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Balade à Saint-Mandrier : Faune et flore d’ici… et d’ailleurs le 21 juillet à 17 h

Le CIETM (Collectif d'Initiatives pour l'Environnement entre Terre et Mer) organise une 

Balade nature à Saint-Mandrier – Durée : 2H - 21 juillet @ 17:00 - 19:00

Partez pour une balade sur la presqu’île de Saint-Mandrier, autour de la plage Saint-Asile, pour découvrir la biodiversité locale et les enjeux liés aux espèces exotiques envahissantes.

Balade gratuite, places limitées : Inscription en ligne 

juin 2026: Couleurs du lever du jour

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24 juin 2026: Métamorphose d'une cigale

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Merci à Sandrine pour ces magnifiques photos.

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5 mars 2026 : Tempête Regina, le sud en première ligne ce 5 mars 2026

Ce jeudi 5 mars, la tempête Regina a balayé le sud de la France et placé une nouvelle fois le littoral méditerranéen en première ligne.

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Moins violente que la tempête Nils, mais suffisamment active pour secouer la grande rade, Regina a brossé la digue, levé une mer courte et nerveuse, et rappelé combien notre façade maritime reste vulnérable aux coups de vent hivernaux.

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3 mars 2026 : Chenilles processionnaires. Pourquoi les « écolo-bobos » de l’APE avaient raison ou 30 ans d'inaction, de pulvérisations inefficaces et des promesses de campagne

Ce qui devait arriver arriva. Le 28 février 2026, la  Préfecture du var diffusait une alerte concernant l'explosion de la population de chenilles processionnaires du pin. Pour les Mandréens, cette année encore le constat est sans appel : les jardins, les parcs et les abords des écoles les massifs boisés sont massivement envahis.

Pour l’APE, ce n’est malheureusement pas une surprise, mais la confirmation d’une crise que nous annonçons et documentons depuis des années.

De "l'écolo-bobo" à la réalité sanitaire

Souvenez-vous, en 2024, l'APE publiait une série d'articles préconisant le piégeage mécanique massif (éco-pièges ceinturant les troncs). La réponse du maire sur Facebook avait été comme à son habitude irrespectueuse, nous qualifiant d'« écolo-bobos » il préconisait les traitements microbiologiques de bactéries Bacillus thuringiensis (en abrégé Bt), qui n’ont pas empêcher l’explosion de chenilles de cette année.

  • Chenilles processionnaires
  • Piégeage mécanique
  • Bt var. kurstaki

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1 mars 2026 : Marée violette sur nos côtes, les Vélelles sont de retour !

C’est un rendez-vous que la nature nous donne chaque année, et 2026 ne fait pas exception. Depuis hier, les rivages de notre presqu’île se parent d’une ligne de teinte violette : les vélelles (Velella velella) sont arrivées en nombre.

Un voilier miniature poussé par le vent

Ne vous y trompez pas : malgré les apparences, la vélelle n'est pas une méduse au sens strict, même si elle appartient à la famille des cnidaires. C'est un organisme colonial.

z01 Velelle Coudou 02604847 z02 Velelle 02604859 z03 Velle Zoom 02604848

z04 Velelle Posidonie 02604855 z05 Velelle 02604856

Groupes de Vélelles échoués sur la plage de la Coudoulière entre les galets et parfois en mélange avec des feuilles mortes de Posidonie (Photographie du 1er mars 2026 à 16h00) comme en 2018,  2024 et 2025 à la même époque.

Chaque individu possède une petite membrane rigide et transparente en forme de triangle dressé sur un disque cartilagineux : une véritable voile naturelle. Vivant à la surface de l’eau, ces "petits voiliers" ne choisissent pas leur destination. Ce sont les vents du large, et particulièrement le vent d’Est ces derniers jours, qui les poussent inévitablement vers nos plages.

Faut-il s’en inquiéter ?

Absolument pas ! Contrairement à leurs cousines les méduses (comme la Pelagia noctiluca qui pique les baigneurs imprudents), les vélelles sont inoffensives pour l’humain. Leurs cellules urticantes sont trop faibles pour traverser notre peau.

Cependant, comme pour tout organisme marin échoué, nous vous recommandons :

  • De ne pas vous toucher les yeux ou la bouche après une manipulation (par simple précaution d'hygiène).
  • De respecter ce cycle naturel : ces échouages massifs, bien qu'impressionnants et parfois odorants en séchant, font partie intégrante de l'écosystème marin et nourrissent de nombreux micro-organismes.
Une sentinelle de la biodiversité

Observer ces milliers de taches bleues et violettes à la limite des vagues sur le rivage est une chance de contempler la vie du grand large de près. C’est un rappel de la connexion intime entre notre littoral et la haute mer.

