jouteurs »
Mauvaise foi.
La photo utilisée en couverture de notre rapport montre un jouteur de Martigues, et c’est volontaire.
Nous ne souhaitions pas stigmatiser les Francs‑jouteurs mandréens, ni donner l’impression que notre démarche vise “nos” jouteurs, ce que M. Vincent nous aurait reproché. Elle concerne toutes les équipes accueillies, d’où qu’elles viennent.
Une commune qui organise ou accueille des compétitions doit pouvoir garantir à tous les sportifs, locaux ou invités qu’elle accueille, que leur santé est protégée.
11. « L’APE est politisée parce que le fils du président est tête de liste »
Amalgame.
Oui, le fils du président de l’APE est tête de liste de La Vague Mandréenne et son mandataire est l’ancien secrétaire de l’APE.
Et alors ? Cela n’enlève rien à la légitimité de l’association à alerter sur des risques sanitaires avérés, ni au sérieux des analyses produites. Y aurait-il une loi l’interdisant, à moins que M. Vincent se trompe de pays ?
À ce jeu‑là, faudrait‑il aussi disqualifier toutes les associations dont les dirigeants figurent sur la liste de M. Vincent et que la commune subventionne ? A-t-il oublié que son fils est dans sa liste et dans son parti politique ?
L’engagement bénévole pour la santé et l’environnement n’est pas moins respectable que l’engagement électoral.
12. « L’APE s’acharne sur les joutes »
Non, nous protégeons les jouteurs.
L’APE a un profond respect pour la tradition des joutes et pour le travail des Francs‑jouteurs.
Notre seule exigence est que ces pratiques se déroulent dans des conditions sanitaires sûres.
Plutôt que de caricaturer notre démarche, M. Vincent pourrait choisir la voie la plus simple : mettre en place, avec les autorités compétentes, un protocole de contrôle régulier de la qualité de l’eau du port et des mesures de prévention adaptées.
Ce serait la meilleure façon d’honorer la mémoire des jouteurs d’hier et de protéger ceux d’aujourd’hui.
Chères amies, chers amis,
Ce dimanche, vous ne votez pas seulement pour une équipe municipale. Vous votez pour l’avenir de notre commune.
VOTRE VOTE EST DÉTERMINANT.
En 6 ans, un mandat municipal peut tout changer. Tout améliorer ou tout aggraver.
- En France, le littoral recule 3 à 4 fois plus vite qu’il y a 20 ans. Des maisons, des routes, des souvenirs sont déjà engloutis. Sur la commune nous voyons les premiers effets de l’évolution du climat avec les sécheresses, les inondations récurrentes, etc.
- Le vote de notre commune se fera qu’à un seul tour : alors votre voix compte plus que jamais ce dimanche 15 mars.
- Les mairies ont le pouvoir : elles décident qui construit où, comment on protège (ou pas) les écosystèmes et si les risques s’anticipent ou se subissent.
La bonne nouvelle ? Des solutions existent.
L’APE a identifié des questions concernant des actions concrètes pour notre commune que vous pouvez poser aux candidats de notre commune si vous ne trouvez pas de réponse dans leurs programmes.
VOTRE MISSION POUR CE DIMANCHE ?
- Consultez les bilans et les programmes des deux listes : qui s’engage pour l’environnement ? Qui ignore le sujet ?
- Votez pour celles et ceux qui agissent concrètement, et si vous avez un doute, interrogez-les.
- Empêché·e pour voter ce dimanche ? Faites une procuration en 5 minutes top chrono.
LE MILITANTISME, C'EST AUSSI VOTER.
Depuis près de 45 ans, l’APE, association indépendante de tout parti politique, porte haut et fort la voix de l’environnement de la presqu’ile.
Nous alertons, nous sensibilisons, nous agissons sur le terrain, mais nous ne sommes pas décideurs c’est vous qui élisez ceux qui décident. Alors sans vous, rien ne changera.
Ce dimanche, soyez ce grain de sable qui fait basculer la balance du bon côté.
Le futur de nos côtes se joue aussi dans l’urne.
On compte sur vous ?
Ce jeudi 5 mars, la tempête Regina a balayé le sud de la France et placé une nouvelle fois le littoral méditerranéen en première ligne.
Moins violente que la tempête Nils, mais suffisamment active pour secouer la grande rade, Regina a brossé la digue, levé une mer courte et nerveuse, et rappelé combien notre façade maritime reste vulnérable aux coups de vent hivernaux.