Le saviez-vous ? La couleur bleu intense de la vélelle lui sert de protection contre les rayons UV du soleil et de camouflage face aux prédateurs aériens.

Envie d’en savoir plus sur leur anatomie fascinante ? ici.

14 février 2026 : Saint-Valentin, le grand frisson pour les amoureux des vagues !

Ce matin à Mar Vivo, l’ambiance n’était pas seulement aux cœurs et aux fleurs.

z01 Goéland curieux 20202964

Dès l’aube et sous la pluie, un goéland matinal jouait les sentinelles, observant d’un œil expert les vagues générées par une puissante houle de Sud / Sud-Ouest levée durant la nuit.

Pour les passionnés de glisse, les conditions avaient tout d’une invitation : de belles vagues, de l’énergie, un décor tumultueux. Mais à l’approche du rivage, la poésie marine laissait place à une réalité plus rugueuse. Les vagues sont venues frapper et lécher avec insistance les murs de soutènement jusqu’à la plage des Sablettes, rappelant la force intacte des éléments.

z02 Mar vivo sablettes 20202865 z03 Effet mer 20203640 z04 Effet mer 20202979

Et notre cher petit bistroquet « L’Effet Mer » ouvert à la belle saison a dû encaisser quelques assauts particulièrement enthousiastes… Espérons que son « écoutille » a tenu bon ! Son nom résonne d’ailleurs comme une métaphore : en bord de mer, rien n’est jamais totalement immuable. À l’échelle des temps, l’occupation du littoral demeure, elle aussi, profondément éphémère.

Entre beauté, puissance et rappel des équilibres naturels, cette Saint-Valentin agitée nous offre une leçon simple : admirer la mer, oui — mais ne jamais sous-estimer sa mémoire et sa force.

Joyeuse Saint-Valentin à tous les amoureux… des vagues, de la mer, ou simplement de la vie

  • Mar Vivo
  • Sablettes
  • La Seyne sur mer
  • Houle
  • Tempête
  • Vagues
  • Méditerranée
  • Mer agitée
  • Littoral

12 février 2026 : Tempête Nils. Quand la Méditerranée montre ses muscles

Les images capturées aujourd'hui sont impressionnantes : des déferlantes massives viennent frapper la grande digue de la rade, nos plages et enrochements et redessiner le littoral. Mais d’où vient cette fureur et quel est ce phénomène qui nous secoue ?

z01 La digue 20200925

 

Sous l’effet du Mistral, les eaux de la petite rade débordent dans la grande rade, avec à la clef leur remplacement par des eaux plus propres du large !

Pourquoi « Nils » ?

La tempête que nous traversons actuellement est la 14ème de la saison 2025-2026. Elle a été baptisée Nils par le groupe de coordination européen Eumetnet (regroupant Météo-France et ses partenaires espagnols et portugais). Donner un nom à un tel événement n'est pas qu'une tradition : cela permet de mieux communiquer sur les risques et de sensibiliser la population à la dangerosité des vents violents et de la subversion marine. Nils restera dans nos mémoires par la puissance de ses rafales et la hauteur de sa houle.

Nils est née d’une profonde dépression atlantique, alimentée par un contraste marqué entre l’air doux venu du sud et une masse d’air polaire descendue vers l’Europe. Les vents violents, parfois dépassant les 100 km/h, soulèvent des vagues impressionnantes, venues s’écraser sur la grande digue de Toulon et les rivages de notre littoral.

Des vagues en furie, un spectacle à la fois fascinant et inquiétant Les photos des vagues déferlant sur la côte de la presqu’île illustrent la puissance de Nils : des murs d’eau blanche, des embruns projetés à plusieurs mètres de hauteur, et des rochers submergés par la houle. Ces images rappellent la fragilité des littoraux face aux colères de la mer, mais aussi la beauté sauvage de ces instants où la nature reprend ses droits.

zCavalas 20202765 zCavalas 20202780 zCavalas vague 20202787

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Les plages de Cavalas, de la Coudoulière, Sainte-Asile et des Sablettes offraient un spectacle qui a attiré de nombreux promeneurs.

Si le spectacle est fascinant, il nous rappelle la vulnérabilité de notre littoral. Le passage de Nils souligne l'importance de préserver nos barrières naturelles et de limiter l’artificialisation des sols en bord de mer. Chaque vague qui frappe la roche, submerge les plages artificielles de sable nous rappelle que la nature reste la seule maîtresse de la presqu'île et qu’il faudra s’adapter…

Note de sécurité : On rappelle à tous de rester à distance de sécurité du rivage. Une "vague scélérate" peut survenir à tout moment, même après le pic de la tempête.