Ce qui devait arriver arriva. Le 28 février 2026, la Préfecture du var diffusait une alerte concernant l'explosion de la population de chenilles processionnaires du pin. Pour les Mandréens, cette année encore le constat est sans appel : les jardins, les parcs et les abords des écoles les massifs boisés sont massivement envahis.
Pour l’APE, ce n’est malheureusement pas une surprise, mais la confirmation d’une crise que nous annonçons et documentons depuis des années.
De "l'écolo-bobo" à la réalité sanitaire
Souvenez-vous, en 2024, l'APE publiait une série d'articles préconisant le piégeage mécanique massif (éco-pièges ceinturant les troncs). La réponse du maire sur Facebook avait été comme à son habitude irrespectueuse, nous qualifiant d'« écolo-bobos » il préconisait les traitements microbiologiques de bactéries Bacillus thuringiensis (en abrégé Bt), qui n’ont pas empêcher l’explosion de chenilles de cette année.
C’est un rendez-vous que la nature nous donne chaque année, et 2026 ne fait pas exception. Depuis hier, les rivages de notre presqu’île se parent d’une ligne de teinte violette : les vélelles (Velella velella) sont arrivées en nombre.
Un voilier miniature poussé par le vent
Ne vous y trompez pas : malgré les apparences, la vélelle n'est pas une méduse au sens strict, même si elle appartient à la famille des cnidaires. C'est un organisme colonial.
Groupes de Vélelles échoués sur la plage de la Coudoulière entre les galets et parfois en mélange avec des feuilles mortes de Posidonie (Photographie du 1er mars 2026 à 16h00) comme en 2018, 2024 et 2025 à la même époque.
Chaque individu possède une petite membrane rigide et transparente en forme de triangle dressé sur un disque cartilagineux : une véritable voile naturelle. Vivant à la surface de l’eau, ces "petits voiliers" ne choisissent pas leur destination. Ce sont les vents du large, et particulièrement le vent d’Est ces derniers jours, qui les poussent inévitablement vers nos plages.
Faut-il s’en inquiéter ?
Absolument pas ! Contrairement à leurs cousines les méduses (comme la Pelagia noctiluca qui pique les baigneurs imprudents), les vélelles sont inoffensives pour l’humain. Leurs cellules urticantes sont trop faibles pour traverser notre peau.
Cependant, comme pour tout organisme marin échoué, nous vous recommandons :
- De ne pas vous toucher les yeux ou la bouche après une manipulation (par simple précaution d'hygiène).
- De respecter ce cycle naturel : ces échouages massifs, bien qu'impressionnants et parfois odorants en séchant, font partie intégrante de l'écosystème marin et nourrissent de nombreux micro-organismes.
Une sentinelle de la biodiversité
Observer ces milliers de taches bleues et violettes à la limite des vagues sur le rivage est une chance de contempler la vie du grand large de près. C’est un rappel de la connexion intime entre notre littoral et la haute mer.
Le saviez-vous ? La couleur bleu intense de la vélelle lui sert de protection contre les rayons UV du soleil et de camouflage face aux prédateurs aériens.
Ce matin à Mar Vivo, l’ambiance n’était pas seulement aux cœurs et aux fleurs.
Dès l’aube et sous la pluie, un goéland matinal jouait les sentinelles, observant d’un œil expert les vagues générées par une puissante houle de Sud / Sud-Ouest levée durant la nuit.
Pour les passionnés de glisse, les conditions avaient tout d’une invitation : de belles vagues, de l’énergie, un décor tumultueux. Mais à l’approche du rivage, la poésie marine laissait place à une réalité plus rugueuse. Les vagues sont venues frapper et lécher avec insistance les murs de soutènement jusqu’à la plage des Sablettes, rappelant la force intacte des éléments.
Et notre cher petit bistroquet « L’Effet Mer » ouvert à la belle saison a dû encaisser quelques assauts particulièrement enthousiastes… Espérons que son « écoutille » a tenu bon ! Son nom résonne d’ailleurs comme une métaphore : en bord de mer, rien n’est jamais totalement immuable. À l’échelle des temps, l’occupation du littoral demeure, elle aussi, profondément éphémère.
Entre beauté, puissance et rappel des équilibres naturels, cette Saint-Valentin agitée nous offre une leçon simple : admirer la mer, oui — mais ne jamais sous-estimer sa mémoire et sa force.