12 février 2026 : Loi Duplomb, le Retour !

La loi Duplomb est une réforme agricole française portée par les sénateurs Laurent Duplomb (Les Républicains) et Franck Menonville (UDI), présentée comme une réponse à la crise agricole de l’hiver 2024. Son objectif déclaré est de « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur » en simplifiant certaines règles et en adaptant des normes jugées trop contraignantes pour les agriculteurs. Certes.

La loi contient donc plusieurs dispositions annoncées comme destinées à alléger les contraintes réglementaires pesant sur l’agriculture. Parmi elles, la plus controversée est la réintroduction, à titre dérogatoire et sous conditions, de pesticides de la famille des néonicotinoïdes, notamment l’acétamipride, qui avait été interdit en France en raison de ses effets toxiques sur la santé et la biodiversité.

Ou en est-on ? Petite revue chronologique pour vous aider à y voir plus clair

  • La proposition de loi dite « loi Duplomb 1 » (n° 108 rectifié (2024-2025)) a été déposée au Sénat le 1er novembre 2024 par Laurent Duplomb (LR) et Franck Menonville (UDI) et plusieurs de leurs collègues. Elle été adoptée en première lecture au Sénat le 27 janvier 2025.,
  • Après plusieurs rebondissements législatifs, le texte a été validé par le Sénat en première lecture le 2 juillet 2025, avec 232 voix pour et 102 contre, marquant un soutien significatif de la chambre haute.
  • Un compromis a été trouvé en commission mixte paritaire (CMP) fin juin 2025 entre députés et sénateurs sur la version finale du texte.
  • Cette version a ensuite été adoptée définitivement par le Parlement. Lors du vote final à l’Assemblée nationale le 8 juillet 2025, elle a été approuvée par 316 voix contre 223 et promulguée le 11 août 2025 sous le n° 2025-794.
  • Après l’adoption du texte, le Conseil constitutionnel en date du 7 août 2025 a partiellement censuré l’article 2 de la loi, celui qui aurait réautorisé l’usage de ces substances interdites, au motif qu’il ne garantissait pas suffisamment le droit à vivre dans un environnement sain, principe fondamental protégé par la Charte de l’environnement.
  • En réponse à cette censure, fin janvier de cette année, le même Laurent Duplomb a déposé une nouvelle proposition de loi (Duplomb 2) visant à réautoriser deux insecticides, l’acétamipride et le flupyradifurone. Ce nouveau texte, dans la continuité de la loi Duplomb 1, cherche à tenir compte des remarques du Conseil tout en réintroduisant ces substances au bénéfice de certaines filières agricoles.
  • Le 29 janvier 2026, le Sénat s’est prononcé sur cette nouvelle proposition de loi par scrutin public n°178 en séance du et l’a approuvée.
  • Hier, 11 février 2026, le débat parlementaire sur la loi Duplomb 1 à l’Assemblée nationale, organisé après la pétition record de plus de deux millions de signatures, est resté sans vote. Des discussions sans intérêt puisque comme l’a rappelé la présidente Yaël Braun-Pivet en ouverture que ce débat ne pouvait « en aucun cas revenir sur la loi votée ».
  • Aujourd’hui, un nouveau débat a lieu au parlement pour protéger les aires de captage d'eau des pesticides… 

Position du Conseil national de l’ordre des médecins

Le Conseil a pris une position publique et inhabituelle contre la loi Duplomb 1, affirmant que « le doute n’est pas raisonnable lorsqu’il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs ». Dans un communiqué publié fin juillet 2025, l’Ordre des médecins souligne que les alertes scientifiques sur les risques pour la santé (troubles neuro-développementaux, cancers pédiatriques, maladies chroniques) ne peuvent être ignorées.

Il déplore l’écart entre les connaissances scientifiques disponibles et les décisions réglementaires, et appelle à l’application effective du principe de précaution.

Le Conseil affirme que, sur le plan médical, le doute n’est pas raisonnable lorsqu’il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs.

Mobilisation citoyenne

La loi Duplomb a suscité une forte mobilisation citoyenne, notamment à travers une pétition en ligne demandant son abrogation. Cette première pétition toujours disponible sur le site de l’Assemblée nationale a recueilli plus de 2 millions de signatures, bien au-delà du seuil de 500 000 requis pour que le Parlement organise un débat en séance publique.