Joyeuse Saint-Valentin à tous les amoureux… des vagues, de la mer, ou simplement de la vie
Les images capturées aujourd'hui sont impressionnantes : des déferlantes massives viennent frapper la grande digue de la rade, nos plages et enrochements et redessiner le littoral. Mais d’où vient cette fureur et quel est ce phénomène qui nous secoue ?
Sous l’effet du Mistral, les eaux de la petite rade débordent dans la grande rade, avec à la clef leur remplacement par des eaux plus propres du large !
Pourquoi « Nils » ?
La tempête que nous traversons actuellement est la 14ème de la saison 2025-2026. Elle a été baptisée Nils par le groupe de coordination européen Eumetnet (regroupant Météo-France et ses partenaires espagnols et portugais). Donner un nom à un tel événement n'est pas qu'une tradition : cela permet de mieux communiquer sur les risques et de sensibiliser la population à la dangerosité des vents violents et de la subversion marine. Nils restera dans nos mémoires par la puissance de ses rafales et la hauteur de sa houle.
Nils est née d’une profonde dépression atlantique, alimentée par un contraste marqué entre l’air doux venu du sud et une masse d’air polaire descendue vers l’Europe. Les vents violents, parfois dépassant les 100 km/h, soulèvent des vagues impressionnantes, venues s’écraser sur la grande digue de Toulon et les rivages de notre littoral.
Des vagues en furie, un spectacle à la fois fascinant et inquiétant Les photos des vagues déferlant sur la côte de la presqu’île illustrent la puissance de Nils : des murs d’eau blanche, des embruns projetés à plusieurs mètres de hauteur, et des rochers submergés par la houle. Ces images rappellent la fragilité des littoraux face aux colères de la mer, mais aussi la beauté sauvage de ces instants où la nature reprend ses droits.
Les plages de Cavalas, de la Coudoulière, Sainte-Asile et des Sablettes offraient un spectacle qui a attiré de nombreux promeneurs.
Si le spectacle est fascinant, il nous rappelle la vulnérabilité de notre littoral. Le passage de Nils souligne l'importance de préserver nos barrières naturelles et de limiter l’artificialisation des sols en bord de mer. Chaque vague qui frappe la roche, submerge les plages artificielles de sable nous rappelle que la nature reste la seule maîtresse de la presqu'île et qu’il faudra s’adapter…
Note de sécurité : On rappelle à tous de rester à distance de sécurité du rivage. Une "vague scélérate" peut survenir à tout moment, même après le pic de la tempête.
La loi Duplomb est une réforme agricole française portée par les sénateurs Laurent Duplomb (Les Républicains) et Franck Menonville (UDI), présentée comme une réponse à la crise agricole de l’hiver 2024. Son objectif déclaré est de « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur » en simplifiant certaines règles et en adaptant des normes jugées trop contraignantes pour les agriculteurs. Certes.
La loi contient donc plusieurs dispositions annoncées comme destinées à alléger les contraintes réglementaires pesant sur l’agriculture. Parmi elles, la plus controversée est la réintroduction, à titre dérogatoire et sous conditions, de pesticides de la famille des néonicotinoïdes, notamment l’acétamipride, qui avait été interdit en France en raison de ses effets toxiques sur la santé et la biodiversité.
Ou en est-on ? Petite revue chronologique pour vous aider à y voir plus clair
- La proposition de loi dite « loi Duplomb 1 » (n° 108 rectifié (2024-2025)) a été déposée au Sénat le 1er novembre 2024 par Laurent Duplomb (LR) et Franck Menonville (UDI) et plusieurs de leurs collègues. Elle été adoptée en première lecture au Sénat le 27 janvier 2025.,
- Après plusieurs rebondissements législatifs, le texte a été validé par le Sénat en première lecture le 2 juillet 2025, avec 232 voix pour et 102 contre, marquant un soutien significatif de la chambre haute.
- Un compromis a été trouvé en commission mixte paritaire (CMP) fin juin 2025 entre députés et sénateurs sur la version finale du texte.
- Cette version a ensuite été adoptée définitivement par le Parlement. Lors du vote final à l’Assemblée nationale le 8 juillet 2025, elle a été approuvée par 316 voix contre 223 et promulguée le 11 août 2025 sous le n° 2025-794.