Nouvelle pétition déposée le 2 février 2026 sur le site de l’Assemblée nationale : Intitulée « Non, c’est non, Monsieur Duplomb ! », elle s’oppose à la nouvelle proposition de loi et, à ce jour, a déjà dépassé les 175 000 signatures. Les signataires demandent aux députés de rejeter fermement le texte, pour la santé, les abeilles et le droit à un environnement sain.

Alors si vous aussi vous ne consentez pas à ce que notre santé soit mise en balance avec des intérêts productivistes à court terme, si vous ne consentez pas à l'empoisonnement silencieux de nos sols et de notre eau, si vous considérez que réintroduire une substance bannie, c’est forcer les Français à accepter un risque environnemental et sanitaire qu’ils ont déjà explicitement rejeté massivement, que vous considérez que quand vous dites "non" aux pesticides, "non" signifie "non", signez la pétition :

Non c’est Non, Monsieur Duplomb !

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11 février 2025 : La fleur de la victoire, l’amandier de la propriété Fliche est au rendez-vous !

Chaque année, sa floraison est bien plus qu'un simple signe du printemps : c'est le symbole vivant de notre détermination.

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La floraison de l’amandier de Fliche n’est pas seulement un spectacle : elle est une promesse, la trace vivante d’un engagement constant pour le respect du vivant et la préservation de notre cadre de vie.

Cet amandier, que vous voyez aujourd'hui paré de ses plus beaux pétales, revient de loin. Il trône fièrement sur ce terrain de la propriété Fliche que l'urbanisation aurait dû engloutir sans l'action acharnée de votre association.

Un rappel nécessaire : Le maire actuel avait délivré des permis de construire qui auraient condamné ce site et ses arbres. Grâce aux recours juridiques portés par l’APE, ces permis ont été annulés par les tribunaux.

Le voir fleurir aujourd'hui est notre plus belle récompense. C'est la preuve que se battre pour préserver l'identité de Saint-Mandrier et son patrimoine naturel porte ses fruits (et ses fleurs !).

Merci à tous nos membres et soutiens de rendre ces victoires possibles.

Alors, si vous partagez nos valeurs et notre volonté de protéger durablement la presqu’île jusque devant les tribunaux,

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9 février 2026 : "Heureusement qu’ils ne bétonnent pas"… Vraiment ?

Entre désinformation électorale et réalité du terrain, faisons le point sur l’artificialisation de la presqu’île de Saint-Mandrier.

D’après Michel Marin, responsable communal de l’urbanisme, « il serait faux de parler de bétonnage intensif de la presqu’île, car les surfaces agricoles et naturelles ne sont pas menacées » (Le Mandréen, mars 2023). Une affirmation qui, hélas, ne résiste pas à l’épreuve des faits.

Terrasses   Parc Presquile

Comparaison édifiante sur la dernière mandature : Les photos aériennes de 2020 et de 2025 montrent clairement l’urbanisation croissante de certaines zones, en particulier à l’entrée du village. Pourtant, en cette période électorale, la liste sortante n’hésite pas à répéter ce mensonge à qui veut l’entendre, sur les sites internet comme dans les tracts glissés dans vos boîtes aux lettres.

Un exercice de désinformation bien rodé : On vous explique même que le maire aurait retiré les permis de construire qu’il avait initialement lui-même signés sur des zones qu’il avait lui-même classées en urbanisables dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU) voté à l’unanimité en 2017 par sa propre liste.

Serres Garrone

Prenons l’exemple des parcelles des serres Garonne, déclassées d’un zonage agricole en réserve foncière 2AU (Urbanisable) dans le PLU-2017.

Ainsi, par exemple, ils n’hésitent pas à écrire sur la carte de leur tract que les serres Garrone seraient « En zone non classée constructible » (sic). Mais alors, pourquoi ce zonage en 2 AU ? Pourquoi la zone 2AU où sont ces serres apparait-elle à l’Article DG 2 du règlement du PLU dans la section 1/ les zones urbaines et à urbaniser, sous la dénomination « - la zone d'urbanisation future 2AU de long terme de Vert Bois ». Si ce n’est pas pour la bétonner, à quoi sert de créer un « secteurs d'urbanisation future » si ce n’est pour urbaniser ?

Et lorsqu’elle le sera, si ce n’est pas la faute de l’APE (ou de son président), alors ce sera la faute à Duflot, bien sûr, au préfet, à l’Etat ! Cette stratégie interroge : jusqu’à quel point pense‑t‑on que les habitants accepteront ces explications ? …

La réalité en images qui parlent mieux que 1000 mots : Les clichés que M. Vincent n’aime pas évidemment, parlent d’eux-mêmes. Entre 2020 et 2026, les espaces naturels et agricoles ont bel et bien reculé face à l’urbanisation. Le Zéro Artificialisation Nette (ZAN) semble bien loin des préoccupations de nos édiles.

Conclusion :

À quelques semaines des élections municipales, la désinformation bat son plein. Mais les faits sont têtus : l’artificialisation avance, et les promesses de transparence s’effritent.

À ce stade, il ne s’agit plus d’erreur, ni de maladresse : c’est une stratégie.

Une stratégie connue sur notre presqu’ile qui consiste à bétonner d’abord, à nier ensuite, puis à réécrire l’histoire à l’approche des élections.

Les documents d’urbanisme ont été votés. Les permis ont été signés. Les sols ont été artificialisés.
Et aujourd’hui, ceux qui ont organisé cette transformation de la presqu’île tentent de se présenter en remparts contre ce qu’ils ont eux-mêmes provoqué.

Cette opération de confusion permanente vise une chose : éviter le débat démocratique sur les choix d’aménagement, leurs conséquences environnementales, sanitaires et financières, et la responsabilité politique de ceux qui les ont portés.

À l’APE, nous refusons cette amnésie organisée.
Nous continuerons à rappeler que l’artificialisation n’est pas un slogan, mais un choix politique de la liste en place.

À vous de juger qui ment, qui manipule et d’en tirer les conséquences pour votre qualité de vie à venir sur la presqu’île.

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8 février 2026 : Un cas d’ultracrépidarianisme à Saint-Mandrier ? Quand le maire réécrit (une fois de plus) l’histoire du climat local

Les périodes électorales sont propices aux excès, aux propos caricaturaux et aux affirmations péremptoires. À Saint-Mandrier, notre émule local de Trump, autoproclamé « spécialiste des coups tordus », ne déroge pas à la règle : tracts titrés « ils vous mentent », attaques ad hominem, certitudes assénées sur tous les sujets, y compris bien au-delà de ses compétences.

Ce comportement porte un nom : l’ultracrépidarianisme, l’art de donner des leçons sur des domaines que l’on ne maîtrise pas, en ignorant les travaux scientifiques et les alertes documentées depuis des années.

Quand M. Vincent attaque… en oubliant ses propres déclarations

Dans un message sur les réseaux sociaux intitulé « Fotomaniac » (sic), M. Vincent s’en prend à « une association de protection de l’environnement connue dans le monde entier mais qu’à Saint-Mandrier », ainsi qu’aux scientifiques, en ironisant sur notre dernier article montrant des « fotos » et vidéos où la mer déborde sur la place des Résistants, les quais, de routes submergées interdites à la circulation (pour lui ce sont des flaques).

Il prétend dans son post que nous le mettrions en cause, ce qui est faux comme vous pouvez le vérifier facilement. Délire de persécution ? Curieusement, il suggère que ceux qui documentent ces épisodes « ne croiraient pas à la montée des eaux », affirme que « tous les ports débordent » lors des pluies, que si le réseau pluvial se déverse dans le port c’est « la faute à la loi Duflot », et en même temps, il se présente en rempart contre une supposée dramatisation des risques climatiques. On vous laisse chercher la logique du raisonnement.

Problème : les faits, eux, sont têtus.

Et si finalement c’était vrai… Petits rappels utiles (documents à l’appui)

Lors du conseil métropolitain TPM du 16 novembre 2023, le même maire déclarait qu’« il est urgent d’attendre pour vérifier que la mer montera en 2100 » (sic), propos pour le moins climatosceptiques qui avaient fait réagir l’opposition ((procès-verbal, page 18).

Depuis, les submersions répétées à Toulon, la Seyne, Saint-Mandrier et ailleurs n’ont pas vraiment confirmé, c’est le moins qu’on puisse dire, la perspicacité de cette stratégie de l’« attente ».

Une commune absente des dispositifs de prévention du recul du trait de côte

En application de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, une liste de communes littorales devant adapter leur urbanisme à l’érosion côtière a été établie en 2022 puis actualisée en 2024 (317 communes). Saint-Mandrier n’y figure toujours pas.

Ce choix n’est pas neutre :

  • la commune se prive de subventions pour bénéficier des appuis techniques (Cerema, BRGM) pour étudier finement l’érosion et la submersion ;
  • aucune anticipation sérieuse, alors même que 317 communes bénéficient aujourd’hui de ces dispositifs,
  • il envoie le signal que le risque serait négligeable, alors même que certaines zones sont clairement identifiées comme submersibles dans les documents transmis par le préfet.