- Après l’adoption du texte, le Conseil constitutionnel en date du 7 août 2025 a partiellement censuré l’article 2 de la loi, celui qui aurait réautorisé l’usage de ces substances interdites, au motif qu’il ne garantissait pas suffisamment le droit à vivre dans un environnement sain, principe fondamental protégé par la Charte de l’environnement.
- En réponse à cette censure, fin janvier de cette année, le même Laurent Duplomb a déposé une nouvelle proposition de loi (Duplomb 2) visant à réautoriser deux insecticides, l’acétamipride et le flupyradifurone. Ce nouveau texte, dans la continuité de la loi Duplomb 1, cherche à tenir compte des remarques du Conseil tout en réintroduisant ces substances au bénéfice de certaines filières agricoles.
- Le 29 janvier 2026, le Sénat s’est prononcé sur cette nouvelle proposition de loi par scrutin public n°178 en séance du et l’a approuvée.
- Hier, 11 février 2026, le débat parlementaire sur la loi Duplomb 1 à l’Assemblée nationale, organisé après la pétition record de plus de deux millions de signatures, est resté sans vote. Des discussions sans intérêt puisque comme l’a rappelé la présidente Yaël Braun-Pivet en ouverture que ce débat ne pouvait « en aucun cas revenir sur la loi votée ».
- Aujourd’hui, un nouveau débat a lieu au parlement pour protéger les aires de captage d'eau des pesticides…
Position du Conseil national de l’ordre des médecins
Le Conseil a pris une position publique et inhabituelle contre la loi Duplomb 1, affirmant que « le doute n’est pas raisonnable lorsqu’il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs ». Dans un communiqué publié fin juillet 2025, l’Ordre des médecins souligne que les alertes scientifiques sur les risques pour la santé (troubles neuro-développementaux, cancers pédiatriques, maladies chroniques) ne peuvent être ignorées.
Il déplore l’écart entre les connaissances scientifiques disponibles et les décisions réglementaires, et appelle à l’application effective du principe de précaution.
Le Conseil affirme que, sur le plan médical, le doute n’est pas raisonnable lorsqu’il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs.
Mobilisation citoyenne
La loi Duplomb a suscité une forte mobilisation citoyenne, notamment à travers une pétition en ligne demandant son abrogation. Cette première pétition toujours disponible sur le site de l’Assemblée nationale a recueilli plus de 2 millions de signatures, bien au-delà du seuil de 500 000 requis pour que le Parlement organise un débat en séance publique.
Nouvelle pétition déposée le 2 février 2026 sur le site de l’Assemblée nationale : Intitulée « Non, c’est non, Monsieur Duplomb ! », elle s’oppose à la nouvelle proposition de loi et, à ce jour, a déjà dépassé les 175 000 signatures. Les signataires demandent aux députés de rejeter fermement le texte, pour la santé, les abeilles et le droit à un environnement sain.
Alors si vous aussi vous ne consentez pas à ce que notre santé soit mise en balance avec des intérêts productivistes à court terme, si vous ne consentez pas à l'empoisonnement silencieux de nos sols et de notre eau, si vous considérez que réintroduire une substance bannie, c’est forcer les Français à accepter un risque environnemental et sanitaire qu’ils ont déjà explicitement rejeté massivement, que vous considérez que quand vous dites "non" aux pesticides, "non" signifie "non", signez la pétition :
Chaque année, sa floraison est bien plus qu'un simple signe du printemps : c'est le symbole vivant de notre détermination.
La floraison de l’amandier de Fliche n’est pas seulement un spectacle : elle est une promesse, la trace vivante d’un engagement constant pour le respect du vivant et la préservation de notre cadre de vie.
Cet amandier, que vous voyez aujourd'hui paré de ses plus beaux pétales, revient de loin. Il trône fièrement sur ce terrain de la propriété Fliche que l'urbanisation aurait dû engloutir sans l'action acharnée de votre association.
Un rappel nécessaire : Le maire actuel avait délivré des permis de construire qui auraient condamné ce site et ses arbres. Grâce aux recours juridiques portés par l’APE, ces permis ont été annulés par les tribunaux.
Le voir fleurir aujourd'hui est notre plus belle récompense. C'est la preuve que se battre pour préserver l'identité de Saint-Mandrier et son patrimoine naturel porte ses fruits (et ses fleurs !).
Merci à tous nos membres et soutiens de rendre ces victoires possibles.
Alors, si vous partagez nos valeurs et notre volonté de protéger durablement la presqu’île jusque devant les tribunaux,
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