 Carte submersion

Les porters à connaissance préfectoraux adressés au maire indiquent, en bleu, les zones de submersion de leur commune. Des secteurs urbanisées/urbanisables y apparaissant dans le PLU-2017 de Saint-Mandrier.

Fort de cette position, dans le même temps, il a délivré des permis de construire dans une zone littorale exposée à ce risque, notamment à Pin-Rolland, en contradiction avec les alertes sur la submersion, l’imperméabilisation et l’augmentation des ruissellements.

Ce que l’APE a réellement défendu à Pin-Rolland

Contrairement aux insinuations du maire, l’APE ne découvre ni la montée des eaux, ni les risques de submersion. Elle les documente depuis des années et les a fait même valoir devant les juridictions administratives. Ce qu’il oublie bien opportunément, alors rappelons-le.

Lors du recours contre le PLU 2017 puis contre le permis de construire qu’il a signé le 30 avril 2019 à Pin-Rolland, l’APE a mis noir sur blanc :

  • Les risques de submersion et d’inondation
    • Les remblaiements et imperméabilisation aggravent le risque de submersion marine, en contradiction avec le SDAGE.
    • La zone est déjà inondable ; densifier accroît l’exposition des habitations et infrastructures.
    • Le fossé d’évacuation pluviale est sous-dimensionné, avec des débordements possibles sur la D18 et des risques pour la sécurité des usagers.
    • Les accès du lotissement sont précisément situés dans la zone la plus exposée.
  • Les risques pour la qualité des eaux
    • Rejets pluviaux à proximité immédiate de la baie du Lazaret, avec mytiliculture à moins de 1 km, et dans les eaux de baignade de la plage Sainte-Asile.
    • Pollutions bactériologiques déjà récurrentes, risquant d’être aggravées par le projet, avec impacts sur la santé publique et l’économie conchylicole.
  • Les atteintes à la biodiversité et aux milieux
    • Présence ou proximité d’espèces et de milieux protégés (Vitex agnus-castus, herbiers de Posidonia oceanica, etc.) ignorées ou minimisées.
    • Destruction d’habitats, de continuités écologiques et de zones naturelles sensibles (ZNIEFF marine, herbiers).
    • Absence d’inventaires sérieux, de mesures d’évitement, de réduction ou de compensation.

Voir ici la requête introductive du recours. Ces arguments ne relèvent ni de l’idéologie ni de la posture, mais d’une lecture attentive des textes (Code de l’environnement, loi sur l’eau, documents de bassin) et des diagnostics existants.

Ce que documente l’APE depuis des années sur la montée des eaux

Pour ceux qui douteraient encore de l’engagement de l’APE sur ces sujets, il suffit de se reporter aux publications déjà en ligne :

  • Notre article sur les Conséquences du réchauffement climatique à Saint-Mandrier : fragmentation en 3 îles dès 2018 ;
  • la Carte du risque de submersion pour la presqu’île de Saint-Mandrier publiée en 2019 ;
  • les articles « Submersion marine, et oui il est urgent d’agir !», « La mer monte et vive le village lacustre de Saint-Mandrier ! », ou encore le compte-rendu du procès-bâillon intenté (et perdu) par la société LA PRESQU’ÎLE contre l’APE et son président ;
  • la synthèse de la conférence « LA MER MONTE – Évolution prévisible du trait de côte local », où sont expliquées les bases scientifiques : élévation du niveau marin, marégraphe, rôle de la houle, des tempêtes et de l’érosion des plages.

Autant de documents publics accessibles, sourcés, qui contredisent point par point l’idée que l’APE « ne croirait pas » à la montée du niveau de la mer ou qu’elle découvrirait le sujet à l’occasion d’un épisode de submersion photographié. Affirmation coquasse de M. Vincent qui prétend qu’il n’y a pas de marée en Méditerranée et trouvera donc toute les explications scientifiques et techniques sur le sujet...

Ultracrépidarianisme et diversion

Lorsqu’un responsable politique :

  • minimise la montée des eaux en conseil métropolitain ;
  • refuse d’inscrire sa commune dans les dispositifs nationaux d’adaptation du littoral ;
  • délivre des permis dans des zones submersibles clairement identifiées ;
  • puis accuse ceux qui documentent ces risques de mensonge ou d’exagération,

on n’est plus dans le débat contradictoire, mais bien dans l’ultracrépidarianisme et la diversion.

Plutôt que d’attaquer les associations et les scientifiques, il serait plus utile de :

  • reconnaître la réalité des risques climatiques sur notre littoral ;
  • corriger les erreurs de planification passées ;
  • élaborer, avec les habitants et les experts, une véritable stratégie d’adaptation de Saint-Mandrier à la montée des eaux, à l’érosion et aux submersions.
Conclusion

Lorsque M. Vincent parle d’une « association de protection de l’environnement connue dans le monde entier mais seulement à Saint-Mandrier », il est permis de s’interroger.

Parle-t-il réellement de l’APE, ou tente-t-il surtout de détourner l’attention de ses propres déclarations passées et de son absence d’anticipation face à un risque désormais visible de tous ?

À l’APE, nous continuerons à faire ce que nous faisons depuis plus de 40 ans : alerter, documenter, agir, sans céder aux intimidations ni aux infox.

Si vous partagez nos valeurs et notre volonté de protéger durablement la presqu’île,

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  • Baie du Lazaret
  • Protection du littoral

2 février 2026 : Alerte Intox Infox – non, contrairement à ce qu’il affirme, M. Gilles Vincent n’est pas le « créateur » du contrat de baie

Créateur (selon le Petit Robert) : Personne qui crée, qui invente ou qui conçoit quelque chose.

M. Vincent répète à longueur de bulletins municipaux, d’interviews et de tracts qu’il serait « le créateur du contrat de baie de la rade de Toulon ». Dans le même temps, il ne se prive pas de caricaturer les défenseurs de l’environnement en « écolo‑bobos » et autres qualificatifs peu flatteurs.

Cette affirmation est doublement fausse : d’une part, le contrat de baie est un outil national né d’une politique de l’État antérieure à son mandat ; d’autre part, s’il préside aujourd’hui le Comité de baie de la rade de Toulon, c’est parce qu’il a été désigné en tant qu’élu local, dans le cadre d’une circulaire… signée par une ministre que lui-même qualifierait sans doute « d’écolo‑bobo » : Mme Ségolène Royal.

Enfin, si le Contrat de baie de la Rade de Toulon a vu le jour, c’est en grande partie grâce à la mobilisation des associations locales…

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Un contexte de pollutions anciennes dans la rade de Toulon

Depuis des décennies, la rade de Toulon subit des contaminations d’origine anthropique : apports urbains, industriels et pluviaux du bassin versant, dysfonctionnements ou déficiences des équipements d’assainissement. Ces pollutions limitent ou menacent plusieurs usages : conchyliculture, baignade, loisirs nautiques, pêche, etc.

Face à ce constat de situations chroniques, de nombreux acteurs économiques et associations, dont l’APE, créée en 1983, sont mobilisées pour améliorer la qualité des eaux de la rade et de son bassin versant.

En réalité, le contrat de baie s’inscrit dans une dynamique européenne, nationale et locale, et non dans l’initiative d’un élu isolé.

1991 : un outil national, décidé par l’État

Le 13 mai 1991, le ministre de l’Ecologie, Brice Lalonde, publie la circulaire n° 91‑73 relative à l’amélioration de la qualité des eaux littorales et à la participation de l’État aux contrats de baie. Ce texte, adressé aux préfets, identifie déjà la rade de Toulon comme un secteur problématique au regard de la directive européenne sur les eaux conchylicoles et qui nécessite des actions correctives.

La circulaire rappelle les pouvoirs des préfets pour encadrer les rejets en zone littoral, faire appliquer les lois sur l’eau, la protection du littoral et de la nature, imposer des schémas d’assainissement et conditionner les autorisations de rejet à une vision globale de la qualité des eaux côtières.

Les contrats de baie sont donc d’abord un outil de planification et de coordination piloté par l’État, puis décliné localement.

A Toulon, une relance locale portée par des associations et des acteurs économiques

Au milieu des années 1990, les premières tentatives préfectorales pour lancer un contrat de baie de la rade de Toulon auprès des élus n’aboutissent pas, notamment à cause d’un contexte politique local très fragmenté (quatorze communes à mettre d’accord, Toulon est géré pat les élus du Front national, La Seyne par ceux du PCF, etc.).

A la suite de cet échec, s’appuyant sur la directive européenne de 1991 sur les eaux usées urbaines, la circulaire Lalonde de 1991 et la circulaire n° 93‑36 du 22 mars 1993 signée par Ségolène Royal, une équipe de particuliers passionnés par cette rade et emmenée par Pierre Montagnon, François Morin, Paul Pignon, Jean Guinamant et Jean Ecochard décident de relancer la procédure. Deux objectifs sont fixés et atteints en 1997 :

  • rassembler les associations prêtes à soutenir solidairement la mise en place d’un contrat de baie ;
  • élaborer un projet de relance crédible du contrat de baie, à l’adresse des élus et des administrations.

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Sous l’impulsion de François Morin, le 5 mars 1997, une soixantaine d’associations locales signent la charte d’adhésion au Mouvement d’Actions pour la Rade de Toulon (Fédération MART), dont l’APE qui a milité pour sa création. En parallèle, un dossier de relance du contrat de baie est préparé par Pierre Montagnon et Jean Ecochard qui organise le 9 septembre 1997 une journée de présentation du projet de contrat aux élus des communes du bassin versant et à la Chambre de commerce et d’industrie du Var. En décembre 1997, les élus confirment leur volonté de porter le contrat de baie.

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z02 Navire Corsica 02400261 z02 Navy Mityliculture 20207250 z02 Port Toulon 02406655

1999 : création du Comité de baie et nomination d’un président…parmi les élus

Contrat de baie dossier prealable 19981201 1

Conformément aux textes nationaux, la procédure de contrat de baie commence par l’élaboration d’un dossier préalable : diagnostic du site, objectifs, opérations envisagées, études complémentaires, structures porteuses possibles et projet de composition du comité de baie.

L’arrêté préfectoral du 11 juin 1999 crée officiellement le Comité de baie de Toulon. Sa composition, encadrée par la circulaire de 1993, doit garantir un équilibre entre élus, services de l’État, usagers et associations de protection de l’environnement. Cette même circulaire précise explicitement que le « Comité de baie est présidé par un élu ».

C’est à ce titre, en tant qu’élu représentant la structure porteuse du contrat (le SIAT, puis la métropole), que M. Vincent a été désigné par ses pairs comme le premier président du Comité de baie. Il n’est donc pas le « créateur » du contrat, mais nommé dans le cadre d’un dispositif national, grâce à une architecture juridique élaborée par l’État et des textes signés notamment par Brice Lalonde et Ségolène Royal.

2002 : signature du Contrat de baie de Toulon, fruit d’un long travail collectif

Le SIAT, conduit alors les études complémentaires (qualité des sédiments, diagnostic bactériologique, biocénoses marines…) et prépare alors le dossier définitif : hiérarchisation des actions, identification des maîtres d’ouvrage, plans de financement. Ce dossier est présenté au Comité national d’agrément le 22 mars 2002 et obtient l’agrément du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’environnement.

Le 6 septembre 2002, le contrat de baie est signé par une trentaine de partenaires à bord d’un bateau au milieu de la rade. Ce moment symbolique localement marque l’aboutissement de plusieurs années de travail associatif, scientifique, administratif et politique partagé, et non l’œuvre d’un seul homme.

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Le Contrat de baie en cours élargi aux îles d’or pour la période 2023-2027élargi aux îles d’or pour la période 2023-2027 s’inscrit dans la continuité des objectifs visés par les Contrats de baie précédents, ceux de la Rade de Toulon depuis 2002 et des Iles d’or (2016-2021) qui ont été animés par la Métropole Toulon Provence Méditerranée.

Conclusion

Le contrat de baie de la rade de Toulon est le résultat d’un long processus collectif associant l’État, les collectivités, les scientifiques, les usagers et les associations. Le présenter comme la création personnelle d’un seul élu relève de la réécriture de l’histoire.

Rappeler la réalité n’est pas une querelle de personnes : c’est reconnaître le travail de celles et ceux qui, souvent bénévolement, se battent depuis des décennies pour que la rade soit mieux protégée et mieux gérée.

Malheureusement, force est de constater, près de 30 ans après sa création, le Contrat de Baie n’a toujours pas permis de résoudre les contaminations bactériologiques des eaux de la petite rade, comme en témoignent les nombreux articles et alertes publiés sur notre site (voir nos précédents posts sur la persistance des pollutions dans la baie du Lazaret).

Plutôt que de s’attribuer des mérites qu’il ne possède pas, M. Vincent ferait donc mieux de :

  • Reconnaître le travail des associations comme MART, FNE, l’APE et bien d’autres, qui se battent avec ténacité depuis des décennies pour l’amélioration de la qualité des eaux.
  • Agir encore plus pour résoudre les problèmes de contamination et d’assainissement,
  • Cesser de dénigrer les défenseurs de l’environnement, qui ne sont pas des « écolo-bobos », mais des citoyens soucieux de l’avenir de leur territoire.

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